30 juin 2006
Euh attention, contenu pronographique

Une orgie à 500... il n'y a vraiment que des japonais pour inventer ça...
Non ce n'est pas pour faire remonter les stats de mon blog. Ils se portent bien merci; Seulement, lorsque je suis tombée sur ça, j'ai ouvert de grands yeux, en me disant que c'était tout de même concept dans le genre. Un lien vaut mieux qu'un long discours...
29 juin 2006
Mouroir
Malade.
Dans un sale état pour ajouter de la tragédie (oui vive la tragédie !).
J'reviens lorsque j'aurais la force de taper.
J'vous aime au cas où je reviens pas (effet tragique bis)
Beaucoup de choses à vous raconter, des bonnes nouvelles surtout, des choses rigolotes et sucrées (ma mort sera caramélisée. Elle dit que y a rapport).
Si je vous les raconte un jour.
See you space cowboys...
Cadeau Kawaiiiii. merci namour !
Pour les fans d'anime, j'ai trouvé cette AMV vraiment très réussie, même si je j'ai pas reconnu la moitié des anime diffusées ! Waaa le challenge !
27 juin 2006
En bleu, en blanc et en...
Je tourne la dernière page d"Au Sud de la Frontière, à l'Ouest du Soleil (Haruki Murakami) en pensant que le jour où j'atteindrais ce niveau d'écriture, je pourrais mourir en paix. Certains auteurs donnent l'envie de vous dépasser et si j'ai toujours été adepte de la prose japonaise, aucun écrivain ne m'avait jamais autant touchée que celui-ci. Les oeuvres qui nous marquentsont souvent celles dans lesquelles on retrouve des bouts de soi, comme des bribes de fiction faisant écho à notre propre histoire. On a tendance à aimer ces écrivains qui nous comprennent et semblent nous tendre le miroir de nos sentiments sans jamais trop en faire.
Sans transition, l'été revient avec ses rengaines habituelles. Rediffs indémodables à la télé, tubes risibles comme ci-dessous. On se souviendra qu'il y a quelques temps, les Roumains d'O-zone faisaient Ma-ia-hii, Ma-ia-huu, Ma-ia-hoo , Ma-ia-haa en se trémoussant sur les ailes d'un avion. Cette année, le suèdois Basshunter nous propose "Boten Ana", d'un même niveau que L'amour sous un Tilleul (traduction littérale de Dragostea din tei). Jugez vous -même.
L'autre jour, par manque de temps, j'ai oublié de souffler un mot sur la fête de la musique. Ce genre de manifestation démontre clairement que la capitale vibre à un rythme incroyablement événementiel. Aux vues de l'état dans lequel certains se sont mis, on aurait pu croire que les gens attendaient le 21 juin pour boire à en crever. Les rues étaient trop bondées pour apprécier quoi que soit, Le Marais était devenu une boîte de nuit géante et la pluie est venue ajouter son grain de sel à mi-parcours. Quant à l'autre événement du moment, je veux bien entendu parler du football, il rassemblait à deux main toute une populasse derrière son équipe, même si cette dernière n'était fort brillante. Les rues et les restaurants sans écrans plasma désertés un soir de match témoignaient de l'engouement de nos chers compatriotes. Même dans ma cité, quelques drapeaux tricolores flottaient aux fenêtres. Dans le métro, les gens exultaient comme si nous avions battu le Brésil en phase finale de la coupe du monde alors que j'avais envie de leur rappeler que nous avions seulement gagné contre le Togo... Bref, il y aura toujours des raisons pour faire la fête et célébrer des victoires. N'allons pas nous plaindre. Je préfère voir les Français descendre dans les rues faire la bringue au lieu de manifester.
26 juin 2006
Ha ! Like Happiness !

Kate Winslet
Petite musique de chambre : Disturbed / Down with the sickness
Et la vie sourit, sans raison, c'est ainsi. Je cherche une vie heureuse, une vie à deux, à plusieurs, en fous rire, en couleurs, en noir et blanc sur laquelle viendraient s'échouer des lucioles pour mieux nous éclairer. J'ai de nouveau mis la musique à fond dans mon casque et j'avale les notes avec délectation, comme on gobe les mouches, la bouche ouverte, pleine d'espoir et d'excitation. Dans mon ventre papillonne des frissons et s'emballent avec euphorie des arcs en ciel surgissant après la pluie.
Ce soir, je ressens un manque immense, provoqué par son absence et subis ces jours qui s'allongent parce qu'il n'est pas là. Ce genre de sentiment finalement qui vous rend un peu plus humain, un peu trop vivant. J'aime cette relation presque trop intense dont je suis prisonnière et dont je ne veux pas me défaire. Au contraire, je souhaite qu'il me menotte à notre histoire, juste pour quelques temps, histoire d'apprécier pleinement cette résurgence de l'espoir en l'amour. Je me laisse glisser sur ce tobogan, comme une gamine, de trop haut, avec l'adrénaline d'une première fois. Hé namour, je t'aime ! :)
Aujourd'hui, j'ai appelé Nico pour qu'il vienne récupérer une fois pour toute sa mob' qui prend la poussière dans la cave de mes grand parents. Il m'accueillit froidement, me sommant de ne plus l'appeler pour éviter que sa mégère ne l'apprenne "tu es bien avec ton copain et moi enfin avec ma copine (au bout de neuf mois il était temps !), alors ne viens pas foutre ta merde". Je ne voyais pas le rapport et tentais de lui rappeler qu'un mois plus tôt, il me harcelait encore sans remords. Un appel innocent qui s'est transformé une fois de plus en règlement de compte. Après un rapide bilan, j'ai effacé son numéro, ses photos stockées dans mon téléphone, déchiré quelques lettres. Je me sens beaucoup mieux.
A table dimanche, alors que ma mère évoquait l'ex une fois de plus, comme elle se plait à le faire, ma soeur l'a remise en place en affirmant qu'il fallait savoir un jour se détacher du passé. Combien de temps encore allait-elle prononcer son nom en ma présence, provoquant des crises d'hystérie intérieures que je peine à contrôler. Désormais, je souhaitais qu'on parle de Lui, en regardant vers le bonheur à venir et non en se souvenant des douleurs d'hier.
Et puis aujourd'hui, sur msn, j'ai retrouvé B. Ce fameux grand amour d'adolescence avec qui j'avais flirté le temps d'une soirée juste après ma rupture de septembre. Lorsque les gens reviennent me parler après un long moment de silence, je me demande toujours si c'est intéressé ou si parce que l'ennuie leur torde le cou au point de les jeter dans mes bras. L'échange fut bref. J'ai compris que je n'était pas passée à côté de grand chose. Et comme pour L. que j'avais aimé 8 ans et que j'avais revu un jour dans la rue avec l'effroi de reconnaître qu'il était devenu un parfait looser, je ressentis le même sentiment en m'apercevant que B. n'avait pas mûri depuis le soir où il m'avait jetée en affirmant que j'étais une fille "trop gentille pour lui".
Je ne suis pas rancunière. Mais je reste une fille.
25 juin 2006
C'est quand le bonheur

Katie Holmes
Un dimanche soir sur la Terre. J'écoute Cali. Son refrain envoutant glisse sur moi, je me laisse emporter sans résistance. Comme lui je me demande "C'est quand le bonheur ? ". Mais quelque part, je sais qu'il n'est pas si loin qu'il n'y paraît. J'ai passé ce dimanche en famille, profitant de ces instants qu'un jour je pleurerais. Une certitude pour une fois que j'accepte sans conditions. Ces moments partagés tous ensemble à s'engueuler, à s'essoufler en débats inutiles, à écouter les anciens apprendre la vie aux plus jeunes, à se voir grandir en même temps que vieillissent ses vieux. Chez moi on parle de la mort sans tabou. A table, on évoque parfois des vivants au passé comme s'ils n'étaient plus. Les spectres d'ici bas ont pris un train d'avance et mon coeur se serre, crevant en silence. J'encaisse parce qu'il faut voir la vie en face. Et la vie, c'est un peu la mort au bout aussi. Je sais que la pluie lave les carreaux sans enlever ces larmes qui salissent les joues. J'accepte aussi. Rien ne sert de marcher sous l'averse et pourtant j'aime ça. Par la fenêtre pourtant j'ai jeté ma tristesse devenue futile. Ce week-end j'ai appris que mon père était malade du coeur, qu'il s'arrêtera de travailler, comme ça du jour au lendemain. Ca m'a foutu un coup. Lorsqu'il parle à ma soeur et moi comme si demain tout pouvait basculer, qu'il faudra prendre soin de notre mère, je sens qu'il faut grandir plus vite que prévu. Et puis soudain, tout m'a semblé dérisoire. Mes soucis qui n'avaient pas lieu d'être, mes caprices de gamine instable. Mes yeux se troublent, non plus pour moi-même. J'aime mon père, ma mère même si je lui en veux un jour sur deux. Ce soir j'ai envie de pleurer, mais quelque part, c'était pour célébrer la vie. Parce que j'avais à peine la vingtaine et que "la vie devant soi" avait un sens. Je voulais accomplir des choses dont eux tous pourraient être fiers, même si jamais ils ne me l'ont dit, sans doute le pensent-ils tout bas, comme moi-même je pense en silence que ce sont des gens admirables sans jamais le leur avoir avouer. Aujourd'hui j'ai eu enfin mon déclic. Celui qui me fera avancer. Cette peur d'être en retard sur la vie me fait accélérer la marche. Parce que demain sera peut-être trop tard pour se retourner. Le bonheur c'est ici & maintenant si on le veut vraiment.
Héroïne à deux sous

Claire Danes
Les étoiles semblent s'éteindre une à une. Je n'ai aucun moyen de les retenir. Elles se font happer par une mélancolie aux voies impénétrables et je constate dans le même temps un enlisement critique de mon moral. Il a raison. Qu'elle est cette stupide manie qu'ont les gens de se juger eux-mêmes ? Ces derniers temps, je suis parfaitement incapable d'apprécier ce que je j'accomplis. Sans doute parce que j'ai le sentiment de n'arriver à rien. Quelle était cette période offusquante, ouverte sur un trou noir dans lequel je me regarde tomber ? Je me sens vide, absente, contemplant ma chute avec une inertie agaçante. Je me soucie de ce qu'Il pense de moi, m'effraie de la lassitude qu'il pourrait éprouver à avoir une petite amie splénétique. Ai-je toujours été comme ça ? Je sais que je peux m'en sortir, il me fait confiance. Moi aussi j'ai envie de lui faire cette faveur. Accepter qu'il soit là pour moi, apprécier sa présence sans craindre d'importuner. Moi seul manquais cruellement d'assurance. Il fallait que cela cesse. Ca en devenait ridicule, burlesque, quelque chose de ce genre. J'aurais voulu être une marionnette qu'on tue à la fin d'une pièce et qui revient dans la suivante dans un rôle un peu moins pathétique. Le clown qui pleure voulait s'en aller. Ce n'était plus très drôle à la fin.
Après être sortie d'une crise d'adolescence finalement banale, je saute à pieds joints dans celle de la vingtaine, teintée d'incertitudes et débordante de remises en question. J'avais peur d'être devenue un fantôme sans raison d'être, d'errer sans destination, de n'avoir plus aucun talent, celui de vivre simplement par exemple. Car il faut être doué pour jouir du carpe diem sereinement. Mais comment cueillir le jour lorsqu'il peine à se lever.
Il n'avait toujours pas tort en affirmant qu'il était normal de ne pas être toujours au top. Comme tout être humain, j'avais mes mauvaises passes, mais avant de remonter la pente, il fallait subir le creux de la vague. J'avais peur de me laisser engloutir, de me noyer, de ne plus retrouver la terre ferme. Je résistais tant que je pouvais, et mon être fatiguait de balancer inlassablement entre deux états contraire. Les pleurs succédaient aux rires et le spleen mettait souvent K.O l'engouement de vivre. Pouvais-je sortir durablement de ce cercle viceiux.
Vendredi, je voulais tout arrêter. Ce blog, écrire. Je n'aime pas cette nouvelle bannière qui n'exprime pas ce que je ressens, je déteste mes dernières notes sans saveur. Mon oral de mémoire arrive mercredi et je n'ai rien préparé. J'ai besoin de régler ces conflits intérieurs avant d'arriver à poursuivre ma route. Mon introspection se prolonge, je tente de déjouer ces peurs inconscientes. Je sens que le bout du tunnel est tout proche. Dansn dernier effort, j'entame le sprint final, le plus douloureux, avec l'espoir d'une victoire sur moi-même qui doit me motiver à franchir enfin cette ligne d'arrivée.
Heureusement qu'Il est là. Mon confident, mon amour, mon amant, ma tête sur les épaules, mon élan de lucidité. Mon île de réconfort dans laquelle je viens me réfugier lorsque le spleen est trop fort, l'épaule sur laquelle je m'échoue lorsque mes sentiments trop vifs m'écorchent sans états d'âme. Je peux compter sur lui, même s'il me conseille de compter sur d'autres aussi. J'ai envie qu'il soit fier de moi et de sortir de cet état qui dure depuis trop de temps. Après avoir vécu certaines histoires dans lesquelles j'avais l'impression d'être seule dans le coup, j'ai enfin le sentiment que l'on pouvait être heureux à deux. Je veux me laisser une chance d'être heureuse, de dépasser ce mal-être persistant, de l'aimer comme il m'aime, d'aimer la vie comme elle nous prend, de prendre la mer car ce n'est pas la mer qui prend l'homme, de dompter toutes ces angoisses et d'affronter enfin mes démons. Je voulais avoir conscience de mes faiblesses et de mes dépasser. Je n'avais que 22 ans, j'avais encore tout à apprendre, mais comme chacun, un héro ordinaire se tapissait au fond de nous. Celui qui surmonte les obstacle et qui sait se rétablir des blessures les plus profondes.
23 juin 2006
Rebirth

Rachel Weisz
Avant d'être bien dans une relation, il faut commencer par être bien avec soi-même. On passe sa vie à chercher le bonheur et ces détails infimes qui font la différence. Pourquoi l'herbe semble-t-elle toujours plus verte chez le voisin, alors qu'il suffit de prendre un peu de temps pour soigner sa pelouse et faire s'épanouir ces fleurs de saison qui ravivent les espoirs. Tout le monde veut être heureux, mais chacun sait-il ce qui peut contribuer à faire naître cet état de bien-être qui semble inaccessible à certaines périodes de la vie.
Pourquoi passais-je mon temps à chercher des cailloux dans mes pseudos Converse ? Au lieu de penser que mon imagination me jouait des tours, j'accentuais mes efforts pour me persuader que quelque chose n'allait pas. Sans doute fallait-il y voir un manque évident de confiance en moi-même. J'inventais des obstables pour me prouver que je pouvais me dépasser dans la tourmente. C'était tout simplement ridicule. Que voulais-je me prouver ? Certains jours, je me dis que je ne suis pas faîte pour être heureuse, mais je finis par me convaincre, que le bonheur n'avait aucune préférence. Tout le monde pouvait ce saisir de ce plaisir délectable d'être infiniment en osmose avec la vie. Il fallait savoir s'y prendre et je suis encore trop gauche de ce côté-là.
J'avais peur de rendre les gens malheureux, de les importuner, d'être une petite amie trop chiante ou trop collante je ne sais. L'amour tel que je le conçois est à la fois indépendant et fusionnel. Tout est une question d'équilibre. J'avais peur de tomber dans la dépendance affective et pour l'avoir vécu déjà une fois, je sais à quel point ça peut faire mal lorsque tout bascule. Quelle mauvaise manie que de penser au futur au lieu de profiter pleinement du présent. Je me soigne. Je sais que je suis sur la bonne voie, grâce à Lui. J'apprends à recevoir après avoir essuyer nombre de relations égoïstes et sans réciprocité.
Tout recommence aujourd'hui. Comme une nouvelle étape de la vie, beaucoup plus saine et plus équilibrée.
21 juin 2006
Pot pourri
Le boss étant en vacances, je profite un peu de mon temps libre pour voir ce qui se passe sur la toile. Après quelques heures de surf compulsif, j'en déduis que le web continue d'être une vraie mine d'or pour les gens qui s'ennuient au bureau. De clics en clics, on tombe sur des bijoux ici et là.
Pour ceux qui ont un peu de temps pour jouer :
- Cageling : Un escape room doté d'un joli graphisme (les flèches pour se déplacer se trouvent en dehors du cadre)
- Trapped 5 : One more addictiv game !
- Chopper drop : Des buildings à détruire de son hélico avant de s'y crasher.
- Heli Attack 2 : Encore une histoire d'hélico et de bourrinage.
Ma to-do-list s'allonge. Je tente d'être pro-active, mais j'ai déjà beaucoup de mal à gérer le présent, alors je vous laisse imaginer que le futur demeure obscur. Mais j'ai désormais le moral à bloc pour tout entreprendre. A commencer par refréquenter les salles obscures dans lesquelles je n'ai pas mis les pieds depuis trop longtemps. Les affiches non mises à jour sur ce blog ne témoignent pas mon manque d'intérêt pour les films qui passent en ce moment, mais plutôt de mon manque d'organisation. Quelque part, passer du célibat à la vie à deux demande une réorganisation minutieuse des activités de la vie quotidienne. Comme répartir de manière judicieuse le temps passé avec ses amis, avec sa moitié, avec sa famille, et soi-même (c'est important !) le reste étant bien entendu odieusement occupé par le travail. J'ai encore à m'améliorer de ce côté-là.
Dans une semaine je passe l'oral de mon mémoire et je ne suis prête pas encore prête. Je dois me remettre dans le bain, ce que j'ai d'ailleurs fait hier soir en réalisant l'interview d'un spécialiste du web 2.0. On va dire que ça avance. Je n'ai qu'une hâte. Finir cette vie d'étudiante qui a bouffé la moitié de ma vie jusqu'ici. La vie active ne nous ménage guère mieux, mais tout est une question d'indépendance et de responsabilités. Vivement octobre, l'appartement, les prochaines vacances pour 2046, la neige en été, les soirées feu de bois sur la plage et les cocotiers et plein Paris etc.
Premier jour d'été, mais également fête de la musique. Un programme pas encore bien défini, mais je compte bien capturer quelques vidéos de cette soirée pour blogguer ça en images dès demain ! Dans la rue, ça commence à faire du bruit, le sol du bureau bouge quelque peu et ce n'est pas parce que la France se déchire au football... aheum.
Que dire d'autre sinon que depuis ce week-end, ma relation avec Lui a quelque chose de plus officiel. D'une part parce que je l'ai annoncé à mes parents, d'autre part parce que je l'ai présenté à mes meilleures amies, ce que je n'ai pas fait depuis Monsieur N. Donc pour moi ça veut dire beaucoup, même s'il ne joue pas du piano debout. Un jour je rirais de cette scène, où en plein repas, au milieu d'une conversation où enfin j'exprimais à mes géniteurs mes soucis professionnels, j'ai sorti une phrase qui tomba comme un cheveux dans la purée "ah oui au fait, je voulais vous annoncer que j'avais un nouveau copain". Flop. Ma mère a cru tout d'abord à une blague (je ne vois pas en quoi c'était drôle mais enfin...), avant de se rendre compte que j'étais sérieuse. Ma respiration se bloque, un fou rire intérieur se déclenche et puis voilà, c'est passé, presque inaperçu. Presque.
Bonne soirée !
Retour

Liv Tyler
Faîtes la bise à l'été ! Six mois de croqués, deux saisons englouties, des tempêtes traversées, entrecoupées d'éclaircies. Après quelques semaines où je me regardais tomber avec une perplexité écoeurée, je me suis relevée ce week-end en m'accrochant à l'épaule de Monsieur. Sans que je puisse trouver une raison rationnelle à tout cela, mon moral a pris le chemin des sables mouvants, s'enfonçant un peu plus chaque jour. Je n'y pouvais rien. Plus je tentais de savoir pourquoi, plus je me heurtais à une incompréhension douloureuse. L' impuissance cognait fort sur moi et laissait des bleus qui éveillent par à coups des pics de tristesse, des sanglots qui nouent la gorge mais se terrent tout au fond pour qu'on ne les atteigne pas. Tout s'accumule en dedans, tout se bouscule, s'entrechoque. Je cherchais à comprendre, mais le malaise grandissait tandis que je me lançais frénétiquement à la poursuite d'une solution sans cesse fuyante. Je voulais expulser ce poison qui me rongeait de l'intérieur, mais ne réussissais à recueillir chaque fois qu'une émulsion mystérieuse faite de dégoût pour moi-même et une rancoeur odieuse envers la vie. J'avais de l'amertume plein la bouche, mais ignorais totalement sa provenance. Rien de tout cela n'est explicable. Parfois je me sens comme une marionnette désarticulée. Je subis jusqu'au déclic. Le déclic. Un samedi matin alors qu'il n'est pas 7h. Je suis si mal que je saute hors du lit et me réfugie seule dans un coin pour réfléchir. Lui, me retrouve dans un état chaotique, assise par terre, le coeur retourné, les larmes bientôt pleins les mains. Il me parle calmement, me réconforte en ne cessant de répéter qu'il est là pour moi. Mais je n'ai pas l'habitude alors mécaniquement, je me sens coupable, me méprise, m'enterre dans un mutisme agaçant. J'ai envie de parler, mais rien ne s'échappe de cette bouche qui renferme tant de secrets, de non-dits, de blessures qui gercent les lèvres et font saigner les plaies. Je finis par dire quelque chose, mais ne me convaincs pas moi-même. Avec le temps j'apprendrais. J'apprends déjà à reprendre ce blog en main. Laissé à l'abandon depuis quelques jours, ça me désole presque...
19 juin 2006
Je me motive pour blogguer ce soir !



















