Un sushi dans mon lit

20 septembre 2007

C'est la rentrée pour moi aussi

Il reste encore des choses à compléter, mais je ne vais pas bouder ce plaisir de lancer enfin la next version du blog.
Un grand merci à Choupi pour son aide, mais également à Anthony!
Allé hop, on update ses bookmarks et on est reparti ;)
C'est par ici la suite.

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16 août 2007

The End

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Rose McGowan

Ceci est le dernier post de ce blog avant la migration en septembre vers un ailleurs dont je vous communiquerai bientôt l'adresse. J'ai vécu des années et des expériences fabuleuses à travers ces lignes. Parce qu'il faut tourner une page pour un recommencement meilleur, clôturons comme il se doit ces deux premières saisons d' Un Sushi dans mon lit.

Parce qu'un jour vous serez fier de moi. Parce qu'un jour je serai un écrivain célèbre. Parce qu'un jour j'aurais oublié ma névrose. Parce qu'un jour aussi je serais enfin fière de qui je suis. Et encore bien d'autres choses.

 

Elle pointa le sèche-cheveux en direction de son visage, tentant de contrer quelques larmes naissantes. Dans le miroir, la buée l’empêchait de se voir et c’est tant mieux.

C’était son sixième bain de la journée. Elle se sentait sale, inappropriée dans ce corps qui ne lui seyait plus. Elle avait lu pas mal de bouquins et entendu une ribambelle d’amis lui répéter que dans la vie, on avait toujours le choix. Mais le sien était de ne plus en avoir. Devenue l’ombre d’elle-même, elle subissait les affres d’une histoire dont elle tournait difficilement la page. Elle témoignait à ceux qui souriaient dans la rue une admiration délicate, mais se contentait de contempler le bonheur des autres, au lieu de l’apprivoiser à son tour. Elle manifestait également une amertume mécanique après chaque rupture, tragédienne à ses heures perdues.

 

Ses histoires d’amour se finissaient doucement et ne tournaient non pas au vinaigre mais à la pornographie. Il suffisait qu’elle reste amoureuse et que l’homme reste un homme. Puis elle devenait cette fille sans âme et ce corps indécent où l’autre déversait ses soupirs rauques, happés par la nuit, évaporés au petit jour. Elle ne s’aimait plus, encore moins son reflet dans les yeux de son jules où ses rêves de petite fille avaient été brisés par la dureté d’un regard sans expression, alors elle se sentait impuissante, le dos tourné, offerte à l’autre, empoignée par celui qu’elle aimait, puis elle s’endormirait les yeux pleins de larmes.

 

L’abandon était facile, plus que le courage d’affronter les réalités de ce bas monde. Elle voulait être téméraire et pourtant, au quotidien, il n’y avait rien de plus difficile. Ses pensées, dirigés vers de sombres desseins, elle tentait d’éloigner ces images pour s’offrir à un avenir meilleur. Pourquoi la mort rodait-elle, alors que la vie ne lui murmurait certains matins que quelques lueurs d’espoir. Saura-t-il un jour combien elle tenait à lui, l’aimait, ne pourrait que regretter, à tort ou à raison d’être tombée dans la dépression facile.

 

Elle rêvait d’un ailleurs, d’une autre vie, d’une reconstruction où elle saurait vivre seule, avant de vivre à deux. Elle rêvait d’être celle, autrefois, admirable et celle demain, qu’on saura admirer. Elle rêvait de changer, pour elle et pour les autres, pour ceux qui l’aimaient, et les autres qui l’aimeront. De sa vie, elle n’a voulu le mal de quiconque, même si en soi, elle en avait fait parfois à contre cœur, en allant à contre-sens de ce qu’elle souhaitait.

 

Elle arrivait en bout de parcours. Une époque qui s’achève, elle prend sa retraite, celle d’une adolescence hostile sur la fin. Elle prépare ses jambes, son cœur, sa tête, pour vivre à raison, pour vivre bien, pour vivre tout court. Elle essaiera de ne plus y penser, à cette mort trop garce, à cette gare où leur amour aura été aperçu pour la dernière fois.

 

Elle deviendra celle qu’elle aura toujours voulu être et on ne lui en voudra plus d’avoir toucher le fond, pour remonter plus haut. Plus haut. Elle écrira des histoires pour se soulager, se vider de ses maux, au lieu de se vider de son sang. Elle oubliera ces longues soirées à pleurer dans la baignoire, le couteau aiguisé, les pleurs tranchants. C’est la fin d’une époque. C’est le soulagement d’une mort annoncée. La mort d’une petite fille pleine d’illusion qui tient à grandir.

 

C’est maintenant, c’est demain, c’est tous les jours qui suivront.

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20 juillet 2007

Une vie tirée par les cheveux

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Justin Chambers

Vivre tout ce qu'on peut vivre. Ca fait des histoires à raconter. Aux parents, aux amis, aux gosses plus tard, ou dans un bouquin. En pleurer ? Trop facile. En rire ? Difficilement sur le moment, mais après coup, oui, sans doute, pourquoi pas. Détruire, reconstruire.  Le changement m'arrache une larme et un soupçon d'appréhension tandis que l'excitation vient fourrer son nez dans cette vie renouvelée. Le préavis sera déposé, le compte à rebours lancé, mon troisième déménagement en un an amorcé. Un mélange de réflexion, de nécessité, de soulagement aussi peut-être. Les limites ont été dépassées. La vie, c'est comme une brocante. Les sentiments se bradent, n'ont plus de prix, se jettent à la volée à qui en veut. Dans le doute, j'essaie de m'accrocher à quelque chose. Pas aux prédictions de la voyante (fausses à mon avis, mais trop réalistes pour ne pas me faire flipper), à mon optimisme ou mon pessimiste selon. Je cherche des raisons d'être, et il en existe certainement à la pelle. Ma vie connait des absurdités qui se racontent et provoquent des moqueries ou de la consternation.  Les amis prennent ma défense, les autres me traiteront d'égoïste ou de masochiste.

Vivre tout ce qu'on peut vivre. Arracher des opportunités, profiter des situations, quitte à vivre dans l'inepte et l'inconcevable. Ca étonne les autres, ça fait réfléchir sur les capacités humaines à s'accrocher à certaines choses. Transition. Transiter. Vers quoi, vers des lendemains fastes et des avenirs non tracés. Putain de non-fataliste. Je déteste entendre "bah si c'est comme ça, c'est que c'était écrit". On inventera toujours des raisons pour ne pas se bouger. C'est facile, oh oui facile.

Je reviens doucement à la réalité, cette réalité outrancière qui me fait constater ce que je ne voudrais admettre.

J'aime la vie lorsqu'elle est clémente. J'aime la vie qui vous donne une chance, celle que l'autre ne vous autorise pas. Au fil des rencontres, l'amertume se caramélise. C'est rigolo et c'est sucré.

Qui est bon, qui est méchant. Zéro victime, zéro coupable. We're all to blame. We all have an other chance.

Une preuve d'absurdité ?
Pour passer le temps, les commerciaux se baladent dans les locaux avec des détecteurs de métaux parce qu'on a des problèmes de mails... On se croirait dans une chasse au trésor. C'est risible.

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04 juillet 2007

Nous ne sommes pas des putes

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Non tu n'es pas la seule. Certains jour je me sens aussi putain, jugée par moi-même l'étant. Avec peu d'expérience, on pourrait réduire les choses à notre propre vécu, diaboliser les hommes, croire en l'inégalité des sexes, penser qu'en tant que femmes, on est victime d'abord, humaine après. Après avoir essuyé plusieurs fiascos amoureux, on se glisse dans la peau d'un grand blessé, handicapé par quelques séquelles, la vie paralysée par ces quelques expériences accompagnant notre entrée dans l'âge adulte. Ce rôle, j'ai aimé le porter parce qu'il est simple à revêtir et que gonflée de rancoeur, les accuser tous de salauds, ça m'a quelque part rassurée. La conscience de ce passé difficile à encaisser ne doit pas rendre défaitiste. Car l'amalgame réalisme/pessimisle est un exercice sans doute trop facile à exécuter.

Ces quelques derniers mois ont changé ma vision de la vie, des relations, des hommes. Parfois j'ai envie de prendre leur défense parce qu'ils sont aussi vulnérables que nous. J'ai arrêté de les détester le jour où je suis devenu l'un d'eux. Pour être plus tolérant, il faut avoir joué tous les rôles. Celui de la victime, mais aussi celui du boureau. La douleur est la même. Celle ressentie lorsqu'on est quitté et celle de quitter et d'être haï pour ça. Il y a une semaine, lorsque j'ai reçu de plein fouet les réactions de celui que j'avais blessé, j'ai compris qu'aucun rôle n'était agréable à endosser. Il y a en chacun de nous tous un dramaturge de génie qui sommeille et s'éveille lorsque l'occasion s'en fait sentir.

Je ne veux plus écrire de drames, ni même les anticiper, car c'est le meilleur moyen de les provoquer.

Il y a des vieux disques rayés qui n'attendent que d'être jetés au lieu d'être écoutés en boucle.

Se jeter à corps perdu dans la conquête d'un passé révolu à venger, n'est qu'une vaine aventure.

On finit à s'ouvrir à la vie lorsqu'on commence à la vivre. Parce que jusqu'ici je ne vivais pas. J'attendais de vivre.

C'est le moment de s'y mettre.

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14 juin 2007

On ne reporte pas la vie à demain

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Kate Winslet

Mes cheveux ont retrouvé la couleur de mon enfance. Un noir jais un peu artificiel qui donne pourtant du réconfort et même un certain plaisir. Ce nouveau reflet dans le miroir insuffle un changement intérieur plus profond que je désirais depuis quelques temps déjà. J'ai fait une croix sur mes cheveux rouges, abandon une adolescence frivole que je ne souhaite plus retenir. L'immortalité de mes 20 ans ne m'intéresse plus. Aller en rendez-vous client en ayant l'air d'une punk négligée (bonjour les racines!) non plus. La démarcation n'est pas une histoire de coloration. Se différencier des autres, c'est non pas changer d'apparence, mais savoir évoluer à l'intérieur. Je comprends peu à peu qu'en choisissant d'aller chez le coiffeur, j'optais pour la solution de facilité. Il valait mieux que je me rencarde moi-même pour une séance d'introspection, plutôt que de changer de couverture en croyant que ça allait me protéger de toutes les saloperies extérieures. Je change et ça fait du bien. Un peu frileuse encore comme lors des premiers pas dans la mer, je tente de retrouver un équilibre qui ne met plus le spleen sur un pied d'estale. J'éprouve une lassitude saine à pleurnicher les trois quart de ma vie. Je ne vois plus dans ces excès qu'un caprice débilitant.

Malgré les déceptions et les blessures de ces derniers mois, je suis dans un processus de reconstruction. Je veux faire peau neuve, avec cette touche d'indépendance qui me manquait jusqu'ici. Cela fait deux semaines que je ne vois plus ma psy. Je déprime beaucoup moins. Ni thérapie, ni médocs. J'avance seule, sans béquille, avec pour seul appui, ma volonté d'avancer, quelques amis proches et mon petit ami. Je veux sortir du moule, casser les clichés. Je vis avec mon ex, devenu confident, et qu'est ce que ça peut faire. Les gens font des ooh et des aaah lorsque j'en parle mais après tout, tout ça nous appartient. Depuis quelques semaines, je sens que ça va mieux, parce que j'ai enfin activé la fonctionnalité "Pardon". Je n'ai plus mal. J'accepte que dans la vie, il arrive des imprévus, des intempéries, suivies de naufrages, mais aussi d'éclaircies.

Malgré mes dépendances affectives, je me rends compte que je suis une fille solitaire. J'aime vivre seule, même lorsque je suis en couple. Un couple c'est 1+1=1, mais aussi 1+1=2. Ce n'est pas très mathématique, mais ne m'en voulez pas, je n'ai jamais excellé dans cette matière. Même en étant avec quelqu'un, il faut apprendre à ne pas souffrir des têtes à tête avec soi-même. C'est une question de survie. Je me suis posée un tas de questions à ce sujet. Pourquoi les gens avaient tant de mal à faire des choses seuls. Aller au ciné, manger dans un bon restau, partir en vacances. Pas tout le temps, mais pour certains, c'est inconcevable. Mince, c'est pas compliqué, si ?

Dans les ellipses subies par ce blog, j'ai occulté ma rupture avec J. Mais cette ellipse contient aussi nos retrouvailles. J'ai pris pas mal de décisions réfléchies ces dernières semaines. Je sens que la vie est moins pute et moi-même moins brute. Je me sociabilise. C'est aussi bien ainsi.

Depuis que j'ai vu Le Scaphandre et le Papillon, j'ai ouvert les yeux sur l'importance des actes en eux-mêmes, ceux qu'on fait au présent, pas ceux qu'on prévoit de faire ou qu'on ne fantasme qu'en secret. Malgré les émotions, les sentiments, nichés dans cet intérieur complexe, seuls les actions comptes, seuls témoignages, seules preuves, seuls miroirs visibles de nos ressentis. Dire, penser sans agir, c'est peanuts, fantomatique, illusoire, lâche, ou peut-être mensonger. Il y a pas mal de choses que l'on peut procrastiner dans la vie. La vaisselle, le repassage, les révisions d'exams, mais pas la vie en elle-même, l'affection à témoigner aux gens que l'on aime, l'amour à montrer, le bonheur à saisir. Agir aujourd'hui et maintenant. Malgré la douleur, les épreuves. Savoir courir avec ses blessures, savoir vaincre ses peurs, savoir être résilient. Un jour, il sera peut-être trop tard. Ca n'arrive pas qu'aux autres.

A 22 ans, je commence doucement.

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18 mai 2007

Episode je ne sais plus combien

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Jessica Biel

Cette révélation m'avait transcendée. Sur le chemin du retour, je jubilais d'y voir enfin plus clair. Ma psychanalyse prenait des airs de feuilleton avec des vrais morceaux de rebondissement à l'intérieur. C'était réellement jouissif. Sur le divan de Liliane, comme deux midis par semaine, je continue de dérouler le cours des événements et des angoisses. Parfois, j'ai l'impression de simplement raconter ma vie, sans que cela fasse avancer le schmilblick. Comme me l'a subtilement fait remarqué Lui hier, "avec Liliane tu rames"... (c'était trop tentant pour ne pas la resortir). D'autres jours, comme aujourd'hui, nous formons toutes deux un duo de choc d'exploratrices et découvrons ensemble le sens caché de ces actes qui rendaient ma vie si douloureuse ces derniers mois. Il n'y avait pas de doute. Toute seule, je n'aurais pas pu découvrir ce qu'elle a mis en lumière aujourd'hui. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, cette explication qui de prime abord me paraissait stupéfiante, éclaira tout un tas de choses. J'ai ressenti un fantastique soulagement grâce à cette révélation. J'avais le sentiment d'avoir découvert l'Amérique. Ou n'était ce  qu'une péninsule dans l'immensité de mon inconscient. Quoiqu'il en soit, j'avançais dans ma recherche. Celle de moi-même. La satisfaction de cette découverte était sans égal. Je n'avais certes pas encore de solutions, mais les réponses commençaient à naître de ce dialogue qui ne restait pas vain. Des réponses dont les conséquences n'étaient pas bien heureuses, mais qu'importe, la vie semblait moins tordue. Voilà donc le second effet kisscool. Car ceci n'explique pas encore tout à fait cela. Je dois encore chercher la cause de cette cause. La premier effet kisscool. Mais ça c'est une autre histoire :)

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10 mai 2007

Better together

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Amanda Byrnes

Je suis heureuse, complètement heureuse. Ca fait un bien fou de le dire, de le penser et surtout de le ressentir à chaque seconde, dans chaque battement de coeur, à chaque nouveau pas, lorsque je marche dans la rue et que dans ma tête ça papillonne d'idées nouvelles, brillantes comme des étoiles en devenir. La roue tourne, un moment donné. Liliane me l'avait dit au premier rendez-vous. "Dans quelques mois, vous vous sentirez plus légère". Chaque fois que je viens chez elle, que je m'allonge sur son divan, que je lâche tout ce que j'ai, je sens comme une libération. Je remonte le fil de ma vie, lui parle de ce que je n'avoue à personne d'autre qu'elle, tout en gardant une certaine pudeur et certains secrets inavouables. Sa voix m'apaise, me berce. "Ca ne vous reprendra plus. Vous avez touché le bout du bout. Maintenant tout ira bien. Plus de crises, plus d'hystérie, plus rien de tout ça." Je soupire, rassurée, les mains croisées sur le ventre, les yeux tendus vers un tableau quelconque accroché au mur blanc. J'ai fait des progrès. Elle m'encourage. J'ai confiance en l'avenir. Je n'ai plus fait de crises depuis mi-avril et j'envisage ma sortie de la dépression en toute sérénité.

Tout ça c'est du passé. Je n'y pense plus. Ni celle que j'ai été, ni les horreurs que j'ai dites, ni les erreurs commises. Ce n'est pas un  nouveau chapitre que j'écris, mais bien une toute autre histoire, plus sereine, moins douloureuse.

Les choses ont changé. Car les choses peuvent changer en peu de temps. Je suis en harmonie avec ma vie. J'accepte les aléas de l'existence et les imprévus qui bouleversent les projets d'un instant T. Il faut savoir se reconstruire à tout instant, rebondir, tracer sa route quelles que soient les déviations rencontrées.

Avec Lui, tout se passe bien. A la maison, comme des complices de longue date, nous partageons des choses, en dehors du cadre amoureux. Nous parlons sans retenu, nous confions sans tabous, continuons d'être ceux que nous étions. Tout cela me fait presque oublier que les premières semaines dans cet appartement ont été difficiles. Le présent est radieux, le futur le sera aussi. Les gens s'étonnent souvent de cette collocation originale. Mais il est sans doute difficile pour certains d'imaginer qu'on puisse rompre et rester en bon terme. Car avant d'être un ex-petit ami, c'est un humain et surtout un ami à qui je tiens et que je respecte.

Bref, les temps changent, les gens aussi. Je me suis engagée dans une nouvelle histoire qui m'apporte un certain équilibre. Avec du recul, j'ai du mal à y croire et je ris en douce lorsque Lui me dit que cette relation est presque téléphonée. Parce que nous nous y attendions et que ça s'est fait, sans que ça Le surprenne. C'est une longue histoire, qu'un jour peut-être je vous relaterai.

Il y a des jours où j'accepte l'idée d'avoir de la chance. Cette chance de pouvoir être avec J., le genre de garçons sans doute sur lequel j'aurais pu m'extasier durant des heures sur les bancs de l'école. T'en as de la chance, veinarde. Oui je le pense.

La page se tourne, la vie continue son cours sans heurt, avec beaucoup plus de douceur et encore beaucoup plus de sourires en floraison.

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28 avril 2007

Premières pensées du matin

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Vienna Teng

En écoutant le nouvel album de Vienna Teng, j'ai de pensé que de nouveau tout était possible. Au lieu de me ramener un an et demi en arrière, sa voix m'a projeté vers ce futur où enfin je pouvais rêver de ces moments que j'ai si souvent imaginé en douce. Les étoiles, les balades nocturnes, la beauté parisienne, les malabars qui gonflent sur les lèvres sans que jamais la bulle ne fasse plop, la niaiserie d'un bonheur que j'avais jeté par inadvertance

Samedi 28 avril. Je noie mon regard dans ce ciel si bleu qui rappelle les belles matinées de juin où la chaleur de l'été vient réconforter les douleurs d'hiver. Je me lève, je sourie, j'applique cette loi de l'attraction qui galvanise ma vie depuis quelques jours et dont il faut que je vous parle d'urgence. C'est en voulant être heureux, c'est en y croyant, c'est en pensant et en dirigeant ses pensées en conséquence que les bonnes choses arrivent. Ce n'est pas mathématique, mais on ne perd rien à essayer. Au contraire.

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27 avril 2007

Mon cher Watson

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Enfin. Sortie de crise, sortie de l'angoisse et de cette obsession malsaine de l'échec. En fait, ce n'est pas si grave que cela de commettre des erreurs, de se tromper de route, de faire des choix qui bien de temps après semblent inadaptés à la vie que l'on souhaiterait. L'important est de rebondir, de changer de trajectoire et de se sortir de l'impasse en sachant sauter le mur pour voir ce qu'il y a de l'autre côté, au lieu de foncer tête baissée dedans, encore et encore, jusqu'à ce que votre tête explose et que tout implose à l'intérieur.

Les chemins se croisent, se décroisent, se recroisent. La vie, ses aléas, ses coups bas, ses bifurcations que l'on emprunte sans vraiment comprendre, avant de se diriger de nouveau sur la bonne voie après avoir franchi bien des épreuves .

Vous savez quoi. Toutes les histoires d'amour ne se finissent pas forcément mal.

Après avoir traversé plusieurs phases, Lui et moi avons décidé de refaire notre vie chacun de notre côté en nous donnant la chance d'être heureux l'un sans l'autre. Il faut se rendre à l'évidence qu'en amour, on ne peut pas construire avec n'importe qui, malgré tout le respect, l'admiration ou même l'amour que l'on peut lui porter. Malgré tout l'acharnement du monde, nous restons des humains et nous devons accepter de tourner des pages pour se (re)construire.

Finalement, je me retrouve à faire de la colloc' avec un homme que j'ai aimé, mais surtout avec un très bon ami désormais avec qui j'ai beaucoup de points en commun et surtout une histoire commune. 11 mois, c'est pas mal, ça laisse le temps d'engranger assez de bons souvenirs pour ne rien regretter.

Souvent la rupture fait mal même si la relation ne nous convient pas parfaitement, car on ne s'accroche pas à la personne, mais souvent aux habitudes, aux jolis souvenirs construits au fil du temps. Avec du recul, ça sonne comme une évidence. Mais l'amour n'est pas toujours plein d'évidences.

Bref, si nous en sommes arrivés là, c'est parce que je l'ai bien voulu et que j'y croyais sans y croire. Je comprends maintenant ce qu'il voulait me dire l'autre jour en affirmant que l'amour ne suffit pas à faire marcher un couple. On peut s'aimer, mais ne pas pouvoir se rendre mutuellement heureux dans ce domaine là. Paradoxal.

Voilà, une nouvelle page se tourne. Il est temps d'écrire un autre chapitre de ma vie.

Dire qu'il aura fallu toute cette violence dans les actes, les sentiments, les paroles pour que j'ouvre enfin les yeux.

Il n'est jamais trop tard pour être heureux.

N'est ce pas.

 


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26 avril 2007

Keep faith / Keep Hope / Keep Smile / Keep Cool

suuukiee

Après ma conversation avec Igalico, j'ai pensé que cela pouvait réellement marcher. Bien sûr, la vie regorgeait de théories, mais qui prendrait la peine de les essayer toutes. Je suppose qu'on ne guérit pas d'une dépression en lisant des bouquins et en matant des docs sur "Apprendre  à être heureux en dix leçons", mais ça valait le coup de jeter un oeil par-ci par-là sur les quelques concepts existants. Ce qui m'a fait vraiment flipper à la Fnac, c'était de voir dans que le rayon "Développement Personnel" Teri Hatcher et Felicity Huffman (Desperate Housewives) avaient trouvé leur places sur les étagères parmi d'autres, qui je suppose faisaient ce job de coach-psycho-machin à plein temps.

En y réfléchissant bien, j'étais quasiment persuadée que jusqu'à ce jour, je n'y avais pas mis du mien. Plongeant dans une piscine de merde il y a bien des mois (ou des années) de cela, j'en avais tellement pleins les yeux, que je continuais perpétuellement à brasser ces cochonneries en m'y complaisant. Au lieu d'une cure de je ne sais quoi, j'étais plutôt tombée bien malade. La belle scène ! Je ne suis qu'un porc malheureux. Etrange parallèle.

Depuis quelques jours, je me sens plus tranquille, plus légère. Sur les marches de la Grande Arche hier et avant-hier soir, les yeux rivée sur les tours SFR / Areva / EDF etc. j'ai ressenti une sérénité enfantine, comme ce bonheur de trainasser des heures dans un bac à sable avec vos autres potes en culottes courtes sans penser au loyer à la fin du mois ou aux ruptures trop brutales qui provoquent ces douleurs trop humaines. J'ai commencé à élaborer des projets d'avenir, voyant plus loin que la semaine suivante et sa météo imprécise. La colère et la rancoeur de ces derniers jours s'apaisèrent dans une volonté de tourner la page et un sentiment de satisfaction à pouvoir positiver plus que deux jours d'affilé.

Chaque fois que je sentais ma bonne humeur se barrer par la petite porte, je me rappelais d'une petite voix intérieur à l'ordre : "Think Positiv", tout en pensant à la théorie évoquée par Igalico qui devait me faire parvenir à transformer mon cercle vicieux en un cercle vertueux, dixit monsieur. Et je sentais que ça commençait à porter ses fruits.

Il s'agissait désormais de mettre en pratique les choses pour que les semaines, les mois, les années à venir soient vivables et heureux. Peut-être que ça ne viendra pas demain, ni après demain, ni même la semaine suivante. Sans doute aussi qu'en me réveillant le matin encore je me dirais qu'il y a du chemin à faire. Le tout est d'enclencher la machine dans l'autre sens. Qu'au lieu de se dire malheureux en envisageant des événements tristes, prévoir plus de bonheur qu'il n'en faudrait pour l'avenir.

D'ailleurs en parlant d'action, je suis à la recherche de musiciens pour monter un groupe sur Paris  / ou sa région. Je ne sais pas trop où glaner des infos à ce sujet et donc vous qui me lisez s'il y a pas parmi vous des gens intéressés par un projet musical.. Parce que je me rends compte que ces dernières années, j'ai oublié de faire ce qui me plaisait et que les concerts et la scène me manquent. Donc au mieux, si vous avez un groupe et que vous cherchez une chanteuse hein ! pensez à moi ;)

Concernant ma nouvelle psy, elle fait des merveilles. Au bout de deux séances, elle a réussi à me donner des solutions et à calmer mes ardeurs. La plupart du temps je lui parle de mes problèmes juste avant qu'elle ne vienne à mon secours avec son attirail de conseils. C'est le ciel qui me l'envoie.

Bref, ça fait du bien de sortir peu à peu de ce cycle d'auto-destruction.

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