28 février 2006
I'll be back soon

Winona Ryder
Seulement de passage, pour vous confirmer que je suis encore en vie. Si peu pourtant. Je survis, disons le. Bientôt de retour, pour vous raconter encore de nombreuses choses qui feront plaisir à vos papilles. A dans quelques jours.
22 février 2006
Just blues

Mena Suvari
Effroyablement malade. Levée depuis plus de 20 heures. Je tiens debout oui, avec ma tête et ma neurasthénie édulcorée. Mes jambes ont fui au paradis des carcasses. Ce matin ça allait bien vers trois heures du mat' j'étais en forme, jusqu'à midi aussi. Et puis la vie a dégouliné comme du rimel enlarmé. Sur le quai de la gare, je chahutais avec un espèce de bien-être qui avait réussi à me clouer un sourire niais au bec. J'aime toujours autant cette sensation, la seconde qui suit le "je me sens bien dans mes bask" en ce moment. Vertiges des sens, yoyo incessant des sentiments qui n'arrivent plus à s'équilibrer. Je suis dans la période montagne russe des émotions. Un up and down perpétuel qui me lobotomise et tranche mon euphorie extatique aux lames de rasoir. 23 h passée, je devrais dormir pour rattraper un peu de ce sommeil violé. Je ne sais pas pourquoi je suis devant mon clavier à taper une espèce de mélancolie engourdissante. Je me sens vide ce soir. Je ne trouve pas mes mots. J'ai à peine dénichéce pseudo msn foireux "In the mood for blues". Ce soir j'ai tout simplement peur. De quoi, je ne saurais vous expliquer. Mais en tous cas, ça me serre assez fort le bras pour que les marques de cette étreinte brutale me ramènent à la réalité. Non je n'oublie pas mes barricades. Je suis en train de réaliser tout ce qui s'est passé ces derniers mois. Je crois que je vais aller vomir quelques pleurs sur l'oreiller. Ya juste une question qui me turlupine ce soir. C'est de savoir si je deviendrais un jour quelqu'un ou si je suis condamnée à tomber dans le perpétuel oubli des mémoires. Après tout, on ne vit que pour soi. Je devrais m'en foutre. Mais décidément non.
20 février 2006
Sick breakfast

Entre deux mondes. Réveil à 4h20 du mat'. J'enfile le casque, monte le volume. Bande son du matin. Relient K - Failure to excommunicate. A quoi je pense. A rien, à tout, à eux, tout ceux là. Je ne sais pas exactement ce que je me dis. Je cherche un remède pour ne plus tousser, pour sortir aussi de cette torpeur électrique d'un lundi matin. Les violons grondent, en rythme avec le grésillement d'un lecteur mp3 qui va rendre bientôt l'âme. Je balance un juron qui se perdra au milieu du silence matinal. A quoi je pense encore. Juste que je n'ai pas l'impression de passer aujourd'hui mon premier partiel. Je n'ai pas révisé et pour cause, il n'y a rien à réviser. Je n'ai pas fini mon dossier de prod', je n'ai pas fini de m'enliser dans cette envie de me foutre de la gueule de la vie. Ce matin je tournoie au milieu de ma chambre sur Silverchair. En catimini, je pense que j'ai envie d'être amoureuse, même du vide, de l'inconnu sans visage. Juste amoureuse parce que ça fait une éternité que ça ne m'est pas arrivé. Aimer, c'est euphorisant et puis merde si c'est pas réciproque. C'est juste pour la beauté du geste. Se sentir tomber doucement dans cette émotion cotonneuse comme une caresse des sens. L'envie d'un manque, d'une sensation du temps qui s'arrête lorsque l'autre est là. Et puis paf. Déconnexion. La réalité rattrape. Elle me rattrape. Chaque fois que ça m'arrive, je me barricade. Certains matins je m'en demande les raisons. D'autres lorsqu'on me dit "tu préfèrerais sortir avec moi ou juste qu'on couche ensemble", je me souviens du pourquoi. Mais j'y crois toujours. Je ne désespère pas. Surtout en ce moment. Comprendra qui pourra. Quelqu'un pourrait-il venir casser le mur ?
19 février 2006
Enfiévrée

Je suis grippée. Quelle joie. Je révise sous la couette, tente de trouver le courage de faire mon dossier de prod' audiovisuelle, mais à la place, je me défoule en écoutant du blues, gratte quelques idées pour mon roman que j'ai l'impression d'avoir intégralement en tête. J'ai regardé le soleil lécher les vitres vers trois heures de l'aprèm' et j'ai continué à contempler mon plafond vide à la recherche d'une solution pour arrêter de flemmarder. Je chasse mon mal de tête en me faisant transpirer sur un bon rock bien violent. J'ai les sens qui s'envolent, les yeux fermés, je bave ma liberté. C'est bon. Je me sens sereine ces derniers jours. Je n'ai jamais autant apprécié ma vie en 21 ans d'expérience. 21 ans, là où tout commence. L'autre jour, notre prof, Mr M. (le genre de personnage qui laisse son empreinte indélébile sur l'album de notre mémoire) disait qu' l'on se trouvait à un âge où l'on pouvait faire ce qu'on voulait, réaliser nos rêves, prendre les chemins qui nous attiraient. J'ai cru que j'allais laisser tomber une larme. C'est aujourd'hui le point de départ.
Je repense à cette soirée de la Saint Valentin passée pour la première fois célibatairement depuis trois ans. J'ai l'impression d'avoir été éjectée hors du temps, hors de cette dimension familière. C'était surnaturel. Et y repensant, j'ai commencé tout très tard. Les sorties, les garçons, l'alcool, l'école buissonière (je crois avoir séché une ou deux fois cette année et dans l'ensemble de ma carrière scolaire...), les déhanchements abusifs sur la piste de danse (je ne regrette plus d'avoir dansé seule durant toutes ces années seule dans ma chambre). J'ai pris conscience entre deux et trois heures du mat' qu'enfin je vivais. Je n'ai jamais vécu que d'écriture et de rêveries infantiles. Ce 14 février 2006, j'ai expulsé toute ma rancoeur contre le temps perdu. La péniche glissait sur la Seine tandis que je dansais au milieu de ce demi millier de célibataires affamés de chair fraîche. Bracelet rouge pour les couples, bleu pour les coeurs à prendre, vert pour les déjà casés mais open... Nous étions des moutons, portant chacun un numéro. Pas trop habituée à ce genre d'ambiance, j'ai découvert l'animalité des relations humaines dans une boîte de nuit, l'embrasement des sens après moults whisky coca, l'impudeur dévoilé dans l'obscurité, les filles vomissant dans les toilettes insalubres squattés par des lourdaux à quatre heures du mat'. Mes deux amies sont reparties avec un jeune homme chacune sous leur bras, tandis que noyais dans la pluie matinale ma déception de voir qu'une fois la bouche ouverte, les hommes que j'avais croisés n'avaient rien de bien intéressant à raconter. Parfois même je regrettais qu'ils se soient mis à parler... Ma seule satisfaction fut d'avoir renouer avec le grain de folie que j'avais perdu depuis quelques temps.
Hier soir j'ai discuté furtivement avec J-P (le dernier en date) - Alors t'en es où ? - En amour ? - Oui. - Je t'avais dit que je me calmerais après toi. - Après moi... - Non mais je crois que je suis bien seule tout simplement en ce moment, c'est grave doc?
- non.
La résolution du mois : devenir plus exigente
17 février 2006
Sous les projecteurs

Vous savez c'est étrange. Très rapidement, même s'il est difficile de savoir ce que l'on veut dans la vie, il est au contraire indéniable que ce que l'on ne veut pas saute aux yeux à une vitesse impressionnante. Arrivée dans les locaux de ce grand groupe de télévision, je n'avais pas le stress de ces jours où l'on passe un oral devant un grand jury. De l'autre côté de la Seine, j'apercevais la tour de TF1, au loin la Tour Eiffel s'élevant phalliquement. Comme d'habitude je suis arrivée un peu en avance, ai fait l'aller-retour sur le pont pour me dégoudir les jambes, n'ai pensé à rien si ce n'est que je ne savais pas pourquoi j'étais là. Je ne ressentais pas cette pression insupportable qui vous donne la niak et vous pousse à donner le meilleur de vous-même. A l'entrée, j'ai ouvert mon sac pour montrer que je ne voulais pas faire sauter leurs locaux. Une réceptionniste m'a mené jusqu'au bureau, ce fameux bureau. J'ai attendu quelques minutes avant qu'il vienne me chercher. Je crois que ça s'est passé très rapidement. Je me suis présentée, lui ai dit à peu près les domaines sur lesquels je pouvais faire des chroniques à la télé. Mais je ne me suis sentie ni convaincue, ni convaincante. Au beau milieu de l'entretien dans ma tête je me suis dis "merde sush' t'as jamais voulu être chroniqueuse télé". Je fourmille de rêves, de projets, d'ambition qu'une vie ne suffirait pas à réaliser, mais jamais en fait je n'avais songé à passer devant la caméra. Certes il y a des métiers qui font rêver, mais on ne va pas se forcer à faire des choses seulement pour la gloire... Il y aura certainement un casting en avril ou mai parce qu'ils cherchent effectivement de nouvelles têtes pour renouveller leur grille, mais je ne sais pas même pas si ça me tente. Presque pas en fait. Tout ce dont je rêvais était d'écrire, de chanter ou de faire des films tandis que ma mère souhaitais que sa fille devienne un jour une Claire Chazal. Bref, rien de plus à ajouter si ce n'est que malgré tout, c'est agréable de se dire qu'on a retenu l'attention de gens comme ça... mais j'aurais préféré un rendez-vous chez un grand éditeur... je crois bien que là j'aurais tout donné.
Pas le courage d'en dire plus. Grippée, j'vais me faufiler sous les draps. Bonne nuit.
16 février 2006
Passage éclair
Aujourd'hui c'est le grand jour. Je me réveille d'un long sommeil dans lequel j'ai rêvé que je sortais avec Bernard Minet. Je me souviens généralement peu des songes qui habitent mes nuits, mais ce dernier fut bien étrange. J'impute cette divagation aux 40 heures passées sans dormir entre le 14 et 15 février. Une saint Valentin entre célibataires assez palpitante, les trois dernières ayant été catastrophiques même si elles furent passés en couple. En tous cas, on peut dire que cette soirée marquera la fin ou le début de quelque chose. Hier, nous avons eu notre dernière heure de cours. J'ai l'impression de voir le bout d'un tunnel, dans l'attente du prochain, celui de la vie active et des occasions de multiplier les activités sans se dire qu'il faudra faire ses devoirs le soir et préparer ses partiels la veille par flemmardise. Il reste les examens qui vont s'étaler sur deux semaines et puis ce sera le déclin de cette longue période où la scolarité aura rythmé ma vie. Ce soir, je vous raconte cette soirée de Saint Valentin excitante et mon entretien chez **. Croisons les fesses ensemble sans nous faire trop mal. Bonne journée à vous.
14 février 2006
La machine est en marche
11h23. Un appelant inconnu. Un rendez-vous décroché... jeudi dans les locaux d'un grand groupe de chaînes nationales :)
Je crois bien que c'est positif. Sans me faire d'illusions, ça fait du bien au moral :)
Ephémères

Evangeline Lilly
Envie d'écrire des chansons en ce moment, en parallèle à ce roman que j'ai décidé sans fioritures ni niaiseries. J'aime cette idée de condenser des histoires le temps d'un refrain et quelques couplets. Je me chantonne des mélodies qui resteront sans lendemain, que j'oublierais la journée passée, mais qui marquent les émotions de l'instant présent, comme une bande son fugitive.
Conversation nocturne sur msn à quatre heures du mat'. Pourquoi les gens sont-ils debout à cette heure tardive (ou plutôt matinale) de la nuit. J'espère toujours ne trouver qu'un désert aride de présences et pourtant msn à peine allumé, il demeure ces noctambules errant devant le clavier que je croise, à qui je dis bonjour, puis poursuis ma route sans m'arrêter.
J'écoute tour à tour Mayane Delem, The Cranberries, Marc Broussard, Olivia Ruiz, puis reviens à mes amours d'adolescence, un bon vieux rock doux amer. Mes oreilles ont envie de pleurer mais je cherche seulement l'acidité mélancolique et le sucré nostalgique des notes qui s'envoleront dans mon casque pour abrutir ma fatigue. J'opte pour un petit Matchbox Twenty.
C'est vendredi que j'ai pris conscience de mon besoin de solitude. Je me suis engouffrée dans un cinéma. J'ai du mal en ce moment à décidé des films que je veux voir. Je ne sais pas dans quelle période je suis exactement. J'ai choisi (à tort sans doute) une histoire d'amour "Toute la beauté du monde". Aucun intérêt réellement si ce n'est qu'il a suscité en moi le désir de partir à l'autre bout de la Planète pour oublier qu'il existe un ici et maintenant, une vie actuelle jalonnée d'éphémères. Je rêve de Bali et d'étancher ma soif d'aventures dans ces paysages paradisiaques, cet exotisme beau à en chialer. Il n'y avait rien de vraiment triste mais je me suis mise à pleurer un peu n'importe quand. Ca n'a rien à voir avec le film, ça en avait avec l'expérience et le transfert que j'en faisais indirectement sur cette idée de ne plus pouvoir aimer après la perte d'être cher, même si ce n'est pas physiquement. J'ai repensé à cette phrase prononcé un jour par Gillou, m'affirmant être devenu un jour "un sdf de l'amour". Je comprends mieux aujourd'hui.
En sortant du ciné, mes pas mon guidée jusqu'à la Fnac de Chatelêt les Halles, où par hasard je me suis immiscée dans le show case d'Olivia Ruiz. J'ai vu de la lumière, je suis entrée. Il y avait beaucoup de monde, des mélodies comme je les aime et puis sa voix mesquine qui racontait des histoires de tous les jours. Une rescapée de la Star Ac', qui trace sa route indépendamment du Star sytem et qui s'en sort plutôt bien. Si vous aimez la chanson française, les paroles sarcatiques, le style "j'fais pas comme tous le monde", adoptez "La femme chocolat".
J'ai erré dans les rues parisiennes alors que la nuit était tombée sans que je m'en aperçoive. A la lueur des première étoiles, j'ai cherché un endroit où me poser pour gratter quelques lignes. Vous savez la difficulté de vous asseoir dans un bar pour prendre un verre lorsque vous êtes seule? ben j'vous le dis... Pas une seule place, en début de soirée, pour une âme esseulée, en quête d'une table et d'une chaise, un verre d'alcool pour s'inspirer. J'ai fini dans un Starbuck café où j'ai réussi à pisser trois lignes en sirotant un thé épicé.
C'est fou comme la solitude me fait du bien. Envie de rester seule, de ne croiser que des visages inconnus, d'éviter de penser que j'étais avec quelqu'un. Toutes les histoires se terminent en larmes même le temps de quelques gouttes. Hier soir, je suis restée stoïque au bout du fil, j'étais entre le "je m'en fous" et le "un de plus". Même pas blasé, j'ai sentie que le moment était propice pour répondre négativement à sa question "Tu crois que ça vaut la peine qu'on continue de se voir?" "Non je ne pense pas". "Tu n'es pas plus émue que ça?" "Non il faudrait?". "Bah euh, non..." Nous avons convenu de nous revoir lorsque j'aurais un peu plus de temps pour papoter autour d'un verre et puis c'est tout. On continuera à se dire bonjour sur msn, croire qu'il ne s'est rien passé entre nous, la vie continuera sans heurts. J'ai versé une larmes ou deux, puis j'ai oublié ce qui s'était passé..
Brique après brique, j'élève mon château fort.
Samedi, j'ai croisé mon ex sur le net. Je ne sais pas ce qu'il lui prend de m'appeler dix fois dans la même journée alors qu'il est resté sans nouvelles depuis deux semaines. Lui aussi, j'en avais presque zappé son existence. Je crois qu'il arrive un moment où après avoir trop souffert, vous préférez ne plus retourner en arrière quel que soit l'amour éprouvé dans le bon vieux temps. Est-ce un mécanisme de défense? Sans doute. Pourtant, je suis sûre qu'aujourd'hui, s'il fallait remonter le temps, c'est moi qui serait partie la première, sans hypocrisie, sans trouver d'amant pour prétexte, un salaud pour ceinture de sécurité. J'avais envie de lui dire que je ne voulais pas être l'inaccessible derrière lequel on court pour relever un défi. Il fallait m'aimer lorsque je l'ainais encore, me faire l'amour lorsque j'en avais envie, m'appeler lorsque j'attendais à l'autre époque fébrilement à côté du téléphone pour entendre sa voix. Le révolu ne se rachète pas.
Et puis il y a encore cette suite à l'histoire avec J., le stewart. Samedi matin, je reçois un texto de cette fameuse fille au prénom de pierre précieuse. La petite amie m'écrit : Dear the french girl, I don't know actually about u by the way. U get to know J. cabin crew for * but I will tell u one thing. If he is a good guy, why he goes out with u by the same time that he keeps saying he is about to married with me and I will say if u want him, prepare yourself to be hurt by him well educated girl coz i don't give a damn no more. Je lui ai demandé son mail pour lui donner quelques explication car le style j'envoie des textos en Thaïlande ce n'était pas mon fort. Je lui explique donc que J. était déjà bien loin pour moi et que je n'attendais absolument rien de lui puisqu'il ne s'était rien passé. Marié? Alors qu'au téléphone l'autre jour, il me disait la connaitre depuis un mois? Le mail de retour me confirma la perfidie des hommes :
Well i don't actually know myself what i am gonna do with the word that you had just sent me.He is a good guy and love too much girl at one.me and j. knowing each other about 2 years. he does known me from the yahoo web.But what makes him to find new girl is we had a big problem and we always has it.I can not trust him in long term relationship as he is very far i know everyone in his family and his cousin is stays in my house.i am just someone who works really hard.I have no time as well because i am a flight attendant for *** i am half thai and cambodian i just bought a house and he was helping me to fix all things and decoration jobs.he is always flew to see me every month also some where out of the port of bangkok.I don't know how much i can trust him.when i ask him he is just angry and hide it' so must be some one have to change not me or him sush.i am 23 years old i should more about be aware i am still young and think alot.really sorry to bothering your time.
J'avais envie de lui dire de fuir. Sincèrement je crois que ça m'a fait de la peine. Je n'ai pas eu le courage de lui dicter la conduite à suivre pourtant l'envie ne me manquait pas de lui dire qu'elle était jeune, qu'elle avait la vie devant elle et qu'elle ne devait en aucun cas s'encombrer d'un salaud pareil. Faudrait que je trouve les mots justes mais finalement je me suis persuadée de ne pas me mêler de ce qui ne me regardait pas... Je me le demande encore si je ne dois pas lui réécrire...
J. m'a rappellé dans l'après-midi, me demandant si j'avais recontacté sa copine. Je lui réponds que c'était elle qui l'avait fait, puis lui demande pourquoi on en faisait toute une histoire alors que j'étais déjà à un milliers de kilomètres de celle-ci. Je lui demande aussi pourquoi il m'avait affirmé la connaître depuis un mois. Sans raison, il a marmonné quelque chose, puis raccroché sans raison. Plus de nouvelles. C'est tant mieux ainsi.
Je crois qu'un garçon s'est attaché à moi ces derniers jours. Mais je lui dis que je ne suis pas prête à aimer. C'est vrai. Je passe mon tour. Chui qu'un salaud je lui dis. C'est tout. Comme beaucoup de ceux que j'ai croisé ces derniers mois.
Au fait. Bonne Saint Valentin.

12 février 2006
Frénesie

Renée Zellweger
Peut être faudrait-il que je vous raconte petits bouts par petis bouts toutes les nouveautés de ces dernières semaines. Vous savez, certains matins, je me pose la question de la survivance de ce blog. Je me dis que j'ai de moins en moins de temps pour y passer, lire vos petits coins de paradis, qu'il faudrait que je me consacre plus à mon bouquin, mais je suis attachée à ce lieu, à vous aussi. C'est un peu difficile de partir. Il faut faire des choix oui... Je vais certainement opter pour celui de ne plus du tout dormir :) Et puis si je multiplie les écris entre mon carnet intime, mon blog, mon livre qui ne puise pas trop dans ma vie mais sirote beaucoup de mes propres émotions, c'est que j'aime l'écriture, sinon je ne m'encombrerais pas à gratter dans le train, de penser à ce que je vais vous raconter tout au long de la journée ou encore de prendre du temps chaque soirs pour coucher mes pensées, engoncée dans mon lit.
Je nage dans un grand besoin de solitude ces derniers temps. J'en oublie parfois que je suis avec quelqu'un, mais je pense que ce dernier ne m'en tiendra pas rigueur. Honnêtement, je ne me blase plus d'une telle expérience. J'en ris, plutôt que ne m'en offusque. Deux jours sans nouvelles, et je traverse la rue avec la même insouciance qu'avant. Une phrase de mon début de roman résume bien mon état d'esprit du moment "J'aime comme un salaud, avec froideur et détachement". Je pense l'appeler dans un mois si lui ne l'a pas fait "ah oui, on est encore ensemble? haha..."
Quoiqu'il en soit, pour une fois, je ne souffre nullement. Peut être parce que je m'y attendais et qu'à l'instant où j'ai posé mon premier pied dans cette histoire, je me suis convaincue d'en laisser un dehors pour me retirer plus vite. Mission accomplie. Je crois que je commence à mieux comprendre les rouages de cette espèce de machine qu'on appelle l'attachement. Surtout ne pas se jeter dessus dès le premier regard, ni même le premier baiser. C'est décidé, je reste seule jusqu'au printemps. (non je sais ce ne sont pas des choses à planifier...)
Bref, j'ai eu quelques nouvelles cette semaine concernant ce plan pour devenir chroniqueuse à la télévision. Ca serait rigolo tout de même de me voir papoter dans votre tube cathodique. Ma prof journaliste qui m'avait mis sur cette histoire m'a rappelé cette semaine pour m'affirmer que le processus de recrutement avait pris plus de temps que prévu mais que mon cv avait bien été apprécié, surtout ma petite boutade sur les tartes aux pommes à la fin. Oui, parce que sur les conseils d'un prof, je rajoute en bas de page que je suis fan de tartes au pommes... Apparemment, ça les a bien fait rire... En tous cas, s'ils me contactent dans les semaines à venir, on ouvre ensemble la bouteille de champagne. Une place sur une chaîne nationale, c'est tout de même pas refusable...
Bientôt la suite des aventures avec le stewart et sa thaïlandaise!
Le temps c'est de l'or
Je vous avouerais que j'ai un milliard de choses à vous raconter. Des anecdotes croustillantes, des pensées un peu plus amères, des émotions sucrés à tartiner sur des petits pains au lait. Malheureusement le temps me manque... Juste un mot pour vous dire donc que tout va bien malgré la fatigue, que je continue d'écrire assidument mon roman, que je suis à moitié célibataire, que je tombe malade mais c'est de saison, que je serais peut être un jour chroniqueuse à la télévision, que la vie s'accélère et que bientôt on aura tous les cheveux blancs.


















