31 janvier 2006
Poum Poum Pi Dou

Angelina Jolie & son fils Maddox
Je ne sais si c'est l'hiver, 2006 ou l'année du chien. Je suis en conflit momentanément avec la routine. Je devrais instituer un carnet de rencontres singulières dans lequel je mentionnerais la femme pisseuse des Halles, l'homme démoniaque du métro, l'humanitaire engagé libertin et les autres personnages dont je croise la route au quotidien et dont je verrais bien la présence dans un roman picaresque. Chacun pourrait écrire son histoire et l'on s'amuserait à comparer les divagations que la vie nous inflige.
Depuis quelques jours, j'arrive à me souvenirs de mes rêves. Même si cela ressemble plutôt à des cauchemars, je suis rassurée de ne pas passer des nuits vides de sens. Je me rends parfaitement compte que j'existe en total déséquilibre depuis quelque semaine, mais cela ne porte en rien atteinte à mon bonheur. Je suis aussi stable qu'un culbuto (non ça ne vient pas du verbe culbuter...je tiens à préciser quand même), je cherche à me stabiliser, en vain. Le bleu du ciel n'arrange pas les choses. Malgré le froid cinglant de cet hiver à peine rugueux, le beau temps tire la langue à ma déprime généralement saisonnière. Point de tout cela, je prends la vie un peu à la légère comme on effeuille une marguerite dans un grand champs de blé.
J'aime la sensation de vivre mille choses et angoisse de ne pas pouvoir tout caser en moins de cent ans. J'espère encore pouvoir faire du saut en parachute à 80 et écrire en haut d'une montagne japonaise enneigée à 90. Prochainement, je devrais rejoindre un groupe pour reprendre mes habitudes musicales. Je suis vraiment excitée à l'idée de refaire un jour de la scène. Le projet balbutie encore, toutefois, ça me rappelle déjà le bon vieux temps où l'on grattait les guitares et lèchait les micros comme des glaces Miko chocolat-pistache.
Ce matin au réveil, la première chose que je me suis dite fut réellement "Je suis née l'année de mes 20 ans". Je ne sais pas ce qui s'est passé avant. J'avais oublié de vivre. J'avais oublié que j'avais la vie devant. Ce soir, je crois bien que je vais assister à la première soirée étudiante de ma vie... A 1 mois et demi de la fin des études... C'est déjà ça me direz vous. Je vais m'abstenir de boire pour éviter bien des déboires. Encore hier soir, je regrettais la seule Despé bue en trois heures et évacuée avec le double. Décidément, je crois que je ne deviendrais jamais un écrivain alcoolique. Je préfère encore m'ennivrer d'écris vaseux à l'image de ce post...

30 janvier 2006
New Year

Tout d'abord, comme il se doit, je vous souhaite tous mes voeux de bonheur, de santé et de prospérité (avec un jour de retard certes...). Chez nous, ça donne : CHÚC MỪNG NĂM MỚI. La tradition veut qu'une personne d'un signe favorable avec celui de la nouvelle année mette en premier les pieds chez vous afin de porter chance à votre demeure. Je m'y suis collé, petit rat que je suis :) La réunion familiale fut relativement heureuse. Nous étions peu nombreux mais avons mangé pour cent comme chaque fois. Je crois que ce n'est pas par souci de nous rendre obèse, mais c'est surtout que l'abondance d'une table est le reflet d'une relative opulence. J'ai reçu quelques enveloppes rouges et des sourires chaleureux. Une fois de plus l'année commence bien, chaque membre faisant des pronostics pour l'avenir, calculant les probabilités d'être heureux ou malheureux en fonction des astres.
Bref, nouvelle année ou pas, la vie suit son cours. Ce matin, l'humeur comme le ciel est d'un bleu impeccable. J'ai le pressentiment qu'aujourd'hui il va se passer quelque chose. Mon intuition ne m'a pas fait faux bond depuis quelques mois, donc j'attends patiemment. Espèrons que ce soir j'aurais des choses palpitantes à vous raconter...
Bonne journée
28 janvier 2006
Conflits intérieurs
« Vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde.
La plupart des gens existent - c'est tout. »
Oscar Wilde
Je me suis sentie devenir humaine le jour où j'ai décidé de ne plus être parfaite. Autrefois j'existais. Aujourd'hui, j'ai décidé de vivre. Il me semble qu' auparavant j'étais robotisée et calquée sur un modèle comportemental quelque peu obtu. J'avançais droite, raide, arriviste dans l'âme peut-être. Un jour que je marchais sous la neige, j'ai eu la sensation d'être quelqu'un d'autre ou simplement d'avoir changé. Se sentir grandir, évoluer, se métamorphoser, c'est effrayant. C'est comme si vous quittiez votre enveloppe familière pour en revêtir une autre. Vous ne savez comment l'apprivoiser. Je tatonne encore pour comprendre comment ça fonctionne.
Depuis quelques temps, je me sens plus zen, plus ouverte, moins réticente à vivre des aventures dans le but de m'enrichir, car ce sont inévitablement les expériences qui forgent. Se replier sur soi-même, vivre en autarcie, je l'ai fait des années durant. J'étais en ce temps là comme éteinte, une lampe grillée, une voiture sans phare. Aujourd'hui, mes limites sont la morale et le respect des autres, de moi-même. Tant que je ne franchis pas l'intransgressible, je me permets d'aller de l'avant sans me poser de questions.
Je reste réaliste. Je ne m'emballe plus. Comme je l'ai déjà dit dans un post précédent, je m'attache et me détache en m'adaptant à chaque situation. La vie est un yoyo que l'on maîtrise plus ou moins parfaitement. Parfois ça s'emmêle et puis ça prend du temps de défaire les noeuds. Ralentissement inévitable. Ca repart de plus belle avec les même risques. Je ne sais pas exactement ce que je tente de faire. Peut-être jouer les Mithridate, ce souverain de l'antiquité qui s'injectait une dose de poison tous les jours pour s'en prémunir le jour où l'on voudrait le tuer. Je cherche certainement à m'immuniser,oui c'est cela. Je ne souhaite devenir invulnérable, cette vulnérabilité est ce qui nous fait nous sentir plus humain. Je ne veux simplement plus jamais retomber dans l'enfer de septembre dernier lorsque je jouais avec ma lame de rasoir.
Quelle étrange angoisse que d'avoir peur de mener une vie sans histoires. Ca me rappelle ces paroles d'un soldat américain en Irak "Quand on commence à s'ennuyer, tout ce qu'on espère, c'est de se faire tirer dessus". J'avais été ébranlée par ces propos transposables dans une moindre mesure dans notre vie quotidienne. Je crois que je m'y ferais mal à une existence sans remous. Somme toute, j'espère ne jamais m'entendre dire "souffrir est une drogue". Heureusement que je ne souffre de rien ce moment. La vie est plutôt belle n'est ce pas?
27 janvier 2006
L'imparfaite raison
Il faut se souvenir de la dernière scène, exactement là où je l'avais laissée ce samedi 31 décembre 2005. Le taxi s'éloigne, avec moi sur la banquette arrière. Je me retourne, fait un signe de la main à cette silhouette qui disparaît dans la nuit, lance ce fameux dernier regard et m'évanouit dans le brouillard de ce premier jour d'une année qui s'annonçait palpitante.
J'aurais dû me douter qu'avec un nom d'acteur de séries américaines, J. m'embarquerait dans des aventures à la Beverly Hills. Je ne m'attendais pas alors à recevoir en ce jeudi 26 janvier cet appel déroutant. Dans l'après-midi, alors que j'étais en cours, le téléphone s'est mis à sonner. Un numéro en provenance de l'étranger. Je ne répond pas, persuadée d'une erreur. La scène se répète cinq minutes plus tard. Je décroche, cachée derrière l'énorme colonne, heureusement plantée on ne sait pourquoi au beau milieu de la salle. Une fille me parle précipitamment en anglais, me demande si je fais de même. Je lui dis que oui, mais qu'elle fait certainement erreur. Sa voix s'accélère, je capte quelques bribes de phrases, dont le prénom de ce fameux J., mais pense à une hallucination, tant la situation me paraît inepte. Je raccroche précipitamment, de peur que le prof n'intercepte mon manège. J'ai sans doute parlé trop fort, trop vite, avec un anglais balbutiant. Je suis troublée par cet appel, envoie un texto à cette inconnue pour percer à jour son identité. La réponse se fait attente, j'ai le corps qui tremble, bous d'excitation et d'appréhension à la fois. Puis me rassure en me persuadant d'un grossier malentendu. Le message me parvient quelques minutes plus tard "Do U know a cabin crew named J.". Je ricane en même temps que la surprise s'empare de mes doigts jusqu'à leur injecter des fourmis. Je me demande ce que tout ça signifie, lui réenvoie une réponse positive à la question...
S'ensuit une nouvelle attente qui parait s'éterniser. Je me demande s'il lui est arrivée quelque chose, tout en étant persuadée d'avoir parler à une petite amie jalouse. Le téléphone sonne à nouveau. Cette fois c'est lui. Le fameux J. Il m'explique que sa copine thaïlandaise est tombée sur un de mes vieux textos et qu'elle est en train de devenir hystérique. Intérieurement, ça me renvoie à cette folle à lier avec qui mon ex s'est mis et me mets à penser que toutes les thaïlandaises sont des fouineuses incapables de laisser le portable de leur copain tranquille. Forcément, si elles cherchent les conflits, elles finissent par les trouver. J. me demande donc de la rassurer avec l'affirmation que nous sommes juste amis "Tu parles anglais?" "- Oui". "Ok, bon courage alors". La fille me rappelle en pleurs, sanglotant au bout du fil qu'elle allait le quitter. Je n'ai pas pu m'empêcher de la consoler, dans cet anglais imparfait. "Don't cry please, we're just friends, there's nothing between us, I promise you." C'était vrai, il n'y avait plus rien entre nous, mais en même temps m'interroge sur la nature et la durée de leur relation.
Lorsque je l'ai eu de nouveau au téléphone quelques instant plus tard, je lui fais répéter deux fois "Oui c'est ma copine thaïlandaise". Tout considéré, j'étais un peu abasourdie, même si cela ne m'étonnait qu'à moitié. Cette affirmation sortie de sa bouche avec tout le naturel du monde et cette insouciance me choquèrent presque l'oreille. Il m'explique qu'il vient tout juste d'arriver en Thaïlande, puis s'emporte dans des considérations exaspérées "Ca me saoule". Derrière, les cris et les pleurs montent soudainement d'un cran. Il me laisse, énervé, me passant son cousin qui essaie de me dire quelques mots se noyant un brouaha sans nom. On dirait que le mobilier valdingue dans le fond... A quelques milliers de kilomètres d'ici, j'imagine la scène. Je n'aimerais pas être à sa place. Ca raccroche. Je reste paralysée par un sentiment d'impuissance. Malgré l'absurdité de la situation, je n'arrivais pas à me faire une réelle rpinion. J'avais assez de recul pour me dire qu'après tout, ce n'était pas mon problème. C'était le sien et il n'avait qu'à mieux gérer ses relations internationales...
Je ne pensais rien. Je n'arrivais seulement qu'à avoir une simple compassion pour cette fille à travers laquelle je faisais un pitoyable transfert. Elle m'avait émue jusqu'aux larmes. Je ne comprenais que trop bien la peine qu'elle pouvait éprouver. Celle d'une personne attachée et qui s'est sentie subitement trahie. De mon côté je m'étais attachée puis détachée de cette histoire. Je n'avait été qu'une escale pour J. et ne m'étais souciée en rien des conséquences ultérieures de ses voyages amoureux. La page n'avait pas été longue à tourner pour moi. Je n'en voulais pas à J. Sans doute que si j'étais un homme dans sa situation, j'aurais été un salaud aussi. Heureusement je suis une fille, et il en est tout autrement. J'ai de la peine à imaginer qu'on puisse manquer ainsi de respect envers les autres. Je ne ressentais qu'une amertume empathique pour cette fille et je n'éprouvais qu'un trop grand regret quant son attachement pour ce stewart libidineux de 31 hivers.
Je suis retournée en cours dont je m'étais échappée, la tête et la raison un peu chamboulées. J'espère au moins qu'il m'appellera un jour pour m'expliquer... Mais après tout. Il y a des histoires dont on ne connaîtra jamais le mot de la fin.
26 janvier 2006
Sush' et les garçons : épisode 316
Je voulais vous écrire ce soir. J'avais même trouvé un titre génial comme vous pouvez le voir... Et pourtant... L'accalmie fut de courte durée. La fatigue et la tristesse écrasantes m'ankylosent les doigts. J'ai envie de me rouler dans la neige, restée scotchée dans le froid, oublier... Oublier... Je vous raconte ça demain, lorsque j'aurais trouvé les mots. Je suis épuisée... épuisée...
Tirer sur les cordes
On aurait dû inventer l'expression Pleurer dans un violon. Je pensais à ça devant Les Dames de Cornouailles (un peu too much niais, même pour moi...). A chaque note qui s'envole, c'est comme un cil que l'on m'arrache. Ce son vient de loin, peut-être de l'enfance, sans doute un peu plus tard lorsque je me suis mise à aimer Mozart et son requiem bouleversant. Sur le coup, j'ai voulu que ma marche funèbre ressemble à ça. A des voix virevoltant aussi haut qu'un millier de ballons lachés dans l'hiver. On n'oublie pas ce genre de choses, de mélodie tirant à l'arc avec nos émotions. Ca balance, ça tangue, ça bruisse dans les oreilles. Ca chatouille et puis ça pleure, sur le bois sec qui craquèle à chaque corde qu'on caresse.
J'aime cette phrase de Philippe Delerm : "Le bonheur c'est d'avoir quelqu'un à perdre".
25 janvier 2006
Ordinary day

Keira Knightley
Mon humeur est momentanément indisponible. Il m'est totalement impossible de savoir comment je vais. Je traverse une sorte de nébuleuse et m'embourbe jusqu'au cou. Je respire à peine, m'asphixie de pensées toxiques puis les chasse comme des mouches avant qu'elle ne reviennent bourdonner l'insensé des choses. La bonne nouvelle c'est que j'ai trouvé la trame quasi complète de mon roman pour ne plus écrire à l'aveuglette. Avant de partir sur cette idée, j'avais envisagé un scénario assez niais avec un happy end sirupeux. Ca collait assez bien avec mon état d'esprit du moment. J'ai abandonné cette éventualité au profit d'une histoire sordide sur laquelle on pourra vomir. Voilà pour les nouvelles. Il ne fait pas tout à fait jour alors que je vous écris. Il me tarde de sortir me gercer les mains dans ce froid polaire. J'ai relevé mes cheveux, superposé les pulls, pris ma carte UGC, vais me faire une toile avant d'enchaîner les cours jusqu'à 19h30. Tout va bien. Oui, tout va bien. Bonne journée.
24 janvier 2006
Evil in your eyes

Rosamund Pike
Il en faut du talent pour me dégouter jusqu'à l'écoeurement. Lui a ce don là. Lui dont je ne prononce plus le nom, dont j'oublie l'appellation, dont j'évite de parler. Mais le passé comme un chewing-gum collé dans les cheveux, j'ai du mal à m'en défaire. Je suis convaincue qu'on ne généralise pas la saloperie d'un sexe à partir de quelques spécimens qui auraient pu nous blesser. J'aurais voulu vous parler de ce mail, qui me procure des spasmes de honte, qui va jusqu'à violer ma dignité. Je garde la tête haute et relis ces quelques lignes pleines de fautes d'orthographe et d'immondices dénuées de toute odeur coupable. La chair de poule galope le long de mes bras, je tente de comprendre comment on peut être pathologiquement aussi pervers. Je ne hais pas les hommes. Je ne le hais pas lui. Je hais mon aveuglement d'antant qui m'a conduit à l'aimer plus fort que la vie, à me promener si longtemps au bras de ce fou. J'aimerais me réfugier dans une bouteille de larmes jusqu'à l'ivresse, mais je m'interdis de me saouler à la tristesse pour un abruti comme lui.
23 janvier 2006
Old school
Dans les oreilles ce soir, Sarah Slean et sa voix taquine A little blood and vomit on the car seat. And the tooth is sitting in my lap. Brother if you’re hungry but not wounded. Then it’s time to stop and check the map...
En cette période d'accalmie, je mène ma barque allégrement sur un flot de quiètude presque irritant. La vie semble tellement douce et affable que je m'attends à faire l'amour demain matin sous un cerisier en fleurs comme si l'on était au printemps. Mais la nouvelle vague de froid me rappelle à l'ordre. L'hiver n'en a pas fini de nous glacer le moral. Heureusement que l'optimisme ça se décongèle à volonté, appréciable victuaille sans date limite de consommation. D'ailleurs, aujourd'hui devait être le jour le plus morose de l'année. On ne me l'aurait pas dit... j'aurais cru tout le contraire. Ca n'a jamais été aussi bien.
Je suis devenue boulimique de littérature et d'infos, me ruine dans les journaux, regarde les soldes en coin, lis Jane Austen, apprends des nouveaux mots que je note sur ma main, suis tombée amoureuse d'un film que je suis allée voir deux fois au cinéma et ne dit-on pas jamais deux sans trois..., et surtout je ne m'angoisse même pas pour ce 14 février approchant. Je m'étonne moi-même. Ma prof journaliste, celle qui m'avait proposée de passer un casting pour devenir chroniqueuse télé, m'a appelé aujourd'hui pour savoir si je ne connaissais pas des garçons de mon âge environ pour une série de portraits qu'elle doit livrer à un canard. "Des garçons qui auraient ton style, un peu punky tu vois, celui de mon époque, ça fait résurgence des années 80. J'avais pensé à toi, mais ils veulent absolument des garçons". Hahaha... "Résurgence des années 80"... Peut-être qu'il va falloir que je fasse les soldes après réflexion...
22 janvier 2006
Drôle de clone
We forfeit three-fourths of ourselves in order to be like other people. Arthur Schopenhauer (1788 - 1860)
Mais pendant combien de temps ? Certains passeront toute leur vie à tenter le mimétisme au lieu de faire l'effort de se chercher. Et puis d'autres seront d'éternels dissidents du conformisme. J'avouerais que j'ai longtemps bêlé comme un mouton de Panurge et renoncé à moi même pour rentrer dans le moule. J'impute ça à ma folle jeunesse durant laquelle la peur d'être mise à l'écart castrait ma véritable identité. Alors je me suis mise à aimer le foot en primaire, à écouter des boys bands dans les années 90, à mettre des survets Adidas au collège, à énoncer tout haut ce que je ne pensais pas tout bas, à me mentir au point de croire à mes sornettes. Mais après tout, quelle partie de nous-même oublions nous réellement au vestiaire le temps d'une vie pour ressembler aux autres ? Ses désirs ? Ses rêves ? Trois quart de notre âme que l'on troque contre quatre compliments, deux sous et six sourires hypocrites. Combien de fois avez-vous pleurer de ne pas vous reconnaître ? Un millier de fois dans mon cas, au point de vouloir briser du poing l'image fausse que me renvoyait ce traitre miroir. Je n'éprouve plus depuis quelques année la nécessité d'être un clone débile que l'on pourrait parquer dans une vitrine de magasin. Au pire je serais un clown triste. Je suis devenue trop fière pour accepter que les conventions de toutes sortes me trainent en laisse. Quel bonheur de mettre un gros coup de pied au cul de ces faux-semblants qui ne procurent q'un bien-être illusoire. L'authenticité retrouvée de notre enfance dénuée de toutes pressions sociétales semblent nous accrocher des ailes qui nous portent vers une liberté bien plus réelle.























