12 juillet 2007
Bubbles

Jusqu'ici j'ai foiré pas mal de choses. Mis à part le gâteau au chocolat de ce soir dont je ne suis pas peu fière, l'âge adulte commence avec une odeur de gâteau brûlé. Piece of shit. Je relis mon journal d'il y a un an et me rend compte que mon spleen n'est pas de saison, ni de circonstance. Il fait partie de moi depuis l'adolescence, depuis les premières blessures. Amoureuses, amicales, familiales. Depuis tout ce temps, je traîne des jugements, de la rancoeur, des angoisses qui n'en finissent pas de créer des conflits entre le monde extérieur et moi, provoquant des fossés qui me séparent d'un bonheur sans cesse fuyant alors qu'il est à porter de main, le salaud.

Une nuit, je ne sais plus laquelle, j'ai rêvé d'une rencontre avec Alexandre Jardin. Il m'a dit : "Vis, fais tes choix". Facile à dire. Le choix que je fais, c'est de changer, mais l'impression que j'ai, est celle d'un piétinement perpétuel. Est-ce parce que l'évolution est infime, ou parce que mes efforts sont vains? Je ne sais. Je change, mais c'est dur d'accepter que le process ne puisse se radicaliser du jour au lendemain.
Ma vie est truffée d'incohérences.
Je pleure encore trop souvent, mais je ne devrais pas m'excuser pour ça. Certains matins, j'éprouve encore quelques difficultés à vivre, mais je sais désormais que c'est passager et qu'il finit toujours par revenir un sentiment de fierté à traverser des déserts de sentiments.
Aujourd'hui, je doute parfois de ce dont je suis capable, mais au fond je suis persuadée qu'avec de la volonté, les choses pourraient changer plus vite que je ne le pense. Peut-être que le premier pas vers le bonheur, c'est de réussir à nous imaginer heureux un jour. Ca aussi, c'est facile à dire.
10 juillet 2007
Solidays 2007 , furieusement bon!
Quel bonheur cette neuvième édition des Solidays (la première pour moi). Pendant deux jours j'ai profité des concerts, du soleil, de la pluie, de l'ambiance généreuse, de la chaleur humaine, des bains de foule. Passé les premières files d'attente pour le check des billets et la fouille, nous nous promenons dans cet hippodrome transformé en un immense terrain de communion : les gens, la musique, la solidarité aussi, c'est le but.
Nous traversons les allées, profitons des animations, nous baladons de scène en scène, choix oblige, avec un petit pincement au coeur parfois même. Les styles se mélangent, accords parfaits, on se fond dans la masse, je souris niaisement.
Nous avons été agréablement été surpris par Tokyo Ska Paradise Orchestra, qui a mis littéralement le feu dans le coin Bagatelle. Sur scène, un groupe de japonais, tout de rose vêtus, armés de leurs instruments, nous offre une brillante représentation de ska jazz, enthousiasmant une foule bondissant. Un échauffement pour le moins festif.
Sur le chemin, nous avons croisé des personnages hauts en couleurs, des petits et des grands, nous sommes arrêtés à quelques stands nous informer, le message principal restant : soyons vigilant, protégeons nous.


De loin, nous écoutons Superbus, sans trop nous attarder non, plus, pas totalement fans.



Nous avons enchaîné avec la douceur de Sean Lennon. D'une voix fluette, il chantonne des balades (un peu) mielleuses. Pour moi, ça ressemble à du Calogero anglais, mais pourquoi pas. Ca sonne bien, ça laisse un bout de mélancolie sur le coeur, ça s'écoute les yeux fermés, ce n'est pas déplaisant, d'autant que le personnage parait sympathique.
A 20 h, j'étais comme une gamine survoltée en attendant le concert de Sum 41. Ce groupe, je l'écoute depuis adolescente, me remémorant avoir sauté dans ma chambre sur leurs chansons, feintant de me de déchainer sur une gratte électrique un chouilla imaginaire. C'est fou de faire ça maintenant devant eux, au milieu d'autres adeptes. Deryck Whibley a livré une belle performance, faisant participer le public, menant le show avec énergie et humour.

La nuit est tombée doucement. Les scènes ne désemplissent pas. On assiste à des migrations de foule en fonction des artistes qui se produisent. De notre côté, on passe faire un petit coucou à Lily Allen, puis FFF.

La soirée avance, et l'ambiance ne faiblit pas, la foule, encore d'attaque pour faire la fête. Les Motivés ont mis un sacré feu également avec leurs chansons engagées.

Nous avons finalement achevé la soirée avec Sinclair.
Jour deux, dans le froid et la pluie. On profite quand même entre deux éclaircies.
Pendant que dehors, la pluie tambourinait, nous profitions de Kaolin, abrités. J'entame un lalalala avec la foule qui reprend en coeur le refrain de cette fameuse chanson que j'aime tant, Partons vite.


Malgré les averses, Ayo illuminé la scène Paris. Je l'ai trouvé choupinette et enivrante avec sa voix et sa joie de vivre flagrante. Un vrai régal. Elle entrecoupe ses chansons de sourires qui finissent par dissiper les nuages et nous apprécions le spectacle tandis que les parapluies se referment doucement.


Mass Hysteria. Pour moi l'un des meilleurs concerts, ayant adoré leur dernier album. J'étais prête à tuer mes poumons en cris et rugissements divers. Dans la boue, nous avons pogoter, porter des slammeurs audacieux. Ils ont mis le feu, j'ai adoré. Je n'ai pas de mots vraiment pour décrire cette ambiance survoltée. Il suffit de regarder, se faire plaisir, se remémorer ce grand moment. Fuuuuriaaaaaaaa.

La journée se poursuit et finit par passer trop vite. Nous faisons un petit tour sous le chapiteau Guitar Hero, après avoir zieuté un peu Trust et Abd al Malik puis finissons par rentrer avec la sensation que tout est passé trop vite.
A l'année prochaine!
08 juillet 2007
Aux Solidays pour la deuxième journée. Récap' bientôt!
06 juillet 2007
Fakes !
Grindhouse, c'est un dyptique explosif brillamment pondu par les compères Tarantino et Rodriguez, mais également quatre fausses bandes-annonces, concoctés par Rodriguez et quelques guest-stars, bien connus des amateurs de cinéma de genre : Eli Roth (Hostel), Edgard Wright (Shaun of the dead) et Rob Rombie (The Devil's Reject). Que du plaisir.
Machete - Robert Rodriguez
Thanksgiving - Eli Roth
Don't - Edgar Wright
Werewolf women of the S.S - Rob Zombie
04 juillet 2007
Les Chemichal Brothers ce samedi au Zénith
Je vends deux places pour le concert (complet par ailleurs) des Chemical Brothers, qui a lieu ce samedi 7/07 au Zénith.
Est-ce que ça tente quelqu'un ?
Let's come together !
A première vue, ça aurait pu être un pub pour Durex. Je ne sais pas, ça m'a rappelé la dernière en date. La question n'est pas de savoir si cette bande annonce vous excite, mais bien : reconnaissez vous toutes les références cinématographiques utilisées. Bref, peut-être pouvons nous regarder juste sans nous poser de question cette réalisation de la Commission Européenne pour la promo de MEDIA, le programme destiné à promouvoir les films en Europe.
Nous ne sommes pas des putes

Non tu n'es pas la seule. Certains jour je me sens aussi putain, jugée par moi-même l'étant. Avec peu d'expérience, on pourrait réduire les choses à notre propre vécu, diaboliser les hommes, croire en l'inégalité des sexes, penser qu'en tant que femmes, on est victime d'abord, humaine après. Après avoir essuyé plusieurs fiascos amoureux, on se glisse dans la peau d'un grand blessé, handicapé par quelques séquelles, la vie paralysée par ces quelques expériences accompagnant notre entrée dans l'âge adulte. Ce rôle, j'ai aimé le porter parce qu'il est simple à revêtir et que gonflée de rancoeur, les accuser tous de salauds, ça m'a quelque part rassurée. La conscience de ce passé difficile à encaisser ne doit pas rendre défaitiste. Car l'amalgame réalisme/pessimisle est un exercice sans doute trop facile à exécuter.
Ces quelques derniers mois ont changé ma vision de la vie, des relations, des hommes. Parfois j'ai envie de prendre leur défense parce qu'ils sont aussi vulnérables que nous. J'ai arrêté de les détester le jour où je suis devenu l'un d'eux. Pour être plus tolérant, il faut avoir joué tous les rôles. Celui de la victime, mais aussi celui du boureau. La douleur est la même. Celle ressentie lorsqu'on est quitté et celle de quitter et d'être haï pour ça. Il y a une semaine, lorsque j'ai reçu de plein fouet les réactions de celui que j'avais blessé, j'ai compris qu'aucun rôle n'était agréable à endosser. Il y a en chacun de nous tous un dramaturge de génie qui sommeille et s'éveille lorsque l'occasion s'en fait sentir.
Je ne veux plus écrire de drames, ni même les anticiper, car c'est le meilleur moyen de les provoquer.
Il y a des vieux disques rayés qui n'attendent que d'être jetés au lieu d'être écoutés en boucle.
Se jeter à corps perdu dans la conquête d'un passé révolu à venger, n'est qu'une vaine aventure.
On finit à s'ouvrir à la vie lorsqu'on commence à la vivre. Parce que jusqu'ici je ne vivais pas. J'attendais de vivre.
C'est le moment de s'y mettre.
02 juillet 2007
570ème note.

Vue de la Défense
Affronte toi. Elle n'arrivait plus à se regarder dans la glace, un sentiment de honte l'étreignant, les ongles bien enfoncés là où ça fait mal. Le maquillage avait coulé, les joues humides tendaient à la rendre pathétique. C'était un clown triste devant une farce qui avait viré au drame. Elle était trop vieille pour pleurer. Trop vieille pour souffrir de ces affres qu'on développe à l'adolescence et qui devraient passer avec l'obtention du bac. C'était si loin et pourtant la poisse collait au présent, comme un chewing-gum sous la s'melle. L'extraordinaire se mélangeait à l'ordinaire, donnant à la vie un arrière goût de terre séchée, celle qu'on piétine et qu'on bouffe dépité, lorsqu'on n'ose plus demander une miette de pain au voisin. Il fallait ouvrir les yeux pour regarder un simple reflet dans le miroir, mais la brutalité de ce visage déformé par le spleen aurait pu la briser en une demi seconde. Le sentiment d'effroi était palpable. Ses membres s'entrechoquaient au rythme de son claquage de dent, le coeur prêt à être sorti de cette cage pour s'arrêter l'instant d'après de battre. Elle cherchait la voix de l'inconnu, au bout du fil, pour s'assurer de son humanité. Elle s'endormirait à côté d'un autre corps, ce soir et se réveillerait le lendemain, comme si de rien n'était. C'est la vie qui s'en va, parfois à la tombée de la nuit et revient au réveil, au lever de ce nouveau jour, cette nouvelle chance donné à ceux qui veulent la saisir.
27 juin 2007
11h24 : je crois que je vais aller vomir
26 juin 2007
Roxorloops ! Beatboxer style
Ce mec m'a impressionnée. (Merci à Jey de me l'avoir fait découvrir). Regardez un peu pourquoi :



















