Un sushi dans mon lit

28 décembre 2006

22

Un an de plus, c'est comme l'instant d'avant crever. T'as la vie qui soudain défile et rien ne t'échappe. Aucun détail ne passe à la trappe. Je regarde par terre ces morceaux de moi. Je me baisse, les ramasse, reconstruis celle que j'étais. J'aurais voulu dire un million de choses. Les idées se bousculent. J'ai relu quelques mails d'antan, j'ai rassemblé tous les conseils que vous m'avez donnés. Toi, Lui, Vous. Merci d'avoir cru en moi, d'avoir pensé que je méritais d'être heureuse, merci pour ces heures de bonheur, ces soirées lumineuses, ces chansons à écouter à deux dans une voiture, filant doucement sur l'autoroute sous les étoiles. Il y en aura encore. Des instants heureux, teintés de sourires niais, de mélodies qui soignent, de baisers qui cristallisent le temps. Il y en aura encore, tant que j'aurais la force d'avancer. 22 ans et je tiens encore debout. Ce n'est que le début. Sois en sûr. Merci M. pour ton mail, même si je l'ai lu deux jours auparavant :p Je crois que quelque part, nous sommes tous liés. Merci de m'avoir aider. Merci aussi pour cette chanson, qui à l'époque était comme une main tendue.

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27 décembre 2006

Save the Cheerleader Save the World

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En fait je suis une fille jalouse. Jalouse du bonheur d'autrui, de leur fêtes de fin d'année joyeuses comme celui exhibé fièrement dans "Joyeuses fêtes". Je m'en veux presque de ne pas profiter plus que ça de ces jours de festouailles. J'aimerais recréer quelque chose de semblable aux réveillons de séries américaines où l'on sourit comme dans un concours d'exhibition bucale et où le sapin croule sous les guirlandes. La dinde servie pour quinze et la mère bourrée, les gosses surexcités, l'oncle bidonnant. J'aimerais revivre ces derniers jours, avec une mention override, pour y ajouter un peu plus de neige, de sourire, d'espoir, moins de chagrin, de nostalgie, de "je broie du noir". J'aimerais bien inviter Bigard, qu'il me claironne des chants de Noël à la fenêtre et me berce 365 jours durant pour les passer sans tristesse et tout le taintouin.


 

Sur Ses conseils, j'essaie de sortir, voir des gens, voir des films, voir la vie autrement qu'entre gris et blanc obscur. D'ailleurs, en parlant d'obscur, en voyant une pub sur MTV hier, j'ai eu envie de revoir ce clip d'Iam dont je chantais il y a longtemps par coeur le refrain, parce qu'avec mon ami Jallal, nous fredonnions ça dans la cour de récré.


 

J'implose. Tout à l'intérieur. Ca couine comme une souris qui crie famine. J'emmerde le mauvais temps, lui impute ma déprime de saison. J'essaie de repenser à la dernière scène qui ait pu m'arracher un sourire. Ah oui. Le vendeur de journaux, me lançant son boujour sur un tapis roulant dans le sens opposé, vers Chatelet les Halles.  Si j'avais un don, je crois que ce serait ça. Le contact facile. Les gens finissent par me tutoyer. La boulangère, le buraliste, les clients du boulot. Je suis l'inconnue familière qu'on hèle dans le métro, la passante qui égrène ses meilleurs voeux, en attendant que les siens s'exaucent un jour.

Bon, je crois que tout ça vaut bien une bande annonce. Rien de tel que celle d'un nanar annoncé :


 

Après ça, mettons nous du baume au coeur avec le trailer du Heroes 12 qui sera diffusé sur NBC dès le 22 janvier. Yattaiiiiii

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24 décembre 2006

Hey !

Bonnes fêtes à tous ! ;)

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22 décembre 2006

Noël²


 

Deuxième Noël entre amis hier soir, avec Lui, son colloc' et sa copine.  Non sans avoir tergiverser pour savoir à quel moment nous allions ouvrir les cadeaux (apéro, dessert ou fromage ? cruel dilemme), nous avons opté pour accélérer la procédure. Les paquets arrivèrent après les premiers verres. J'ai rudement apprécié la seconde tournée du Père Noël. En vrac, j'ai reçu : un tapis de souris très geek avec un repose poignet en silicone (caché sous le t-shirt, ça me fait des seins et un ventre plat ! dixit L., la copine de S.), un sac tout violet choupinou pour mettre pleins de pitis trucs de filles dedans (c'est le sac-lui même qui le clame !), deux tapis de souris interchangeables selon mon humeur (l'un rit, l'autre fait la moue), un coffret détente pour aller me déstresser quelque part où je ne pourrais insulter aucun client, un autocollant à poser sur mon miroir disant "Tu es la plus belle" (hhmmmaaah), une bougie "cerise sur le gâteau" et bien entendu les trois abonnements de magazines que j'avais découvert avec bonheur ces dernières semaines dans ma boîte aux lettres (Jasmin / Psychologies / Technikart). Jme sens over-gatée.

N'empêche on a bien ri avec le cadeau que je Lui ai offert. On a enfin pu tester la Wii ! Pour le coup, ça nous a fait faire du sport, surtout avec le tennis et la boxe. De loin, nous paraissions un peu ridicule, à brasser de l'air avec la Wiimote. Mais il faut avouer que ça détend. Tu me diras comment c'est Zelda !

Nous avons poursuivi avec le saumon, le foie gras, les pommes de terre et les pavés d'autruches (hum, fort goûtu là aussi), avec un ptit tournoi de Soul Calibur 3 en guise de dessert, finissant la soirée devant une émission débile de pré-Noël !

Je me suis endormie un peu triste, réveillée par quelques larmes en apprenant l'entrée de mon grand père aux urgences. J'ai pensé aux Noëls d'avant et tous ceux à venir qui n'auront plus le même visage. J'essaie de me remémorer une autre époque et là encore ça piquote le coeur, comme si l'on avait frotté de l'alcool 90 degrés sur ma peur de la séparation. Même si l'on est convaincu du "c'est la vie", il n'empêche que la tristesse est bien là, coincée entre deux sourires, capricieuse et lancinante. J'essaie de me dire qu'il est encore là, que j'ai encore le temps de le serrer contre moi. Lorsque les gens s'effacent peu à peu, c'est un peu de nous qu'ils emportent avec eux. Je me rejoue des scènes d'il y a longtemps, lorsqu'il m'emmenait à l'école dans sa Renault 11 avec Cindy et Massaran. J'essaie de revoir ses sourires et son visage sans la vieillesse de maintenant. Je finis par me dire que je l'aime et que nous avons vécu tous ensemble de merveilleux moments. Même le temps ne peut m'enlever ça.

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HIlary Swank

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21 décembre 2006

Vroum

Dans mes rêves se mélangent les époques, les lieux, les proches. Hier, aujourd'hui, ici, là-bas, nulle part, toi, eux, moi aussi. Les sensations se confondent et j'essaie de comprendre cette impression de déjà-vu mixée avec un inédit déroutant. Que fais-tu ici ? Pourquoi n'est-il pas là ? Quelle surprise de te voir ! Je me réveille en sursaut avec ce jump dans la réalité, cette nuit obscure et froidement réchauffée par un petit radiateur qui tourne à 2000 watts. Pas assez. Dans l'appart, avec la chaudière cassée, c'est un peu le pôle nord. Je me retourne, m'aperçois d'une présence lovée contre moi, ne percute pas sur le moment. Puis comprends qu'il est là, ça va déjà mieux. Je souris et me rendors. Il n'est que trois heure moins le quart.

Je n'arrive pas vraiment à me faire mon opinion sur cette thérapie de couple. Que dire ? Je ne sais pas si on a avancé. On a juste déballé beaucoup de choses durant cette 1h30, sans vraiment savoir si la solution est au bout du chemin. Fin de la séance. On repart, emmaillotés dans la frustration des non-réponses obtenues. J'entrevois quelques pistes, détecte des semblants de vérités. Tout ce que j'accepte c'est que Lui et moi sommes deux individus, blessés par des histoires personnelles, qui tentons de nous rejoindre avec notre lot de différences et de blessures qu'on a peur de ré-ouvrir un jour.

Avec le retour du ciel bleu, j'ai envie de gazouiller, même si mon compte en banque, en cette période de fêtes s'assèche plus vite que ma bouche en plein désert.

Bon et si on se faisait un ptit smoothie goût iPod ?

Ah, j'ai également la vidéo du clash chez Ruquier dont Milou me parlait l'autre soir. C'est étonnant !

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20 décembre 2006

Cuisine intérieure

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Jennifer Aniston

Parfois, je me dis que j'aimerais être plus indépendante, voir affranchie de l'entité masculine. Mon psy lui-même a relevé très rapidement l'importance que j'accordais à l'autre sexe. "Dans votre discours, on mesure l'importance que vous donnez à l'Homme, au sens viril du terme. Il a un rôle à à tenir." Je réplique "un peu comme toutes les femmes non ?". Puis me ravise en pensant à ma soeur. "Pas forcément, nous sommes en train de parler de votre point de vue".Mon discours se focalise souvent lors de nos séances sur l'aspect binaire de la vie. L'Homme / la Femme. Le Bonheur / la Tristesse. Indissociable.  Deux en un. Fusionnel presque. Shampoing, après-shampoing. Ils s'emmêlent, se démêlent. Extatique. Selon lui, j'évolue dans un univers manichéen, un peu comme si j'avais cru que ma vie était un Walt Disney. Souvent je diabolise les hommes qui m'ont écorché. Peut-être à tort. je tenterais de comprendre pourquoi.

Il semble cependant qu'il faut déjà savoir vivre seul, avant de jouir d'être deux. Comment assumer deux corps, lorsqu'on est incapable de porter sa propre carapace, sans se répéter incessament que c'est vide à l'intérieur. A l'heure où la solitude me tétanise encore, je comprends mieux comment la peur arrive à cannibaliser notre relation. Garce.

On passe à vie à se chercher, à vouloir comprendre pourquoi on fait des choses stupides, surtout pourquoi on les répète.

Je ne pense pas être dénuée de volonté, ni même ne pas aimer assez pour changer. Tout est là, telle une une racine qui s'accroche sans démordre de sa terre natale. Nous avons grandi dans ce lieu, nourris par notre culture, notre histoire personnelle, nos douleurs, nos expériences. Il faut apprendre à accepter les ingrédients qui donnent du goût à ce que nous sommes.

Le jour où je digérerais celle que je suis, ça ira beaucoup mieux. Le reste, c'est de la tambouille. Ma cuisine intérieure.

 

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18 décembre 2006

"Qu'est-ce que t'es moche"

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Je crois que j'étais relativement bourrée samedi soir. Après cinq verres, je trouve que j'ai eu de la chance de n'avoir pas eu la gueule de bois le lendemain, moi qui suis rapidement raide sous les effets de l'alcool. Quel gâchi. Du coup, je n'ai même pas papoté avec Milou. Au lieu de ça, je me souviens avoir beaucoup ri et être tombée quelque fois parce que Lui faisait en sorte que. J'étais euphorique. C'était bien. Beaucoup de monde s'est désisté et je comprends Sa déception (la fête se déroulant chez Lui). Surtout lorsque ce n'est pas la première fois que les gens posent des lapins sans prévenir. Les lapins, c'est juste rigolos lorsqu'ils sont crétins et qu'on peut leur tirer des ventouses dessus, un peu comme dans Rayman. Je me souviens avoir disputé quelques partie de Soul Calibur 3 à la PS2 et après, presque trou noir. La suite est confidentielle.

Au réveil, nous avons maté (à 5) un documentaire sur les effets des psychotropes ainsi que cet extrait d'un reportage diffusé la semaine passé sur Arte. C'est une perle...

Dernière semaine de préparatifs des fêtes. Les ambiances de fin d'années sont à la fois réjouissantes et moroses. Selon les jours, l'humeur, la fluctuation des souvenirs, la couleur du ciel aussi. Les cadeaux sont presque tous achetés/emballés/prêts à l'emploi. A la maison, il n'y a ni sapin, ni déco. Y a deux kinders Bueno dans le placard et du papier cadeau qui trainasse sur la moquette. Ambiance !

Les fins d'années sont aussi l'occasion de dresser des listes de bonnes résolutions. Malheureusement, quand il s'agit de les tenir, l'affaire n'est pas gagnée. Pour vous y aider, je vous conseille 31 left, qui vous propose, soit de tenir d'ici février vos résolutions, soit de faire acte de charité. Pas mal non ?

J'ai enfin vu le dernier Woody Allen, Scoop. Ma foi, j'ai trouvé ça pas mal du tout, même mieux que Match Point oserais-je dire. Honnêtement, je suis très fan des films de Woody, son humour, ses répliques, ses scénars alambiqués... C'est bien un film que je vous conseillerais d'aller voir.

De mon côté, il faut que je vous montre le teaser de Die Hard 4. Je sais que y en a qui l'attendent !


Et pourquoi pas de Shreck 3 aussi :

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15 décembre 2006

Fin de semaine

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Jennifer Garner

Dans le métro je rigole doucement, les pages de mon éternel God Save la France écartées avec entrain. Malmenés, caricaturés, stéréotypés, je reconnais bien dans cette description mes congénères gaulois. Le fromage qui pue, notre accent anglais déroutant, notre esprit revendicatif, notre humour très frenchie etc. etc."les putes de Chaumont..." A côté de moi, je regarde de travers cette femme au cheveux trop blonds, d'un certain âge déjà, maquillée et coiffée comme une présentatrice du 20h. Elle ne bouge pas d'un pouce alors que les gens se pressent dans la rame et se collent à la vitre. Gardant sa position assise, elle feuillette avec nonchalance son foutu... Officiel des spectacles. Je lui en veux. De l'autre côté il y a cet homme, à la silhouette élancée, l'archétype du métrosexuel avec son parfum subtile qui slalome entre les voyageurs, ses chaussures vernies aux bouts pointus, son pardessus bien attaché. Et puis en reprenant la ligne 10, j'ai recroisé le jeune homme qui m'avait scotché l'autre jour en finissant son rubik's cubes en deux trois mouvements. Comme quoi.

J'ai fait des rêves agréables cette nuit, ai revu beaucoup de gens du passé que j'ai fréquenté de manière onirique avec enthousiasme. Comme au bon vieux temps. Ces voyages nocturnes sont apaisants. J'aime bien.

J'ai reçu un mail de Nico ce matin. L'Ex historique. Son mot m'a fait plaisir. Quelques lignes formelles et trois quatre formules de politesse. Un mail neutre, comme j' ai attendu depuis si longtemps. On entre dans une ère de paix. Ca c'est fait.

Je suis malade et fatiguée, et j'attends le week-end avec impatience. Demain je me rends au forum des anciens de mon lycée et y croiserais certainements des visages familiers ainsi que traverserais des couloirs chargés de souvenirs.

On verra bien.

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14 décembre 2006

Eh oui

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Bientôt 22 ans. C'est l'affaire de quelques jours. 14 très exactement. Je me sens entre deux. Vous savez, cette couleur, aux tons quelque part indéfinissables, plus sombres qu'on ne le voudrait.

Je traverse une période charnière. Cette année des tournants s'achève dans une course folle. J'ai l'impression de sprinter sur un chemin sans point d'arrivée. Il reste de la route encore. J'ai les pieds solides. Demain, je porte des baskets et j'en jubile d'avance, car ça fait trois jours que je ne suis pas rentrée à la maison et que je traîne des talons hauts.

J'ai la tête tournoyante et le coeur qui chavire. J'aurais pu me proclamer reine des idiotes 2006. Si ce n'est qu'aujourd'hui, j'ai appris que j'étais major de ma promo, alors je me suis ravisée. Peut-être que je ne suis pas si bête que ça. Mais après tout, ça ne veut rien dire. J'ai cartonné le mémoire et la seule chose à laquelle j'ai pensé, c'est à cette nostalgie de l'époque où mes fesses chauffaient sagement les bancs de l'école.

Je suis fatiguée. La vie active c'est passionant, mais ça use. Je n'arrive pas à déconnecter. Après le boulot, avec Lui nous parlons boulot. La nuit, je rêve de ce que je dois faire le lendemain, aux toilettes, je checke mes mails pro sur mon Smartphone. Je deviens une caricature. Et ce n'est pas plaisant.

Je commence à tisser mon réseau dans le métier. Avec Lui, nous sommes fiers de notre bébé. Nous nous sommes masturbés l'égo lorsqu'on s'est aperçu que notre blog était cité sur le site de Libé. Avant d'aller se coucher on regarde les stats et les pics d'audience ont la mélodie des berceuses de notre jeunesse.

Mais on ne prend pas la grosse tête. J'espère. Hier soir, on est allée à une soirée un peu pro, dans une boîte sélec de la capitale. On a hésité à tourner le dos à ce beau monde parce qu'on ne voulait pas payer le vestiaire. C'est de l'arnaque. Faut pas prendre les gens pour des cons.

Les gens étaient là pour se montrer, les filles comme si c'était la soirée "c'est now or never". La com' quoi. Toi t'es là dans un coin à siroter ta boisson à attendre que les gens t'abordent et te faire des contacts, dégainer les cartes de visites. Ah oui, c'est vrai, elles sont au vestiaire... Nous on a abordé un gars. Mais à lui aussi, on a vite tourné le dos. Je crois que les soirées ambiance VIP, hyper prout prout, c'est pas trop pour nous :/

Je ne sais pas. C'est un peu fou tout se qu'il se passe.

Il y a des jours où je me sens forte. D'autres où j'ai le sentiment de n'être qu'une moins que rien. Ce que j'espère juste, c'est de ne jamais devenir ce que je voudrais être. Une vieille bloggueuse snob, aigrie, élitiste, imbue d'elle-même. Eurk. enfin je ne sais pas, tout ça quoi.

Be cool !

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11 décembre 2006

C'est pas grave Doc'

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Je ne manque pas d'envie. Pour sûr. Ecrire, me décharger des émotions accumulées. Depuis le 7 décembre, date du dernier post, j'ai l' impression de n'avoir traversé qu'une nuit. Les heures gloutonnes rongent les jours. Je tente de me convaincre qu'il existe une solution pour combattre ce rythme éffréné.

Je n'ai de repères que la lampe qui s'allume et s'éteind chaque soir. Quand je rentre du bureau. Quand je repars au petit matin.

Ce week-end anarchique fut marqué par le froid hivernal, une seule séance de ciné, une boulimie de sommeil, des fous rires aussi, beaucoup de nostalgie.

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Paprika

Vendredi soir, nous sommes allés voir Paprika, la dernière merveille de Satoshi Kon. Si vous ne connaissez pas encore ce réalisateur - que j'admire autant, si ce n'est plus que Miyazaki -, je vous conseille l'intégralité de sa filmo :

- Perfect Blue
- Millenium Actress
- Tokyo Godfathers
- Paranoïa Agent
- Paprika

Paprika nous entraîne dans un monde totalement parallèle, celui où le rêve et la réalité se mélangent, où les personnages sont doubles (thème récurrent chez le réal.) et les univers convergents. Le scénario est brillant, troublant, chimérique; La mise en scène est lumineuse, hallucinée, hallucinante. C'est du grand spectable animé, à voir sobre et sans substances superflues ;) Un film que je vous conseille de courir admirer. Vous ne le regretterez pas !

Après huit petites heures de sommeil, nous nous sommes habillés, puis sommes allés manger dans un indien à deux pas de chez moi. Repus par ce repas exotique, nous sommes rentrés faire une sieste de trois heures avant de sortir à la tombée de la nuit. Je me souviens que nous avons rejoint des amis, marché dans le froid. J'ai fait la gueule, parce que le froid n'est pas mon ami. Puis nous avons trainassé sur les quais avant de nous poser au Cantada, un bar rock'n'roll dans lequel nous avons bu. Assez bu. Un tremblement de terre (nom de l'absynthe ingurgitée) et un Banyuls plus tard, j'étais bien faîte. Comme à mon habitude, lorsque je n'ai pas l'alcool triste, je riais pour un rien, un mot, un bruit. Le monde était distordu par les vapeurs d'alcool, celles qui embrumaient mes pensées.

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Chez l'Indien

cantada
Cantada II - 13 rue Moret, 75011 Paris - 01.48.05.96.89 - M° Couronnes/Ménilmontant

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Un samedi soir sur les marches de l'Opéra Bastille

On est rentré par le noctilien, Il a regardé un épisode de Paranoïa Agent, j'ai checké mes mails pro. Il était 3 heures du mat'.

Dimanche. Lorsque je suis descendue du train, j'ai traversé la moitié de la ville et soudain, je me suis mise à pleurer. Comme ça. Ce sont peut-être les résurgences d'autrefois, l'ambiance des fêtes de fin d'année. Ca m'a pris par surprise et ça ne m'a pourtant pas étonnée. Les week-ends familiaux sont vécus un peu moins sous la contrainte. J'aime passer du temps avec Eux. Comme si ces retours fonctionnaient comme des apparitions du passé. Un réconfort certain pour la petite fille qui dort dans ce corps froid. Celui de se dire qu'il faut en profiter tant qu'il en est encore temps. Ils ne seront pas toujours là.

Plus on avance, et plus j'ai l'impression que les Noëls rétrécissent. Ou disparaissent. Comme le sapin, les décos à la maison, ou même les gens autour de la table.

Ca me fait flipper.

J'ai fait quelques courses et ma liste de Noël est presque complète. Au supermarché, à côté du Père Noël, il y avait un Bob l'éponge géant, poursuivi par une horde d'enfants. C'était improbable. Mais vrai.

Je ne suis pas peu fière du cadeau que je Lui réserve. J'espère que ça ne me portera pas la poisse. Généralement, lorsque j'offre un beau cadeau à celui que j'aime, il me quitte trois semaines plus tard. Compte à rebours activé.

Lorsque je suis revenue à la maison, j'ai découvert la nouvelle télé de papa-maman. Une espèce de monstre d'écran plat. La dernière Sony Bravia dont les couleurs pètent comme des pots de peinture. WooO les parents qui se la jouent ! Je suis très contente pour eux. Ils ont l'air de bien s'amuser avec la TNT.


 

19h30.Je suis rentrée chez moi, après avoir essuyé les embouteillages dans l'ancien taxi de papa. Dans l'appart froid, sombre et surtout sans personne pour me tenir compagnie, je me suis (encore)mise à pleurer. Pis, comme j'ai maintenant la technique, j'ai regardé une série débile à la télé, puis me suis couchée sans rien demander. Dix heures et une nuit sans rêve plus tard, ça allait beaucoup mieux.

Lundi matin. je sors de chez moi. Je tombe dans les escaliers. La semaine commence bien. J'essaie de rire. Pour ça, je lis "God Save la France" dans le métro. Et effectivement, ça me fait bien rire.

Professionnelement, ça va bien. J'ai le feeling avec les clients. Je retrouve des gens que j'ai rencontré par le passé. On crache ensemble sur mon ancienne boîte. Sur le web, le monde est microscopique. Je crois que j'ai une touche avec le mec du luxe :p  Hum. 5 coups de fil en deux heures. Et d'où il trouve que j'ai l'accent du Sud. Et pourquoi voudrait-il que l'on déjeune ensemble ?

C'est rigolo. Ca fait passer le temps.

Cette thérapie me fait un bien fou. Mon psy m'a filé comme une sorte de lanterne, qui me guide jour après jour, dans cette pénombre, devenu moins sombre grâce à certains éclaircissements.

J'ai conscience que j'ai un tas d'angoisses à surmonter. Les peurs sont humaines. Ce qu'il faut, c'est pouvoir les affronter, les assumer, les assimiler et passer outre. Faire de l'angoisse une amie? Un pari difficile, que je tente de relever au mieux.

J'ai compris pas mal de choses. Nos différences entre Lui et moi, ainsi que mon devoir d'acceptation. J'ai beaucoup de choses à accepter, surtout cette peur primaire de l'abandon, de la séparation, cette envie de retrouver quelques chose, que j'ai eu par le passé, que je n'aurais plus, qu'il ne pourra pas forcément me donner. J'accepte de briser le cou de mes caprices.

Dans une semaine, il vient en thérapie avec moi. A mon sens, ça n'a l'air de rien, mais il me semble que c'est l'une des plus belles preuve d'amour que l'on m'ait faite. Bien sûr on est encore jeune, bien sûr on ne sait de quoi demain sera fait. Mais comme tout couple qui s'aime, qui a difficultés et qui ne veut pas se séparer, on arrive un peu ici, où l'avenir se joue sur la recherche de solutions. Merci Coeur pour ta patience.

Ce soir, je suis arrivée chez moi , j'ai ouvert ma boîte aux lettres et j'ai découvert une partie de mon cadeau de Nowel. Il a eu la bonne idée de m'offrir un abonnement à mon magazine féminin préféré. Dire que je n'avais plus une pièce pour acheter le Jasmin de la semaine. Aaaaaaaaaaaah. Gagaaaaa. Sukie heureuse :)

Petite digression avec la vidéo du moment. J'aime bien ce détournement.

Bref. Je me sens bien malgré encore quelques remous dans le moral.

Je m'appuie sur son amour, la présence de ma famille, les soutien de mes amis, la gentillesse de mes collègues, mon envie d'aller de l'avant.

Aller, pour une fois, je me fais plèz, parce que j'aime bien cette photo. Elle fait un peu soap, comme il dit. I love you so !

Lui_sukie

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