Un sushi dans mon lit

27 avril 2006

Le bonheur comme effet boule de neige

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He bien, j'y avais réfléchi sur tout le chemin du retour en me disant que je ne savais pas par où je commencerais ce post. Alors je débuterais en affirmant simplement qu'enfin je suis heureuse. Est-ce qu'un petit événement de rien du tout peut bouleverser une vie ? Bouleverser n'est sans doute pas le terme exact, mais j'ai l'impression que cette journée a eu un tel impact sur moi que je ne saurais définir ce sentiment de sérénité qui m'a embrassé alors que le soir tombait doucement sur la ville. Il y en a qui doivent se dire que je suis tombée amoureuse encore une fois. Mais je crois que ce sentiment de sérénité aujourd'hui dépasse ce concept d'amour qui peut devenir désuet en si peu de temps si l'on n'y prend gare. C'est quelque chose de plus profond, de durable sans doute, qui va au-delà de toutes illusions éphémères...

C'est peut-être Microsoft (je sais Beurk pour certains), ou Steve Ballmer, ou encore ces 9 heures passées au Théâtre Marigny hier en compagnie de 1000 geeks/developpers/férus de web/technos, enfin je ne sais. En tous cas, je me sens revigorée. Vers 15 heures, alors que je prenais l'air en grignotant un cookie exquis, je me suis dis que 2006 était l'année des déclics. Professionnel, personnel, sentimental qui sait. J'arrive peu à peu à dessiner ce chemin de vie qu'on a tant de mal à entrevoir même après des années et des années de pratique. Après tant de temps passé à me chercher, je sentais que je frôlais quelque chose du doigt. Elle était là, la vraie opportunité, celle de savoir ce que je voulais et comment j'allais y arriver.

mix06

Comment une conférence sur le web nouvelle génération a pu me faire prendre conscience de la direction que je voulais suivre. Je n'en sais strictement rien. Les signes tombent du ciel comme par miracle, créent une brèche dans l'obscurité, montre la voie à suivre, rassurent nos doutes les plus tenaces. Quoiqu'il en soit, après tant années passées à chercher un sujet qui me passionnait vraiment, il semble qu'aujourd'hui, j'ai trouvé le domaine dans lequel j'ai la réelle volonté de m'investir (le web 2.0 à défaut d'être une évolution techno et celle des moeurs online, il aura été une révolution pour moi...) en dehors de tout ce qui me donnait jusque là de l'ardeur pour avancer : le cinéma, la musique, l'écriture. Je ne m'étendrais pas sur le sujet au risque de vous ennuyer, mais en tous cas, il est important dans la vie de trouver son propore moteur (non pas de recherche mais d'avancée). Chacun choisira celui qu'il voudra : l'art, l'amour, l'argent, la paix dans le monde, les manifs anti-cpe, le sexe, que sais-je encore. Je pense que c'est vital d'être passioné par quelque chose. Jusqu'ici je me sentais éteinte. Aujourd'hui moins, depuis que j'ai trouvé l'interrupteur. C'était dur de l'atteindre dans cette obscurité pesante.

Mis à part cette prise de conscience personnelle, j'ai vraiment apprécié ce Mix 06 Paris, qui sans aucun doute aidera précieusement à l'avancée de mon mémoire que je dois déjà rendre dans une semaine précise. C'est impressionnant de voir en vrai des gens dont vous lisez le blog ou dont les noms sont cités comme des grand de la sphère du web (entre autre Pierre Chapaz ou le grand Steve Ballmer). Concernant Microsoft qui a fait sa promo tout au long de la journée (normal puisqu'ils étaient les organisateurs de l'événement), ils ont essayé tant bien que mal à nous convaindre que Vista (le prochain OS de Microsoft) allait être super-méga-génial-et-innovant-et-plus-encore .Mais pour les afficionados de Mac, rien ne semblera vraiment plus excitant. Je me suis seulement régaler à voir avec envie les nouvelles fonctionnalités de msn messenger. Miam...

Je retiens également de cette journée :

- Qu'on ne fait pas la queue pour aller au toilettes dans ce genre de conférence parce que 90% des participants sont des mecs.
- Que les appareils photos sont interdits, sans doute par soucis de prévenir l'"espionnage industriel", mais j'ai tout de même réussi à prendre quelques clichés et une mini-vidéo en scred. Manque de bol pour eux, comme je semble quelqu'un de dangereux, dixit un chargé de sécurité - ce même agent qui a essayé de me refourguer son n° de téléphone - qui en me passant au détecteur de métaux n'a même pas remarqué mon appareil photo caché sous mon bouquin...
- Que quelqu'un était intéressé pour savoir si j'étais développeur (je prends ça pour un compliment hein, ptêtre qu'un jour on me traitera de geek dans la rue


Steve Ballmer au Mix 06 Paris
Vidéo envoyée par sushie

Fort de ce regain de moral, j'ai recontacté des anciens amis du lycée pour leur proposer des retrouvailles. Après avoir allonger ma liste msn de noms d'autrefois, je me suis mis en tête d'organiser un dîner dans un mois pour que nous nous retrouvions tous autour d'une table pour se raconter nos pérégrinations autour de la vie. C'est étrange, mais il semble que nous avons tous ce sentiment du temps qui nous dépasse. Ma chère L. m'avouait qu'elle n'avait rien vu passé, ni même n'avait profité de ces quatre dernières années, qu'elle avait passé à travailler d'arrache-pied. 5 ans déjà qu'elle était avec K. et je n'étais fière pour eux de savoir que leur couple surmontait les épreuves de cette satanée existence. Mon meilleur ami de l'époque m'apprends que mon ex-meilleure amie est toujours avec son copain et me fait part de son désarroi face à son propre célibat qui perdure. Je les revois dans moins d'un mois. Est-ce qu'on sera autant qu'il y a six ans. Je l'espère. Même si ce bon vieux temps ne nous rajeunit pas, il nous rend à défaut heureux d'en reprendre une part, même bien des années plus tard à al fin du premier dessert. J'en reveux !

8h51, j'écoute Jack Johnson me chanter Better Together et je souris bêtement. Je cours attraper mon train.

Bon vendredi.

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26 avril 2006

Mea Culpa

Je voulais m'excuser auprès de celles que j'ai pu choquer ou froisser l'autre jour en utilisant le terme "vieilles salopes aigries". Je dis cela en réaction à un mail que j'ai reçu d'une lectrice que j'ai pu blesser et a réagi de manière virulente sur son propre blog. Je la remercie d'ailleurs pour son mail , car je n'avais pas eu vent jusque là de ce feedback... Dans tous les cas, je ne juge personne car je ne suis pas apte à le faire. D'ailleurs, je ne pensais à personne d'autre qu'à celle que j'ai été ces derniers mois. Donc que personne ne se sente personnellement attaqué. Et puis relativisons les mots. N'entend on pas dire si souvent que tous les hommes sont des salauds pour que l'instant d'après, nous nous éprenions d'eux comme si nous n'avions jamais été blessées.

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24 avril 2006

Spleen is looking at me

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Mistress of Spices

Ce fut une journée tristement spleenétique. Je ne sais pourquoi. Ca avait commencé comme la couleur du ciel au réveil. Bleu et clair, sans turbulence. Puis la grisaille s'est immiscée, subrepticement. Je n'ai rien vu venir. Je me suis dis "ça recommence" et j'ai tenté de lutter contre les pensées négatives qui avançaient vers moi, prêtes à m'enterrer sous leur pas décidé. Je trouve ma vie étrangement ésotérique. J'ai l'impression de marcher à côté de la réalité, de regarder la vie passer. Et je reste accroupie dans ce petit lopin de terre où l'herbe a jauni, attendant dans une ombre qu'on piétine, qu'on ne voit pas, qu'on oublie car trop pâle. Je ne suis rien. Et pourtant j'avais envie d'exister. C'est toujours la même rengaine, que de se demander à tout âge qui l'on est vraiment.  Y a t-il seulement une réponse exacte. L'enigme de notre identité est-elle aussi simple à résoudre qu'une équation à une inconnue? Je n'ai jamais été douée en mathématiques. Je n'aime pas les chiffres. Surtout pas aujourd'hui où le chiffre 2 ne signifie plus rien qu'une version bêta de tout, même d'un bonheur sans cesse perfectible.

Grâce à un ami qui m'a parlé de Virginia Satir, je suis tombé sur ce poème, qui m'a énormément touché à la lecture et qui dans cette période de confusion, m'éclaire quelque peu sur le sens d'une vie à voies multiples mais dont ma main seule peut tracer celle qui me conviendra. Ce texte, elle l'a écrit alors qu'elle travaillait avec une ado de 15 ans turbulente qui se posait beaucoup de questions sur elle même, ainsi que sur ce que la vie pouvait bien signifier. Je n'ai plus 15 ans et pourtant je cherche des réponses aux éternels "qui suis-je, où vais-je, comment y parviendrais-je, comment je vais faire pour sortir de ce merdier". En lisant ce poème, je me suis rendue compte à quel point ma vie m'appartenait. Dit comme ça, ça a l'air stupide, mais à force d'imputer mes malheurs aux autres, je m'étais dépossédée de mon existence. Aujourd'hui j'ose reprendre ce qui m'est de droit. Je m'octroie la liberté d'être moi-même, d'assumer ce que je vis, ce que je suis et par le même biais, là où je vais. Non ce n'est pas de votre faute. C'est de la mienne.

I am me

In all the world, there is no one else exactly like me
Everything that comes out of me is authentically me
Because I alone chose it - I own everything about me
My body, my feelings, my mouth, my voice, all my actions,
Whether they be to others or to myself - I own my fantasies,
My dreams, my hopes, my fears - I own all my triumphs and
Successes, all my failures and mistakes Because I own all of
Me, I can become intimately acquainted with me - by so doing
I can love me and be friendly with me in all my parts - I know
There are aspects about myself that puzzle me, and other
Aspects that I do not know - but as long as I am
Friendly and loving to myself, I can courageously
And hopefully look for solutions to the puzzles
And for ways to find out more about me - However I
Look and sound, whatever I say and do, and whatever
I think and feel at a given moment in time is authentically
Me - If later some parts of how I looked, sounded, thought
And felt turn out to be unfitting, I can discard that which is
Unfitting, keep the rest, and invent something new for that
Which I discarded - I can see, hear, feel, think, say, and do
I have the tools to survive, to be close to others, to be
Productive to make sense and order out of the world of
People and things outside of me - I own me, and
therefore I can engineer me - I am me and I am okay.

Edit : Heureusement qu'il y a des souvenirs au présent qui donnent du baume au coeur ;) Merci tu sais qui.

herbe_verte

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Un peu de tout

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Milla Jovovitch

La musique réveille beaucoup de choses. Elle en répare également d'autres. Pourquoi retient-elle tant de souvenirs, absorbant comme une éponge ces instant de nos vies, qui font tantôt mal, tantôt sourire lorsqu'on y repense. Cette radio rallumée de temps à autre, ce cd retrouvé sous une piles de linge sale, ce mp3 ressorti d'un dossier caché, révèlent des trésors enfouis ou des poussères qui viennent se nicher au coin de l'oeil et régalent les faims lacymales. Le temps se cristalise et me renvoie dans un passé plus ou moins lointain. Je revisualise la scène, la touchant fébrilement du doigt avant qu'elle ne s'évanouisse dans ce présent où elle n'est plus qu'une défunte enterrée sans pudeur.


The piano

A l'instant où j'écris, je teste l'exercice périlleux d'écouter des chansons gorgées d'un passé qui dégouline et m'en fouts plein les doigts. Je ne sais pas me souvenir proprement. Et pourtant mes joues restent sèches, malgré ce voile devant mes yeux.

Dans un période de transition, où je me perds dans une remise en question qui remue pas mal de choses, je me rends compte que j'aime ma vie malgré ses imperfections. Son inconstance lui confère ce charme qu'une platitude sans saveur m'aurait sans doute emmerdé. L'hier aprèm', passé à la maison, à écouter les gouttes de pluies toquer à la vitre, m'a rappelé cette adolescence solitaire tant de fois maudite. Qu'est ce que je foutais à l'époque, de tout ce temps libre, avec ma meilleure amie habitant à deux minutes de chez moi et internet tournant au 56k. J'écrivais ma vie au bord de mon lit, sur des lignes qui s'estompaient sous mes larmes de jeunesse. Et pourtant je n'étais pas malheureuse. Qu'est ce qui différencie le temps d'aujourd'hui et celui d'hier. Celui de nos 20 ans, celui de mes 13 ans. Qu'est ce que ça sera dans dix ans lorsqu'il sera trop tard pour se retourner. Est-ce qu'on regrettera ce bon vieux temps, celui que nous sommes en train de vivre.

Je me souviens du titre de ce livre de Philippe Labro, Tomber 7 fois, se relever 8. J'en avais parlé à l'époque où je me sentais encore capable de relever le défi d'aller jusqu'à 100, de boire la mer sans m'étouffer, de gravir les sommets en surmontant mon vertige. Aujourd'hui, je me sens un peu moins sûre de moi, sans doute fragilisée par ces histoires trop courtes et successives. Je sais bien que c'est en partie ma faute. Il faut être deux pour construire, mais on peut tout détruire par notre seule volonté. Partir sans expliquer ou juste avec une raison tellement bidon qu'elle donne envie de se bidonner. Tout ceci n'est qu'une farce. J'ai envie de dire. Je dois sans doute avoir trop peu d'humour pour en rire sur l'instant. C'est loin d'être une tragédie et pourtant j'y mets trop de pathos. Il faut que je revois le scénario.

printemps2.0

Sur la capitale, le printemps est presque passé en version définitive. Le ciel trop bleu, l'herbe verte sans colorant, les pelouses bondées et les barbes à papa qui se prennent pour des nuages. Cet air été précoce donne de la douceur au moral.

faidherbe

blue_sky

barbapapa_sky

Il ne bouge quasiment plus. C'est à peine si de ses yeux globuleux, il arrive à me jeter un regard désespéré. Non je ne peux pas le sortir de là. Je le regarde de loin, en me demandant quand il va crever définitivement. J'attends que ma mère se charge d'achever ses souffrances. J'ai pris une dernière photo de lui, dans son lit de presque mort. J'ai oublié son âge. Je me souviens juste que c'est la dernière chose que Nico (oups j'ai lâché son nom, tant pis) m'ait offerte. C'est ainsi. Il y a des hommes qui vous offrent des fleurs, le mien m'avait abonné aux poissons rouges. Me réhabituerais à cet aquarium vide, ces autres poissons ordinaires qui viendront remplacer ceux qui avaient une valeur particulière. Encore un qui finira dans le tourbillon de mes w-c.

Ce matin, au réveil, j'ai eu une étrange première pensée. J'ai ouvert les yeux, et me suis dit que dans la vie, les femmes étaient sans doute divisé en plusieurs catégories. Les éternelles bonnes copines, celles qu'on baise, celle qu'on aime et les veinardes qui savent être les trois. J'ai jamais pu su être celles-là.

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21 avril 2006

Blues passed away

reese
Reese Witherspoon

Il y a du charme dans cette version bêta de l'été. Le soleil parisien rayonnant au dessus de nos têtes, j'ai même aperçu quelques mouettes perdues dans le ciel, appelant les beaux jours dans un cri émouvant. La mer était encore loin, mais je rêvais d'y tremper les pieds et de sentir ma peau picotter dans les vagues salées. J'aborde finalement peu souvent la côte, parce les vacances sont désormais attributs de mon enfance et que cette dernière est presque révolue. Bientôt cinq ans sans escales, même courtes. J'avais seulement envie de poser mes bagages quelque part, peut être avec quelqu'un et respirer un semblant de liberté sans avoir le temps à mes trousses. Et je coooouuuuuuurs...

Je crois que ça va bien en cette fin de semaine. Les hauts et les bas donnent le tournis, ébourrifent le moral, mais finissent par donner un peu de piquant à ce train-train trop plat qui brûle les pieds et donne envie de faire des bonds. Je ne dis pas non à un tour de montagne russe supplémentaire. J'aime avoir la tête à l'envers, sentir mon coeur se décrocher dans la descente virtigineuse et savourer la bonheur d'une montée d'adrénaline qui cloue les tripes au siège. J'avais un certain ressentiment envers les hommes cette semaine, mais je finis toujours par me dire que nous les filles n'étions pas mieux, certaines d'entre nous étant capables d'être des anges, comme des vieilles salopes aigries. Je leur pardonne, comme je nous pardonne. Passons.

Je suis retournée à l'école en début de semaine pour une réunion quelconque. J'ai trouvé des couloirs trop vides, des présences fantomatiques, des rires qui se baladaient, drapés de blanc, quasi funestes mais résonnent encore dans ma mémoire d'étudiante. Je ne voulais pas oublier. Les souvenirs font échos aux années passés en ces lieux. Entre ces murs j'ai bûché, trébûché, gueulé, sanglotté. Là-bas, j'ai pensé à toi encore et encore, je pensais sortir de l'école et passer le cap des quatre ans. Ce lieu sera désormais attaché à notre histoire dont la dernière pas a déjà été tournée et c'est tant mieux. C'est pour mieux relire le roman de cette époque qu'on apose des fins et recommencer d'autres histoires. Que l'on se détrompe, on finit par être nostalgique même de ce qui ne nous a pas forcément plu. J'ai caressé ces murs dans l'espoir de récolté quelques flashbacks. Des bribes de notre vécu me sont apparus, et je revoyais mes camarades comme s'ils étaient encore là. C'est stupide, j'en parle comme si nous étions morts. Alors que la vie ne fait que commencer.

Je crois que mon boss est satisfait de mon travail. Du moisn je suppose que la phrase "Nous irons loin ensemble", allait dans ce sens. *Masturbation d'ego style*

Sans transition, j'aime bien l'idée des vidéos personnalisables. J'espère qu'on pourra bientôt customiser Massacre à la Tronçonneuse ou Cannibal Holocaust.

Sinon, je suis vraiment excitée à l'idée d'aller au Mix 06 Paris. Inscrite au dernier moment, alors que la conférence affichait déjà complet, j'ai eu le bonheur d'apprendre que des places supplémentaires ont été libérées. Une belle occasion de voir  le boss de Microsoft. Que l'on soit pour ou contre, il est indéniable qu'en matière de management, il sait y faire :



Sinon, je me demandais également quand ils se lasseront de nous gaver de suites grotesques et indigestes :


Plus que deux semaines avant le rendu de mon mémoire. 10 pages d'écrites. On applaudit ? Je tente de rester calme. J'y arrive. C'est déjà pas mal. Ce soir, concert à la la Flèche d'Or avec ma Juju et Ma Milounette chéries. Demain, détour chez le japonais avec lui, puis soirée chez ma soeur que je n'ai pas vu depuis des lustres. Hé Kmlz ! , j'attends qu'on se cale nos verres d'absinthe. En attendant l'heure, spéciale dédicace :

Bon week-end à tous. J'vous bise.

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18 avril 2006

Love 2.0 etc.

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Claire Forlani

Ce matin, je me suis réveillée avec cette sale impression de déjà vu. Dans mon lit trop étroit, la nostalgie n'aurait pas dû s'immiscer. Il n'y a pas assez de place pour deux. C'était elle ou moi. Au final, elle m'a mise K.O d'un coup de tête, je m'effondre, les larmes pour seuls antisceptiques.Ca fait mal oui, purée. J'avais presque oublié ces derniers temps le coût des douleurs. Je paie cher. Je me souviens qu'hier soir en m'endormant, j'ai repris mes jérémiades d'antant. Je me suis murmurée c'est reparti pour un tour. Cette succession de déceptions, c'est parce que je le vaux veux bien. Téléphone éteint à minuit et neuf minutes, réflexion avortée, emportée dans un sommeil de plomb, le combiné à la main. J'ai sangloté une demi seconde avec l'envie de remonter le temps, retourner en septembre, où juste après la chute, j'ai eu le bonheur de me relever sans difficulté, ni tourments. Je me suis demandée pourquoi t'étais parti comme ça, laissant un goût d'inachevé dont je ne comprends toujours le pourquoi de la fin, lorsque je suis sortie de la voiture vers 20 heures, remontant en larmes l'avenue de la République, ne me doutant pas que bien des mois plus tard, personne n'aurait pu me redonner ce semblant de bonheur vécu le temps d'un mois trop court. C'est ça la vie. Tout finit par nous être enlevé, les gens qu'on aime, les instants qu'on aime, le bonheur pareil. On déménage de temps en temps, pour changer de vie et d'époque de vie. Rien de tout cela ne nous laisse indemne. Je ne désespère pas de trouver un jour un havre de paix où les gens arrêteront de gémir pour un rien, à commencer par moi, où les hommes cesseront de se comporter comme des porcs. Mais ça, c'est pas gagné. Je suis désolée. Je suis désabusée ce matin. Je suis lasse de ramasser les chagrins abandonnés, d'en faire des colliers de pleurs, de les porter comme si j'étais une éternelle victime alors qu'il suffirait que j'arrête de me baisser pour les recueillir. Arrêter de courir. Porter la solitude un temps et se dire que ce n'est pas si mal.  Je soupire, une énième fois. La plaie s'est refermée, mais elle s'entrouve de temps à autre lorsque les heurts de la vie secoue les reminiscences trop belles pour ne pas être enviées. Un de perdu, dix de retrouvés ? Je compte sur les doigts de la main 8 mois plus tard pour vérifier l'exactitude de ce ridicule adage. J'atteinds mon chiffre fétiche. Je ne vous dirais pas lequel. Ca me fait peur.  L'ex est totalement sorti de mon esprit et c'est à peine si je me souviens encore que j'ai joué pour lui avec ma lame de rasoir. L'ineptie de ce souvenir me donne des pulsions hilares. Comment j'ai pu. Je n'en sais rien. Et si ma vie amoureuse s'était aussi mise en mode 2.0 ? Une éternelle version bêta, avec des failles à réparer. Je ne trouve jamais la formule exacte, j'enchaîne les tests qui se conclent fâcheusement dans l'impression répétitive que les aventures de moins d'un mois sont devenues pain quotidien, que les habitudes nous enlisent dans un cercle vicieux, dont j'aimerais seulement sortir. Je piétine le romantisme trop de temps déjà. Et s'il était le temps d'organiser les retrouvailles. Oui ça serait bien.

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16 avril 2006

Paris insouciante

Flâner. S'émerveiller. Croiser le regard des badauds. Sous la pluie, à midi ou à minuit, Paris sera toujours Paris.  Sans violence, sans jets de pierre, insolente dans sa beauté et ses recoins à découvrir, elle ensorcèle. Nonobstant la foule revendicative et ses vitupérations, la capitale fascine avec ses charmes dénudés, son lot de clichés, ses touristes séduits, ses trésors cachés. Un petit tour en image pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de voir cette ville dont je suis amoureuse.

arc_de_triomphe
Sur les Champs Elysées

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L'Arc de Triromphe

canards
A Paris, il y a aussi des canards...

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Le Sacré Coeur

montmartre
Montmartre, le coin des artistes

montmartre2
Flâner sur la Butte

artiste_montmartre
Portrait de femme

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Dessinateur en action

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Le Moulin Rouge, à deux pas de Pigalle

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Sur les ponts de Paris

tour_eiffel
La Tour Eiffel, of course

vue_tour_eiffel
Vue du haut de la Tour Eiffel

pigalle_sexodrome
Le meilleur pour la fin, trouvé du côté de Pigalle

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15 avril 2006

Du réchauffé

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Winona Ryder

Un post écrit en début de semaine mais que je n'ai pas eu le temps de publier. Je reviens vers vous en fin de soirée pour des nouvelles plus fraîches.

Depuis quelques temps déjà, je tente de ne plus pleurer sur mon sort. J'y arrive peu à peu, sans même me débattre. Sort(ilège) ou pas, la vie ne pouvait m' offrir plus que ce qu'elle avait déjà en stock. Mais à trop en demander, elle a finit, la traîtresse, par me submerger d'imprévus douloureux. Je commence à rencontrer des difficultés à m'organiser tant bien personnellement que professionnellement. Les propositions se multipliant, j'éprouve certains regrets de ne pouvoir emprunter la route la plus adaptée à mes aspirations. Non pas par manque d'envie, mais seulement à cause de contraintes indépendantes à ma volonté.*sob*. Avant hier, on m'appelait pour devenir collaboratrice régulière d'un grand webzine. Je me suis entendue dire "non", le coeur s'émiettant au même instant, l'esprit déjà rancunier contre ce stage dans lequel certes je me forme à la tyrannie et la mégalomanie du monde de la communication, mais qui me faisait passer à côté de ce que je voulais vraiment faire de ma vie : écrire. J'ai eu un espèce de soulagement, lorsqu'au bout du fil, j'ai entendu un réconfortant "appelle nous quand tu veux". J'ai raccroché, la contrariété suspendue à une larme qui n'est pas tombée. Trop de possibilités, pas assez de temps pour tout vivre. Trop de chemins qui s'ouvrent, de mains tendues, de choses à explorer. Je suis exécrable dans l'exercice du choix.

Et puis il y a les bleus de l'âmes provoqués par les coups de poing de l'amour. C'est entré dans la routine. Les déboires de sukie. Oui j'aime bien jouer les victimes alors qu'il est clair que la vie m'a engagé pour quelques saisons pour jouer les rôles de bourreau. Ce n'est drôle qu'un temps, je vous assure. Au final, on finir par subir ce que l'on fait. Les décisions justes ou pas qui font mal, à soi-même, à l'autre, aux deux quoiqu'il en soit. Encore une histoire de décisions. Décisions et choix étant sémantiquement similaires, je vous laisse imaginer le marasme... Déceptions successives qui frappent la conscience de remords, de regrets, d'un je ne sais trop quoi qui laissent des traces indédébiles. Qu'il est loin de bonheur simple de la route unique. Au petit matin, je me lève avec l'idée d'être une garce. Merci kmlz de m'avoir rassuré du contraire.

couz_limoVous vous souvenez certainement de ma cousine américaine, venue il y a quelques mois visiter notre jolie capitale. Quelques fous rires et quatre mois plus tard, elle m'envoit des photos de sa remise de diplôme. Elle pose ci-contre devant une limousine sortie de je ne sais où. Je vais devoir à me mettre à fouiner dans les héritages familiaux...Qu'il semble facile Outre-Atlantique de vivre à la Beverly Hills. Un jour je partirais d'ici oui. Je me lasse des sitcom à la française avec ses rires pré-enregistrés, de son Sous le soleil trop édulcoré. Envie d'aller jouer mon Robinson Cruosé dans la jungle New-Yorkaise. Oui c'est ma nouvelle lubie. Passons.

Quelques liens du jour :

- Pour les geeks

- Pour les bloggueurs (pour savoir qui vous link)

- Une bonne nouvelle pour les fans de Lost / Alias . Desperate Housewives

- Pour bouffer des niouz de manière originale

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11 avril 2006

Yeah Yeah Yeah

La crise est désamorcée, ou presque, on peut dire ouf. Il y en aura toujours qui maintiendront qu'il ne faut pas lâcher la pression. Restez zen les gars.... j'ai envie de dire. Heureusement qu'on en voit le bout, c'en était assez. Pas trop du cpe, car j'ai un avis assez partagé là-dessus, mais le soulagement est légitime lorsqu'on voit que les Français eux-même commencent à se lasser de leur pays. De plus en plus je rencontre des gens dont la seule envie est de partir d'ici. Je ne les comprends que trop. Le pays sexy et romantique dont on voit la représentation idyllique dans les films hollywoodiens est loin d'être aussi glamour que ce qu'il paraît. Adieu le baiser langoureux au-dessous de la Tour Eiffel illuminée, boujour les banderolles révolutionnaires et les jets de pavés sur les vitrines marchandes. Bientôt, on ne représentera plus le Français avec son berêt et sa baguette de pain, mais le poing levé, une hache à la main. Les mouvements revendicatifs de nos chers jeunes citoyens sont un signe positif évident de leur implication dans l'évolution de notre société démocratique, mais je doute fort que la majorité d'entre eux ait jeté un oeil sur les textes de lois. Bref, moutons de panurge ou pas, je ne crois pas qu'il faille être révolutionnaire pour faire avancer un pays. C'est toujours mieux que de dire oui à tout, mais il me semble qu'il y ait des limites au mécontentement. On pourrait reprendre ces bonnes vieilles méthode de relativisme en se comparant aux pays bien plus en détresse que le nôtre, mais que voulez vous, on supporte mal être molester dans notre confort... L'enterrement du cpe donne donc naissance à "un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté". Dans quelques temps, on gueulera encore pour autre chose, étant donné qu'on passe notre temps à dire non de toutes manières. A Jospin, à la constitution européenne, aux 35 heures, au CPE, à Le Pen heureusement...Même si l'on ne s'intéresse pas à la politique, je crois qu'elle finit par nous écraser. Je clos le sujet avec ce site que je trouve pas trop mal foutu et qui permet de voir de manière hebdomadaire et virtuelle à qui reviendra cette lourde tâche de diriger notre pays dans un an maintenant.

Sans transition et dans un style bien moins sérieux, je vous propose une petite leçon sur téléchargement par nos amis de South Park :


Southpark-piratage

A part ça, mon boss m'a annoncé hier une promotion. Ravie à la prononciation de ce mot, j'ai vite déchanté lorsque j'ai compris qu'elle n'allait en rien influencer mon ridicule salaire de stagiaire exploitable et exploitée. Je suis donc devenue officiellement "Chargée de développement" de la boîte. Et là, on se dit "waouh...mais qu'est ce que ça veut dire ?". Je n'en sais trop rien, mais je sens bien que les surprises vont être de taille dans les semaines à venir.

Ce soir, je retrouve mes camarades pour une soirée étudiante au Six Seven. Je pense que ça ne va pas me faire de mal de me changer les idées. Ce n'est pas que j'ai quelque chose contre le fait de travailler 10 heures non stop par jour en stage, mais je ne dis pas non au "décompressage"... Est-ce que je vais prendre cher ce soir ? Telle est la question.

Pour finir, juste une pub que je trouve vraiment bien faîte.


pub-pour-cereales

Have a nice nay people.

Chuchoté par sukie à 10:31 - *C'est d'actu* - Com' tu dis [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2006

Pas le temps...

Donc forcément une vidéo de réconfort :)


Johnny Hallyday bourré sur France 3 Lille

Chuchoté par sukie à 07:23 - *Freaky links* - Com' tu dis [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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