Un sushi dans mon lit

31 août 2006

Désordre et petite culotte (titre sans rapport)

charlotteg
Un album que j'ai très envie d'acheter

Le taux de chômage est descendu sous la barre des 9 %. Première depuis quatre ans. Emploi, chômage, smic, foutage de gueule, motivation, recherche active, autant de termes d'actualité chaude pour nous jeunes diplômés. En ce moment, je suis profondément lunatique à cause de cette période de transition. Tour à tour euphorique, effrayée, exaltée, incertaine. Ce matin encore, j'hésitais à tout laisser tomber. L'appart, le boulot... tout ça pour prendre ces vacances que j'attends depuis quatre ans et saisir en octobre d'autres opportunités.

Comme je disais à un ami, j'ai trop l'impression d'être un mendiant à qui l'on proposerait un plat de pâtes et qui le refuserait sous prétexte qu'il n'aime pas les féculents. Et puis la vie me saute dessus comme un chien affamé, et j'apprends cet aprèm' que le boulot est en poche : un cdd de deux mois (pour commencer) que j'entame dès lundi. Parfait pour passer d'ici là à autre chose si l'occasion se présente. Question de timing. C'est mon avant dernier jour en tant que chef de projet. Dans 3 jours je serais web-editrice chez qui vous savez pas. You-pi. Je tergiversais trop à cause de cette affaire. Un cdd d'une durée plus longue m'aurait fait flipper. Bref, tout se goupille à la perfection. Sauf si chéri n'était pas revenu me parler d'une autre opportunité alléchante dans sa propre boîte. No regret.

Un jour vous allez à l'école, on vous apprend des choses, notamment pour notre part le nom des grosses agences de communication qui font saliver et dans lesquelles pour ambitionnez de mettre les pieds un jour (Publicis, TBWA, Havas...) Le lendemain, c'est déjà la fin des études, vous écrivez à tous ces dinosaures, dans l'attente fébrile d'avoir une réponse. Et puis un soir, vous vous retrouvez assis sur un banc, à attendre devant l'entrée de l'une de ces grosses boîtes que votre petit ami en sorte. Envie, fierté, que sais-je encore. C'est pas grave si on ne bosse pas dans la même boîte, dans deux mois je serais sans doute chez un concurrent de taille. Ca c'est beaucoup plus fun !

Bref, je me dis tout de même nous sommes des obsédés de nos professions. Avec le petit ami qui bosse dans la com', on parle forcément com', avec les potes qui bossent dans la com', on parle forcément com', au boulot avec les collègues, on parle de l'issu de l'île de la tentation et avec autrui, passionnés que nous sommes, on finit par revenir à la com' et aux médias. On finit par vouloir savoir par qui a été réalisée la dernière pub de machin chouette, à dire que la dernière campagne de trucmuche est trop hasbeen ou top délire méga cool. Enfin... je crois que nous sommes des mordus. Et ce ne sont pas mes potos IRL communicants et autres journaleux qui diront le contraire (Milou, Igalico, Zeni...)

Sans aucun rapport : L'intro des Emmy Awards 2006 par Conan O'Brien. Très drôle. Saurez vous retrouver toutes les références ?

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30 août 2006

Crazy, all we are

eval

Savez-vous ce que procure le sentiment d'insatisfaction ? Je suis en train d'en goûter la saveur âcre et puissante. Nothing really important. Juste emmerdant. A second in ze merde. C'est obsessionnel tant que vous n'avez pas régler ce conflit intérieur qui vous ronge les méninges. Agaçant. Lancinant. Erreintant. Une douleur intérieure subtile qui ne se lasse pas de vous narguer et s'immisce dans votre tranquillité quotidienne pour la dérouter.

Ce matin je quittais l'immeuble en me disant tout bas "Trust in you. You can do that. It's just a question of self-confidence". J'ai acheté le Times au kiosque du coin, pris le métro avec anxiété, suis arrivée tôt au bureau pour avoir une connexion internet. A 10h30 pétantes, j'allais rencontrer le rédacteur en chef international de l'édition on-line du canard pour lequel je vais sans doute bosser. Dans les bureaux, les journalistes matent un match de basket, la rédaction est calme, les arrivants partagent leur petit déj' qu'ils se sont procurés chez le Paul de la rue voisine. L'entretien se déroule sans embûche dans la langue de Shakespeare. J'avais révisé mon anglais la veille en regardant quelques Desperate Housewives sans sous-titrage. Mouais. Je suis dans l'attente d'une réponse qui ne va sans doute pas tarder. J'ai le cul entre deux chaises et je n'arrive pas à savoir si je vais dans la bonne direction. Tant pis.

Mis à part ça, j'ai récemment reçu des nouvelles d'un ex qui m'a raconté une histoire qui me démontre une fois de plus que notre monde est peuplé de fous. Ou pas. Monsieur a donc rencontré une petite amie il y a un mois. Ils sortent ensemble depuis une semaine. Ils couchent ensemble depuis peu. Jusque là rien d'exceptionnel. Sauf que. Première fois, sans protection, sans pillule, sans retirage de dernier moment (de toutes façons ça ne sert à rien comme chacun sait). Au moment de l'appel il m'apprend qu'elle ira acheter un test de grossesse le lendemain. Bon restons calme. Récapitulatif. Une semaine de couple, peut être un gosse, et ils ont l'air zen comme s'ils venaient de se procurer une Mercedes à dix euros. Bon d'accord. C'est peut-être moi qui ne tourne pas rond ?

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29 août 2006

Mille manières de voir

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Ashlee Judd

On vit a une formidable époque où la tendance est de donner à chacun l'opportunité de se réaliser de mille façons. Si tous, nous avons des aspirations différentes et voudrions pouvoir en une seule vie combler tous nos rêves, il est sans doute possible aujourd'hui d'atteindre cet objectif. Nous ne sommes plus astreints de nos jours à passer 40 ans dans la même boîte, ni même d'évoluer dans le même secteur jusqu'à ce que vieillesse survienne. C'est de cette manière que j'ai envie de penser afin de ne rien regretter quelque soit les choix que je pourrais effectuer dans les jours ou les semaines à venir. On a encore le temps devant nous, presque toute la vie, pour faire, défaire, refaire, changer de couleur, voir, découvrir d'autres facettes du monde, se reconvertir des dizaines de fois etc. Je prends modèle sur ceux qui ont réussi, qui ont commencé quelque part, pour finir ailleurs, ont trotté sur leur bonhomme de chemin en avançant tout droit, puis zigzagué, dévié à gauche et à droite, mais toujours en étant guidé par la passion et la détermination d'arriver là où leurs envies les attendaient. J'admire, je puise l'inspiration, j'optimisme. Et bien voilà, le départ dans la vie, c'était hier, mais aussi aujourd'hui et puis dans les demains à venir. Il y aura toujours des choses à réinventer, à construire, à déniché là où l'on ne pensait pas trouver et puis malgré le courage qu'on mettra pour bâtir nos châteaux de vie qui parfois pencheront sous la tempête, il faudra rester fiers de nos réalisations et garder la tête pleine d'autres projets à venir pour ne jamais être vides de tout espoir. Je ferme les yeux et j'imagine que malgré le chemin semé d'embûches qui nous attend, il faut penser que comme tout, même les soucis sont éphémères, qu'ils se noient dans une larme ou qu'ils soient emportés au loin par des arcs en ciel de bonnes nouvelles. Donc, on serre les dents et on avance.

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28 août 2006

Présente !

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Aishwarya Rai

Pour commencer je suis toujours là. Oui parce que le dernier post qui était censé simplement vous remercier a été pris pour une sortie de scène. On ne tire pas sa révérence avec trois lignes de remerciements ! Et si j'agrémente mes fins de posts d'à bientôt à tout va, c'est simplement parce que n'ayant pas de connexion internet en ce moment, je bloggue beaucoup moins régulièrement. Je n'ai pas d'autre explication.

Mis à part ce microscopique quiproquo, la vie continue doucement. J'ai décroché quelques entretiens la semaine passée et trace enfin la dernière ligne droite de ce stage infernal. Quatre jours à tenir. Le sortie sera jouissive. Mon boss continue de se masturber furieusement l'ego et je me demande encore comment j'ai pu tenir six mois dans cette boîte où même les bocaux de gâteaux secs  de la cuisine sont infestés de vers (peut-être dû à la moississure des éclaboussures mégalomanes des chefs). Parler de survie ne serait pas un euphémisme. On peut dire que l'aventure aura été Koh Lanthesque. J'ai même réussi à convaincre notre directeur de clientèle, arrivé il y a deux mois à peine d'aller voir ailleurs, car il vaut mille fois mieux que ce poste de pantin manipulé. Alors régulièrement, il me demande si je ne lui ai pas trouvé un job ailleurs... Je suis trop bonne à ce jeu ;)

J'ai donc finalement trouvé un emploi (enfin presque) de mon côté, après avoir passé moult soirées à sangloter d'angoisse. Il me reste une petite étape à passer ce mercredi, trois fois rien... quoique si quand même. Rêvant depuis toute petite de devenir rédactrice en chef d'un quelconque magazine, puis déviant au fil de l'âge vers la communication et le web, il paraît que je vais commencer mes premiers pas dans la vie active en tant que web-editor sur le site d'un fameux quotidien dont je tairais le nom. Malgré tout, je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'aujourd'hui, je préfère bien moins le journalisme à la communication. Mais voilà, je ne vais pas cracher dans la soupe. Ce job va me permettre : de me payer une connexion internet / d'aller chez le coiffeur / d'inviter les amis au restau/ de soulager mes parents / de remplacer mon appareil photo que j'ai cassé/ de me payer des cours de chants/ de partir en vacances si j'ai le temps/ de me payer un nom de domaine et d'avoir un site rien qu'à moi etc. etc. WOOOooooh on dit !

Bref, je suis contente. Tout semble se stabiliser petit à petit. Sur msn, les pseudos se mettent à la sauce jeunes diplômés ("à la recherche d'un emploi") et l'on aimerait que tout le monde soit satisfait. Qu'est ce qu'on va devenir ? Je ne sais pas trop. Chacun tente de tracer sa route en fonction de ses envies, mais ce n'est pas toujours évident de coller à ses rêves. Alors on espère, on garde espoir, on se dit qu'un jour...

Que du fun en perspective.

Mis à part ce petit speech professionnel je tenais à vous conseiller les trois derniers films que j'ai vu au cinoche dans l'ordre de préférence :

                     1 - Monster House (un vrai film d'horreur pour enfant, drôle et captivant)

                     2 - La jeune fille de l'eau (Le dernier Shyamalan qui donne envie de croire aux contes de fée)

                     3 - Taxidermie (Le film le plus gerbant que j'aie jamais vu, mais remarquablement réalisé)
                     Ames sensibles euh...

Pour les films en prévision, j'ai hâte de voir "Les particules élementaires", adapté du bouquin de Houellebecq (trailer en vo non sous-titré, désolée pour les non-germanophones, mais les images parlent d'elles-mêmes)

Allé, à demain ;)

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25 août 2006

See ya !

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Grey's anatomy

Un grand merci à tout ceux qui m'ont suivie, soutenue, encouragée, lue, aidée à grandir, séchée les larmes, donnée le courage de persévérer, donnée des conseils, tendue la main, accompagnée, sortie de là...que sais-je encore. Merci à vous.

A bientôt.

Bande-son : Mary J. Blige feat. U2 - One

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21 août 2006

Que sera, sera

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Gael Garcia Bernal

Là, je tends l'oreille et écoute ce qui se dit dans le bureau d'à côté. Le boss et son associé, essayant de remonter la pente en ces temps difficiles où la boîte tourne sans client. Du moins, à l'ouest, rien de nouveau. J'entends qu'ils veulent faire du web 2.0. Faut-il encore qu'ils aient dépassé le cap 0.5. J'ai envie de pleurer de rire. Ils utilisent des termes qui sonnent comme des insultes dans leurs bouches "créateur, développeur, éditeur". Tout ça pour un seul et même homme qui se prend pour dieu et pourtant n'est rien qu'un mégalo à qui l'on devrait apprendre la vraie vie. J'ai envie de claquer la porte aussi sec et et de badigeonner leur porte de sang de porc pour me venger. Je suis en colère. Contre eux, surtout. Je me couche avec la migraine, me lève avec le moral touchant le ground zéro. Hier soir, chez Lui, j'avais envie d'avoir maman à mes côtés. Réflexes de gamine, fleurant bon la nostalgie de l'enfance douceureuse et réconfortante des années 90. J'aurais voulu me réveiller au ptit matin et être certaine de ce qui se passerait dans deux semaines. Une rentrée banale, avec des camarades de classe, des profs dont on évoquera plus tard les noms, un emploi du temps blindé de cours où il faudra poser son cul sur une chaise et attendre que les heures se passent.

Mais Milou a raison. On est jeune. On a le temps d'élaborer un tas de plan B, C, D ou que sais-je. En tant que stresseuse professionnelle, j'ai oublié de me faire confiance. Pourquoi se regarder tomber connement ainsi ? Pourquoi s'en faire alors qu'il reste tant de choses à vivre. Pourquoi ne pas arriver à relativiser ? J'essaie de me demander si j'ai connu pire. Pour me rassurer, j'essaie de me convaindre que je connaîtrais certainement pire. Il y a des gens qui ne cesseront de vous mettre des bâtons dans les roues. Puis d'autres qui vous tendront la main. C'est à ceux-là qu'il faudra faire confiance. Je ne veux pas être de celles qu'on enterre avant d'avoir tué. J'ai l'impression de creuser ma propre tombe sans avoir le courage de me réanimer. Ainsi continue l'aventure. Ainsi la vie que j'ai toujours trouvé plate me donne du fil à retordre. Ainsi il faudra surmonter la tempête pour être fier de soi au bout du compte.

Ma digression cinématographique, sans transition.

Pour ceux qui hésitaient encore, j'affirme que La Science des rêves en vaut vraiment la peine. Du scénario à la mise en scène en passant par le jeu des acteurs, le film regorge de perles oniriques, boostées par l'imagination débordante et le talent de Gondry. Ceux qui ont aimé, adoré, idôlatré Eternel Sunshine of a spotless mind ne seront pas déçus. Malgré de microscopiques longueurs, on s'émerveille à chaque instant et l'on se laisse emporter sans résistance dans ce rêve éveillé, cette fantasmagorie que l'on pourrait toucher du doigt. Tels des gosses on voudrait y croire. A cet univers enchanté, cette histoire d'amour, cette déconnexion de la réalité. Il y en a qui trouveront ça niais, potache, voire lourd. Pourtant j'ai rêvé, pleuré presque, ri beaucoup aussi. Le charme de Gael Garcia Bernal, la douceur de Charlotte Gainsbourg, l'accent anglais inimitable de Chabat, la poésie tout simplement d'un film touchant. Tout cela m'a conquise. Laissez vous aussi tenter par un ptit tour de manège enchanté.

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17 août 2006

It's only the beginning

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Ellen Pompeo - Grey's Anatomy

Le livre. Faudrait-il le commencer une bonne fois pour toute et ne pas revenir sur l'intro chaque mois. Qu'écrire lorsqu'on débute. Que dire lorsqu'on veut intéresser son lecteur. Bien sûr, ma vie pourrait fournir de support, mais ne serait-il pas prétencieux que de prétendre qu'il s'y passe des choses publiables. Vous raconter la prison (non pas moi), le cliché de la famille asiatique débarquant en France après guerre, l'enfance heureuse, la mort essuyée à la naissance, les coutumes et la culture, les croyances, les fantômes d'antan qui ravagent les coeurs et les Hommes, les amours du passé où il fait un temps de chien. Le mélo, tout ça. Ca ne ressemble pastrop au Bukowski que je lis en ce moment. C'est bon, c'est frais, c'est sexuel. J'aime bien. J'ai pas envie de faire du Bridget Jones, ni de l'intello à deux balles. Ce n'est pas vraiment simple de trouver son style. Mais écrire encore et toujours plus est un entrainement perpétuel au perfectionnement, tout comme lire et copier un temps ses écrivains fétiches.

Je suis frustrée de ne plus pouvoir blogguer aussi souvent qu'avant. Je veux un job pour septembre uniquement pour me payer une connexion internet et continuer d'alimenter ce bout de toile, dont je remets en question l'existence tous les matins.

J'ai un entretien bientôt. Pour un boulot. Il faut. C'est peut être ma phrase "Je suis celle qu'il vous faut", qui a joué en ma faveur. Je devrais sans doute ajouter "Streap-tease gratuit lors de l'entretien d'embauche". Faudrait tester. Pour le fun.

D'ailleurs aussi j'ai acheté un bouquin pour réussir dans la vie. Un certain Stephen R.Covey a écrit La 8ème habitude (pour vous donner une idée du genre, il avait également écrit "Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent). Je suis passée à la Fnac hier dans le but d'acheter un livre sur le management pour devenir une vrai pro, et me suis finalement jetée sur ce truc psycho-chose. Pourquoi je ne peux pas être une winneuse sans m'inspirer de ces trucs à la con. Mais qui marchent. Je crois. J'aime les citations qui parsèment ce bouquin. Page 65, je lis :

Un navire vogue vers l'est et un autre vers l'ouest
Avec le même vent qui souffle pour les deux.
C'est l'agencement des voiles,
Et non les bourrasques,
Qui leur dit le chemin.
Comme les vents de la mer sont les voix du destin;
Tandis que nous traversons la vie,
C'est l'agencement de l'âme,
Qui en fixe le but,
Et non le calme ou la discorde.

ELLA WEELER WILCOX

J'aimerais vous en dire plus, mais il parait que je dois aller travailler, même si je n'ai rien à faire.

Une dernière chose. Je vous conseille en ce moment d'aller voir au cinéma" La Tourneuse de page" avec Catherine Frot. Ce film est hypnotisant. Une critique sans doute bientôt sur ces lignes. Dans un autre genre, j'ai trouvé "Les Berkman se séparent" pas trop mal non plus. C'est assez réjouissant. Ce soir, je pense aller me changer les idées avec le dernier film de Gondry (Eternel Sunshine of a Spotless Mind) "La Science des Rêves" et peut être Brick si j'ai le temps. Des nouvelles des salles obscures bientôt où je pense donner un avis détaillé des derniers films vus puisque l'été finissant, les bonnes oeuvres reviennent enfin nous donner de l'espoir quant au 7ème art.

Sur ce, disons adieu à l'été. L'automne aura succédé à la canicule sans transition. Les aoûtiens tireront la tronche. Du moins dans le nord. Parce que depuis quelques jours, Paris subit un temps qui rapelle un ciel en pleurs. J'ai resorti les bottes pour bousiller mes godasses dans les flaques.

Jouissif.

A bientôt.

Au fait, j'aime bien la série qui passe sur Canal + le dimanche soir (non, pas avant le porno) :  "Le Bureau" avec François Berléant. Comme c'est français, rigolo et sucré, c'est copié sur les amerlocs hein (avec les mêmes scènes repompées comme l'extrait du boss qui s'enflamme à la guitare, que l'on retrouve dans la VF) ! VF et VO ci-dessous. Watch it !

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12 août 2006

La vie, cette incertaine

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Nous vivons en déséquilibre permanent. C'est lorsque les choses semblent acquises ou évidentes que justement la vie vient subitement nous démontrer le contraire de nos certitudes.

On ne peut être sûr de rien, même pas de nos sentiments à l'instant T, où les émotions prennent le dessus, où la raison s'écrase et se tait. Il y a une semaine encore, justifiant mon incapacité à y voir clair quant à ma relation avec Lui, je décidais de lui proposer une pause. N'y voyant dans cette démarche qu'une manière quelconque de faire le point avec moi-même, Lui, au contraire, craignait que le terme cité, ne soit qu'un euphémisme de "rupture". Est-ce qu'il faut croire que les relations pérennes sont celles qui abritent sereinement jour après jour un ciel sans nuages ? Mon histoire personnelle jusqu'ici m'avait démontré que les doutes étaient nécessaires pour consolider l'édifice. J'avais besoin de chanceler pour être stable, de tomber pour être plus forte, de m'interroger pour trouver des réponses. Il n' y avait pas une montagne d'efforts à faire pour se sentir bien ensemble. Je voulais croire à toutes les possibilités, même de celle de rabibocher les fissures par lesquelles s'engouffraient des courants d'air blessants. Il fallait un déclic, un éclaicissement de la pensée. Une semaine plus tard, le cours des choses n'était déjà plus le même. Je l'aimais avec moins di'nconfort et d'incertitudes. Notre relation s'épanouit dans son printemps le plus charnel. Son départ de cinq jours en vacances me donne un aperçu de ce sentiment de manque parfois douloureux que l'on peut éprouver à la séparation de sa tendre moitié. L'épisode de l'aéroport fut une fois de plus un cap difficile à passer. Une pause artificielle que j'aurais pu éviter en acceptant de partir avec lui. Je pourrais vous écrire un chapitre sur tout cela, mais il n'est pas nécessaire de vous étaler l'ampleur de nos sentiments. Je suis convaincue que le temps a ce pouvoir inestimable de nous changer et par la même occasion de modifier le visage de ce que l'on vit. C'est une question de confiance qu'il nous est permis de lui accorder. Même si les choses ne sont pas tous les jours roses ou aussi simples que l'on voudrait, il faudrait croire à chaque instant que tout peut aller mieux.

Le repos est ce qui me manque. Après avoir touché le fond de la piscine il y a trois jours, je remonte peu à peu à la surface. J'ai finalement réussi à décrocher un entretien avec mon boss pour discutailler de mon avenir dans la boîte. J'aurais dû sentir dès le départ que cette histoire était une immense arnaque. Dès le jour où que je l'ai rencontré et qu'il s'est comparé à Bukowski, j'avais repéré l'anguille sous roche. Le programmeur m'avait prévenu "Les gens ici ne restent pas plus de six mois". C'est ce que j'aurais tenu. Lui deux ans, mais dans une semaine, lui non plus ne sera plus là. Dans deux semaines, l'aventure s'arrête pour moi également. L'avenir est plus qu'incertain. La seule pensée que j'avais sur le moment était que je haïssais cet homme qui pendant une demi-heure s'était acharné à me rabaisser. A la fin, je me sentais comme une merde, mais Lui avait raison. Il était vain d'écouter les imbéciles, de croire les gens imbus d'eux même, de se laisser abattre par des cons sûrs d'avoir raison. La vie devait continuer, mais ce n'était pas évident l'autre jour pour moi, de remonter à la surface tant que je n'avais pas touché le fond. Je repensais à ces années de travail détruites par des paroles qui à chaquemot écorchaient mon amour-propre et ces efforts erreintants. Mais ce n'était rien. Non rien. Que devais-je penser de cette proposition calomnieuse. "Je t'aime bien tu sais. Il y en a avec lesquels je ne discute même pas. Ca me ferait de la peine si tu nous quittais. Je te propose de prolonger ton stage, ce qui économiquement serait bien pour nous. Ou bien un cdd ou un cdi, mais on fait le point tous les 15 jours et je te vire quand je veux". Bref, j' l'ai mal pris, encore plus quand il a sous-entendu que je toucherais un smic. Si mon bac + 4 était bien aiguisé, je lui aurais bien crever quelque chose avec.

Voilà donc deux jours que je m'active à redessiner mon avenir, sans espoir que quelque chose tombe du ciel par miracle, mais juste avec l'envie de montrer à d'autres ce que je vaux. Bien sûr, jeune et imparfaite, j'ai encore à apprendre, mais je ne veux plus me laisser couler stupidement. Merci à Lui, pour m'avoir soutenu et pour avoir eu les mots qu'il fallait pour me sortir de là.

Puis le week-end est arrivé. Comme les keupins et les keupines, je suis rentrée chez les parents avec mon baluchon de linge sale et des bonnes nouvelles pleins les poches. Mais comme la vie n'était toujours pas simple en cette fin d'été, il y eu encore des malheurs.

J'avais le désir de voir l'infortune vécue avec ma carte de transport comme une métaphore de la vie. Partie au cinéma en pleine journée pour me détendre (j'ai séché le boulot avec un prétexte à la noix. Han oui Haaan), au moment de reprendre le métro, je m'aperçois que ma carte s'est volatisée. Me repassant le scénario de la journée, j'espèrais fort avoir égraré cette rebelle au ciné. La séance en cours, j'attendis une heure et demi avec angoisse le moment de pouvoir vérifier qu'elle était bien là-bas. Pendant tout ce temps, je gambade à la Fnac me changer les idées, vais marcher pour oublier, veux absolument retrouver la mignonne. Cinq minutes avant la fin de la séance, quelqu'un  m'accompagne dans la salle. Derrière l'écran je croise fort les doigts, espère qu'elle serait juste planquait là, que je la retrouverais aussi facilement que je l'avais perdue. Mon coeur battait fort. Oui pour une simple carte de tranport et alors ? Je voulais que tout soit simple, qu'il n'y ait aucune difficulté. Montant les marches fébrilement lorsque la séance fut terminée, j'eus la joie de m'entendre dire "Pouvez vous me donner ma carte s'il vous plait, celle qui est là ?". Ouf. Oui, résolution presque instantanée. L'histoire d'une heure et demi. J'espèrais que la vie eut le même shéma. Une histoire de victoire en différé, mais de victoire quand même.

Viennent ensuite les impératifs de la vie. Hier soir, partie à l'aéroport accompagner mes grands-parents, nous avons dû annuler au dernier moment les billets d'avions à cause du piteux état de santé du couple. Mon grand-père est entré à l'hopital ce matin, ma grand-mère rétrécit de jour en jour. Pour moi, c'est la plus grande trahison de la vie. Je hais cette perspective de perdre un être cher. Que pouvions faire d'autre que de nous préparer comme dit mon père. Cela fait déjà un bout e temps que je vous parle de son problème de santé. Chaque fois, j'ai l'espoir d'un sursis. Mais il y a un moment, où il faut accepter. Je suis épuisée. Hier soir, lorsque je portais sur mes épaules ma grand-mère, j'ai repensé à ma jeunesse passée à côté d'elle dans le lit à écouter les histoires de jeunesse qu'elle me relatait.

Je souhaite que tout aille mieux. Que maman arrête de pleurer, que ma famille dispersée aux quatre coins du monde aussi.

Et si le ciel bleu n'est pas loin, qu'il ramène vite ses fesses par ici. Merci.

Je rentre chez moi. Pas d'internet ce soir. Mais à demain. Et bonen nuit les petits !

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11 août 2006

Je suis de retour chez moi. J'ai donc de nouveau internet. Je vais pouvoir blogguer comme une folle. Je vais pouvoir enfin vous raconter les derniers rebondissements de ma petite vie. Les malheurs de Sukie. Non, c'est ridicule. Laissez moi le temps d'aller à l'aéroport. Je reviens vous raconter ça.

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08 août 2006

Un mélange de.

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Natalie Portman

Je me suis endormie devant Grey's Anatomy, la tête enfouie presque sous les draps pour échapper à l'odeur du chat. Moi qui en voulais un, garder celui d'un copain m' a dissuadé en seulement deux jours. J'ai enquillé trois bâtons d'encens et une multitude de pschiiiiiiiiit de ce parfum trop fort qu'est Angel. En rentrant chez moi tous les soirs, j'ai en tête la chanson de Phoebe "Tu pues le chat". C'est angoissant.

Réveillée à 6 heures ce matin, je me suis vite préparée pour gambader. A 7h30, j'ai pris mes jambes et j'ai quitté le 20ème. Descendant l'avenue Gambetta, j'ai fait un saut dans une fameuse boulangerie pour me donner du courage. Des rues, encore des rues. Trop longues pour certaines, j'ai l'impression que ce Chemin Vert à duré presque une demi heure. J'arrive à Bastille, puis traverse le Marais. A neuf heures moins le quart j'arrive au bureau, avec une bonne heure d' avance, seule, heureuse de pouvoir envoyer des cvs et lettres de motivation sans avoir peur de me faire surprendre par un oeil égaré.

Bilan de ma première semaine d'indépendance. Incontestablement, sans Internet, les soirées sont mornes, mortes, momifiées. Non, heureusement, la bibliothèque est pleine, la télé crachote des imbécilités rigolotes (le retour de La roue de la Fortune avec une blonde idiote me remplie d'extase) et il reste des pages blanches sur mes cahiers à interlignes trop grandes. Je mange comme une junkie, crame mes omelettes, bois du rouge pour oublier, appelle chéri pour lui dire de rappliquer le jour d'après puis celui d'après encore... Bref. Félicitation à Lui, qui vient d'être accepté dans une graaaaaaaaaaande agence de com'. Mon admiration et ma fierté ne cessent de s'épanouir. Quelle joie. Encore une fois, ça m'a surmotivée pour partir d'ici, écrire mon bouquin qui traîne deuis dix ans, être plus ambitieuse qu'ambitieuse, trouver mieux parce que je n'ai pas envie de commencer ma carrière dans un taudis. C'est tout de même exaltant d'avoir un modèle au quotidien qui vous tire par le haut. Merci namour !

Chéri m'a offert le plus grandiooooooose des cadeaux pour nos trois mois (whOOOOOOoooooooooh RECORD !). Je fantasmais devant à Darty. Il a tranformé le rêve en réalité. Un Blender ! oui un Blender qui fait bien dans ma cuisine :) Quel joie, quelle belle mélodie que celle de ces fruits qui se mélangent, quelle onctuosité dans ces mixtures hummm... Oui je suis une psychopathe et alors...

L'été roule comme une boule. La vie redevient douce après une demi-tempête qui nous aura donné bien plus de peur que de mal. Le jour où tout s'éclaire, on se sent beaucoup mieux, surtout lorsque notre moitié nous aide à mieux nous comprendre, à comprendre la vie, nos attentes, la destination où il fait bon vivre à deux. Il suffit de se ressaissir, de croire que c'est possible, de vouloir cette possibilité. Si je ne tenais pas en équilibre depuis un certains temps, j'ai fini par arrêter d'avancer à cloche pied en enlevant ces petits gravier de mes chaussures. Après avoir douté, spleené, angoissé... j'ai fini par reprendre la route en courant tout droit avec de l'optimisme dans le sac à dos des sourires dans mes nouvelles chaussures de cosmonautes. La vie me voici !

Merci à Igalou pour ce fabuleux lien :

Chuchoté par sukie à 11:52 - OptiMistiC - Com' tu dis [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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