23 janvier 2007
S'en faire, s'y faire

Eva Longoria
Je suis d'une humeur massacrante, même si la journée se passe sans heurt. Je n'ai pas réussi le test. Hier soir, je me suis mise à pleurer juste avant de plonger dans une panoplie de cauchemars effrayants. J'ai essayé l'exercice du "respire, ça va passer, aller souffle, plus fort", un peu comme si j'allais me mettre à accoucher. La nuit fût morcelée de courses poursuites et de fantômes dont je ne revois plus le visage. Si certaines filles deviennent insupportables à l'orée de leur ragnagnas ou même pire, pendant, je flirte pour ma part chaque mois, à la même période avec une dépression passagère dont je n'arrive décidément pas à me débarrasser. C'est si brusque que je me sens totalement déstabilisée. D'un seul coup, je me mets en mode tristesse et les larmes coulent sans raison. Le plus frustrant vous savez, c'est de pleurer pour rien. Je n'ai même trouvé personne à qui en vouloir. Etant dans une véritable bonne période, c'était la première fois que je ne pouvais expliquer ce spleen soudain. L'averse ne dura pas longtemps. En minutes, j'aurais pu en compter trois, ce qui est trop peu pour provoquer une inondation. Je m'en suis vite remise. J'ai repris mon souffle, ai bouquiné quelques minutes et me suis endormie en pensant que l'inconscient était vraiment un casse pied sans nom.
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