13 mars 2007
a Border-line story

Le déménagement approche. Et nous doutons encore de cette vraie fausse bonne idée. Au stade où nous sommes, il n'y a plus d'alternative. Je suis pétrifiée. D'insomnie en contrariétés, à mesure que nous nous disputons pour des petits riens, j'ai l'impression qu'on a mis les mains dans du caca de porc. La vie est faite en sorte que nous nous prenons sans cesse des risques. Mais j'ai peur que la persévérance ne soit pas toujours le bon choix et qu'au lieu de trouver la bonne issue, nous poussons les choses à devenir si mauvaises qu'un jour...
Parfois, j'ai l'impression que nous sommes des kamikazes de la vie. Enfin nous, je devrais plutôt dire Je. Je me vois comme une terroriste des relations humaines, détruisant les liens qui se tissent et faisant exploser les bons sentiments du départ. Ca commence avec des sourires affriolants, ça finit par la violence irréversible des larmes et des sourcils qui se froncent avec colère.
Bien que je sois encore tout à fait optimiste, j'ai en tête cette image de l'infini tristesse qui revient sur la table chaque fois qu'il y a un orage qui se prépare. Comme si les nuages venaient prendre un bon bain dans mon verre pour m'assommer de cette ivresse splénétique, me pilotant telle une marionnette sans volonté, bercée par les humeurs du destin, sans prendre en compte que je pourrais encore prendre ma vie en main. Ainsi, vivre semaine après semaine, les mêmes scènes, encaisser les mêmes choses en sachant bien qu'elles ne changeront que s'il se produit un événement extraordinaire, ça ressemble à un mauvais film dont on ressasse la fin sans savoir comment la réécrire. Mais l'extraordinaire réside peut-être dans une ordinaire volonté à changer.
J'ai l'impression d'avoir 6 ans. Putain.
2 mois que je n'ai pas vu mon psy. Je vais en changer. Ca vaudrait mieux. Beaucoup d'éclaircissements jusqu'ici, mais trop de questions encore sans réponse restent là comme des chaînes m'emprisonnant dans des frustrations qui débordent.
Commentaires
La chenille devient papillon et s'apprête à prendre son envol. Forcément l'hésitation, les questions, les prises de têtes sont de la partie. Cela fait partie intégrante du genre humain. L'important c'est que tu ai envie de le faire. Tu verras bien. Ca passe ou ca casse, mais au moins tu n'auras pas de regrets... Il faut savoir prendre des risques, foncer sans se retourner. Sans ca la vie serait monotone, non ? je suis certaine que vous avez fait le bon choix. Vis au jour le jour et tu verras bien où tout cela te ménera.
Respire un bon coup, expire et te prend pas trop la tête. Profites des bons côtés de cette expérience qui ne pourra t'être que bénéfique quoi qu'il advienne.
Courage, la vie est belle même si c'est de la mer*e.
Je ne vois pas en quoi tes doutes et tes questionnements seraient différents de tout ceux qui se lancent dans une nouvelle aventure à deux. D'autant plus quand c'est la VRAI première fois.
Je trouves tes doutes raisonnables, après tout partir en ce disant que c'est gagné d'avance manque singulièrement d'objectivité.
Carpe Diem.
F.
Merci les filles :) je vais essayer de positiver ! gros bisous
hello ya
Hep là! MISS! TU COMPTES CHANGER DE PSY COMBIEN DE FOIS!!! ce n'est pas la solution. Autant ne plus en voir du tout. Parfois on pense que si la personne qui est en face de nous n'arrive pas à résoudre notre problème, c'est qu'elle est incompétente...en fait c'est surtout que nous ne voulons pas qu'elle le résolve. Affronte toi, ma belle, tu es dans la cours des grands. Amitié, Lisalee, donneuse de conseils, mais qui en applique très peu pour elle même...
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