26 juin 2007
(Céli)Battante

L'amitié fuit. L'amour suit. La vie vole en éclat, comme mon bracelet de perles rouges violemment disloqué au contact brutal du parquet. Rupture après rupture, la fissure s'éventre et forme un trou béant dans lequel je me jette éperdument. Tel un saut de l'ange dans l'abime des espérances. Les caprices m'étouffent et l'égoïsme m'enterre. Je n'ai plus d'ombre, plus de reflet, j'ai jeté mon âme au fond du puit. Je veux être seule, même quand j'ai besoin d'autrui. Autrui me tend la main et je la repousse avec irrespect. Je veux vivre, même le révolver sur la tempe, parce qu'il y des jours où mon doigt caresse encore la gachette, comme l'entre-jambe d'une nostalgie meurtrière. Ca fait des mois que ça dure. Ca va, puis ça vient. Je ris, je pleure, je vomis, je fuis, puis tends la tête pour qu'on me la coupe. J'ai perdu mon identité. La vie est devenue un concours de masochisme. Je préfère perdre à ce jeu là, mais certains jours, je joue la surenchère. Je suis bonne actrice. Aujourd'hui je cherche l'indépendance, vivre autrement qu'aux bottes des hommes. Je veux gouter à une solitude maitrisée, construire autour des petits rien, au lieu de détruire à partir de tout ce qui est. Se détruire par inadvertance, un jour où l'on prend un pseudo abandon pour un coup de poignard dans le dos. C'est du n'importe quoi. Cet état me fatigue, me lasse. Un jour, ce blog ne sera plus un exutoire, mais juste un déversoir de pensées. Aujourd'hui il me fait encore trop penser à un divan de psy. Pouarfk.
22 juin 2007
Hip et Hop
Il n'a pas pas plu. La fête de la musique s'est déroulée comme tous les ans, de manière festive aux quatres coins de la capitale. La foule, débordante des trottoirs, ivre, bières et sangria à la main, s'agglutinait sur les grandes places (Chatelet, Saint Michel, Bastille....), à l'affut d'un son à écouter, d'une danse à partager, d'une occasion pour festoyer. Il y en avait pour tous les goûts, pour toutes les envies. Quant à moi, je voulais partager avec vous un bout de spectacle hip-hop qui m'a scotché. C'était du côté de Saint Michel et c'était vraiment des killers !
1/ Façon Michaël Jackson
2/ Façon "on maîtrise un peu non?"
21 juin 2007
Sukixploitation

Pleuvra-t-il ce soir, comme tous les 21 juin de ces quelques dernières années. Je me souviens des fêtes de la musique qui se finissent sous la pluie, mais qui commencent dans la joie et la bonne humeur dans ce Paris éclectique, transformé en jukebox géant en ce premier soir d'été. Je n'ai pas encore de programme défini, mais je suppose qu'au gré de nos déambulations, nous trouverons quelques sons à nous mettre sous la dent.
Ce week-end, je suis allée faire un tour au salon de la télé, qui a posé ses valises quatre jours durant aux portes de Versailles. Cette première édition initiée par Emmanuel Chain a rassemblé de nombreux professionnels du petit écran pour le plaisir du grand public. En se baladant dans les allées, on pouvait apercevoir des personnalités, plus ou moins d'actu, se faire signer des autographes, ou même glisser aimablement son cv à un pro de la télé. Sur les stands, on pouvait faire la queue pour passer des castings, se donner l'espoir de pouvoir devenir un jour un top modèle ou même jouer les nouvelles stars devant Armande Altaï, que je croise d'ailleurs parfois dans son libanais fétiche près de Beaubourg. Des face à face étaient organisés avec des invités de choix durant lesquels le public pouvait poser toutes ses questions. L'initiative est intéressante, d'autant plus qu'on pouvait s'improviser présentateur/trice sur certaines animations qui vous proposaient de passer devant la caméra pour tester votre télégiénie. J'ai des images. Il faut que je vous montre tout ça.
Cette semaine, j'ai acheté l'excellent hors série Mad Movies "Grindhouse", qui, à l'occasion de la sortie du premier volet de la du fameux dyptique piloté par les compères Tarantino/Rodriguez, traite de manière complète un bonne partie du cinéma d'exploitation. On en apprend plus sur la Sexploitation, Blaxploitation, Kungfuxploitation, en cinéma d'horreur et même en Nazixploitaiotn (avouez que vous ne connaissiez pas!). Les illustrations sont sublimes, les portraits fichtrement bien foutus, en bref, n'hésitez pas à vous procurer cet indispensable, novices ou calés dans le genre :)

Sinon j'ai fait ce matin mes premiers pas dans Second Life. Pour de vrai, parce que je m'étais inscrite il y a quelques temps, mais ça ne me bottait pas plus que ça. Mais demain soir, je suis invitée à assister à une conférence de presse (ptain l'exclu quand même!) pour la sortie du film Transformers, en direct de SL, avec la possibilité de poser des questions à Michael Bay himself. Si vous en avez à me faire passer, je suis toute ouïe!

20 juin 2007
Poivre et sel

Rose MCGowan
Les premières jalousies. Les premières susceptibilités. Les premiers questionnements succèdent à l'envie de blinder une carapace encore inapte à l'expansion affective. Le temps crache des sermons et je me vois avancer avec la sensation d'être toujours infirme, placardée de peurs et de blessures béantes, pissant le sang des chagrins d'amour passés. Crois pas ci. Crois pas ça. Ce ne sont pas tous les mêmes. Je m'obstine à refuser l'idéalisme d'une histoire sans vague. Je me saigne seule, car il parait qu'il n'y a point d'amour sans douleur. J'aime quand ça tangue, j'aime le remous des sentiments, au fin fond de mon plat pays où il se passe tous les jours des exclus d'une vie sans ordinaire. La pire frayeur de mon enfance, ma pire angoisse de tout les temps, c'est ce foutu sourire sarcastique de la routine alarmante. Heureusement, je pimente, je poivre à mon goût, trop peut-être, mais après tout. Je suis de celles qui aiment les arc-en-ciel. Mais ils n'arrivent qu'après la pluie. J'aime les accalmies qui se savourent comme un pique-nique entre deux averses. On finit par s'accoutumer aux caprices de la vie. On finit par se lever en pleurs, l'espoir à l'âme, le chagrin à noyer dans les chiottes. Je me suis levée triste, je me suis souvenue qu'il y avait encore des années devant, je ne suis pas allée travailler, je profite de ce temps pour souffler et vous écrire. Je souris avec les joues encore moites, mais qu'on sèche d'un geste de la main, comme une vitre opaque après l'averse.
19 juin 2007
Michael Moore Wants to Hear From You
Il n'y a pas si longtemps, je vous parlais du dernier film de Michaël Moore, Sicko, destiné à dénoncer les failles du système sanitaire américain et par ailleurs projeté au dernier festival de Cannes (sortie dans les salles françaises le 29 juin). Je viens de lire que le réalisateur a eu une très bonne initiative à ce sujet. Le 6 juin dernier, il a lancé un appel aux internautes, leur proposant d'envoyer sur YouTube leur témoignages, relatant leur "histoires d'horreur" avec le système de santé ou les compagnies d'assurance. En 10 jours, cette sollicitation a généré près d'une cinquantaine de vidéos que le réal. utilisera vraisemblablement pour titiller la Maison Blanche et le Congrès. Le projet, baptisé Michael Moore Wants to Hear From You, est présenté par Michaël Moore himself dans cette vidéo :
Je trouve tout de même ce mec génial, puisqu'il a poussé l'ironie jusqu'à inviter mercredi prochain près de 900 personnalités du monde pharmaceutique à venir voir gratuitement son documentaire. Une invitation peu banale puisqu'elle a été publiée dans des publicités de journaux de Washington. Bien joué !
18 juin 2007
A l'intérieur - La claque gore française

A tous ceux, qui comme moi jusqu'ici pensaient que le cinéma de genre français n'avait rien dans les testicules, allez plutôt zieuter le premier long-métrage de Julien Maury et Alexandre Bustillo. Vos tripes se feront retourner comme des crêpes. Car A l'intérieur offre de la boucherie au menu pour les friands d'hémoglobine. Dans ce thriller gore, on appréciera les excellentes performances d'Alysson Paradis, qui pour un premier rôle campe une victime borderline convaincue et convaincante, quant à Béatrice Dalle, elle vous explosera la rétine avec la noirceur de son costume de "boogeywoman".

En entrant dans la salle, je m'attendais à tout sauf à ça, les clichés du film de peur français plein la tête. Ah, un film d'horreur français? Mouarf, bof, ça va être chiant ou ridicule non? Alysson Paradis, oh la soeur de... Béatrice Dalle, la sulfureuse...Oh! Alexandre Bustillo, mais je le connais lui! J'ai bossé avec quand j'étais stagiaire chez biiip.
Au final, c'est la grosse claque. On s'accroche à son siège, avant que la pelloche fasse faire le grand huit à votre p'tit coeur et votre bidon. Un conseil, ne mangez rien avant. Oui, on peut trouver ça too much, et bien sûr, on ne comprend pas toujours les intentions des réalisateurs. Mais c'est tellement fun ! Certains détails auraient pu passer à la trappe (qu'on m'explique le fond politique avec les émeutes), on se demande parfois "mais pourquoi?", on se répète souvent "non, ils ont pas fait ça... ah si". Mais on reconnait bien là le boulot de deux mecs sous influences. Ca éclabousse beaucoup, ça peut faire marrer (heinheinhein rire nerveux), ou pas.

J'ai passé un bon moment, même si je n'étais pas mécontente que ça s'arrête au bout d'une heure vingt.
Il faut aimer le genre.
Au risque de sortir de là quelque peu barbouillé.
Le clash du samedi soir
Vu chez Ruquier. A revoir ici si vous avez raté le clash entre Eric Zemour et Michaël Youn :
15 juin 2007
A la recherche d'un (e) Assistant(e) Chef de Projets Support/Service Client
Je cherche un/une stagiaire en ce moment. Pas facile avec l'approche de la saison estivale. Je lance tout de même l'annonce pour ceux qui serait intéressé par un poste d'assistant chef de projets support/service client . Il faut dire qu'au niveau boulot, ça va en s'intensifiant ces derniers temps. Donc ce n'est pas de refus si quelqu'un souhaite venir bosser avec moi. L'idéal serait un stage de six mois, mais j'aurais surtout besoin d'aide les trois derniers mois de l'année. Je vous passe l'annonce :
Sous
l’autorité du Directeur du Service Client Europe, vous assistez et accompagnez
les Chefs de projet (hey! c'est moi :p ) tout au long du cycle de vie des différents comptes client.
Vous avez
de bonnes connaissances des nouvelles technologies de l’internet et de ses
innovations ainsi qu’un grand sens du service client.
Vous
interviendrez en collaboration avec les chefs de projet en charge des
différents comptes clients pour en assurer le support après-vente ainsi que le
suivi opérationnel. A ce titre vous serez amené à prendre en charge les
compléments de formation aux outils de biiiip (ma boîte), l’aide au déploiement des produits
biiiiip (encore ma boîte) et les différentes personnalisations (fonctionnelles, graphiques et
statistiques).
Compétences
requises:
Première expérience en suivi et gestion
de projet.
Bonnes
facultés relationnelles et rédactionnelles (écrit, orthographe)
Maitrise de
la langue anglaise.
Maitrise des outils bureautique.
Connaissance des outils et
langages multimédia (HTML, CSS et JavaScript).
Rémunération :
Possibilité
Contrat Alternance. Indemnité de stage à négocier.
Lieu :
Boulogne
(92)
Si quelqu'un est intéressé, faite moi des appels de phares !
14 juin 2007
On ne reporte pas la vie à demain

Kate Winslet
Mes cheveux ont retrouvé la couleur de mon enfance. Un noir jais un peu artificiel qui donne pourtant du réconfort et même un certain plaisir. Ce nouveau reflet dans le miroir insuffle un changement intérieur plus profond que je désirais depuis quelques temps déjà. J'ai fait une croix sur mes cheveux rouges, abandon une adolescence frivole que je ne souhaite plus retenir. L'immortalité de mes 20 ans ne m'intéresse plus. Aller en rendez-vous client en ayant l'air d'une punk négligée (bonjour les racines!) non plus. La démarcation n'est pas une histoire de coloration. Se différencier des autres, c'est non pas changer d'apparence, mais savoir évoluer à l'intérieur. Je comprends peu à peu qu'en choisissant d'aller chez le coiffeur, j'optais pour la solution de facilité. Il valait mieux que je me rencarde moi-même pour une séance d'introspection, plutôt que de changer de couverture en croyant que ça allait me protéger de toutes les saloperies extérieures. Je change et ça fait du bien. Un peu frileuse encore comme lors des premiers pas dans la mer, je tente de retrouver un équilibre qui ne met plus le spleen sur un pied d'estale. J'éprouve une lassitude saine à pleurnicher les trois quart de ma vie. Je ne vois plus dans ces excès qu'un caprice débilitant.
Malgré les déceptions et les blessures de ces derniers mois, je suis dans un processus de reconstruction. Je veux faire peau neuve, avec cette touche d'indépendance qui me manquait jusqu'ici. Cela fait deux semaines que je ne vois plus ma psy. Je déprime beaucoup moins. Ni thérapie, ni médocs. J'avance seule, sans béquille, avec pour seul appui, ma volonté d'avancer, quelques amis proches et mon petit ami. Je veux sortir du moule, casser les clichés. Je vis avec mon ex, devenu confident, et qu'est ce que ça peut faire. Les gens font des ooh et des aaah lorsque j'en parle mais après tout, tout ça nous appartient. Depuis quelques semaines, je sens que ça va mieux, parce que j'ai enfin activé la fonctionnalité "Pardon". Je n'ai plus mal. J'accepte que dans la vie, il arrive des imprévus, des intempéries, suivies de naufrages, mais aussi d'éclaircies.
Malgré mes dépendances affectives, je me rends compte que je suis une fille solitaire. J'aime vivre seule, même lorsque je suis en couple. Un couple c'est 1+1=1, mais aussi 1+1=2. Ce n'est pas très mathématique, mais ne m'en voulez pas, je n'ai jamais excellé dans cette matière. Même en étant avec quelqu'un, il faut apprendre à ne pas souffrir des têtes à tête avec soi-même. C'est une question de survie. Je me suis posée un tas de questions à ce sujet. Pourquoi les gens avaient tant de mal à faire des choses seuls. Aller au ciné, manger dans un bon restau, partir en vacances. Pas tout le temps, mais pour certains, c'est inconcevable. Mince, c'est pas compliqué, si ?
Dans les ellipses subies par ce blog, j'ai occulté ma rupture avec J. Mais cette ellipse contient aussi nos retrouvailles. J'ai pris pas mal de décisions réfléchies ces dernières semaines. Je sens que la vie est moins pute et moi-même moins brute. Je me sociabilise. C'est aussi bien ainsi.
Depuis que j'ai vu Le Scaphandre et le Papillon, j'ai ouvert les yeux sur l'importance des actes en eux-mêmes, ceux qu'on fait au présent, pas ceux qu'on prévoit de faire ou qu'on ne fantasme qu'en secret. Malgré les émotions, les sentiments, nichés dans cet intérieur complexe, seuls les actions comptes, seuls témoignages, seules preuves, seuls miroirs visibles de nos ressentis. Dire, penser sans agir, c'est peanuts, fantomatique, illusoire, lâche, ou peut-être mensonger. Il y a pas mal de choses que l'on peut procrastiner dans la vie. La vaisselle, le repassage, les révisions d'exams, mais pas la vie en elle-même, l'affection à témoigner aux gens que l'on aime, l'amour à montrer, le bonheur à saisir. Agir aujourd'hui et maintenant. Malgré la douleur, les épreuves. Savoir courir avec ses blessures, savoir vaincre ses peurs, savoir être résilient. Un jour, il sera peut-être trop tard. Ca n'arrive pas qu'aux autres.
A 22 ans, je commence doucement.
Saveur Bière, le site à déguster en chope
Il y a sans doute parmi vous des amateurs de bières. Lorsque j'ai vu ce nouveau site : Saveur Bière, qui propose la vente en ligne de bières du monde entier, je me suis dit que ça valait le coup d'en parler. Parce qu'il est vraiment bien foutu, et qu'on y trouve de tout : l'actu des bières internationales, des reportages, des recettes de cocktails, un annuaire de brasseries et même un coin petites annonces. Hop ça c'est dit!
Le site : http://www.saveur-biere.com/


















