22 octobre 2006
Just between us

Merci pour vos paroles de réconfort, votre soutien, votre présence, même virtuelle, mais qui ont la force d'un free hug :)Tu as raison GG. Ca ne sert à rien de conserver son numéro. Le seul moyen de tourner la page est de ne garder plus aucune trace de cette histoire. Je voudrais oublier jusqu'à son prénom, son existence, le son de sa voix qui me nargue sporadiquement lorsque des bribes de conversation reviennent me hanter. Je voudrais faire comme si tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve, noyé dans les abîmes après une bonne nuit de sommeil. J'essaie de me convaincre que je peux être forte, que ce n'est qu'une épreuve comme les autres, que la vie me teste, mais que ce n'est pas une raison pour la détester.
On souhaite parfois que certaines histoires ne fassent que nous effleurer. A peine nous touchent-elles, nous les effaçons aussitôt de notre mémoire. Il n'est pourtant pas facile d'oublier les blessures, car même si l'on tente d'occulter la douleur, il faut du temps pour que la plaie se referme. Je me demande souvent pourquoi il est nécessaire de souffrir gratuitement. Certainement pour s'endurcir. Je me sens comme un funambule en déséquilibre, sans filet de sécurité. Au moindre choc, j'ai l'impression de pouvoir cesser de vivre. Mais vivre, c'est aussi prendre des risques. Et faire confiance en est un. La confiance trahie fait aussi mal qu'un crash d'automobile. Le corps s'immobilise. On se demande si l'on peut en sortir vivant. Le temps de se rétablir et l'on apprend petit à petit à revivre, remarcher, respirer comme avant, comme si l'on a jamais été blessé, même si jamais plus rien ne sera comme avant.
On ne peut rester inchangé.
Je suis profondément blessée. Mon chagrin a l'odeur de la peinture fraîche qui met des semaines à s'évaporer. Même si je relativise, je n'arrive pas complètement à m'enlever de la tête cette douleur lancinente qui s'élance parfois dans des envolés lyriques. Je pleure en silence, la tête entre le mains, avec ce besoin d'étouffer pour me sentir revivre après la tempête.
Le matin, tu te réveilles et la seule chose que tu souhaites, c'est ne plus jamais avoir mal, être comme un superhéros, pour qu'on ne puisse plus jamais t'en faire. Tu sais que ce n'est pas possible, alors pour ne pas sombrer, tu serres les dents, jusqu'à ce que le trop pleins déborde de tes yeux. Ca se reproduira encore tant de fois que tu finis par accepter la tristesse comme une routine.
Manger, boire, faire l'amour, pleurer.
Depuis deux jours, Il est très attentionné à mon égard. Loin d'avoir perdu tout confiance en Nous, cette épreuve a eu l'effet inverse de qu'Elle aurait pu prévoir. Je nous trouve plus complices, avec des liens qui se reserrent jour après jour, un amour qui grandit, fortifié par les jours de pluies, survivant aux orages.
Non, rien ne sera plus jamais comme avant. Ca sera bien mieux.
Bande-son : How to save a life - The Fray (comment ça je suis une monomanique de Grey's Anatomy ? Pour avoir regardé les quatre premiers épisodes de la troisième saison, je ne peux que soupirer de bonheur et pleurer à chaque épisode ! )
05 octobre 2006
Crie et jouis (spour ça qu'il me dit tout le temps qui je suis vulguaire !)

J'ai eu l'impression, en ouvrant les yeux ce matin que l'on m'avait décapitée durant la nuit. Au réveil, j'ai eu du mal à retrouver ma tête qui gisait par terre à quatre kilomètres du lit. Je n'ai plus de voix pour chanter sous la douche, ni de force pour passer l'aspirateur à 4h25 même si ce n'est pas l'envie qui me manquait. Je me traîne mollement dans la salle de bain, retrouve dans l'évier la lentille égarée hier, découvre dans un texto qu'à minuit 40 chéri était à la porte de chez lui, mais apprends avec soulagement dans un mail qu'il fut bien rentré une demi heure plus tard à l'arrivé de son ami et colloc'..
En ce moment, je ne suis pas vraiment dans ma période métal, puisque je bloque depuis quelques jours sur le très bel album "Eyes Open" (plutôt pop) des petits protégés de U2, Snow Patrol. D'autant que la sublime chanson "Chasing Cars" est celle qui clôture la deuxième saison de Grey's Anatomy... Je vous passerais un ptit autre clip dans un futur post, histoire de pas spoiler la fin de la saison.
J'ai la tête encore pleine d'images du concert de la veille, incroyable, mémorable, bluffant, déçue de ne plus avoir d'appareil photo pour immortaliser cette soirée. J'attends la vidéo de Chéri pour vous montrer, parce que le son est pathétiquement inaudible sur la mienne. Depuis ce matin, j'écoute la disco complète de Oomph que je suis donc allée voir à l'Elysée Montmartre avec Lui. Quelle claque. C'était complètement prodigieux. Après une première partie qui réussit à peine à motiver la foule, l'arrivée des allemands a rendu les spectateurs hystériques, moi y compris. Puis le temps s'est arrêté. Les artistes ont fait leur show, communiant avec un public réceptif qui se donnait à 300%. Quel pied. Des cris, du jumping, très peu de pogo finalement, des explosions d'enthousiasme. L'ambiance était vraiment incroyable.
Au bout d'une heure et demi de concert (de métal allemand !), t'as l'impression d'avoir fait l'amour non stop pendant trois heures d'affilée. Du bonheur, en sueur, pourvu que ça dure encore, plus c'est long , plus c'est... Et puis y a le rappel. Et puis ça semble encore trop court. Viennent courbatures et extinctions de voix et cette impression de planer et encore ce bonheur presque orgasmisque. Bref, ce fut un très bon concert.

Le moral a repris des couleurs. Sans avoir la forme d'un coureur de fond, ça va mieux qu'en début de semaine où pour note j'écrivais ça :
Il y a des jours comme ça. Tu te lèves, t'as envie de crever, le spleen au bord des lèvres, les larmes au fond des yeux. Et tout ça sans savoir pourquoi. T'as envie de donner des coups de poing au soleil, le noyer dans ton cafard pour te réchauffer, cafter à la vie ton mal être matinal qui n'a rien à foutre là. La bouilloire dans la cuisine ronronne. C'est infime, mais assez agaçant pour avoir envie de casser un mur avec les poings ou la tête d'un autre. Le petit des voisins pleure. Il n'y a que le silence pour amplifier sa voix. Ca va être une bonne journée parce qu'aujourd'hui je ne parlerais à personne.
Cette nuit ça fera cinq mois ! Eh bien oui, ça me fait plaisir de le dire quand même et d'y songer tout de même... Ich liebe...
Oomph! & L'Ame Immortelle-BrennendeLiebe
03 septembre 2006
Avec Sukie, je positive

Zhang Yiyi
La vie est-elle tellement marrante?
La vie est-elle tellement vivante?
Je pose ces deux questions.
La vie vaut-elle d'être vécue?
L'amour vaut-il qu'on soit cocu?
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond.
Et je bois systématiquement
Pour oublier le prochain jour du terme
Je bois systématiquement
Pour oublier que je n'ai plus vingt ans
Je bois sans y prendre plaisir
Pour être saoul
Pour ne plus voir ma gueule
Je bois dès que j'ai des loisisrs
Pour ne pas me dire qu'il faudrait en finir
Boris Vian, Je bois
Je voulais tout d'abord vous remercier pour vos mots de réconfort, pour votre présence, lisible ou non, votre soutien aussi Je vous suis reconnaisante. J'ai un peu plus de courage pour aborder la situation en toute sérénité. Pourvu que cela continue.
J'ai pleuré quelques stations, puis le métro m'a englouti et les vapeurs sous-terraines ont étourdi ma tristesse. Je suis rentrée à la maison sans enthousiasme, ni folie. Un peu comme quelqu'un à qui l'on vient d'annoncer une cessation partielle de son activité amoureuse. La méthode Coué vient m'aider à encaisser le coup et en mode repeat, je m'entends dire "trop chouette la vie, non mais trop chouette la vie". trop chouette la vie, non mais trop chouette la vie. trop chouette la vie, non mais trop chouette la vie. et ainsi de suite... Qu'aurait dit Monsieur Hibou s'il était passé par là. Bon mokay, je sors.
Je me suis réveillée avec un mal de tronche ingrat, les yeux gonflés par le blues nocturne et les mains sournoisement engourdies, comme chaque fois que j'ai trop bu la veille. J'imagine que les voisins m'ont entendu sangloter. J'ai le souvenir d'y être allée un peu fort. Je me suis finalement écrasée dans les bras de Morphée toute habillée, après avoir mis fin à une discussion avec Lui qui n'a au bout du compte rien résolu. Je me suis assoupie le combiné sous l'oreiller. J'ai dû dire quelques bêtises après cette bouteille de rouge décimée en moins d'une demi-heure. Il restait encore une Smirnoff Ice dans le frigo, mais je n'ai pas eu le courage de me traîner jusque là. Je me demande comment j'ai fait pour éviter le coma éthylique, étant donné qu'au bout de deux verres, je suis généralement nervous breakdown. Je l'ai triste cet alcool, ce merveilleux révélateur de spleen. Hier soir, il n'a fait qu'accélérer mon immersion dans le sommeil et l'oubli. J'ai raté la Star Ac', mais après quelques clichés captés en coup de vent (un portuguais croyant, poussant les portes du Paradis et filmé dans une église en train de prier sa victoire), j'ai délaissé les sornettes de la télé-poubelle pour Vienna Teng et sa nostalgie naturelle qui vous serre toute entier dans ses bras en quelques notes et trois éclats de voix.
Ce samedi matin fut semblable aux autres jours. Je me lève vers sept heures moins le quart avec un épisode de Daria qui a tout pour me remonter le moral. Ca va un peu mieux. Ce qui est formidable, lorsque vous êtes cyclothymique c'est que les orages et les éclaircies se succèdent aussi naturellement que le jour et la nuit. Revigorée, je pars faire des courses à la première heure, remplis le caddie allégrement pour dépenser le dernier chèque du stage. Comme les grands, je décime le rayons légumes et fruits, fait une razzia sur les produits ménagers. Le boucher m'accoste et me demande si je veux voir son superbe rayon fromage, après quoi, il me fait part de l'existence de son labo duquel il voit les clients qui lui font souvent coucou. J'ai peur qu'il ne m'y entraîne. Je rejoinds subtilement la caisse
De retour, j'ai cherché des activités pour m'occuper l'esprit. Le ménage, la cuisine, l'abrutissement devant la télé avec un verre de je-ne-vous-dirais-pas-quoi-sinon-vous-allez-penser-que-je-suis-une-alcolo et morceau de trucmuche à la dinde pris en sandwich entre deux tranches de pain de mie sans croute. Que du fun ! Je me rémémore entre temps la présence du fameux chat des amis, gardé trois semaines, grâce à son empreinte indélébile qu'il m'a laissé l'avant dernier jour en vomissant sur ma moquette bleue. Merci Mimine.
J'ai quitté l'appart et ai erré dans les rues de Paris avant d'entamer le fameux rituel féminin : nouvelle situation, nouvelle coupe de cheveux. J'ai filé chez mon coiffeur et pendant qu'un trisomique à coté de moi s'amusait à tripoter les fesses de toutes les coiffeuses environnantes, je choisis ma nouvelle couleur. Des clips thaïlandais passaient sur les écrans plasma, quelques hommes semblaient n'être venus que pour mater le personnel et blasée comme je suis, je soupire 153 fois d'affilée avant d'aller me faire triturer la tête. J'avais dans l'idée de redevenir complétement brune, parce que comme Il disait, c'était que de la customisation devenue banale. Le tuning d'asiatique s'est transformé en clonage facile. Blonde, rousse, cuivrée. Toutes les mêmes. Un peu nigaudes parfois, comme la patronne qui lorsque je lui demande combien ça me fera en tout, compte sur ses doigts. Pour sortir du lot, il faut rester soi-même. J'ai finalement craqué pour un rouge profond afin de ne pas trop jouer la bête à Panurge et finis chatain caca. Je ne comprends pas. Je suis agacée.
Tu vois Milou, c'est ironique. Il y a un peu plus d'un mois, je te disais que je me laissais jusqu'à septembre pour décider si c'était bien Lui qu'il me fallait. Je préfère laisser le temps faire les choses, partager des souvenirs avec l'autre pour prendre conscience de mes sentiment plutôt que d'adopter la solution de pause pour évaluer le degré de manque. Les choses finissent par s'éclaircir d'elles même, avec l'expérience. Premier septembre et je me prend un peu tout dans lea gueule sans m'y attendre. Bien fait pour moi.
Qu'est ce qui est pire après tout ? Se dire que c'est fini ou que ça va bientôt peut-être l'être. Nous ne sommes pourtant pas tout à fait séparés. Le sens du détail est important dans ce cas précis. Ce pas tout à fait est un peu mon filet de sécurité.
Je suis dans l'attente. J'ai de l'espoir. Quoiqu'il arrive, j'ai encore un peu de chevelure à sacrifier.
29 août 2006
Mille manières de voir

Ashlee Judd
On vit a une formidable époque où la tendance est de donner à chacun l'opportunité de se réaliser de mille façons. Si tous, nous avons des aspirations différentes et voudrions pouvoir en une seule vie combler tous nos rêves, il est sans doute possible aujourd'hui d'atteindre cet objectif. Nous ne sommes plus astreints de nos jours à passer 40 ans dans la même boîte, ni même d'évoluer dans le même secteur jusqu'à ce que vieillesse survienne. C'est de cette manière que j'ai envie de penser afin de ne rien regretter quelque soit les choix que je pourrais effectuer dans les jours ou les semaines à venir. On a encore le temps devant nous, presque toute la vie, pour faire, défaire, refaire, changer de couleur, voir, découvrir d'autres facettes du monde, se reconvertir des dizaines de fois etc. Je prends modèle sur ceux qui ont réussi, qui ont commencé quelque part, pour finir ailleurs, ont trotté sur leur bonhomme de chemin en avançant tout droit, puis zigzagué, dévié à gauche et à droite, mais toujours en étant guidé par la passion et la détermination d'arriver là où leurs envies les attendaient. J'admire, je puise l'inspiration, j'optimisme. Et bien voilà, le départ dans la vie, c'était hier, mais aussi aujourd'hui et puis dans les demains à venir. Il y aura toujours des choses à réinventer, à construire, à déniché là où l'on ne pensait pas trouver et puis malgré le courage qu'on mettra pour bâtir nos châteaux de vie qui parfois pencheront sous la tempête, il faudra rester fiers de nos réalisations et garder la tête pleine d'autres projets à venir pour ne jamais être vides de tout espoir. Je ferme les yeux et j'imagine que malgré le chemin semé d'embûches qui nous attend, il faut penser que comme tout, même les soucis sont éphémères, qu'ils se noient dans une larme ou qu'ils soient emportés au loin par des arcs en ciel de bonnes nouvelles. Donc, on serre les dents et on avance.
12 août 2006
La vie, cette incertaine

Nous vivons en déséquilibre permanent. C'est lorsque les choses semblent acquises ou évidentes que justement la vie vient subitement nous démontrer le contraire de nos certitudes.
On ne peut être sûr de rien, même pas de nos sentiments à l'instant T, où les émotions prennent le dessus, où la raison s'écrase et se tait. Il y a une semaine encore, justifiant mon incapacité à y voir clair quant à ma relation avec Lui, je décidais de lui proposer une pause. N'y voyant dans cette démarche qu'une manière quelconque de faire le point avec moi-même, Lui, au contraire, craignait que le terme cité, ne soit qu'un euphémisme de "rupture". Est-ce qu'il faut croire que les relations pérennes sont celles qui abritent sereinement jour après jour un ciel sans nuages ? Mon histoire personnelle jusqu'ici m'avait démontré que les doutes étaient nécessaires pour consolider l'édifice. J'avais besoin de chanceler pour être stable, de tomber pour être plus forte, de m'interroger pour trouver des réponses. Il n' y avait pas une montagne d'efforts à faire pour se sentir bien ensemble. Je voulais croire à toutes les possibilités, même de celle de rabibocher les fissures par lesquelles s'engouffraient des courants d'air blessants. Il fallait un déclic, un éclaicissement de la pensée. Une semaine plus tard, le cours des choses n'était déjà plus le même. Je l'aimais avec moins di'nconfort et d'incertitudes. Notre relation s'épanouit dans son printemps le plus charnel. Son départ de cinq jours en vacances me donne un aperçu de ce sentiment de manque parfois douloureux que l'on peut éprouver à la séparation de sa tendre moitié. L'épisode de l'aéroport fut une fois de plus un cap difficile à passer. Une pause artificielle que j'aurais pu éviter en acceptant de partir avec lui. Je pourrais vous écrire un chapitre sur tout cela, mais il n'est pas nécessaire de vous étaler l'ampleur de nos sentiments. Je suis convaincue que le temps a ce pouvoir inestimable de nous changer et par la même occasion de modifier le visage de ce que l'on vit. C'est une question de confiance qu'il nous est permis de lui accorder. Même si les choses ne sont pas tous les jours roses ou aussi simples que l'on voudrait, il faudrait croire à chaque instant que tout peut aller mieux.
Le repos est ce qui me manque. Après avoir touché le fond de la piscine il y a trois jours, je remonte peu à peu à la surface. J'ai finalement réussi à décrocher un entretien avec mon boss pour discutailler de mon avenir dans la boîte. J'aurais dû sentir dès le départ que cette histoire était une immense arnaque. Dès le jour où que je l'ai rencontré et qu'il s'est comparé à Bukowski, j'avais repéré l'anguille sous roche. Le programmeur m'avait prévenu "Les gens ici ne restent pas plus de six mois". C'est ce que j'aurais tenu. Lui deux ans, mais dans une semaine, lui non plus ne sera plus là. Dans deux semaines, l'aventure s'arrête pour moi également. L'avenir est plus qu'incertain. La seule pensée que j'avais sur le moment était que je haïssais cet homme qui pendant une demi-heure s'était acharné à me rabaisser. A la fin, je me sentais comme une merde, mais Lui avait raison. Il était vain d'écouter les imbéciles, de croire les gens imbus d'eux même, de se laisser abattre par des cons sûrs d'avoir raison. La vie devait continuer, mais ce n'était pas évident l'autre jour pour moi, de remonter à la surface tant que je n'avais pas touché le fond. Je repensais à ces années de travail détruites par des paroles qui à chaquemot écorchaient mon amour-propre et ces efforts erreintants. Mais ce n'était rien. Non rien. Que devais-je penser de cette proposition calomnieuse. "Je t'aime bien tu sais. Il y en a avec lesquels je ne discute même pas. Ca me ferait de la peine si tu nous quittais. Je te propose de prolonger ton stage, ce qui économiquement serait bien pour nous. Ou bien un cdd ou un cdi, mais on fait le point tous les 15 jours et je te vire quand je veux". Bref, j' l'ai mal pris, encore plus quand il a sous-entendu que je toucherais un smic. Si mon bac + 4 était bien aiguisé, je lui aurais bien crever quelque chose avec.
Voilà donc deux jours que je m'active à redessiner mon avenir, sans espoir que quelque chose tombe du ciel par miracle, mais juste avec l'envie de montrer à d'autres ce que je vaux. Bien sûr, jeune et imparfaite, j'ai encore à apprendre, mais je ne veux plus me laisser couler stupidement. Merci à Lui, pour m'avoir soutenu et pour avoir eu les mots qu'il fallait pour me sortir de là.
Puis le week-end est arrivé. Comme les keupins et les keupines, je suis rentrée chez les parents avec mon baluchon de linge sale et des bonnes nouvelles pleins les poches. Mais comme la vie n'était toujours pas simple en cette fin d'été, il y eu encore des malheurs.
J'avais le désir de voir l'infortune vécue avec ma carte de transport comme une métaphore de la vie. Partie au cinéma en pleine journée pour me détendre (j'ai séché le boulot avec un prétexte à la noix. Han oui Haaan), au moment de reprendre le métro, je m'aperçois que ma carte s'est volatisée. Me repassant le scénario de la journée, j'espèrais fort avoir égraré cette rebelle au ciné. La séance en cours, j'attendis une heure et demi avec angoisse le moment de pouvoir vérifier qu'elle était bien là-bas. Pendant tout ce temps, je gambade à la Fnac me changer les idées, vais marcher pour oublier, veux absolument retrouver la mignonne. Cinq minutes avant la fin de la séance, quelqu'un m'accompagne dans la salle. Derrière l'écran je croise fort les doigts, espère qu'elle serait juste planquait là, que je la retrouverais aussi facilement que je l'avais perdue. Mon coeur battait fort. Oui pour une simple carte de tranport et alors ? Je voulais que tout soit simple, qu'il n'y ait aucune difficulté. Montant les marches fébrilement lorsque la séance fut terminée, j'eus la joie de m'entendre dire "Pouvez vous me donner ma carte s'il vous plait, celle qui est là ?". Ouf. Oui, résolution presque instantanée. L'histoire d'une heure et demi. J'espèrais que la vie eut le même shéma. Une histoire de victoire en différé, mais de victoire quand même.
Viennent ensuite les impératifs de la vie. Hier soir, partie à l'aéroport accompagner mes grands-parents, nous avons dû annuler au dernier moment les billets d'avions à cause du piteux état de santé du couple. Mon grand-père est entré à l'hopital ce matin, ma grand-mère rétrécit de jour en jour. Pour moi, c'est la plus grande trahison de la vie. Je hais cette perspective de perdre un être cher. Que pouvions faire d'autre que de nous préparer comme dit mon père. Cela fait déjà un bout e temps que je vous parle de son problème de santé. Chaque fois, j'ai l'espoir d'un sursis. Mais il y a un moment, où il faut accepter. Je suis épuisée. Hier soir, lorsque je portais sur mes épaules ma grand-mère, j'ai repensé à ma jeunesse passée à côté d'elle dans le lit à écouter les histoires de jeunesse qu'elle me relatait.
Je souhaite que tout aille mieux. Que maman arrête de pleurer, que ma famille dispersée aux quatre coins du monde aussi.
Et si le ciel bleu n'est pas loin, qu'il ramène vite ses fesses par ici. Merci.
Je rentre chez moi. Pas d'internet ce soir. Mais à demain. Et bonen nuit les petits !
08 août 2006
Un mélange de.
pas d
Natalie Portman
Je me suis endormie devant Grey's Anatomy, la tête enfouie presque sous les draps pour échapper à l'odeur du chat. Moi qui en voulais un, garder celui d'un copain m' a dissuadé en seulement deux jours. J'ai enquillé trois bâtons d'encens et une multitude de pschiiiiiiiiit de ce parfum trop fort qu'est Angel. En rentrant chez moi tous les soirs, j'ai en tête la chanson de Phoebe "Tu pues le chat". C'est angoissant.
Réveillée à 6 heures ce matin, je me suis vite préparée pour gambader. A 7h30, j'ai pris mes jambes et j'ai quitté le 20ème. Descendant l'avenue Gambetta, j'ai fait un saut dans une fameuse boulangerie pour me donner du courage. Des rues, encore des rues. Trop longues pour certaines, j'ai l'impression que ce Chemin Vert à duré presque une demi heure. J'arrive à Bastille, puis traverse le Marais. A neuf heures moins le quart j'arrive au bureau, avec une bonne heure d' avance, seule, heureuse de pouvoir envoyer des cvs et lettres de motivation sans avoir peur de me faire surprendre par un oeil égaré.
Bilan de ma première semaine d'indépendance. Incontestablement, sans Internet, les soirées sont mornes, mortes, momifiées. Non, heureusement, la bibliothèque est pleine, la télé crachote des imbécilités rigolotes (le retour de La roue de la Fortune avec une blonde idiote me remplie d'extase) et il reste des pages blanches sur mes cahiers à interlignes trop grandes. Je mange comme une junkie, crame mes omelettes, bois du rouge pour oublier, appelle chéri pour lui dire de rappliquer le jour d'après puis celui d'après encore... Bref. Félicitation à Lui, qui vient d'être accepté dans une graaaaaaaaaaande agence de com'. Mon admiration et ma fierté ne cessent de s'épanouir. Quelle joie. Encore une fois, ça m'a surmotivée pour partir d'ici, écrire mon bouquin qui traîne deuis dix ans, être plus ambitieuse qu'ambitieuse, trouver mieux parce que je n'ai pas envie de commencer ma carrière dans un taudis. C'est tout de même exaltant d'avoir un modèle au quotidien qui vous tire par le haut. Merci namour !
Chéri m'a offert le plus grandiooooooose des cadeaux pour nos trois mois (whOOOOOOoooooooooh RECORD !). Je fantasmais devant à Darty. Il a tranformé le rêve en réalité. Un Blender ! oui un Blender qui fait bien dans ma cuisine :) Quel joie, quelle belle mélodie que celle de ces fruits qui se mélangent, quelle onctuosité dans ces mixtures hummm... Oui je suis une psychopathe et alors...
L'été roule comme une boule. La vie redevient douce après une demi-tempête qui nous aura donné bien plus de peur que de mal. Le jour où tout s'éclaire, on se sent beaucoup mieux, surtout lorsque notre moitié nous aide à mieux nous comprendre, à comprendre la vie, nos attentes, la destination où il fait bon vivre à deux. Il suffit de se ressaissir, de croire que c'est possible, de vouloir cette possibilité. Si je ne tenais pas en équilibre depuis un certains temps, j'ai fini par arrêter d'avancer à cloche pied en enlevant ces petits gravier de mes chaussures. Après avoir douté, spleené, angoissé... j'ai fini par reprendre la route en courant tout droit avec de l'optimisme dans le sac à dos des sourires dans mes nouvelles chaussures de cosmonautes. La vie me voici !
Merci à Igalou pour ce fabuleux lien :
03 août 2006
En août, retrouve ceux qui te plaisent

Leelee Sobieski
Depuis que je n'habite plus chez moi, les appels téléphoniques de ma mère ont quadruplé. Elle m'appelle, je l'appelle, nous nous appelons. Heureusement, j'ai remarqué qu'elle s'y prenait à des heures régulières, ce qui me permet de me préparer psychologiquement, mais ça ne m'empêche pas chaque fois de hausser le ton. Ca m'exaspère, me fait rire, puis m'irrite, enfin me blase. Mais je m'y fais. Après tout. M'enfin. Quotidiennement donc, je me conditionne vers 8h30, 9h30, 19h, 21h et même parfois 23h. Bref. Le cordon du téléphone semble être un moyen efficace pour me retenir un peu plus. Ca ne doit pas être bien difficile de le couper avec une bonne paire de ciseaux. Il faut juste savoir s'y prendre pour que cela se fasse sans douleur.
Ce matin, elle en avait de bonnes à me dire. Des ptites paroles qui croquent sous la dent, tellement croustillantes que j'ai hurlé dans le combiné en pleine rue et ai déniché au même instant une idée de génie pour mon roman. Mais c'était tellement... Mais elle est trop... C'est si... Que voilà ! Je ne vous dirais rien de plus. Si mon bouquin ne voit pas le jour, j'emporterais ce secret dans ma tombe.
Ce mois d'août est le mois des retrouvailles. Après avoir rendu visite hier soir à une amie proche habitant à deux pas de mon nouveau chez moi, et que je n'avais pas vu en chair et en os depuis plus de six mois (fortunately MSN, connecting people), je reçois un appel ce matin du fameux Wass (l'ancien graaaaaaand bloggueur) dont je souhaitais l'anniversaire il n'y a pas si longtemps. Oui cela fait bien neuf mois que l'on ne s'était donné de nouvelles. Le temps de faire un gosse, ou juste de voir sa vie évoluer. C'est pour la deuxième solution que nous avons opté lui et moi. La blogosphère donnant la possibilité de tisser des liens, il faut croire que certains ont du mal à se rompre du jour au lendemain. Des retrouvailles bien joyeuses autour d'un déj' copieux au Quick du coin, avec un Wass dans une forme estivale, rayonnant, épanoui professionnellement, sexuellement, heureux tout court avec une joie de vivre indétrônable. Le bonheur des autres semble agir comme un laxatif de bonne humeur. Voir des gens optimistes donne envie d'être optimiste. Voir des gens chanceux attire la chance. Voir des gens satisfaits de leur vie donne une impulsion à vouloir rendre meilleure la sienne. J'ai toujours été admirative devant sa capacité à prendre les choses du bon côté et indéniablement c'était certainement le secret du bonheur. Le Wass inchangé, inchangeable, roi du JTR (j'ai toujours raison), m'aura donné la chance d'entrevoir l'espoir d'une vie réussie si je le veux bien. Nous nous sommes promis de nous revoir avant qu'il ne devienne Monsieur ou Papa. On ne sait jamais, avec ces histoires de neuf mois d'écart.
Au boulot, on m'a donné un agenda 2007. Stop kewl oui. Peut-être que je devrais prévoir des dates. Du style partir en Australie si j'en ai ras-le-bol, à New York si les keupines y vont, fuir la vie que le spleen emporte, retrouver le sourire qui tourbillonne au fil des saisons. Planifier quoi.
Je m'arrête là. J'ai écrit ce post par petit bout tout au long de la journée à cause d'une masse de travail indigeste. Je m'en vais rendre la fatigue. Bon appétit bien sûr.
02 août 2006
Be Hot & Happy

Katherine Heigl
Songe d'une nuit d'été. Pas un bruit, pas une présence. La soirée s'aromatise d'un calme apaisant. Seules quelques voix en provenance du petit écran me bercent doucement, accompagnées du ronronnement nocturne des automobiles qui défilent trois étages plus bas. Je zappe chaîne par chaîne pour trouver quelque chose d'intéressant à regarder, puis me résigne à rejoindre les bras de Morphé. L'excitation de cette première nuit passée seule hors du concon familial m'insomnise jusqu'à minuit à peine. Le sommeil devient lourd, prenant, agressif, je m'endors aussitôt dans ce grand lit froid où je peux me ballader sans géner personne. Réveillée à 5h' par la fraîcheur matinale, j'enfile les épisodes de Grey's anatomy enregistrés le jour précédent puis me prépare doucement.
Le calme. Dieu que c'est beau. Les cris des gosses du voisin auquel je m'étais habituée ne me manquent guère. Ici, j'ai l'impression d'être en maison de repos. Personne ne viendra m'importuner alors que j'ai encore les yeux collés aux rêves. Pas de commentaires irritants, de réflexions dérangeantes, la télé est ma seule compagne. L'absence du pc m'atteind bien moins que ce que je pensais. Trois heures plus tard, j'en retrouvais un autre au boulot. Mais tout de même.
L'appart' est accueillant, donne envie d'appeler les potes à venir s'assoir en tailleur autour de la table basse pour se raconter la vie ou siroter des bières dans la petite véranda. Et puis cette jolie moquette bleue qui nous invite presque à nous y rouler dessus ! Il pourrait y avoir de jolies soirées ici. On est bien. Tout seul, à deux, à plusieurs, dans ces 28 m² à partager. C'est comme dans un rêve, en mieux, en vrai.
Il faut tester le lit pour deux à deux. Il faut finir la bouteille de rouge. Il faut utiliser les lardons achetés au Franprix du coin. Il faut chuchoter à l'oreille de sa moitié qu'un peu d'intimité c'est plaisant et sucré. Il faut aller rendre la visite à l'amie proche qui habite à cinq minutes à pied. Il faut profiter de ce début de d'indépendance qui flirte avec ma joie d'être libre.
03 juillet 2006
No desperate summer

Desperate Housewives
Les temps sont durs pour les bloggueurs, les cinémas, les bars et
restaus sans télévision un soir de match, les thermophobes. L'été, la
Coupe du Monde, les soldes, la chaleur écrasante, les coins d'ombre
caniculaires... La foule se concentre, jubile d'un seul
coeur dans un élan patriotique, se bouscule dans les rayons et devant
les écrans plasma, fusionne devant la victoire. Quelque part, je trouve ça
beau un pays en liesse. Je ne suis pas si différente des autres.
J'exulte aussi de voir l'équipe de mon pays gagner contre d'autres plus
forts (ou pas), parce qu'elle a été tant critiquée et montrée du doigt
par la presse étrangère (et par certains d'entre nous aussi). Le ptit vieux à côté duquel je me trouvais
samedi soir
l'aura bien compris. Je suis expressive lorsque je joue les supporters.
Car comme beaucoup d'autres, le coeur
battant et les mains aussi, je regardais debout dans un bar des
hommes courir derrière le ballon rond et frémissais à chaque occasion.
Je ne sais que répondre à Monsieur lorsqu'il me demande ce qu'il y a
d'exaltant à supporter ce genre de manifestation. Peut être parce que
la
coupe du Monde, c'était un peu une version 2.0 du football, avec un
regain d'intérêt pour l'esprit communautaire et participatif. Ce qui me
fascine, c'est ce pouvoir qu' a cet événement de rassembler les gens.
J'aime ce bonheur collectif, même si ce n'est que du sport. Après tout,
c'est jouissif d'être heureux ensemble, à mille ou plus.
Sans transition, la semaine passée fut à la fois jubilatoire et
difficile. Malgré une angine qui n'était pas de saison et un mal
étrange dont je me suis vite débarassée, j'ai réussi à passer avec brio
mon oral de mémoire. Quelque part, même si le manque de confiance en
moi m'a prise en otage jusqu'à la dernière minute, l'examen final aura
eu lieu avec un soupçon de chance apportée par ma bonne étoile. Pourtant j'étais mal partie. Levée à 3
heures du mat', écrasée par un sommeil maladif, j'ai commencé dès 9
heures par une séance de ciné pour me changer les idées, mais le
dernier Gilliam (Tideland) me déprima totalement. Revenue en hâte à l'école,
j'ai finalisé ma présentation powerpoint un quart d'heure avant la
prestation. C'est tout moi ! Finalement, le jury ne se douta en rien de
ce
parcours de procrastineuse et me félicita même du travail fourni, avec
en prime l'opportunité sans doute de faire une conférence sur le web
2.0 au sein d' un groupe
de presse et pourquoi pas une petite chance dembauche si je me bouge un
peu pour... Oh oui, oh oui merci la vie !
Aujourd'hui, le boss revient de vacances. Nous nous étions vite habitués à son absence. L'ambiance à l'agence était devenue plus sereine. Le stress regagnera chacun après avoir déserté les bureaux lors de ces deux semaines bien tranquilles.Enfin, c'est ce que je prédis. Il devrait exister une loi permettant aux salariés de renvoyer leur patron. Quoiqu'il ne serait pas difficile pour nous de nous plaindre de harcèlement moral ou même d'appeler l'inspection du travail pour qu'elle vienne se rendre compte de l'arnaque montrueuse opérée entre ces murs. Bref, je ne m'étalerais pas là dessus... S'il m'apelle encore "petite", je lui casse les pattes arrière, c'est moi qui vous le dis !
Ce
week-end j'ai continué ma série de photos inutiles. Je me rends compte
que ce besoin compusif à capturer ces instants de la vie me tenaille
comme si j'avais peur de perdre quelque chose ou d'oublier avec le
temps ces bouts de vie. Alors je shoote à tout va, tout ce qui me
passe
sous les yeux. Et comme me faisait judicieusement remarquer mon homme,
s'il advenait qu'un jour je devienne amnésique,
je saurais au moins au jour le jour ce qui se sera passé dans ma vie.
Good job guy ! Mais quelque part, comme tout ce qui était
palpable, ces photos pouvaient disparaître tragiquement du jour au lendemain.
L'expérience s'est produite la semaine passée lorsque je me suis
aperçue que
mon disque dur externe me faisait la tronche. Il s'était enfoncé dans
un mutisme total, refusant catégoriquement de me rendre mes
souvenirs. Trois ans de ma vie partis en
fumée. Films, photos, musiques. Ne restaient plus que les images
fixées sur les parois de ma mémoire. Mêmes ces bijoux numériques
n'étaient pas immortels. A quoi bon. Etait-ce important de garder une
trace de tout ce qui nous arrive. Pour moi ça l'était. J'ai finalement
pu récupérer ces instant si chers grâce au miracle informatique, mais
tout de même, quelle frayeur... Et mon amnésie alors !?
Série de photos sans intérêt :

Photos de pieds (d') amoureux


Un Mojito bien frais et un Spécial Objectif Lune, cocktail au nom de la maison pour bien aborder l'été
Ce week-end, je me suis prouvée également que je ne tenais toujours pas l'alcool. Après deux verres de rhum, je me suis tranformée en espèce de Bozzo le clown se faisant rire lui-même. Alors je ne vous raconte même pas l'effet de trois verres de rouge... Oui messieurs dames, deux mois de couple ça se fête bordel ! :)
Un peu plus sain dans le genre, nous avons testé avec Monsieur le juice Bar Soup & Juice situé à Bastille. Un concept plutôt symptahique vous permettant de déguster des cocktails de légumes et de fuits aux noms et aux contenus plus sexy les uns que les autres. Curieux des saveurs que ces mélanges pouvaient offrir, nous avons testé le Green Detox (Concombre, menthe fraîche, cresson, gingembre, poudre d'herbe de blé, pomme) et le Radical Boost (Raisin, pomme, ananas, figue, gingembre, jus de poire), avec une nette préférence pour le second. Pour être "in", il faut dire que l'on consomme des "smoothies" ("boissons fouettées et veloutées à base de fruits, de légumes frais et de protéines lactées ou de soya qui font fureur depuis longtemps sur la côte ouest américaine"). Les prix sont abordables, les cocktails faits en live, la dégustation à tomber des nues. A tester !
L'adresse :
• "Le Bar à soupes"
33, rue de Charonne, Paris XIe
Tél. : 01 43 57 53 79.
Métro : Bastille ou Ledru-Rollin.

Miam, des fruits & légumes frais


Une carte complète pour tous les goûts
Bon début de semaine à tous. Et surtout mangez sain !
Une sukie à la diet.
26 juin 2006
Ha ! Like Happiness !

Kate Winslet
Petite musique de chambre : Disturbed / Down with the sickness
Et la vie sourit, sans raison, c'est ainsi. Je cherche une vie heureuse, une vie à deux, à plusieurs, en fous rire, en couleurs, en noir et blanc sur laquelle viendraient s'échouer des lucioles pour mieux nous éclairer. J'ai de nouveau mis la musique à fond dans mon casque et j'avale les notes avec délectation, comme on gobe les mouches, la bouche ouverte, pleine d'espoir et d'excitation. Dans mon ventre papillonne des frissons et s'emballent avec euphorie des arcs en ciel surgissant après la pluie.
Ce soir, je ressens un manque immense, provoqué par son absence et subis ces jours qui s'allongent parce qu'il n'est pas là. Ce genre de sentiment finalement qui vous rend un peu plus humain, un peu trop vivant. J'aime cette relation presque trop intense dont je suis prisonnière et dont je ne veux pas me défaire. Au contraire, je souhaite qu'il me menotte à notre histoire, juste pour quelques temps, histoire d'apprécier pleinement cette résurgence de l'espoir en l'amour. Je me laisse glisser sur ce tobogan, comme une gamine, de trop haut, avec l'adrénaline d'une première fois. Hé namour, je t'aime ! :)
Aujourd'hui, j'ai appelé Nico pour qu'il vienne récupérer une fois pour toute sa mob' qui prend la poussière dans la cave de mes grand parents. Il m'accueillit froidement, me sommant de ne plus l'appeler pour éviter que sa mégère ne l'apprenne "tu es bien avec ton copain et moi enfin avec ma copine (au bout de neuf mois il était temps !), alors ne viens pas foutre ta merde". Je ne voyais pas le rapport et tentais de lui rappeler qu'un mois plus tôt, il me harcelait encore sans remords. Un appel innocent qui s'est transformé une fois de plus en règlement de compte. Après un rapide bilan, j'ai effacé son numéro, ses photos stockées dans mon téléphone, déchiré quelques lettres. Je me sens beaucoup mieux.
A table dimanche, alors que ma mère évoquait l'ex une fois de plus, comme elle se plait à le faire, ma soeur l'a remise en place en affirmant qu'il fallait savoir un jour se détacher du passé. Combien de temps encore allait-elle prononcer son nom en ma présence, provoquant des crises d'hystérie intérieures que je peine à contrôler. Désormais, je souhaitais qu'on parle de Lui, en regardant vers le bonheur à venir et non en se souvenant des douleurs d'hier.
Et puis aujourd'hui, sur msn, j'ai retrouvé B. Ce fameux grand amour d'adolescence avec qui j'avais flirté le temps d'une soirée juste après ma rupture de septembre. Lorsque les gens reviennent me parler après un long moment de silence, je me demande toujours si c'est intéressé ou si parce que l'ennuie leur torde le cou au point de les jeter dans mes bras. L'échange fut bref. J'ai compris que je n'était pas passée à côté de grand chose. Et comme pour L. que j'avais aimé 8 ans et que j'avais revu un jour dans la rue avec l'effroi de reconnaître qu'il était devenu un parfait looser, je ressentis le même sentiment en m'apercevant que B. n'avait pas mûri depuis le soir où il m'avait jetée en affirmant que j'étais une fille "trop gentille pour lui".
Je ne suis pas rancunière. Mais je reste une fille.




















