04 juillet 2007

Nous ne sommes pas des putes

haydenpanettiere6

Non tu n'es pas la seule. Certains jour je me sens aussi putain, jugée par moi-même l'étant. Avec peu d'expérience, on pourrait réduire les choses à notre propre vécu, diaboliser les hommes, croire en l'inégalité des sexes, penser qu'en tant que femmes, on est victime d'abord, humaine après. Après avoir essuyé plusieurs fiascos amoureux, on se glisse dans la peau d'un grand blessé, handicapé par quelques séquelles, la vie paralysée par ces quelques expériences accompagnant notre entrée dans l'âge adulte. Ce rôle, j'ai aimé le porter parce qu'il est simple à revêtir et que gonflée de rancoeur, les accuser tous de salauds, ça m'a quelque part rassurée. La conscience de ce passé difficile à encaisser ne doit pas rendre défaitiste. Car l'amalgame réalisme/pessimisle est un exercice sans doute trop facile à exécuter.

Ces quelques derniers mois ont changé ma vision de la vie, des relations, des hommes. Parfois j'ai envie de prendre leur défense parce qu'ils sont aussi vulnérables que nous. J'ai arrêté de les détester le jour où je suis devenu l'un d'eux. Pour être plus tolérant, il faut avoir joué tous les rôles. Celui de la victime, mais aussi celui du boureau. La douleur est la même. Celle ressentie lorsqu'on est quitté et celle de quitter et d'être haï pour ça. Il y a une semaine, lorsque j'ai reçu de plein fouet les réactions de celui que j'avais blessé, j'ai compris qu'aucun rôle n'était agréable à endosser. Il y a en chacun de nous tous un dramaturge de génie qui sommeille et s'éveille lorsque l'occasion s'en fait sentir.

Je ne veux plus écrire de drames, ni même les anticiper, car c'est le meilleur moyen de les provoquer.

Il y a des vieux disques rayés qui n'attendent que d'être jetés au lieu d'être écoutés en boucle.

Se jeter à corps perdu dans la conquête d'un passé révolu à venger, n'est qu'une vaine aventure.

On finit à s'ouvrir à la vie lorsqu'on commence à la vivre. Parce que jusqu'ici je ne vivais pas. J'attendais de vivre.

C'est le moment de s'y mettre.

Chuchoté par sukie à 00:13 - OptiMistiC - Com' tu dis [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"On finit à s'ouvrir à la vie lorsqu'on commence à la vivre"

je suis totalement d'accord avec ces mots là...
quant aux douleurs passées, celles que l'on a ressenti, celles qu'on a provoqué... sans doute faut il etre tjs sincere, avec soi meme, surtout...
rien n'est simple, et rester spontanee sans etre naive, etre entiere tt en se protegeant,... tt ça n'est pas evident...
et j'ai pas l'impression que ça s'arrange avec le tps, chacun(e) trimballant son baluchon lourd d'amours malmenés...
rien n'est facile, et je crois que c'est mieux ainsi !

Chuchoté par flute, 04 juillet 2007 à 15:09

Bonne chance pour ce début,pour cette vie qui commence alors, respire fort!!! et accroche toi c'est pire que les montagnes russes!!!

Chuchoté par Mimi, 04 juillet 2007 à 21:41

mais c'est trop bon j'en suis sure!!!

Chuchoté par Mimi, 04 juillet 2007 à 21:41

Flute > Peut être que ça peut s'arranger avec le temps, mais beaucoup de temps. Il faut être conscient simplement que le changement s'effectue par étapes et que s'il n'est pas de suite flagrant, il s'installe petit à petit. Bon, ça c'est la vision optimiste ;)

Mimi>Merci mimi, mais trop de montagnes russes peuvent donner la nausée aussi :p une petite croisière au calme, c'est pas plus mal non plus :)

Chuchoté par sukie, 05 juillet 2007 à 11:00

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