Un sushi dans mon lit

08 août 2007

De l'avant

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Rosario Dawson

On a traversé une moitié d'année, sans hiver, sans été, sans saison vraiment. Mi août, l'automne aux fenêtres avec sa pluie, ses orages, ses températures hors saison, vient assombrir une année déjà pas vraiment folichonne.

J'aurais aimé posté plus, mais ces derniers temps, je bosse sur la nouvelle version du blog, mais surtout cherche un appart' pour la rentrée (si quelqu'un a un plan sur la capitale...). C'est Igalico qui, dès son retour d'Australie, prendra ma place dans mon futur ancien chez moi, futur colloc' de Lui.

Ces dernières semaines ont été quelques peu difficiles, mais je reprends doucement la vie comme elle vient, sans heurt, avec quelques angoisses encore, pourtant pleine d'un espoir qui ne s'explique que dans les livres de conjugaison avec sa déclinaison possible à tous les temps.

Je n'ai le temps de rien. J'ai envie de tout. Le soulagement de tourner bientôt la page s'empare d'une partie de moi, tandis que l'autre rumine encore une amertume qui ne saurait se dissiper aussi vite que je ne le voudrais.

Je rencontre de nouvelles têtes, sors avec ma soeur, passe mes week-ends avec des trentenaires qui m'inoculent une espèce d'envie d'aller de l'avant. Ces nouveautés me poussent chaque jour un peu plus à ne pas baisser les bras.

On y va. On essaie. On essaie encore. On y arrive. Oui.

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24 juillet 2007

4 months later

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Julie Delpy - Adam Goldberg

Julie Delpy avait tout compris de ce que je ressentais depuis des semaines et des mois. En regardant 2 days in Paris, j'avais été prise d'une émotion trop brusque. Cette douleur liée à l'amour qui s'évapore d'un claquement de doigt, quand l'autre vous annonce que c'est fini, comme si tout était trop facilement recyclable, même l'amour. On se quitte, on se verra encore quelques temps, on deviendra amis, anciens amants, on se présentera peut-être nos futurs respectifs et puis un jour on se perdra de vue, même sans le vouloir.

Je n'avais pas mal d'avoir été été quittée. Mon égo en avait pris un coup, bien sûr comme chaque fois qu'un homme que j'aime brise une relation que j'aurais cru pouvoir tenir une fois de plus.Moi aussi je préfère quitter avant qu'on ne me quitte, mais il y a des histoires auxquelles on s'accroche plus fort que d'autres. J'avais mal en imaginant une suite trop pessimiste alors que le présent était encore à portée de main et Lui aussi. J'avais surtout mal pour les promesses et des mots doux d'une autre époque qui se déchirent comme des lettres d'amour sur lesquelles on aurait trop pleurer à les lire et les relire. Souvent, on reste amoureux d'un passé qui ne saurait supplanter un futur, pourtant prometteur si on le voulait bien.

La perception des relations humaines, souvent erronées par nos expériences passées s'avèrent trop superficielles et entraînent des blessures du même ordre, qui font mal, comme cette coupure de papier qui laisse sur le doigt une désagréable sensation, mais dont on ne gardera aucune trace, bien des années plus tard, si ce n'est un souvenir furtif.

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12 juillet 2007

Bubbles

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Jusqu'ici j'ai foiré pas mal de choses. Mis à part le gâteau au chocolat de ce soir dont je ne suis pas peu fière, l'âge adulte commence avec une odeur de gâteau brûlé. Piece of shit. Je relis mon journal d'il y a un an et me rend compte que mon spleen n'est pas de saison, ni de circonstance. Il fait partie de moi depuis l'adolescence, depuis les premières blessures. Amoureuses, amicales, familiales. Depuis tout ce temps, je traîne des jugements, de la rancoeur, des angoisses qui n'en finissent pas de créer des conflits entre le monde extérieur et moi, provoquant des fossés qui me séparent d'un bonheur sans cesse fuyant alors qu'il est à porter de main, le salaud.

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Une nuit, je ne sais plus laquelle, j'ai rêvé d'une rencontre avec Alexandre Jardin. Il m'a dit : "Vis, fais tes choix". Facile à dire. Le choix que je fais, c'est de changer, mais l'impression que j'ai, est celle d'un piétinement perpétuel. Est-ce parce que l'évolution est infime, ou parce que mes efforts sont vains? Je ne sais. Je change, mais c'est dur d'accepter que le process ne puisse se radicaliser du jour au lendemain.

Ma vie est truffée d'incohérences.

Je pleure encore trop souvent, mais je ne devrais pas m'excuser pour ça. Certains matins, j'éprouve encore quelques difficultés à vivre, mais je sais désormais que c'est passager et qu'il finit toujours par revenir un sentiment de fierté à traverser des déserts de sentiments.

Aujourd'hui, je doute parfois de ce dont je suis capable, mais au fond je suis persuadée qu'avec de la volonté, les choses pourraient changer plus vite que je ne le pense. Peut-être que le premier pas vers le bonheur, c'est de réussir à nous imaginer heureux un jour. Ca aussi, c'est facile à dire.

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21 juin 2007

Sukixploitation

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Pleuvra-t-il ce soir, comme tous les 21 juin de ces quelques dernières années. Je me souviens des fêtes de la musique qui se finissent sous la pluie, mais qui commencent dans la joie et la bonne humeur dans ce Paris éclectique, transformé en jukebox géant en ce premier soir d'été. Je n'ai pas encore de programme défini, mais je suppose qu'au gré de nos déambulations, nous trouverons quelques sons à nous mettre sous la dent.

Ce week-end, je suis allée faire un tour au salon de la télé, qui a posé ses valises quatre jours durant aux portes de Versailles. Cette première édition initiée par Emmanuel Chain a rassemblé de nombreux professionnels du petit écran pour le plaisir du grand public. En se baladant dans les allées, on pouvait apercevoir des personnalités, plus ou moins d'actu, se faire signer des autographes, ou même glisser aimablement son cv à un pro de la télé. Sur les stands, on pouvait faire la queue pour passer des castings, se donner l'espoir de pouvoir devenir un jour un top modèle ou même jouer les nouvelles stars devant Armande Altaï, que je croise d'ailleurs parfois dans son libanais fétiche près de Beaubourg. Des face à face étaient organisés avec des invités de choix durant lesquels le public pouvait poser toutes ses questions. L'initiative est intéressante, d'autant plus qu'on pouvait s'improviser présentateur/trice sur certaines animations qui vous proposaient de passer devant la caméra pour tester votre télégiénie. J'ai des images. Il faut que je vous montre tout ça.

Cette semaine, j'ai acheté l'excellent hors série Mad Movies "Grindhouse", qui, à l'occasion de la sortie du premier volet de la du fameux dyptique piloté par les compères Tarantino/Rodriguez, traite de manière complète un bonne partie du cinéma d'exploitation. On en apprend plus sur la Sexploitation, Blaxploitation, Kungfuxploitation, en cinéma d'horreur et même en Nazixploitaiotn (avouez que vous ne connaissiez pas!). Les illustrations sont sublimes, les portraits fichtrement bien foutus, en bref, n'hésitez pas à vous procurer cet indispensable, novices ou calés dans le genre :)

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Sinon j'ai fait ce matin mes premiers pas dans Second Life. Pour de vrai, parce que je m'étais inscrite il y a quelques temps, mais ça ne me bottait pas plus que ça. Mais demain soir, je suis invitée à assister à une conférence de presse (ptain l'exclu quand même!) pour la sortie du film Transformers, en direct de SL, avec la possibilité de poser des questions à Michael Bay himself. Si vous en avez à me faire passer, je suis toute ouïe!

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20 juin 2007

Poivre et sel

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Rose MCGowan

Les premières jalousies. Les premières susceptibilités. Les premiers questionnements succèdent à l'envie de blinder une carapace encore inapte à l'expansion affective. Le temps crache des sermons et je me vois avancer avec la sensation d'être toujours infirme, placardée de peurs et de blessures béantes, pissant le sang des chagrins d'amour passés. Crois pas ci. Crois pas ça. Ce ne sont pas tous les mêmes. Je m'obstine à refuser l'idéalisme d'une histoire sans vague. Je me saigne seule, car il parait qu'il n'y a point d'amour sans douleur. J'aime quand ça tangue, j'aime le remous des sentiments, au fin fond de mon plat pays où il se passe tous les jours des exclus d'une vie sans ordinaire. La pire frayeur de mon enfance, ma pire angoisse de tout les temps, c'est ce foutu sourire sarcastique de la routine alarmante. Heureusement, je pimente, je poivre à mon goût, trop peut-être, mais après tout. Je suis de celles qui aiment les arc-en-ciel. Mais ils n'arrivent qu'après la pluie. J'aime les accalmies qui se savourent comme un pique-nique entre deux averses. On finit par s'accoutumer aux caprices de la vie. On finit par se lever en pleurs, l'espoir à l'âme, le chagrin à noyer dans les chiottes. Je me suis levée triste, je me suis souvenue qu'il y avait encore des années devant, je ne suis pas allée travailler, je profite de ce temps pour souffler et vous écrire. Je souris avec les joues encore moites, mais qu'on sèche d'un geste de la main, comme une vitre opaque après l'averse.

 

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05 juin 2007

Bâtarde sensible

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Katherine Heigl

J'arrête le psy. J'arrête de psychoter. J'arrête les phrases négatives. Je sais dire oui, mais aussi non. Je nage entre la post-adolescence et le monde adulte avec maladresse, de manière trop maladive. J'apprends à dialoguer avec mon père, à être douce avec ma mère, à prendre soin de ma soeur, à prendre conscience de ma passion de merde pour l'autarcie, cet isolationnisme qui ne me dérange pas, mais blesse les autres. Je me confonds en excuses, qui se confondent avec le temps. Je laisse passer les douleurs, en devenant étanche aux agressions extérieures. Je me protège. Je joue l'égoïste. Et certains jours ça me fait peur. Peur de l'inhumanité et de la virginité des émotions. Etre un robot, manger des légumes, vouloir des seins, mais aussi partir loin, pour m'éloigner d'un je ne sais quoi trop oppressant. Je ne ressens rien. Plus rien. Parfois je pleure, parfois je contiens. Ca ne dure plus des heures comme avant. Je ne me cogne plus une vision biaisée d'une humanité sans justice. Il y aura des jours avec, puis des jours sans. Des époques de merde, succédées par des temps plus calmes ou mêmes surprenants de douceur. Quand ça ne va pas, je ne m'oblige plus à me sentir seule. Je sais repousser le masochisme. Du moins mieux qu'avant. Parce que je sais enfin le reconnaître. La colère, je la canalise désormais dans une pensée futile qui m'éloigne d'une rancoeur inutile. Je ris parfois toute seule, je me marre de mes bêtises, m'effare de mon manque d'engagement, de ma connerie, ça arrive. Je me crois insensible, mais les choses me touchent, même en me frôlant. La vie continue, imperceptible, incompréhensible, surprenante, méchante, enivrante, joueuse. Je joue. Mais pas trop. J'ai encore peur. Mais de quoi.

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Raquette en main

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L'odeur de la terre battue. Souvent imaginée, jamais sentie jusqu'ici. La foule allègre, applaudissant, encourageant, s'émerveillant. C'est merveilleux. Le cri des joueurs en live et le bruit de la balle rebondissant contre les raquettes énervées. L'électricité émanant d'un public toujours prêt à réagir. Ce qu'on ne ressent pas lorsque qu'on est devant le petit écran. Les souvenirs d'une époque où j'avais le temps, en rentrant de l'école ou en famille le dimanche. C'est aussi un peu l'époque du bac et de l'été qui arrive sans timidité. Le soleil cogna sans vergogne, un peu insolent même. Hier, en me promenant dans les allées de Roland Garros, un tas de choses se sont incrustées dans ma mémoire, comme si j'étais redevenue enfant. Dans les gradins, je n'y croyais pas vraiment. J'ai assisté aux huitièmes de final opposant le russe Igor Andreev au chypriote Marcos Baghdatis, clairement soutenu par le public français. Juste quelques images pour garder une trace...

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22 mai 2007

Berceuse

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Rose McGowan-Promotional Photoshoot Planet Terror

Il se fait tard et je n'ai pas sommeil. J'écoute Amy Winehouse. J'aime tout particulièrement la chanson Back to Black. Elle donne envie de se blottir contre, d'oublier, de se laisser bercer par la nuit. Je parle à ma So' qui a passé une vraie journée de merde, comme on aimerait en faire un beau Supprimer. Certains jours, il faudrait pouvoir détecter les fourberies de l'existence et rester lové dans ses draps un temps pour se protéger des agressions extérieures.

Avant hier, je suis retournée à la maison sans appréhension pour une fois. Ca m'a fait du bien de retrouver ma famille. C'était l'anniversaire de papa. Famille au complet, j'ai repensé à ma chance. Lorsque j'ai serré contre moi mon grand-père qui ne pesait plus que 40 kilos, mais qui me souriait encore, j'ai eu honte d'avoir voulu crever. Lorsque ma grand-mère s'est mise à pleurer lors de notre départ, j'ai eu encore plus honte d'y avoir penser plus d'une fois. Et puis lorsque j'ai parlé à mes parents et à ma soeur de ma rupture, j'ai compris à quel point ils s'inquiètaient tous pour moi. Quelle idiote, mais quelle idiote. Devant eux, je retiens les larmes, je serre les dents, la tête haute, la fierté bien accrochée dans un regard neutre qui voulait clamer une certaine distance vis à vis de tout cela. Je ne laisse rien transparaître, juste une once de fatigue et de lassitude, qui se noit dans un sourire bien joué. Sans fausse note, je les rassure. Ce qui dans le même temps me rassure moi-même. Ca va passer. Oui bien sûr, tout s'efface avec le temps, et un peu de poudre dans les yeux.

C'est étrange comme cette insatisfaction éternelle semble ridicule. Est-ce un manque de lucidité ? de reconnaissance ? Ou une propension à vouloir rester dans une phase de frustration sans faille et sans fin. Car aujourd'hui j'ai lu un texte de Jacques Salomé sur la souffrance et le bonheur d'une vérité saisissante. Il fait remarquer que nous pouvons aisément souffrir ou entretenir la souffrance en nous concentrons sur ce qui nous manque ou en nous comparant au voisin. Triste exercice que celle de la recherche des absences douloureuses. Quelle manie masochiste quand on y pense. A plusieurs reprises, il cite soeur Emmanuelle qui disait que « Nous sommes nés pour être heureux » et qu'« Il faut avoir le courage d'être heureux ! ». Du courage. C'est sans doute ce qui me manque. Le bonheur à l'état naturel, je ne sais pourquoi on essait de le martyriser en lui foutant du spleen plein le dos.

Certains jours, dans une colère folle contre moi-même, je m'avoue chanceuse. Mais je suis trop bornée pour le reconnaître à terme. Quelle folie cette tristesse lancinante. Je voudrais commettre un meurtre et lui foutre un coup de poignard dans le coeur à cette foutue tristesse. Salope.

C'est con. J'ai toujours eu peur de me perdre dans une vie routinière et la vérité est que je suis assez loin de tout ça. Ces derniers temps, la violence et les pleurs sont devenues des banalités superflues, des poisons dont il faudrait vider les flacons un à un. Je ne veux plus de tout cela. Note pour moi-même : arrêter de me plaindre.

Bref, ceci étant, sans transition, ce soir, j'ai fait des cookies, à déguster avec du bon lait.

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Ensuite, je suis allée marcher un peu. Car j'aime les balades nocturnes sous les étoiles, musique talbourinante dans les oreilles, les yeux un peu dans le vide, qui ignorent les badauds de la dernière heure. Je prends quelques clichés, assise sous la Grande Arche, histoire d'immortaliser ces quelques instants de sérénité.

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La nuit persiste, je rentre doucement.

Il faut aller dormir maintenant.

Tout va bien. Bonne nuit.

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15 mai 2007

Les saisons roulent

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Kate Winslet

Dans le tram', tous les matins, les mêmes odeurs émanent d'une foule changeante. Mardi, ça ne se bouscule pas. Des hommes et des femmes dont je retrouve des parfums réguliers me rappellent certains souvenirs, renvoient à un autre présent. Le paysage défile tandis que dans mon casque j'écoute Ghinzu. Je m'imagine loin de tout, alors que je lis entre les lignes les dernières pages du roman de David Foenkinos. Il ne fait ni froid ni chaud, bien qu'un homme, assis pas bien loin se tamponne le front avec sa serviette à carreaux. Le ciel est clair-obscur, comme entre deux saisons, c'est fascinant. Le bleu et le gris se confondent et traduisent cette météo instable et insolente de cette mi-mai lunatique. Mon esprit s'égare, vagabonde, repense à ces choses tristes chargées de rancoeur et qui me font larmoyer depuis quelques jours. Il est agaçant ce spleen pugnace, revenant à la charge chaque fois je faillis cinq minutes seulement dans ma quête du bonheur. Il y a des choses qu'on met du temps à oublier, mais surtout à pardonner. Hier,  Lui me disait que l'amour n'était pas un sacrifice et peut être, avais-je beaucoup souffert d'avoir cru les choses en ce sens. J'avais laissé passer trop de détails assassins pour ne pas regretter aujourd'hui de ne m'être pas plus tôt rebeller contre ceux-là. Que veux-tu. J'apprends encore. Parfois, je voudrais être une autre. Ne pas être aussi faible. Savoir dire tout haut, ce que je souffre tout bas. Ce n'est pas si simple de changer, de se changer. Mais le fait est qu'il est encore temps. Parce que je suis encore là.

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14 mai 2007

En vrac

haagen_dazsL'autre jour, en me réveillant devant Télématin (chacun ses vices...) je fus interpelée par des images de Japonais assistant à un concert alités. Je viens de tomber sur l'info sur le web et découvre en fait qu'il s'agit d'une opération promo lancée par la marque Haagen Dazs pour son nouveau produit "Dolce". On comprend donc qu'environ 80 personnes ont payé la modique somme de 330.000 yen chacun pour assister à un concert de violon, tout en mangeant de la glace assis sur un lit. Ce qui, si je me souviens bien n'était pas expliqué dans l'émission. Non mais après, on s'étonne que les gens disent "les Japs, ils font des trucs bizarres"... Bien que la plupart du temps cette affirmation est vérifiable. Faut regarder Menu W9 pour ça...héhé

Suite des news. Han mais han. Les studios Marvel ont confirmé la production prochaine d'une comédie musicale basée sur le comic book... Spiderman! Rien que pour voir ça, j'irais bien faire un tour à Broadway l'année prochaine! Apparemment les musiques & paroles seront composés par Bono (U2) et The Edge. Casting et mise en chantier cet été.

Autrement, j'aime bien les dernières pubs print pour Axe Shower Gel clamant : "Any Excuse to get Dirty". Sympas, comme toujours les promos Axe.

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Vu qu'on est à la diet en ce moment à la maison, on a qu'à finir sur une note alimentaire :

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