05 décembre 2006
BLI

Zhang Ziyi
L'hiver dans mes bras, la nuit à la fenêtre, les étoiles en songes, le décor est planté. Suspendu à mes lèvres, un sourire l'air de rien et le bonheur collé comme une bulle de malabar éclatée sur les sillons de ma bouche. J'ai allumé le radiateur. Je souris à l'ordinateur. J'ai les yeux fatigués. J'écoute des chansons au hasard. Les époques resurgissent au gré de cette mélomanie nocturne. Les souvenirs m'enchantent, la nostalgie tourbillonne, l'euphorie trépigne, les émotions valsent et tout autour plus rien n'existe. La petite fille est de retour.
C'est un peu d'hier, doux-amer, mélange d'aujourd'hui, clair-obscur, c'est beaucoup de demain, aux mille chemins permis que je me pétris. Petits matins enchanteurs, aux nouvelles possibilités, j'ose croire désormais, qu'il n'y en a pas que pour autrui.
J'existe.
Désillusions, espoirs nourris, un peu de larmes et quelques gouttes d'alcool, bribes d'optimisme et parcelles de nous deux, j'ingurgite et sans métouffer, je m'étoffe de cette nouvelle armure criante d'enthousiasme.
J'ai filé bien des saisons sans rêves et sans visions. Ces soirs de solitude, étouffés par la couverture où je chialais de rage contre la vie abandonnante. Me sentant orpheline parfois, j'ai bien honte aujourd'hui, d'avoir oublié ceux que j'aimais.
22ème Noël et je ne sais pas si je vais mieux. Je vais moins mal et ça c'est bien.
Souvent, innocemment, lorsque j'étais triste, je pensais en douce "pourvu que quelqu'un m'attende quelque part".
Il m'a trouvé. Je l'ai trouvé. Peu importe le temps de cette liaison. Il m'a prouvé que je n'étais plus seule et que même sans Lui, je ne l'étais pas.
24 novembre 2006
toubidoubidou

Avant hier un ex m'a rappelé. Enfin, je ne sais pas bien la durée de fréquentation légale permettant d'user l'appellation ex. Hé Milou, tu te souviens de celui qu'on appelait le Bachelor. L'ex-animateur radio, reconverti dans la com', meilleur pote de Laura Pausini, lanceur de stars au Japon, bossant dans une méga grosse agence de com' et couchant avec des meneuses de revue. Ca duré quelques jours, le temps que je m'extasie devant ses prouesses, que j'atterrisse dans un hôtel et basta. Hop, j'ai vite plié ça, comme un lit de camps. Fastoche. Tepu !
Et puis j'ai eu aussi des nouvelles de l'ex historique, par ami interposé. Il paraît qu'il a acheté une baraque avec sa nana et qu'il est très heureux ! A mon avis, elle doit le cravacher tous les soirs pour qu'il soit aussi content et lui donner la paté en le tenant par le cou avec une laisse en cuir. Sa mob est toujours dans la cave de mes grands parents. Il m'appelle de temps à autre avec ce prétexte. Il a compris le filon le ptit gars. Lui a raison. Je devrais la foutre au coin de la rue et mettre un post it dessus. "Mob de salaud".
Ca y est c'est fait. Fini. Over. Kaputt. Les pluies diluviennes, les rancoeurs, les envies de meurtres, la neurasthénie, les auto-flagellations. Je marchais, là comme ça et tout d'un coup, dans un couloir de métro et je me suis mise à sourire niaisement, toute seule, sans raison. J'ai senti quelque chose m'envahir, comme une vague de chaleur, une sensation de bien-être indescritible, un peu, comme je Lui dit, lorsqu'on atteind l'orgasme. Ce fut long, difficile, apparaissant sporadiquement comme un mirage, puis s'éloignant dès que l'on semble pouvoir l'atteindre. Le bonheur. L'orgasme. Touché. En plein coeur. Sbim.
Je suis heureuse. Je n'ai plus d'idées noires depuis 2 jours. Le plus dur est passé. Dépassé le cap du "je peux le faire". Je suis fière. Je me sens moins nulle. Je sens qu'il y a beaucoup d'espoir devant, que la longue période maussade vient de s'achever doucement, sans faire de bruit. Mais elle est derrière, quelques marches plus bas. Je suis soulagée. Quoiqu'il se passe, je me sens sereine et confiante. Il y aura encore des épreuves à surmonter, mais je suis prête à affronter ça.
La joie. La joie.
Chaque jour un peu plus, je me dis que s'épanouir au boulot contribue énormément au bonheur personnel. Je suis comme une folle avec mon smart phone de fonction, ma carte trois G+, mon ordi portable, ma vie de e-business woman. Je grimpe les échelons, je pense moins à l'échec.
Echec, c'est quoi?
22 novembre 2006
I only want to give you my bright side

Cate Blanchett
Je suis à la recherche d'un nouveau thérapeuthe. La séance de samedi n'a pas été convaincante, malgré le lit en remplacement du célèbre fauteuil en cuir des psychanalystes qui présageait une longue descente au tréfond de mon inconscient. Le feeling n'est tout simplement pas passé. J'ai cependant profité de cette demi heure pour vider mon sac. A 70 euros les 30 minutes, j'avais intérêt à rentabiliser un max le temps imparti à ma confession. Il me regardait, les yeux plissés, hochant le tête de temps à autre, équarquillant les yeux parfois, réagissant à certaines de mes remarques, accompagant son expression de papy étonné d'un "ah bon" qui me rappelait mon père.
J'ai tenté de joindre une autre psy hier, mais le contact téléphonique a été télément mauvais que je n'ai pas poursuivi mes efforts. Je suis à la chasse d'une oreille attentive professionnelle et humaine. Si vous connaisssez quelqu'un sur Paris, je suis preneuse.
L'impression que j'ai ces derniers jours est que je suis sur un escalier, qu'au lieu de monter, j'en descends quelques marches chaque jour. Tout en bas, il y a les limites de Sa patience. Tout en haut, il y a la solution libératrice. Je veux prendre mon envol.
Hier soir dans mon lit, j'ai repensé à tout ça. Cette phase maussade entretenue depuis des mois. Depuis quand ai-je changé. Pourquoi suis-je à ce point à fleur de peau, tiquant pour un détail, pleurant pour rien. Je ne veux pas échoué. Pas maintenant. Il n'est jamais trop tard. Pas tant qu'Il ne m'aura pas dit "Au revoir, je ne veux plus te voir".
Et là je me dis que je suis restée trois ans avec un connard et qu'au bout de six mois je ne suis pas capable de sauver une vraie belle relation ? Je dois apprendre à être pro-active sentimentalement, anticiper mes comportements négatifs, les contourner comme Il dit, me détacher de Lui, acquérir mon indépendance, arrêter de décharger mon mal-être sur Lui à chacune de nos rencontres.
Give him only the bright side. I was just dark. I want to be good now.
20 novembre 2006
Stand by me
Je me sens comme.
La vie va. La vie vient. Entre les deux, des pluies torrentielles et des arcs en ciel à faire pleurer. Les ami(e)s, les garçons, la famille. J'essaie d'avoir moins peur. Je parle à ma soeur. J'organise des fêtes entre amis. Avec ma mère, je baisse la voix. Je serre les grands-parents fort contre moi. Je vais chez le psy. J'ai moins envie de mourir. Ca c'est important.
Je vis depuis des mois dans le stress. Je n'arrive pas à me calmer. La foule m'étouffe et dans le métro l'opression me caresse. Mais ce nouveau travail m'apaise. Enfin, ça va changer. Je sens que je deviens quelqu'un. Je ne suis plus une ombre. Les gens sont agréables. Quand je vais travailler, l'enthousiame m'emporte. Tous les lundis, on se réunit pour discuter boulot avec les collègues et on commande des pizzas ou des sushis payés par la boîte. Quand vient la fin du repas, le boss va nous chercher le café et on rigole, on parle business, de millions d'euros comme du tricot de mémé. Loin de moi le temps où stagiaire, je descendais les poubelles et nettoyais la table de ce connard d'ex-boss. Aujourd'hui, je vais en rendez-vous comme une grande avec mon ordi portable, mes bottes de madame et je parle à des monsieurs qui ont 20 ans de plus que moi, les genoux qui tremblent et la voix chevrotante.
Je ne suis plus cet insecte embarqué sur une feuille jaunie, porté au gré du vent d'automne. J'ai trouvé comme un printemps au milieu de novembre. Comme un recommencement improbable. Je me relève petit à petit. Je m'appuie sur Lui, sans trop forcer. J'essaie de marcher seule, sans béquille, encore vacillante, trop gamine. Mais j'apprends.
Soudain j'ouvre les yeux, les deux mains sur le caddie, à choisir mes légumes frais et je me rends compte qu'il est loin le temps ou j'avais les jambes pendantes à l'avant et que papa poussait tandis que je criais "Hu Dada". On se souvient tous de cette époque un peu vieille, mais que le temps ne tue pas.
C'est dur de quitter l'enfance.
J'apprends à accepter que l'on puisse m'aimer, que la rupture n'est pas une fatalité drastique, que la paranoïa n'est qu'une putain.
J'admets qu'avec Lui j'exagère souvent, j'essaie de me tenir, de freiner mes élans, d'aimer calmement. Finalement, je crois que de toute la ma vie, c'est l'homme qui m'a le plus aimé, le plus patient et le plus compréhensif. Je nous vois demain, la semaine prochaine, dans un mois. Et plus loin y aurait quoi. Rien qu'un espoir que cela puisse durer. Les plans sur la comète, c'est pour ceux qui aiment se casser les dents. J'en ai déjà donné quelques unes. Plus jamais ça.
La peur m'étrangle, je m'exerce à lui tordre le cou à mon tour pour ne pas me laisser submerger.
Il fut une époque où je ne pleurais presque pas. Où rire était un passe temps comme les autres et l'optimisme un bon compagnon de route.
PS pour Lui : Rappelle toi la Liste d'hier soir... Tu vois tout ce que tu m'apportes ;)
Je veux retrouver cette temps là. Car aujourd'hui, j'aurais beau me croire malheureuse, c'est peut-être après coup une absurdité. Je vais bien finir par arriver à renverser la tendance. Pour Lui, pour nous, pour les autres, pour moi aussi.

15 novembre 2006
Wednesday night fever

Scarlett Johansson
Ce matin, je sors de chez moi, je m'engouffre chez le libraire. J'achète le Libé. Je lis le grand portrait de fin avidement. Je suis admirative devant la plume de Florence Aubenas que je croyais partie du journal depuis que Serge July s'en est allé. J'attaque l'article qui parle de ma nouvelle boîte page je ne sais plus combien. Parce que depuis deux semaines, officiellement, je ne suis plus journaliste. J'adore mon nouveau boulot, mes nouveaux collègues, les clients pressés etc. Dire qu'il y a un an, je ne savais foutrement pas ce que signifiait "chef de projet". Voilà que j'y suis, alors que je ne suis pas encore diplômée. Je n'ai pas osé dire à mon recruteur que je n'avais que 21 ans. Je crois que je m'étais vieilli d'un an sur le cv. Déjà qu'il était étonné de m'entendre annoncer 22... Bientôt, je vais l'accompagner faire une interview, parce que j'ai décroché ce job grâce à un blog RH 2.0, qui veut du testimonial. Alors il m'a proposé qu'on y aille à deux. Donc, attention, sukie bientôt sur Dailymotion... Je fais donc des choses qui me plaisent, ai du contact client, bidouille des fenêtres web à customiser, jongle avec du code. A quelques rues d'ici, Lui, bosse dans une grande agence de com'. On a même déjeuné ensemble hier midi. C'était jouissif. Je vous conseille de tester le sandwich confiture de figue + fromage de chèvre. Un délice pour les amateurs de sucré-salé.
Foncièrement, en ce moment, je n'ai pas à me plaindre. Ca va même très bien, hormis, cette espèce de névrose qui ne doit pas en être une. Mais comme j'ai décidé de lui faire la guerre...
03 novembre 2006
Hollidays

Ca se rapproche doucement. Dans un jour et demi, avec Lui, nous partons en vacances à Hossegor durant une semaine. Mes premières vacances en quatre ans et demi, en bonne compagnie, sans les parents, loin du stress parisien, de la foule, on va piocher un peu de l'air du Sud pour s'aérer l'esprit et les poumons. Hier je me suis rendue compte que j'étais devenue un chouïa agoraphobe. Les gens m'irritent lorsqu'il bousculent sans s'excuser, lorsque parqués dans les transports, vous mendiez un carré d'air pour respirer, que la capitale ne désemplit pas un jour férié.
Avant hier soir sont venus dîner à la maison Lui et mon meilleur ami. Dix ans que je le connais Jey. Peu de temps pour se voir en quatre ans mais j'ai l'impression que rien n'a changé entre nous, toujours tenus par ce lien presque fraternel, et ce même plaisir des retrouvailles 6 mois après le dernier rencard. Inchangé, avenant, sociable. J'avais fait à bouffer pour 20 comme d'habitude. On a bien ri, bien bu, bien parlé, on s'est raconté nos vies comme si l'on se redécouvrait. Les souvenirs sont remontés à la surface. Ca a fait des bulles de savons douces et parfumées de nostalgie, les anecdotes ont fusé. Encore un souvenir imperissable comme on aimerait voir se répéter à l'infini.
Au beau milieu de tout ça, mon ex-meilleur amie a appelé Jey, alors que cela faisait quelques temps qu'elle ne l'avait pas contacté. Ca m'a rappelé ces souvenirs à trois que nous avions construit autrefois avec des fous rire sans rancune et de la complicité sans animosité. Je voulais qu'elle me pardonne, qu'elle m'adresse de nouveau la parole, qu'elle ne laisse pas sonné son téléphone dans le vide lorsque c'était moi au bout du fil. mais comme me disait Jey, nous étions désormais des adultes et elle n'avait rien à me pardonner. J'avais fait ma vie à l'époque et chacun avait le droit de vivre ce qu'il avait à vivre. Et puis comme pour me convaincre, il me dit que nous avons aujourd'hui peu de choses en commun. Elle poursuit sa petite vie rangée, planifie le mariage, reste encore frigide vis à vis des nouveautés, des nouveaux gens, des imprévus de la vie. Effectivement, je ne suis pas comme elle. Mais je l'aimais et j'aime toujours ce que nous avions vécu.
Levée dans quatre heures. je ne sais pas si j'aurais le temps d'écrire avant mon retour de vacances. D'ici là, portez vous bien.
30 octobre 2006
Nous ne sommes plus des enfants

Megan Gale
Pour moi, un couple n'est viable que s'il connaît et traverse la crise. L'amour parfait partauge dans l'illusion et l'hypocrisie. Avec le temps, on apprend à encaisser les coups, à comprendre l'autre, accepter la pluralité des sentiments, rejeter l'idéalisme, car il est finalement notre pire ennemi.
Malencontreusement je suis tombée sur ton journal intime. Je ne suis pas pardonnable. Quelques lignes lues, au hasard sur la Toile, je n'ai pas compris tout de suite que c'était de nous dont il s'agissait, mais quand je m'en fus aperçu, il était trop tard pour revenir en arrière. Bien sûr ça m'a fait mal. Tu m'a retrouvé en pleurs au réveil, je voulais partir sans rien dire, mais il s'est passé autre chose. J'ai lu ces mots que j'aurais voulu ne jamais lire, un peu comme lorsqu'on vous raconte l'avenir et qu'au final, il aurait mieux valu ne rien savoir. Tu m'as réconforté après, j'ai essayé d'oublier. L'oubli est désormais mon ami.
Tu n'es pas tout innocent, comme je ne suis pas toute innocente. Tu L'as désirée un instant, comme j'ai songé à te quitter pour un autre. C'était à la même époque, ou presque. Nous sommes quittes. Ca fait mal de savoir que celui qu'on aime a pu être attiré par une autre, tout autant que cela fait mal de se savoir soi-même prêt à commettre un geste regrettable. Pulsions, flou des sentiments, nous sommes des pantins manipulés par nos propres passions.
Ce qui est perturbant, c'est que l'amour est comme un océan avec des vagues de 5 mètres de haut qui à chaque instant peuvent vous engloutir. Pour survivre, il faut être bon surfeur.
C'est encore une question de voie à suivre, de choix à faire, avec un peu de fatalité au milieu de tout ça je crois.
Je pense qu'il faut du temps pour aimer, entrer dans une relation, chasser les doutes, surmonter les différences.
Une histoire d'amour se vit selon des saisons et des époques différentes. Nous traversons des phases qui nous brisent, nous fortifient, nous réconfortent parfois aussi.
Il y a le passé, le présent, le futur. Ce qu'il y a derrière nous n'a plus d'importance. J'ai commis des erreurs comme tu en as commis aussi. J'ai senti ta stupéfaction de ne pas t'être aperçu qu'à une époque je voulais tout arrêter. C'est du passé, n'en parlons plus, comme dirait la chanson. L'important est ce qu'il y a aujourd'hui, maintenant, ici, entre nous. Le présent que l'on vit, qu'on partage avec une perspective d'avenir à deux, même si l'on ne veut pas voir trop loin non plus.
Aujourd'hui au travail, lorsque j'ai repensé à tout ça, je me suis sentie grandie. Je me suis étonnée, de ne pas être à terre, terrorisée à l'idée qu'il y puisse y en avoir d'autres, plus jolies, mieux faites ou même hantée par l'idée que la confiance qu'il y avait entre nous ait pu être rayée avec un disque chantant plus faux.
Pourtant rien, c'est comme si cette tempête m'avait convaincue que le ciel était aujourd'hui bleu, même si quand je sors de chez moi parfois le matin, je sens des gouttes d'eau perler le long de mes joues. Je ne t'ai jamais autant aimé même si je ne sais rien de l'avenir. Je veux vivre au présent tout ce qu'on peut vivre.
En grandissant, on apprend à choisir sa façon d'être deux. Amours adultères, coucheries pulsionnelles, sentiments véritables. Je ne suis sûre que d'une chose. Qu'il est facile de baiser entre adultes consentants, mais qu'il est réellement difficile de construire des relations stables et durables, de la complicité à deux, de faire l'amour avec du plaisir amoureux, d'avoir envie de donner à l'autre et de recevoir en retour.
Souvent, tu sembles ne pas comprendre l'importance de ta présence dans ma vie. Ce soir, j'ai compris ça aussi. C'est que tu m'as rendu plus adulte. Et ça, ça n'a pas de prix.
Le mot de la fin, c'est que je suis très amoureuse. Aujourd'hui et sans doute encore demain matin ;)
28 octobre 2006
Who's your Daddy ?

Heidi Klum
Il y a beaucoup de choses que j'ai omis de raconter cette semaine. Forcément, lorsqu'on n'a pas le temps d'écrire, poster des vidéos rigolotes permet de garder le contact avec son blog. Simple, rapide et pas cher.
Depuis l'Episode (oui car cette histoire vaut bien une majuscule), la vie s'est passée comme si rien n'était venu perturber la quiétude de ma tendre post-adolescence. Les amis, les amours, les emmerdes. Je n'ai absolument rien remis en cause, à ma grande surprise. Ni bonheur, ni confiance, ni quoi que ce soit d'ailleurs. Elle, je l'ai presque oubliée, même si certains jours, lorsque j'y repense, j'ai l'impression qu'on m'arrache les cils. C'est bizarre. La vie paraît en meilleure état qu'avant. Avec Lui, nous profitons enfin d'une vie sociale : les after après le boulot, la raclette avec les amis, les dîners entre pote, les beuveries au bord de la Seine après minuit (non, tout n'est pas glorieux..), même des vacances programmés...
Samedi matin. J'emmerge doucement vers 10h30, même 11h. J'enfile ma panoplie Nike+iPod et vais courir 20 minutes avec mon coach virtuel qui me rappelle toutes les cinq minutes le temps qu'il me reste à suer. Là, je me sens mieux, déculpabilisée des sushis (à volonté) + le nougat + la crêpe confiture engloutis hier soir. Avec Lui, on passe un temps devant Soul Calibur où je me fait lyncher en beauté, puis nous déjeunons vite fait, car je dois relever le défi de perdre 4 kilos cette semaine. C'est ainsi.
Il faut dire que je dois être d'attaque pour les prochaines vacances ! S-1. Je n'arrive toujours pas à croire que je vais enfin pouvoir souffler un peu. Je finis mon travail à la rédac' dans moins d'une semaine et je dois avouer que ça m'attriste un peu de quitter le milieu du journalisme, même si j'aurais sans doute un jour l'occasion d'y remettre les pieds. Depuis quelques jours, je suis simplement obnubilée par ce prochain départ en vacances. Je pars pour la première fois :
- depuis quatre ans
- sans mes parents
- avec Lui
- à Hossegor
J'avoue. En ce moment, je n'ai pas trop à me plaindre. Je reviens tout juste d'une journée avec Lui bien remplie. Des emplettes, un ptit tour, un ptit verre au Frog, puis on s'est désisté pour le ciné parce que rien ne nous tentait, un japonais pour dîner, une virée dans les sexshops de la rue Saint Denis, où je vous demanderais de deviner ce qu'on a bien pu acheter...
S'il y a bien un film qu'il faut courir voir en ce moment, c'est "Les fils de l'hommes". C'est vraiment, vraiment, vraiment très bien réalisé. Malgré un scénario futuriste, le jeu des acteurs, le scénario, la mise en scène et la réalisation superbe contibuent à nous plonger dans un univers réaliste touchant, prenant et poussant à la réflexion. Je vous le recommande chaudement.
Sinon hier soir, je me suis endormie devant Poltergay... Donc bon...
Il est l'heure d'aller me mater le dvd de V comme Vendetta car je dois vous faire un compte rendu.
Bonne fin de week-end.
18 octobre 2006
De nouveaux horizons

Sophia Bush
Je ne sais pas pourquoi je crainds tant de dire à mon rédacteur en chef que dans deux semaines je ne serais plus de la partie. Sans doute, parce qu'il a l'air de compter sur moi, alors que je concevais ce CDD comme un tremplin pour l'avenir. J'aurais pu continuer à écrire, à apprécier ce métier de journaliste qui me grandit tant jour après jour. Peut-être que j'ai du mal justement parce que pour moi aussi c'est une déchirure. Quitter une entreprise dans laquelle on se sent bien, c'est un peu comme rompre avec le garçon que l'on aime pour un autre que l'on aimerait microscopiquement plus. Ce n'est pas évident.
C'est dommage que la vie ne nous offre pas plus de temps pour entreprendre des activités parallèles. Encore une histoire de choix.
J'ai signé mon contrat de chef de projet avant hier. Ce soir j'assiste à ma première réception d'affaire, un séminaire européen organisé par ma future boîte dans un hôtel parisien huppé, réunissant tous les collaborateurs du continent que je suis cordialement invitée à rencontrer en tant que future collaboratrice.
C'est bientôt une nouvelle page qui se tourne. Je dois prendre mon courage à deux mains et lui dire. Mais l'impression demeure que c'est à moi que cela va faire mal.
C'est bête. Je sais.
Les choix vous savez.
Edit : Si je ne réussis pas dans le milieu, je me reconvertis dans le Cheer Extreme !
12 octobre 2006
Ca balance

Scarlett Johannson
Je me souviens qu'à l'école, lorsque je passais un examen, que j'hésitais entre deux réponses, je ressentais toujours une espèce de frustration à ne pouvoir me décider. Selon des conseils avisés, je suivis l'idée qu'il fallait toujours se fier à sa première impression et donc ne jamais revenir en arrière...
Bien sûr, on ne pourrait appliquer ce principe à la lettre dans la vie quotidienne, mais comme me disait un jour un ami cher, les choix que l'on entreprend sont toujours bons tant qu'ils sont considérés comme tels à l'instant T.
Dans moins d'un mois, je change de travail et je ne sais toujours pas si je fais bien. Je suis mon instinct. Je fonce. La tête levée, la tête confuse, la tête trop fière pour se remettre en question. Je veux tout faire. Mais le problème, c'est qu'on a qu'une vie et souvent j'ai peur de passer à côté des choses si je ne les saisis pas sur l'instant.
J'aurais mis les pieds dans le journalisme deux mois. Mais je continuerais d'écrire. ici, ailleurs, pour moi-même et pour les autres, parce qu'écrire, c'est faire de la scène. C'est beaucoup mieux de partager que de le vivre égoïstement dans son coin.
Il faut que je trouve du temps pour aller au ciné.
Il faut que je trouve du temps pour voir mes amis.
Ce soir, je revois avec Lui, Kmlz et sa douce. Une petite virée près de Mouffetard, après une journée pleine d'écrits, de contacts, d'idées.
Après demain c'est Son anniversaire.
Ce week-end, c'est enfin l'occasion de passer un peu du temps à deux.
Au fait, je me suis aperçu en faisant un ptit tour de la blogosphère que pas mal de monde avait pris le large. Comme on est un peu tous dans la même famile, ça pince quelque peu le coeur... Bonne continuation à tous ceux là.
Sinon 'ai bien pleuré à la fin de Grey's Anatomy... Un petit avant goût de la saison 3 :
C'est tout pour le moment. Encore des choses à dire, mais ce sera pour plus tard. Des choses qu'on n'écrit pas au bureau, au risque de pleurer dans un open space. C'est mal !
Bises et bonne soirée :)


















