Un sushi dans mon lit

27 juillet 2006

Et je fais des bulles

Brittany
Brittany Murphy

Pourquoi aimais-je tant marcher sous l'averse en pleurant. Tout en avançant les yeux humides, je regardais vers le haut, la main tendue pour émietter un nuage et essuyer mes joues. En essorant ce bout de ciel brumeux j'espèrais en extraire quelques gouttes de réconfort. De la soupe américaine inondaient mes oreilles et j'absorbais tout cela, à la fois nostalgique et sereine. Il suffit d'un rien et la vie paraît tragiquement bancale. La grisaille se mélange à votre humeur et le baromètre du vague-à-l'âme explose. Enfin, je dis ça, je ne dis rien. Il était neuf heure. Maintenant c'est 14h20. J'aime la vie passionément malgré tout, après avoir fait des courses de gosse capricieuse  : des brugnons, des kinders surprises, des malabars. Je traverse la rue gaiement. Les gens en voiture me tendent leur bonne humeur lorsque je leur envoie un sourire. Il suffit de le vouloir. L'été me pousse à me mettre en jupe. Dans ces cas-là on me montre spontanément la route lorsque je semble perdue, avant même d'avoir lancé un signal de détresse. Pratique.

Inconsciemment ou consciemment, j'ai avancé jusqu'au carrefour et suis restée plantée là un moment à regarder les voitures passer. C'était une métaphore de la vie, comme lorsque vous ne savez quelle direction prendre et que vient le moment idéal pour activer la touche pause. Vous vous arrêtez un instant. Le temps, lui, continue de filer. Le cours des choses ne vous atteind que si vous y attachez une importance particulière. Parfois même une poussière peut rendre aveugle. Tandis qu'en d'autres circonstances, la gravité peut se prendre avec du recul et être digérée sans effort. Je dis que c'est psychosommatique tout ça. Ces dernier temps, j'avais tendance à faire d'un rien une montagne. Je me trouve ridicule dans ce genre de situation. La susceptibilité ne tue pas, elle pointe seulement du doigt notre faiblesse et met en lumière mon incapacité a accepté toutes mes imperfections. Fucking ego.

Qui a dit qu'un bloggueur d'avait pas le droit d'avoir une vie sociale ? Hein Tartiflouze ! Non mais ! C'est vrai j'écris moins en ce moment. Non pas par envie, ni par manque de motivation. Juste que les disponibilités se font rare et ce temps estival me pousse spontanément à squatter les quais et terrasses plutôt que le front de mon ordi. Veuillez m'excuser. Et pour ceux qui comme Tartiflouze se demande si je suis lesbienne parce que je poste la plupart du temps des femmes, je réponds non. Je pense que mes pauvres parents désespéreraient de voir leurs deux filles de l'autre côté de la rive. Je m'engage à sauver la descendance. Paix à mon âme.

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25 juillet 2006

It's very hot

Rosario_Dawson
Rosario Dawson

Indéniablement, je n'ai pas le temps de bloguer ces derniers jours. Et pourtant. Que j'aimerais vous parler de la vie en long, en large et en travers. Je continue de philosopher seule, dans un train, sur un quai de gare, en attendant les pauses déj' à midi, mais ne trouve guère le temps de me logguer et de tapoter quelques lignes.

J'avais écris ça, il y a deux/trois jours. Je tâcherais de faire mieux pour les semaines à venir.

See you Space cowboys...

*********

Je me souviens des ces instants où j'arrive à attraper au vol la tristesse des autres et que j'ai envie de pleurer à leur place. Je n'y pouvais rien. Cela m'effrayait. Soudainement je n'étais plus moi.

Est-ce que tout le monde peut avoir la faculté d'être empathique. Est-ce un privilège que de pouvoir saisir sur l'instant les émotions des autres, se mettre dans leur peau, voler un peu de leurs sentiments. Je ne sais pas si ça s'apprend. Je ne sais pas pourquoi on peut avoir l'impression parfois d'être à la place d'autrui, comme si notre propre vie était en jeu. L'absorbtion du malaise, de l'amertume, de la nostalgie, du ressentiment de l'autre nous rend vulnérable sans doute.

Ils sont deux. Côté à côte. Un couple parmi d'autre, dans ce train sur le départ. Je les observe et j'ai cette sensation de déjà vu ou plutôt de déjà vécu. Le garçon paraît distant, l'air renfrogné, il la regarde sans tendresse, pourtant tient sa main dans la sienne. Ca fait combien de temps. La fille amoureuse, un peu génée est plantée là, semble subir une relation en demi-teinte. Supputations aléatoires. Le signal sonore alerte le garçon. Le baiser est furtif. Le dernier regard sans douceur. Il descend du wagon, s'éloigne sans se retourner. Elle le suit des yeux dans l'expectative d'un signe, un dernier geste. Il est déjà loin. Sa tristesse vole doucement jusqu'à moi. J'essuie d'une pensée cette espèce de flash back en live d'une histoire trop ancienne revécue par procuration.

Avec la canicule, la fatigue, le stress, les journées de travail qui se succèdent, l'été 2006 sera mémorable. De jolies chosent traversent juillet comme des étoiles filantes, une à une au milieu d'un ciel bleu-gris. Le mois touche bientôt à sa fin et j'accumule des vidéos et des photos que je ne trouve pas le temps d'uploader pour vous les montrer.

Depuis la semaine dernière, j'ai l'impression qu'il s'est passé 10 minutes. J'ai reçu un coup de fil de r0uge juste avant son départ en vacances vendredi soir. Il doit être en train de profiter de la douceur réunionaise à l'heure qu'il est. De mon côté il y a eu Paris Plage en pleine nuit, Eurodisney enrobé de magie, des retrouvailles qui font aimer la vie, une réunion de famille qui sentait encore bon la nostalgie, l'avenir qui se dessine au crayon à papier que je gomme et redessine mille fois par dessus.

Vous voulez une perle de mon boss ? (au beau milieu d'un rendez-vous client)

- (me faisant remarquer) Elle est jolie ta robe. C'est une robe Cacharel ?
- non pas du tout
- De toutes façons tu n'aurais pas les moyens.
- ...
- Même avec 30% de réduc'.

Fin de l'histoire

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19 juillet 2006

Always look on the bright side

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Grey's Anatomy

Peut-être qu'entre 20 et 30 ans, les choses ont plus de mal à durer. Certaines amitiés, l'amour, l'orgasme, les pots de glace chocolat-vanille-noix de coco-mangue, l'argent dans le compte en banque, le forfait téléphone limité à trois coups de fils à "SOS Adulescente en Détresse". Peut-être aussi qu'il faut se laisser du temps pour se découvrir, redécouvrir, se surprendre, se détester, s'aimer à nouveau, accepter son cycle menstruel, saisir ses besoins et commettre des erreurs pour se dire enfin "j'ai envie de ça plutôt". Au fil du temps, on apprend à organiser sa vie, à aimer autrement qu'en se regardant le nombril, à économiser, à se servir de son cerveau pour prendre son pied, à savourer les petits plaisirs de la vie comme un Frappuccino banane-chocolat (ce post est boulimique), à laisser des jours s'écouler sans remord entre chaque rencontre pour se manquer et mieux se retrouver, un peu comme si l'on s'était quitté un an auparavant.

Certains jour je m'entends me sermonner "mais Sukie à quoi tu joues", comme si nous étions deux à l'intérieur de ce corps trop étroit pour tant de sentiments contradictoires. Je me gène, tu me gènes, ils me gènent. Ce sont tous moi. Pourquoi cette voix, cette seconde envie qui me dis "vis sans te poser de questions". Facile à dire... J'admire ces gens qui vivent simplement et prennent la vie du bon côté, avec légèreté comme si tout le monde finalement pouvait faire de son histoire un one man show. Hier soir, au téléphone un ami m'annonce "je suis célibataire. Hé oui, je l'ai larguée". Ca faisait quatre ans. Un ptit rire et puis c'est tout. C'est fou. Nous sommes tous un peu schizophrènes, un peu des comiques aussi. Certains font ça mieux que d'autres. La vie, c'est moins rigolo à écrire qu'un roman ou un sketch qui ferait rire une salle de mille personnes. On ne s'invente pas un passé, on ne façonne pas l'autre à son image, ceux dont on croise la route au fil des saisons n'ont pas tous la vie rêvées des anges.

Je déteste cette partie de l'histoire, ce carrefour inextricable, cette voie sans issue qui nous pousse à sauter le mur alors que c'est le jour que j'ai choisi pour porter une jupe. Oui sans rapport.

Voilà ce que c'est que d'être une fille. Avoir ses règles une fois par mois et se poser des questions existentielles lorsqu'elle s'ennuie dans le métro. Et puis zut. Il fait trop chaud. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne sais pas où je vais. Je veux être heureuse. Ca ne veut rien dire être heureux ? Il y en a qui ont l'air d'y arriver, qui ne spleenent pas lorsqu'ils ont les chutes du Niagara qui coule entre leurs jambes et qui savent appliquer ce foutu Carpe Diem qui me rappelle que ma prof de latin au collège était complètement barje. Elle n'avait pas trop l'air malheureuse quand j'y pense, malgré ses airs de fausse sorcière. Peut-être qu'au final, il faut être barje pour attraper ce bonheur durable niché dans un autre univers.

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17 juillet 2006

Trop folle la vie

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Brittany Murphy

J'avoue. J'ai un peu du mal à jongler avec mes disponibilités en ce moment. Encore une semaine de folie qui s'annonce. Je tapote du clavier au bureau en écoutant le ventilo ronronner à deux pas, tandis que d'autres bronzent en respirant l'air iodé de la côte ou mangent du melon frais sur une aire d'autoroute. Que je les envie ! Pour jouer les vacancières, je prépare mes bagages aussi. Je jouis de me savoir libre dans deux semaines. Bientôt l'emménagement dans ce petit studio coquet du 20 ème, loin des parents et des contraintes de sorties. C'est encore mieux que des vacances ! L'indépendance mes amis. I want to be free ! The show must on on ! Que dis-je ! Viva Indepenzia (viva néologisma !) ! En septembre, je passe le permis, à Noël, je demande à l'autre barbu une voiture, en 2007 je pars à l'étranger et samedi prochain je vais voir Mickey avec les keupines. Tous mes soirs sont pris jusqu'en août, j'ai trop d'amis, mes chevilles gonflent, ma tête explose, en fait ce n'est que partiellement vrai, mais je voulais avoir ma minute de gloire. Bref. Tout va bien, malgré des questions qui se pressent comme de juteuses oranges d'Espagne. Y a qu'à secouer. Je me suis remise à écrire. Je joue à torturer mes personnages de roman, trouvent leur nom dans les cimetières, m'inspirent de faits réels trop honteux pour les relater sur ce blog, les fais mourir mille fois sans avoir mal comme j'aurais tant aimé pouvoir le faire. Je continue à spleener une semaine sur deux, commence à trouver ça rigolo, j'essaie de me dire que les relations qui durent ça peut m'arriver aussi, tente de trouver un moyen pour ne pas tout faire capoter sur un coup de tête. Je dois encore vous montrer les photos de la Japan Expo, le feu d'artifice du 14 juillet, changer la tête de ce blog. Trop de choses à faire tuent les choses à faire. Je reviens vite. Le temps de finir mon benchmark de banques en ligne, envoyer quelques devis, finir cette foutue newsletter qui a un mois de retard, convaincre les clients que ce qu'on fait est génial, mettre à jour les plannings blablabla. Ce soir, séance de ciné, demain soirée absinthe, après demain Chéri, surlendemain soirée entre amis, vendredi barbuc chez mon ami gay, samedi eurodisney, le soir suprise-party, dimanche séance de patisserie et vive l'été de toutes les folies. Youpiiiiii. De l'air sioupléééé. Je tuerais pour un pet de vent. Prout. C'est l'heure de classe, pas classe. Merci. Regardez Anatatomy's Grey ce soir. I love it !

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13 juillet 2006

Souviens toi l'été dernier

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Angelina Jolie

L'été avance doucement. L'aquarium a trouvé un nouveau locataire. Tous les matins, je salue le dernier vendeur de kebabs de la rue Saint Denis. Je souris aux gens dans leur voiture, aux piétons aimables. Lorsque je rentre chez moi, après quelques jours d'absence, ma chambre sent les vacances. Cette odeur indéfinissable que vous mettez sur chaque chose pour en attribuer un caractère particulier. C'est un mélange de nostalgie et de réconfort. Ces effluves de l'enfance que j'aimais sentir les matins de départs, remplis d'excitation et de bagages alignés en rang d'oignon dans le couloir. Au travail, le calme revient peu à peu grâce à l'arrivée de notre nouveau directeur de clientèle. Chaque jour je deviens un peu plus grande. Je cesse d'être l'assistance de. En réunion, je suis officiellement chef de projet. Je suis passée de "ma petite" à "ma grande". C'est ma promotion du mois. J'assiste à mon départ progressif de l'adolescence pour entrer dans cette nouvelle ère des responsabilités. Je mange des céréales 0% matière grasse pour fêter ça. Avant hier, j'ai goûté le meilleur brownie de ma vie ainsi qu'un sandwich au goût et au nom jouissif "le trop bon". Au diable ce régime à la noix. J'ai aimé la façon dont le chocolat m'a caressé tendrement le moral. Ca faisait longtemps. Dans moins d'un mois, je prendrais mon envol, quittant pour une période d'essai le nid familial. Un nouveau chez moi pour une second départ dans la vie. Je n'aurais jamais imaginé ça. Et puis lorsque je reviendrais dans ma ville, comme ces derniers soirs où je l'ai traversé pour rentrer au bercail, je me souviendrais de cette époque, de ces lieux qui me rappellent cette vie d'autrefois. Ces cages d'escaliers aux souvenirs interdits, ces écoles où j'ai grandi, ce centre ville que j'ai mille fois visité, ce supermarché du coin dans lequel j'ai travaillé ces quatre derniers étés. J'ai également croisé hier soir une amie que je n'avais pas revu depuis quelques temps déjà. On se raconte combien le temps passe et évoquons nos vies et celle des autres. Elle me dit avoir rencontré mon ex meilleure amie qui lui a affirmé que j'avais "mal tourné". Parce qu'il y a un an, à l'anniversaire d'une amie, j'avais offert un string en bonbons et que j'ai dû dire un peu trop fort "tu vas pouvoir te faire bouffer la chatte maintenant". Le gens s'offusquent pour un rien ou n'ont vraiment pas d'humour. Deux ans sans se voir et c'est tout ce qu'elle retient. Je souhaite qu'elle ne tombe jamais sur les fichiers .txt des conversations msn entretenues avec r0uge ou kmlz. Bitch. Les gens changent. Je ne pense pas avoir fondamentalement mal tourné. Je ne me drogue pas, ne tiens pas deux verres de rhum, me drogue uniquement aux séances de salles obcures, ai un job pas trop mal, un petit ami aimant, des ambitions, des mots un peu crus dans la bouche, mais on ne peut pas être parfait. Bref, la vie tourne bien. Sans doute ne me pardonnera-t-elle jamais. Si j'ai "mal tourné" comme elle dit, sans doute devrait-elle également se remettre en question. D'ici un an ou deux je prévois de quitter ce pays pour changer d'air, d'histoire. Envie de faire des rencontres, d'évoluer dans un ailleurs dépaysant, d'archiver des souvenirs génants, de profiter de cette jeunesse fuyante. Bon été à tous et bonnes vacances à tous ceux qui partent.

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11 juillet 2006

Joyeux Anniversaire Wass !

blog_wass
Blog du Wass

Wass ! On ne t'oublie pas. Enfin, j'espère que vous souvenez de ce bloggueur grandiosement génial qui nous faisait rire tendrement il y a quelques mois avant de quitter la blogosphère. Des fans déçus, que dis-je en pleurs ! Comment oublier ?  Je profite de l'occasion pour te souhaiter un Joyeux Anniversaire Wassounet. N'ayant pas réussi à te joindre, j'espère que tu liras ces lignes. Et je sais bien que ce n'est guère quelques rides supplémentaires qui te feront peur, au contraire. Tu m'as appris beaucoup de choses sur la vie, l'optimisme et ses bienfaits, les raisons pour lesquelles il est facile d'être heureux parce qu'on le veux (vaut) bien, que ceux qui broient continuellement du noir ont grand tort. C'est à cause de toi que j'ai acheté mon premier bouquin sur le sexe aussi (non mais un truc sérieux les gens, ne vous imaginez pas que le lis des choses cochonnes tous les soirs avant de m'endormir...).
J'ai encore ton FHM du mois de...euh... et ton bouquin (H2G2 : le Guide du voyageur galactique), que tu voudras certainement récupérer :)
28 si j'ai bonne mémoire. Je ne m'en fais pas, je sais que où que tu sois, tu profites de la vie.

Un très bon anniversaire et à très bientôt Wass !

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Du foot, en veux tu en voilà

Hier j'ai reçu ça dans ma boîte mail (peut-être d'un lecteur de ce blog ?) :

"Selon le quotidien anglais The Guardian, le litige qui s'est déroulé entre le défenseur italien Marco Materazzi et le capitaine français Zinedine Zidane,qui s'est soldé par un terrible coup de tête  asséné par Zinédine Zidane, et qui vaudra au meneur de jeu tricolore un  carton rouge, se serait déroulé de la sorte: suite à une action française non fructueuse, et alors que les Italiens avaient récupéré le ballon et avaient débuté une contre attaque, 
seuls
 quelques joueurs demeuraient dans la surface de réparation italienne, David Trezeguet, Gennaro Gatuso, Zinedine Zidane, Marco Materazzi  et le gardien Gianluca Buffon. Zinedine Zidane était au cours de l'action précédente très strictement surveillé par Marco Materazzi, qui le ceinturait fermement des  deux bras, et lui tiraillait le maillot...Le ballon a été pris par Del Piero,  et se trouvait déjà à ce moment au delà du milieu de terrain. Les  caméras "live" ont alors complètement déserté la scène où le litige a eu lieu.

Mais pas
 les caméra "Off"... 
Tout au long de la rencontre, Marco Materazzi, qui était chargé de surveiller Zidane dans la surface de réparation, avait apparemment continuellement matraqué le capitaine français de paroles  indélicates, voire même injurieuses, que le milieu de terrain français a 
longtemps fait
 de négliger. Toutefois, après cette séquence, Zidane a signalé à Materazzi, en lui montrant la manche de son maillot: 
- "Ordinanza de tirare il costume!!" (arrete de me tirer le 
maillot!!)
 
Déclaration à laquelle réponds Materazzi: 
- "Taciti, enculo, hai solamente cio che merite..." (Tais toi  enculé, tu ne reçois que ce que tu mérites...) 
- "si e cio..." (oui...c'est ça..) 
C'est à ce moment que Zidane s'éloigne quelque peu du défenseur italien, qui poursuit, dans son dos: 
- "meritate tutti ciò, voi gli enculato di musulmani, sporchi terroristici" (vous méritez tous ça, vous les enculés de  musulmans, sales terroristes) 
C'est alors que Zidane, désabusé, fatigué, mentalement fragilisé,  assène un coup de tête terrible au torse du défenseur, qui toutefois en  fais des tonnes, action qui demeure toutefois inexcusable.... 

Le second problème soulevé est la question de la prise de décision  des arbitres par visionnage vidéo...soir la fifa décide d'arbitrer un  match avec les données des arbitres, soit elle décide de promulguer  l'assistance vidéo, qui demeure à ce jour interdite. Mais elle a toutefois été  appliquée lors de la finale de la coupe du monde. Effectivement, cette  énorme bavure du capitaine français n'aurait pas pu passer inaperçue, mais  aurait donc du être jugée et sanctionnée à postériori...à d'autres."
 

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10 juillet 2006

C'était presque ça

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Une finale de Coupe du Monde au Carré du Temple

J'ai le souvenir d'un homme, se tênant la tête entre ses mains, dépité par la défaite, les yeux rougis par la déception. Et ces autres visages, dans le métro, tout aussi fermés, recueillis silencieusement pour digérer la tristesse. L'après-match fut calme. Quelques voitures ont brûlé à côté de chez moi, mais je ne retiens que les regards vides croisés sur le chemin du retour. L'amertume était perceptible. Dans le train, un jeune exprime son incompréhension face au ton trop énergique sur lequel le conducteur annonçait la destination. Je suis sûr qu'il était pour les Italiens, ajoutant C'en est fini de Trézéguet.

La soirée avait pourtant bien commencé. Nous nous sommes rendues avec Milou et Juju au Carré du Temple près de République, où des centaines de personnes s'étaient rassemblées pour suivre le match sur écran géant. Après avoir attendu quelques instant aux portes, frémissant de ne pouvoir entrer à cause du lieu qu'ils annonçaient comble, ils finirent par nous laisser pénétrer ce repaire de supporters Français où quelques Italiens s'étaient malgré tout glissés.

La foule en liesse, criait son contentement, supportait ses joueurs, entonnait des chants de ferveur. Et j'étais là, au milieu d'eux, pas mécontente de partager cette excitation jubilatoire d'avant match. Je m'octroyais le droit d'être comme tout les autres. Pas plus ni moins mouton. Satisfaite de partager cette effervescence collective. Je ne vois pas en quoi c'est mal. Ta beauf va te décevoir Chéri, mais pendant l'hymne j'étais émue. Je crois que j'avais même les yeux embués. Hein Milou, tu l'as remarqué... C'était l'occasion de partager quelque chose avec d'autres et si certains diront que nous n'avons pas les mêmes valeurs, je comprends, même si je suis d'avis qu'une telle ardeur partagée efface le temps d'un match bien des choses...

Dans un seul élan, et jusqu'au bout nous y avons cru, hurlant à chaque occasion manquée, bouillant d'impatience de voir l'un des nôtres marquer, désespérant le carton rouge de Zizou...

Malgré la défaite, je garde le souvenir de cette foule enthousiaste, ses cris en choeur, ses sursauts d'émotions partagés simultanément. Quelque part, je m'en fichais que l'on ait perdu ou gagné. C'est une compèt'. Il faut forcément un vainqueur et son conatraire. Le temps d'une finale de coupe du monde, on devient monomaniaque de la victoire. Après tout...

Mais gagner m'intéressait bien moins que le côté humain de l'événement. Quelque chose de positif nous avait au moins rassemblé. D'autres trouveront matière à discuter. Restons cool pour une fois.

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07 juillet 2006

Some links before the week-end

cosp
Cosplay Ah! My Goddess

A ne pas manquer :

Aujourd'hui la 7ème édition de Japan Expo ouvre ses portes et ce, jusqu'à dimanche soir. Cette année, elle a lieu au Parc des d'Expositions de Paris-Nord. Un paradis pour tous les férus de japaniaiseries, d'anim', de filles en bikini qui se prennent pour Sailor Moon (quoique je ne l'ai jamais vu en bikini, mais euh, bref), de kawaïeries en tout genre etc. etc. Au programme : concerts, défilés, dédicaces, conférences, démos, jeux... De quoi combler tous ceux qui s'intéresseraient de près ou de loin au Pays du Soleil Levant. Je pense y aller demain avec Monsieur, donc bientôt des photos pour ceux qui n'auraient pas l'occas' de s'y rendre.

Le site

Découverte :

"Le blog le BD le plus pourri, le plus mal dessiné de la blogosphère BD". C'est lui qui le dit. Et pourtant on s'en régale.

Respect :

Il faut croire qu'il y en a qui ont du talent. Je faisais quoi à 11 ans moi ?

Curiosité :

Dans le monde de "Fight of Universe", les super-héros se rencontrent dans des séquences étonnantes. 5 ème chapitre de cette saga, Neo vs Robocop est plutôt pas mal réalisé.


Neo vs Robocop

En voir plus

Bon ouikend les gens !

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Barbu, vous avez dit barbu ?

christian_bale
Un Christian Bale dans mon lit oh oui !

En apparence, les choses paraissaient simples. Nous nous aimons, c'est un fait. En découlait naturellement l' envie de se voir régulièrement. La façon dont se déroulaient mes relations amoureuses était jusqu'ici contextuelle. Gagnant de la liberté et de l'autonomie au fil des années, je réussis peu à peu à m'extraire du scénario dans lequel l'autre me repprochait de ne pas lui consacrer plus de temps. Il fallait obéir aux parents, et je m'auto-censurais sans vergogne. Sauf que l'indépendance et la solitude deviennent aussi des habitudes dont on ne saurait si simplement se défaire. Aujourd'hui, si l'enlisement dans la dépendance amoureuse m'agace quelque peu, je souhaite ne pas me couper de tout, car il est trop facile d'oublier le reste du monde, lorsque vous devenenez la moitié d'un(e) autre. Peut-être faudrait-il dédramatiser les absences momentanées, déculpabiliser les activités en solo, s'aimer comme des adultes, et apprendre à se faire confiance sans craindre que l'amour s'amoindrisse lorsque l'autre n'est pas là. Une histoire se construit en binome, dès le départ, se consolide au fil des saisons, mais avant de jouir pleinement d'un quelconque sentiment réciproque, il fallait soi-même être satisfait de sa propre vie. Pour le moment, je ne le suis qu'au trois quart, ressentant splénétiquement le sacrifice sporadique de certaines de mes envies. Après avoir étudié la situation sous tous ses angles, je crois que ma peur principale est de mourir étouffée. Et quelque part, je me tordais le cou moi-même, me privant de passer du temps seule. Je me rends compte qu'on ne change pas si facilement quelqu'un de solitaire, qu'il me fallait encore cet espace autonome pour ne pas avoir l'impression d'être privée d'une certaine forme de liberté. J'aime être avec lui. Mais j'avais oublié à quel point c'est important de passer du temps avec les autres, ses amis, ainsi que soi-même pour atteindre un certain équilibre.

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