13 février 2007
Qu'importe.

On s'envoie quelques bières grenadines, des monacos, des diabolos. Dans une ambiance chaleureuse, sur un plateau bondé. Distribution de sandwichs, papotage avec Lui. Sur un coin de table, on griffonne quelques signes, on s'marre. Puis les sourires se croisent et les inconnus devient familiers. Au cours de la discussion, l'atmosphère se détend, je fais connaissance avec A-C et son père, on échange nos adresses msn, se promettant de se recroiser dans ce même bar dans quelques semaines, de lui envoyer les photos de Nicola Sirkis. La vie facile. La meilleure amie est avenante, distribue la bonne humeur, se fait draguer avec gaité. Le monaco me fait rire, dès que Lui me pince le nez, signe de mon ébriété. Je prends la pause avec Gérald Dahan, mitraille Nicola Sirkis (leader d'Indochine), savoure cette soirée d'hiver qui a des consonances estivales.


Nicolas Sirkis

Gérald Dahan
15 novembre 2006
Un soir, à Belleville
12 novembre 2006
Bas résille et sable chaud
Le train entre en gare. Doucement, j'emmerge. Montparnasse. Paris. Le bruit. Les gens. Je les avais presque oubliés, tant le calme du sud-ouest m'a apaisée. Une semaine, loin de tout, surtout du stress, de la vie trop raide, des nuits sans rêves, des journées sans trêves, de 20 saisons sans repos. Je connais enfin la douceur du temps suspendu, des stations balnéaires hors saison, des plages calmes sans touristes qui garderont mes traces de bottes, les villes presques fantômes et des nuits sans bruit bercées par les vagues échouées, ballotées au gré du vent d'automne.
J'ai accroché la carte d'Hossegor dans mon salon, écoute encore ce morceau des Red Hot qui passait sans cesse à la radio sur la route des vacances. Je retiens un peu de ce bon temps dans mes oreilles comme on traine du sable dans ses chaussures pour s'y croire encore et encore et encore.
Je ne trouve plus ce coquillage ramassé au coucher du soleil, mais j'ai pris des photos par centaine pour ne pas oublier. De Lui, de Nous, de là où nous étions. J'ai appris à profiter de la vie, à dormir 10 heures par nuit, à passer du temps devant la télé, à manger sans me priver, à faire du shopping à deux aussi.
Le spleen des premiers jours s'est rapidement dissipé. Avec Lui, j'ai passé une agréable semaine dans sa villa familiale à quelques mètres de la plage. La vie à deux, la vie tous seuls comme des grands, au coin du feu le soir à jouer aux cartes, le long de ces journées claires entrecoupées de siestes en plein après-midi. On apprend. On s'y fait. C'est dur au début. A la fin, le retour au quotidien finit par donner des coups de pieds.
Je ne sais pas si comme Lui dit, voir la mer c'est un truc de parigot. Pour moi, ça ressemblait à un enchantement de gosse. Ca faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu que j'ai serré très fort les dents pour ne pas pleurer.
Je sais, je pleure pour un rien.
Mais après cette semaine, je me sens revigorée. Plus forte. Remise en forme. Prête à attaquer ce nouveau boulot demain. J'ai retrouvé mon appart, ses -10 degrés, son lit pour deux occupé par une seule et unique personne.
C'est reparti.
16 avril 2006
Paris insouciante
Flâner. S'émerveiller. Croiser le regard des badauds. Sous la pluie, à midi ou à minuit, Paris sera toujours Paris. Sans violence, sans jets de pierre, insolente dans sa beauté et ses recoins à découvrir, elle ensorcèle. Nonobstant la foule revendicative et ses vitupérations, la capitale fascine avec ses charmes dénudés, son lot de clichés, ses touristes séduits, ses trésors cachés. Un petit tour en image pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de voir cette ville dont je suis amoureuse.

Sur les Champs Elysées

L'Arc de Triromphe

A Paris, il y a aussi des canards...

Le Sacré Coeur

Montmartre, le coin des artistes

Flâner sur la Butte
Portrait de femme

Dessinateur en action

Le Moulin Rouge, à deux pas de Pigalle
Sur les ponts de Paris

La Tour Eiffel, of course

Vue du haut de la Tour Eiffel

Le meilleur pour la fin, trouvé du côté de Pigalle
14 août 2005
Paris by August

13 août 2005
13
L'appartement embaume le melon. Peut-être est-ce parce qu'il y en a cinq alignés sur la table à manger. L'odeur me rappelle les aires d'autoroute dans lesquels nous les mangions, à l'époque où nous partions encore en vacances. Le jus glissant sur nos doigts, frôlant l'herbe et rameutant ces satanées fourmies que j'écrasais sous mes sandalettes. J'avais 12 ans. Les gamins qui braillent à côté et la chasse d'eau qu'on entend au loin. Les souvenirs, rien qu'avec une odeur de melon.
En rangeant ma chambre ce matin, j'ai retrouvé : une photo non dédicacée de Julien Lepers, la BO de Grease rayée, des lettres d'amour un peu déchirées, des billes usées au CP, des photos oubliées, mes fameux pin's collectionnés, des pages noircies de mes états d'âmes et délavées par quelques larmes d'antant.
Hier soir comme prévu, nous sommes partis manger japonais. Les brochettes ou les makis sont mal passés. Je crois que je vais réduire ma consommation de poisson cru. En revenant, j'ai canardé un peu tout ce qui défilait par la petite fenêtre de notre Fiat Cinquecento. Finalement, je n'ai vu passé aucun ovni.
Au programme aujourd'hui : quelques films au ciné, ballade à Paris, pas de japonais, et également ne pas oublier de vous souhaiter un bon week-end.




























