Un sushi dans mon lit

14 mai 2007

Youuupiii c'est luuundi

alexzjohnson

Samedi matin. Je ne chôme pas. Coucher 3h, lever 8h. Je file prendre le métro en direction des Tuileries où j'ai rendez-vous avec le DG d'une boîte française sauce web 2.0 en vogue. Pour la première fois, c'est moi qui vais jouer le rôle de l'interviewée. Je ne suis pas la seule. D'autres invités se prêteront au jeu du questions-réponses face à la caméra. Le journaliste scotche sur mes badges. Ah oui, il est parti 3 ans au Japon. Ah oui, ça tombe bien, moi aussi je veux y aller. Mes heures de sommeil en sous-alim' ne m'aident guère à faire des phrases parfaitement cohérentes. Je commence l'entretien par un fou rire. Mais me rends compte de la chance que j'ai de cotoyer un samedi matin des pointures du web. Car avant d'être une bloggueuse névrosée qui se prend pour un sushi alité, je suis une passionée du web et des nouvelles technos. La preuve, j'en ai fait mon métier.

Le week-end se poursuit, j'ai fini par m'acheter un jeu de tarot, ainsi que le volume 21 de Fruits Basket, des fleurs aussi, de la glace Ben & Jerry's qui fait tourner la tête, un autre paquet de céréales (on en est à combien ? 5 ? 6?)

Samedi soir, dans un bar, je noie une maussaderie inexpliquée dans mon verre de coca. Avec les amis, nous squattons la banquette de l'Objectif Lune, un bar de Bastille que nous aimons fréquenter. La soirée se passe sans que vraiment je sois présente. Je suis ailleurs, je suis dans quelques années, je suis autre part, je suis dans l'oubli, je suis aussi sur les bords de Seine avec eux, mangeant un kebab et zieutant un homme qui pique-nique seul avec sa coupe de champagne. Bref, la fatigue l'emporte et je finis par m'endormir en tâchant mon oreiller avec quelques larmes futiles.

Dimanche au réveil, caressée par la douceur d'un soleil de mai. Avec mon jules, nous allons faire du roller sur les quais de Seine, avant de nous faire surprendre par une tempête soudaine. La pluie, les nuages, puis les éclaircies, par un dimanche schizophrène rythment cette fin de week-end. Abrités sous un pont, enlacés, on regarde les rafales de vents et la pluie colérique faire son show. Le temps se calmant, nous remontons pour constater les dégâts, les branches d'arbres (qui d'ailleurs ressemblaient à des arbres entier) éparpillés sur la route, investie par quelques policiers.

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Les quais de Seine sous la tempête

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Résultat

Le temps passe, on mange une paëlla dans un bar espagnol, on se quitte trop vite, il va voir sa mère, je dois voir des amis,  je rentre à l'appart' où je retrouve une odeur nostalgique qui me fait chavirer. Je passe la soirée chez L & S, version pizza/télé/mais...mais ce film est nul. On se mate Dikkenek, dont on comprend mal la finalité, on mange une pizza géante mi-boeuf, mi-poulet.

pizza
C'est royal

Le week-end c'est fini. Youpiiii c'est lundi.
Il est parti en vacances en Italie.
De mon côté, semaine chargée aussi.
Avec Lui, ça va, ça vient, entre complicité et engueulades de saison avec de vrais pics qui font mal aux gencives.

La vie, tout simplement.

PS pour la note précédante que j'ai enlevée : Je parlais de Lui. Tout va très bien avec J. Point.

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09 mai 2007

Sans titre

NataliaVodianovaCalvinKleinAds103
Natalia Vodianova CalvinKlein Ads

Mardi matin, réveillée trop tôt par le téléphone. J'ouvre les yeux. Je me demande quel jour on est. Je tergiverse. Dimanche peut être. Parce qu'il y a la fanfare une nouvelle fois, qui joue devant le cimetière. J'aime bien les jours fériés. Ca laisse le temps de souffler.

A la télé, allumée par impulsion, je soupire en revoyant les images du nouveau président. Mireille Matthieu chantonne à propos d'une colombe. Qu'est ce qu'elle raconte... Je suis surtout atterrée d'entendre Enrico Macias entonner "Ah qu'elle sont jolies les filles de Sarkozy". Quant à Jane Manson... que dire sur son "Oh Happy Days, when Nicolas Sarkozy was born..." Une corde par pitié...

Au lendemain de cette victoire/défaite, les collègues semblaient satisfaits et ne s'en cachaient guère.
A midi, au déj', ça festoie bruyamment. F. qui n'avait plus fumé depuis 20 ans, taxe une cigarette mentholée à J. la nouvelle commerciale moins enthousiaste que tous les autres mâles UMPistes attablés autour d'elle. L., le nouveau stagiaire, fait très propre sur lui-même, raconte sa soirée sur la place de la Concorde. Il a une tête à habiter Neuilly. Cheveux mi-longs, chemise et veste rayées, le petit accent bourgeois en surplus. Tous, ils jubilent. Je ne dis rien, j'assiste à la scène, un peu navrée. Ca pronostique, sur le futur Premier Ministre, ça jase sur les minettes de l'UMP. "Yen a des bonnes". Il parait.

Je n'écoute plus. Je déguste mon fondant au chocolat.

Dans le métro je lis le Monde, mais juste quelques pages, le temps d'être bien gavée par l'apologie de cette victoire annoncée.

Soupir².

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08 mai 2007

C'est pour 2009

Je suis arrivée un peu en avance, le coeur battant et l'appréhension au ventre. J'avais pris le rendez-vous la semaine dernière, ai décommandé une heure plus tard, puis la curiosité a repris le dessus, me poussant à aller la voir.

Je n'avais pas d'argent sur moi. Le distributeur ne voulait pas m'en donner trop. J'ai cru que c'était un signe. Je lui ai dit que je pouvais revenir un autre jour. Elle m'a assuré que c'était ok, pour une partie en espèce, l'autre en CB.

J'avais quitté le travail un peu plus tôt, pour me précipiter dans le premier arrondissement de la capitale, espérant quelque chose, appréhendant une autre concernant mon avenir.

J'étais assise, le regard perdu sur les murs, remplis de photos d'elle en compagnie de plusieurs personnalités du show business. L'appartement est luxueux, respire l'orient, sent l'encens. Je fixe la photo du Dalaï Lama dédicacée, placée derrière elle. Elle me montre des articles la concernant, parus dans la presse, des prédictions assez stupéfiantes.

Elle regarde ses bouquins, construit mon thème astral, coupée à de nombreuses reprises par des futurs clients, impatients de connaître leur avenir, tout comme moi. Elle fixe des rendez-vous à tour de bras. Je trépigne sur mon siège, hypnotisée par la bougie qui rapetissait au fur et à mesure.

Je ne sais pas si j'y crois. Sans doute un peu. Beaucoup plus sur ce que dit un thème astral sur votre caractère, plutôt que l'horoscope de Yahoo ou Télé 7 jours qui prédit le grand amour à chaque fin de semaine.

Elle a construit un shéma sur un papier, a placé les planètes, tiré des traits, effectué des calculs, puis a analysé mon écriture comme pour confirmer que tout était lié.

Puis elle a commencé à me raconter, des choses que je savais, d'autres que j'ignorais.

D'après la théorie du Karma et des vies antérieures, j'étais un homme autrefois. Même un homme très dur avec les autres, d'où ma propension dans cette vie à l'art et la douceur dans mon caractère. C'est ce qu'il parait...

Elle a continué à me raconter qui j'étais en me disant que je devais certainement avoir des intuitions et des rêves prémonitoires, ce que je lui confirmais. Elle m'a dit que j'avais la capacité à tirer les cartes. En sortant de là, je me suis dit pourquoi pas, ça pouvait être sympa.

Je suis rassurée d'apprendre qu'il n'y a pas que du mauvais dans ma vie, même si elle m'apprit que tous les 7 ans, il allait y avoir des passades difficiles. Je ne me rappelle guère de mes 7 ans, ni de mes 14 ans, quant à mes 21 ans...

Quoiqu'il en soit, il y eut beaucoup de vérités étalées sur ma vie et le tirage des cartes montra bien que 2007 n'était pas génial sur le plan affectif. N'ayant vu en 2008 qu'un élan d'indépendance, il fallut sauter jusqu'en 2009 pour qu'elle m'annonce enfin un grand changement positif.

On a parlé de ma famille et j'avoue qu'elle a vu des choses que je confirmais avec étonnement. Ma soeur me racontant le jour d'avant qu'elle souhaitait rompre avec sa copine, la voyante me l'annonça comme si elle avait participé à notre conversation. Elle m'apprit avec soulagement qu'après une période difficile, elle retrouverait quelqu'un d'autre.

Les cartes virent mon grand-père malade et bien d'autres choses encore.

Il parait qu'une personne décédée veille sur moi. Mais en y réfléchissant bien, je ne vois pas trop qui cela peut-être.

Une heure et demi se passa. Je posais mes questions, pour en savoir un peu, mais pas trop, histoire de garder tout de même des surprises pour plus tard.

En fin de compte la voyance était loin d'être ce que j'imaginais. Elle ne prédit pas des événements exacts, mais donne les grandes lignes du futur et ses tendances. Un moment, elle me dit même que c'était à moi de faire des choix. J'ai trouvé ça rassurant, d'avoir le contrôle sur ma vie et que même la voyance n'imposait pas ses prédictions.

Je ne sais pas si réellement il se passera en 2009 ce qu'il doit se passer. Dans tous les cas, je suis sortie de là, ni trop optimiste, ni pessimiste. Je savais que sur le présent, elle avait lu dans mon coeur comme dans un livre ouvert.

Je ne prends pas au mot tout ce qui a été dit lors de cette séance. Je prends du recul en me disant que cela peut être vrai, comme son contraire. De toute manière rien a été dit de façon à ce que j'agisse en fonction des prédictions. Je suis encore maître de ma vie.

Ce fut une expérience enrichissante, que je ne regrette pas d'avoir tentée. Loin d'oublier certaines choses qui ont été dites, je m'amuserais simplement de voir si ses prédictions auront été justes...

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02 avril 2007

Un Mars et ça repart

peekaboo

On a posé les cartons. Et puis on a éparpillé les affaires. On a vue sur le cimetière. On entend la sortie des écoles, les ados qui parlent trop fort. J'ai le double des clés. J'aime le grand ascenseur qui nous mène au troisième. J'aime bloquer l'ascenseur, mais c'est pas sympa pour le voisin du dixième. On a un Japonais en face de chez nous. Quand on a la flemme, on sait quoi manger. On a fait de l'Ikéa pendant 6 heures hier. On a beaucoup de meubles à monter. C'est bientôt la crémaillère et je ne raterai ça pour rien au monde.

Tiens j'ai encore fait des conneries. Des trucs d'ados qu'on voit dans les films et qu'on aimerait tester une fois dans sa vie. Ou pas. J'ai les bras tailladés, mais on s'en fout. Ce soir je vois mon nouveau psy et je lui raconterai tout. Mourir ou vivre, ça devrait être facile de choisir. Ca dépend des jours pour moi, comme de savoir quel parfum de glace prendre. Aujourd'hui ça va. C'est pistache et chocolat.

Il faut que je vous parle du concert de vendredi soir. Il faut que je vous raconte les pizzas d'à côté. Il faut que je vous dise aussi combien c'est dur de sortir de l'adolescence quand on a l'impression d'y avoir échappé et à quel point c'est difficile de la subir de plein fouet à 22 ans. Je suppose que c'est pareil que d'attraper adulte la varicelle. Relou, il fait beau et je ne peux pas sortir en manches courtes. Je suis mutilée. S'pas beau.

C'est quoi ce post ? J'en sais rien. J'ai envie de construire des choses et je ne sais pas encore bien comment y arriver. Je trébuche encore mais je suis sur la bonne voie. Je crois.

Tu as raison, j'y connais rien aux gens, ni à la vie, mais je finirais bien par apprendre.

Ca prendra du temps, et puis voilà.

Rien à ajouter.

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06 mars 2007

Post d'hier

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rocket11

Malgré les presque 10 heures de sommeil rattrapées, je me réveille difficilement vers 6h20. C'est la radio qui m'extirpe de cette nuit sans rêve. La première chose que j'entends sont les news people qui m'apprennent que Melissa Theuriau sort avec Djamel Debbouze, soit disant pris en flag' aux sports d'hiver. Je ne trouve rien de bien intéressant dans cette info si ce n'est la réaction dépitée de l'un des animateurs. Révélateur.

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Dans le métro bondé (ça sent les retours de vacances), je bouquine mon Psychologies magazine. Après l'interview de Jean Dujardin, je tombe sur ce titre géant, étalé sur une double page "Pourquoi les hommes aiment la sodomie". Je lis d'une traite, laisse mes voisins curieux lorgner par dessus mon épaule. Le point de vue est intéressant, dénué de vulgarité, donne un sens à l'acte. "Au lieu d'évoquer des sensations ou des fantasmes débridés, ils saluent, avec une belle unanimité, le "don totale de la femme" en cette circonstance. Certains parlent même d'absolu : une femmes qui parvient à surmonter sa douleur, son appréhension et, bien souvent, ses préjugés donne le sentiment de se livrer toute entière."

Le week-end fut exténuant, entre les visites d'appartements et les sorties. Vendredi soir, avec Lui, son colloc' et Isatys, nous avons festoyé autour d'une raclette. Après 9 verres, j'ai badtripé, noyée dans mon ivresse. Crise de larmes, plongée dans des idées noires, j'ai cru que la vie allait s'arrêter. Cauchemardesque. Je devrais moins boire.

Nous sommes aussi partis tous les quatre voir le Nombre 23 au cinéma. Un grand moment de solitude pour Joel Schumacher, qui nous livre ici un film plutôt ennuyant. Malgré la présence de Jim Carrey, le scénario n'est guère rattrapé par le jeu des acteurs, s'enfonçant toujours plus dans des calculs faramineux et des délires mathématiques qui tirent vers le ridicule. Si vous pouviez éviter...

Merci à Lui, pour cette pub italienne que je trouve vraiment excellente !

Mardi 6 mars

En attente de réponse pour un appartement, nous continuons les recherches.
Ce matin au réveil, l'appartement embaumait l'adolescence, un je ne sais quoi de familier. Est-ce parce qu'à mon mail, mon ex-meilleure amie m'a répondu après 6 ans d'absence, de silence, de rancune. Je m'en suis trouvée soulagée. Ce fut bref, quelques mots seulement, le temps de me dire ce qu'elle devenait, que j'ai compté pour elle, que ses parents ont fini par divorcer, qu'elle avait déménagé. Je savais tout ça. Mais j'ai pris du plaisir à lire ces lignes que j'attendais depuis si longtemps.
Dans le métro, j'ai branché mon Archos en mode vidéo, puis ai fait le trajet en compagnie de la 2ème saison de How I met Your mother. Ca fait du bien de rire, dès le matin, en oubliant que nous ne sommes que mardi.

Je suis aussi tombée sur cette vidéo, qui est censée vous apprendre à rouler des galoches comme on dit... Rigolo. Ou pas. C'est l'heure du lèche-vitrine on dirait...


 

Bon début de semaine.

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24 février 2007

When I met Death

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Je suis morte et je jubile.
Je jubile car je suis morte.

Dead like me.

Avant hier je suis morte une seconde fois, deux ans après septembre 2005, qui pour moi représente le premier tournant de ma vie. A l'époque, alors que j'écrivais sur ce même blog l'envie d'abréger mon histoire personnelle, quelqu'un avait répliqué qu'il était sans doute plus judicieux de mourir psychologiquement et de repartir sur de nouvelles bases, plutôt que de crever tout court. Certes. Je me souviendrais longtemps de cette douleur poignante, avec un soupçon de haine, engourdissant la gorge, fondant sur la langue lorsqu'elle se mélange à la tristesse et le désarroi d'être telle que je suis. Paralysée, stupéfaite, horrifiée, je voulais oublier tout le mal que je Lui avait fait, mes crises à répétition, mon mal-être dont j'étais devenue l'otage. Notre histoire, victime de ma névrose, subit mes humeurs, s'effritant à chacun de mes excès. Il n'en peut plus et je ne le comprend que trop bien. Essouflé dans sa course, je l'ai juste écoeuré.

Je veux nous sortir de ce merdier. Chaque jour est une guerre sans fin contre moi-même, ce bout de chair et d'émotions pourri par une histoire personnelle dont les blessures ne se referment pas ou trop lentement.

La mort intérieure est plus puissante qu'un acte physique lâche et sans lendemain.

Je vomis dans ma poubelle plastique mes dernières vélléités et noie dans un verre d'Amaé ces larmes de pacotille dont l'amertume étrangle ma folle jeunesse.

Trois jours plus tôt, je crashais mon couple à cent à l'heure, en oubliant ma ceinture de sécurité. Durant ces dernières 48 heures, une partie de moi s'en est allée là, je ne sais où, mais n'espère jamais trouver le chemin qui m'y mènera.

Je ne saurais répéter à quelle point je suis désolée. Mais sachant que la patience d'autrui a ses limites, je n'éprouve qu'un sombre remord d'en avoir abusé.

Cette inconstance et cette folie de mes 22 ans qui me poussent à assassiner un amour auquel je tiens trop, m'ont électrocuté ce vendredi vers 2h du mat', quand le taxi me ramenait chez moi tandis que je prenais conscience de ce que j'étais. Une fille pathétique, égoïste, gamine, malade, lunatique, trop faible jusqu'ici. J'étais en état de choc. J'ai trouvé le moyen de commettre l'irréparable et dans le même temps d'ouvrir les yeux sur ce que j'avais détruit.

Il n'est jamais trop tard pour changer et pour renverser le spleen, ce despote insoumi, ce félon de la vie. Il y a des prises de consciences qui libèrent, font mal, mais aussi avancer. Je dois me résoudre à grandir et ne plus avoir peur d'affronter le monde tel qu'il est. Je ne dois plus Lui faire du mal alors qu'il est ce concentré d'espoir et d'amour, que j'ai eu la bêtise de gâcher.

Une énième chance. La dernière sans doute. Rater le coche cette fois-ci serait un terrible échec.

Pour nous, c'est un recommencement. Tu m'as dit "On repart du début. C'est comme si je ne te connaissais pas".

D'un côté ça me soulage.

Libérée de celle que je haïssais, et fortifiée par un amour plus grand que ce que je soupçonnais, il est temps que je te montre le meilleur plutôt que le pire.

Je ne suis pas un assassin.

Je n'ai pas toujours été comme ça.

Je veux être celle que tu redécouvriras avec fierté.

Dans Mademoiselle Liberté, Alexandre Jardin dans une réédition a changé la fin de l'histoire, expliquant qu'il n'aime pas "les destins figés, ni les êtres qui ne savent pas casser leur moule". Assurément, je ne veux pas être de ceux là; je ne veux pas restée prisonnière de mes scénarios à la noix. Je veux aussi changer mon histoire pour la relire un jour avec fierté et sans regret.

Je t'aime.

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21 février 2007

A la recherche d'un anticyclone

LindsayLohan
Lindsay Lohan

Qui me connait, sait que je ne rate pas une occasion pour répondre à la question "où", par un insignifiant "DTC". Excusez moi l'impolitesse. Il s'avère qu'il existe très sérieusement (inscrite au Journal Officiel dans la catégorie socio-culturel depuis peu, si si) une association des sympathisants de l'expression "Dans ton cul", qui a même lancé un site.  Pour dire, Lui n'est pas peu fier de savoir que ces joyeux lurons ont leur siège dans sa ville, à savoir Mouans Sartoux (en Provence Alpes Côte d'Azur)
Bref, c'était la petite info rigolote du moment.

Avec toutes les maussaderies des derniers jours, j'en oubliais presque de vous dire que l'autre moitié du week-end fut plaisante à souhait. Nous avons été invité à l'anniversaire surprise de Kmlz par sa copine, mais il s'avéra qu'il n'y eut plus vraiment de surprise sur la fin, puisqu'il a débarqué dans le salon (où nous nous étions soigneusement cachés), caméra à la main. Il a suffit d'une voiture garée devant la maison et un rire de trop pour que la démasque ait le dernier mot. Ce fut en tous cas une très agréable soirée ! Merci encore.

Et puis il y a l'Evénement du mois, de la semaine, du week-end ! L'achat de sa Fazer FZ6, sur laquelle j'ai vécu ma première expérience en moto. La première fois, j'ai eu l'appréhension des manèges à sensation. Le coeur qui bat l'instant d'avant, puis vient l'euphorie procurée par la vitesse et la sensation de glisser sur la route. J'ai l'arrière-train et les genoux en compote, mais l'expérience est grisante. One more time pliiiiiz.

vroum

La recherche d'appartement touche presque à sa fin. Nous attendons une réponse et visitons un énième futur chez nous ce soir à deux pas de la Défense.

La semaine se passe doucement, avec quelques tempêtes essuyées tant bien que mal.

Demain sera un grand jour ! ;)

Dernier conseil : ne regarder pas Grey's Anatomy au réveil, ça vous évitera d'aller au boulot les yeux gonflés comme moi ce matin...

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16 février 2007

Bouche et rie

zy
Zhang Ziyi

Meilleure amie part cinq jours à Rome avec sa moitié. Entre temps, elle a réussi à me dégoter l'autographe de mon écrivain fétiche. Je sais, autographe ça fait un peu groupie prépubère. M'enfin. Avec Lui, nous devions assister hier soir à l'enregistrement de l'émission "On n'est pas couché", au Moulin Rouge. Des problèmes logistiques nous empêchant d'en profiter, on a finit par atterrir au ciné. Elle me devait bien ça. L'autre jour, m'appelant en toute hâte pour me parler d'un truc hyper important, elle me raconte "c'est grave ! Devine quoi!". "- Non, je ne sais pas". "Bah j'ai parlé à Alexandre Jardin, je l'ai pris pour quelqu'un du public". "-Humpf snurf". Une semaine plus tard, le revoilà sur un autre plateau télé, alors je lui demande de lui soutirer un p'tit mot doux. Voilà, le tour est joué. Tandis que monsieur présentait son nouveau site internet chez Ruquier, Lui et moi nous ingurgitions le navet de l'année.

Dans la famille je suis un film qui ne sert à rien, j'appelle Massacre à la tronçonneuse - Le commencement. En même temps, je n'en attendais pas plus d'une production Michael Bay. Poseuse, démonstratrice, inutile, étalant une boucherie qui n'apporte rien de plus à l'oeuvre originale de Tobe Hooper. Bref, évitez ce film indigeste qui au lieu de vous donner des frissons, vous donnera au mieux la gerbe.

Tiens, et si on s'écoutait le nouveau Air.

PS : le mot de passe pour l'écoute de l'album est : Play

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15 février 2007

Rien d'anormal, un 15 février

Il est intéressant de constater que selon les cultures, la Saint Valentin est vécue de manières différentes. Prenons par exemple la coutume japonaise dans ce cas précis. Le 14 février, fameuse journée dédiée aux tourtereaux, les femmes sont invitées à se déclarer : en offrant des chocolats à celui qu'elles aiment, ou des lettres d'amour, ou simplement en lui faisant part de ses sentiments. De là découle l'attente. Celle d'un petit mois, avant le White Day, le temps de s'arracher les cheveux et de mourir d'impatience. Car dans un premier temps, les hommes prennent simplement la décision d'accepter (ou de refuser le cadeau), donnant ainsi l'espoir d'un retour éventuel le mois suivant. Ce n'est que le 14 mars, jour du White Day, que les hommes offrent à leur tour des fleurs ainsi que leur réponse, validation ou négation un amour réciproque. Tout un process ! J'imagine que cela doit être une torture pour certaines jeunes filles !
valentine

Sur le périf' ce matin, j'ai cru apercevoir l'affiche du prochain Miyazaki. Pas d'Hayao, mais de son fils, Goro, dont le film est prévu le 11 avril prochain sur nos écrans. Il s'intitule "Les contes de Terremer "et s'inspire des troisième et quatrième livres (L'Ultime rivage et Tehanu) de la série Terremer d'Ursula Le Guin. L'histoire raconte le combat du sorcier Ged, lancé dans un monde parsemé d'îles, devant lutter contre la disparition de la magie. Un avant-goût en images (mais je crois l'avoir déjà posté il y a quelque mois)


 
les_contes_de_terremer

Pour rester dans cette lignée nipponne, je suis tombée sur le trailer du film d'horreur japonais "Exte", qui me semble ma foi plutôt fun. Je ne sais même pas s'il arrivera un jour en France, mais en tous cas, l'histoire ce cette jeune femme morte dont les cheveux sont vendus dans un salon de coiffure, parait quelque peu macabre. Bien entendu, elle n'est pas prête à laisser en paix ceux qui hériteront de sa crinière. Rions en ensemble :

Dans un registre moins effrayant, en ce moment, je regarde la série How I met your mother (la série est actuellement diffusée sur Canal+). Le ton est comparable à celui de Friends et j'avoue que ça se laisse regarder, même si je ne suis pas forcément fana des séries américaines. Donc, pour résumer : Le jour où Ted apprend que son meilleur ami va se marier (la fiancée étant jouée par Alyson Hannigan, alias Willow de Buffy vs les vampires), il se met en tête de trouver la femme de sa vie. Jusqu'au jour où...


 

Au programme ces prochains mois, Lui et moi avons prévu plusieurs concerts :
{Avec billets en main}

- 20/04/2007. Punish Yourself à Issy-les-Moulineaux[Espace Icare] 20h00
- 13/05/2007. Finntroll + After forever + Die Apokalyptischen Reiter+Tarot à la Loco 17h30
- 07/07/2007. Chemical Brothers au Zenith de Paris

Moi toute seule comme une grande :

- 29/03/2007 : Fall Out Boy à l'Elysée Montmartre 19h30 (je lance un appel à ceux qui y vont..)

Et puis j'ai vu dans le métro ce matin que James Morisson passait le 5 juin prochain à l'Elysée Montmartre alors youplaboum j'ai envie de dire. Faut que je pense à réserver mes places pour Incubus aussi le 22 mars prochain au Zénith.

En ce moment, j'écoute l'album de Delain. En long, en large, en travers et en boucle. Incroyable mélange de Nightwish, Within Temptation, After Forever et toute la clique. Une merveille.

Ce soir, un ptit ciné ?

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12 février 2007

Vroum

Kosty555

wariowareLe week-end se passa calmement. La semaine s'est finie dans la fatigue, devant la télévision, un vendredi soir, sans rien d'assez excitant pour attirer notre attention. Avant l'heure, nous nous sommes offert les cadeaux de la Saint Valentin. Un jeu wii pour Lui, un casque de moto pour moi. J'ai hâte de faire vreeetepeuuuh à l'arrière de la jolie Fazer qu'on a vue hier et dont l'acquisition n'est plus qu'une question de jours.

La recherche de notre futur appartement se poursuit. On a trouvé un sympathique 45m² à Courbevoie, mais l'agencement fait que ça nous semble un peu exigüe. J'ai peur qu'on ne se marche dessus.La vue de la baie vitrée est superbe et les tours de la Défense s'élevant au loin font rêver d'un ailleurs que je n'ai pas dans mon petit appart' actuel avenue Gambetta.  L'une des agences immo à laquelle nous avons fait appel nous a fait faux bond une seconde fois ce week-end. Ils ne se sont même pas pris la peine pour annuler le rendez-vous. La semaine passée, ils avaient téléphoné 20 minutes avant alors que nous étions au pied de l'immeuble. J'appelle au boycoteu.

J'ai continué la troisième saison de Grey's Anatomy, dont les dates de diffusion françaises sont encore incertaines. Je pleure à chaque générique de fin et les nombreux rebondissements de ces épisodes totalement palpitant me mettent chaque fois en émoi. J'attends avec impatience l'épisode 16, qui j'en suis certain va encore provoquer bien des larmoiements !

897388Nous avons enfin regardé le Prestige, fabuleux film de Christopher Nolan (Memento, Insomnia), avec dans les rôles principaux Christian Bale et Hugh Jackman (extraordinaires !). Je n'ai pas tout de suite réussi à m'y plonger, mais j'ai trouvé ça plutôt fascinant , d'autant plus que j'avais rarement vu de film traitant de la magie au sens Copperfieldien du terme. Je ne sais pas ce que vaut l'Illusionniste qui passe actuellement dans nos salles obscures, avec Edward Norton, mais le Prestige est un très bon film qu'il n'est pas négligeable de regarder pour passer un bon moment.

J'ai sous la main un sujet dont j'aimerais discuter avec vous. Mais bien sous l'eau en ce début de semaine, je retourne à mon dur labeur.

Bon de début de semaine à tous.

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