31 décembre 2005
H -13
Je suis encore en vie. Même après trois heures de sommeil dans la tronche, msn désinstallé, Harry Potter vu les poings liés... Un passage furtif pour vous dire de bien profiter de cette dernière journée de 2005, avant de lui faire un doigt d'honneur en guise d'adieu... Je ne vous souhaite rien avant le premièr coup de minuit, superstitieuse que je suis ;) Excellente fiesta et à l'année prochaine yooopiiiiii.
30 décembre 2005
Absent for few days

Eva Longoria : "Enfant, j'étais un vilain petit canard.
A l'université, je me suis transformée en cygne.
Je déserte les lieux quelques jours, quelques temps je ne sais pas, histoire de tenir mes bonnes résolutions et rattraper mon travail en retard. La cousine repart dans deux jours et malgré l'invraisemblance de mes propos... elle va me manquer. On finit toujours par s'attacher aux gens lorsqu'ils sont plus humains que ce que l'on pensait ;) Je sens les interminables nuits blanches se profiler dans le lointain, avec leur pas crissant dans la neige et leur trainée poudreuse de remords. Ca aurait été plus simple, forcément, pour bosser si elle n'avait pas été là (malgré la confiance innée que je porte à ma flemmardise) et pourtant ces dix derniers jours resteront inoubliables.
Extrait d'une discussion enflammée entre Kmlz et ma couz' qui, comme une folle exibait son décolleté à la cam' en s'écriant frénétiquement "BOOBS, BOOBS, BOOBS".
Sush' dit :
u kno what buddy u take that and stick it up ur ass and fuck urself k! thanx i
Orgasmic kmlz dit :
gosh ! elle est vulgaire
Sush' dit :
yes i am u got a problem with that huh huh do ya?!?! cause i can fix that i'll have some black ass fat bastard sit on ur face and kill u!!! k thats how we do it in florida deal with it k!!*
Orgasmic kmlz dit :
ok tupac, u r a real gangsta
Sush' dit :
thank i appreciate it a lot
Plus que quelques jours pour tourner les pages. Un geste suffit, le souffle du temps approchant les 100 km/heure se charge du reste. L'ex à reçu la lettre et ça ne l'empêche toujours pas de revenir à la charge. 2006 sonnera le dernier gong pour claquer la porte derrière moi.
Les choses se précipitent et pourtant l'attente est longue. Attente fièvreuse de voir une réponse... Comprendra qui pourra. En fait pas grand monde, mais au moins c'est dit. Les jours s'éternisent devant les questions sans réponses et les incertitudes. Néanmoins je suis sereine. Quoiqu'il arrive, je ne regrette rien.
Très agréable fin d'année à tous...
A bientôt. Bises enneigées =)
29 décembre 2005
Thank U
Comment vous témoigner ma gratitude ? Je ne saurais vous dire combien votre écoute, votre présence, votre compréhension m'est précieuse. Merci pour l'objectivité de votre regard, vos conseils, votre façon d'exprimer votre avis, sans jamais me juger. Malgré les millions de pixels qui nous séparent et ma connexion internet en guise de modeste moyen de transport, c'est toujours un plaisir de nous croiser sur ce coin de toile. Pas moins humain, même si un peu plus virtuel que le bar d'à côté. Multiplication des rencontres et des tissages de lien dans la diversité. Il y en a dont je ne verrai jamais le visage, n'entendrais jamais la voix, seront uniquement de passage, et à ceux là, la maison reste ouverte toute l'année, il y a de la place devant la cheminée pour écouter des histoires puis repartir sur la pointe des pieds, et revenir, qui sait. Sans un mot, vous traverserez des instants de ma vie, en attraperez des bribes au vol, en ferez ce que vous voudrez. Il y a les autres aussi, dont j'entendrais certainement un jour le rire, croiserais le regard, raconterais des bêtises après une bouteille de Despé, pleurerais sans doute dans les bras à défaut de jurer de se revoir.
Bientôt un an et demi d'aventures sur la blogosphère. Tempêtes, déchirure, fermeture, recommencement. Combien déjà ? Cinq avortements pour enfin accoucher celui qui reflète au plus près ce que je suis. A travers ce cheminement, ce temps qui défile, ces rencontres et ces séparations, j'ai entrepris une exploration intérieure de la vie et de moi-même. Thérapie ? Peut-être. Mais je vous assure que je vous prends pour tout sauf pour mon psy ;), bien que ces pages soient aussi confortable qu'un divan en cuir. Rirais-je de tout cela en me relisant 20 ans après. Je ne sais pas. On aura peut-être trouvé un autre moyen "cyberchose" pour apaiser notre logorrhée.
C'est peut-être con à dire, mais il y a une chose indéniable, cette auberge des mots a changé quelque chose à ma vie.
28 décembre 2005
It's just one day more
R. dit :
évidemment, on devient pas adulte du jour au lendemain
Bien sûr que non. L'inventaire indique un an de plus au compteur et indéniablement ça ne change rien. Comme toujours, il y aura l'attente rituelle des "qui se souviendra ?", dont l'intérêt chaque année s'apaise. Après tout, j'en oublie tellement en cours de route moi aussi que je ne pourrais en vouloir à personne. Il y a un an, je me souviens l'avoir passé seule à regarder la pluie danser à ma fenêtre. Il n'y avait rien de désespérant. Ce matin, je me lève avec le son des violons et le désir de réellement changer quelque chose à ma vie. La valse des envies, des promesses et des résolutions. Il ne suffit pas de le dire, le répéter, s'en convaincre, tout en s'enfonçant dans la procrastination, celle qui me sied si bien et dont j'aimerais me défaire. Car hier se fait si vite bouffer par demain que le temps par omission n'aura pas pris la peine de me prévenir que ce qui est est écoulé est irrécupérable. Je le sais déjà. Il y a bien longtemps que la leçon est assimilée et pourtant je n'en fais qu'à ma tête. Il me reste cinq jours pour abattre le travail que je devais effectuer en deux semaines. Où avais-je la tête? Un peu dans les nuages, enfouie dans la paresse de ces dernières vacances estudiantines, cachée dans des réflexions naufragées qui se faisaient la malle au large. J'ai mis du temps à les récuppérer. Je jette ma bouteille à la mer, sans SOS dedans, juste avec ma volonté écrite de quitter mon île déserte pour revenir à la vie parmi les autres. J'ai été trop égoiste ces derniers temps, n'ai pensé qu'à moi-même, me suis repliée dans un chateau fort où finalement je ne laissais entrer personne. Aujourd'hui j'ai 21 ans. Il y a tant de gens à remercier, à qui sourire, que je voudrais qu'ils soient fiers de moi, enfin. L'heure est venue de grandir un peu sans avoir peur de décevoir, d'arrêter de me complaire dans le cocon douillet de l'enfance pour me déresponsabiliser d'un milliard de choses, de me tourner vers l'avenir et prendre la vie entre mes mains, l'embrasser sur le front et lui chuchoter encore que c'est moi qui la prendrais par la main et non pas le contraire.
Merci à tous ceux qui m'ont toujours soutenue.
27 décembre 2005
Could it be ?
H -3. Lettre postée. Mail envoyé. Sentiments dépoussiérés. Suis-je sur la bonne voie ? J'ai semé des cailloux pour ne pas me perdre en chemin, mais aurais-je le courage de me retourner pour regarder en arrière. Je vis les dernières heures de ces 20 ans qui auront été pour le moins chaotiques, surtout sur la fin. L'inventaire indique un surplus de larmes que je ne veux pas emporter avec moi dans la nouvelle étape de ce road trip qu'est la vie. Adieu tristesse, yeux qui dégoulinent, rage désespérée. Bonjour je ne sais quoi. A force de laisser les autres décider pour moi, je vais finir la face écrasée sous une chaussure à talon compensé. Alors je prends mon courage à deux mains et je me jette dans la cage aux fauves avec l'espoir de dompter ces démons de l'incertitude et de l'inertie. There's something I'm sure. I want to become a good girl.
J - 1
Finalement, je commence à bien apprécier ma cousine américaine. J'ai surtout trouvé le bon filon pour canaliser son énergie débordante : 1/ La faire marcher beaucoup pour qu'elle s'endorme plus tôt le soir. 2/ La mettre devant "A prendre ou à laisser" avec ma mère (je la prépare psychologiquement à fêter le nouvel an devant Arthur en mon absence). 3/ Lui passer Desperate Housewives afin de pouvoir vaquer à mes activités quotidiennes sans qu'elle prenne d'assaut mon pc. En deux semaines elle m'aura presque américanisé et bientôt sur ce blog s'ouvrira une rubrique Shopping & Rencontres. Je vous ferais noter par elle, mais je parie fort que si vous ne ressemblez pas à Orlando Bloom, elle risque de vous trouver aussi laid qu'un Golum. En parlant de créatures, hier nous sommes allées voir Le Monde de Narnia et malgré mon appréhension face ce genre de production Walt Disneyenne, j'avoue avoir été plutôt agréablement surprise. Comme blockbuster familial de fin d'année, on ne fait pas mieux. Enfin, il faut relativiser et aller déguster ce genre de film en troquant son appétit d'adulte désabusé contre celui d'un gosse de 10 ans encore exempté d'un regard trop critique. J'ai aimé : le côté épique façon Tolkien, la neige artificielle qui fait trop fausse mais ça donne froid quand même, la magie de C.S Lewis, les créatures qui parlent parce que c'est rigolo... Je n'ai pas aimé : certaines longueurs, la mièvrerie des personnages (on va imputer ça au fait que je ne suis pas vraiment dans le public cible...), le manque d'humour, mes voisins de devant qui se roulaient des pelles, ma satané envie de pleurer parce que... (bon, j'vais pas spoiler tout de même) Bref, aujourd'hui, je dois l'emmener voir Harry Potter (sacrebleu, quelqu'un a réussi à m'y trainer... :/ ), manger des moules-frites (trop d'la balle...), acheter des souvenirs, faire du patin à glace, mater des mecs, comme toujours. Yooopiii. Bonne journée les gens.
26 décembre 2005
Pitchoune est morte.
Pas de nouvelles de N. (le fameux). La lettre d'adieu est écrite. Je n'ai plus assez d'argent pour lui glisser le billet de 20. Demain, elle partira. Pas de regrets. Les souvenirs remontent. Les sentiments dansent. Sush', ne pleure pas. C'est pas le moment de flancher. C'est qu'un mauvais moment à passer.
Des nouvelles de C. après trois semaines de silence "Sincèrement je t'en veux. J'avais misé sur nous". Sur nous ? Au bout de deux jours ? Qui blague de nous deux ? J'ai eu raison de partir. Les rancuniers psychorigides qui croient que le monde leur appartient, je dis non merci. J'ai besoin de sentiments, pas d'une chambre d'hôtel au lit trop rigide et aux draps rèches qui écorchent les bras. Et puis de toutes façons, je pensais à quelqu'un d'autre... C'est ce que je lui ai dit en le quittant, et c'était vrai.
Ce n'est pas la nostalgie qui me brûlent les yeux, mais bien l'incertitude de mes sentiments. Si seulement je pouvais être sûre, foncer la tête baissée, me dire que ce n'est pas grave, qu'à 20 ans, j'ai encore le droit de me tromper, rebrousser chemin, recommencer... J'ai le temps d'apprendre le sens de l'orientation.
Pour mon anniversaire, j'ai envie qu'on me rende heureuse.
Joue pas ta capricieuse Sush', la vie ne te donnera pas tout ce que tu veux.
Je voudrais mon île déserte avec toi.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je ne dois pas pleurer.
Je compte jusqu'à sept. Est-ce que ça marche mieux lorsqu'on le bloggue?
After all
2005 s'éloigne. Je ne lui cours pas après. Je la laisse s'en aller avec un bout de ma névrose dans son sac à dos. Elle a oublié de fermer quelques portes en partant. Son baiser de départ a déposé sur mes lèvres un goût d'inachevé. Mélange de douceur et d'apreté qui rape la langue et cogne le bide. Avant qu'on en arrive à dire "Cette année là...", j'avais envie de savoir si en franchissant le seuil de 2006, mes sentiments cesseraient de se confondre dans un flou artistique. Si toutes mes histoires sont désormais digérées, il en reste une en suspend, entre deux battements de coeur. Lui dirais-je ? Avant, je dois savoir. Lui n'est pas celui que vous croyez. Un peu plus fort que les autres, avec plus de sentiments et de douceur dans le regard. Mais la frustration nait de là, des questions sans réponses et de la confusion des émotions. Jamais je n'ai été aussi incertaine et convaincue à la fois. J'avance à l'aveuglette, tatonnante et pensive. Encore une fois, je me retrouve à ce même carrefour. Je regarde à gauche, à droite. tout droit. Aucune destination satisfaisante ne s'impose à moi. Peut-être que j'attends un signe, un feu vert, quelque chose qui tomberait du ciel, comme un acquiescement de ta part.
*dans cette histoire, il ne s'agit absolument pas de ce fameux ex hein ;)
25 décembre 2005
Under the Christmas tree
Un vingtième Noël de passé. Je ne sais pas pourquoi je pleure. Les années ont creusé les sourires et les rires résonaient un peu moins fort. Le cafard s'est immiscé subrepticement à côté de moi entre deux bouchées de bûche glacée. Est-ce que nous serons au complet l'an prochain ou y aura-t-il des places vides que seuls les souvenirs pourront venir combler ? Je suis effrayée par ce temps qui passe et qu'on ne rattrape plus. Se voir grandir tandis que ses proches vieillissent sans que l'on puisse faire machine arrière. Il y a tout ce chemin parcouru par lequel on ne repassera pas deux fois. Les visages fatigués et usés ne reprendront plus la vivacité et leur couleur d'antan. La petite soeur l'est un peu moins et bientôt la grande franchira la barre des trente ans. Je sais pourquoi je pleure. Parce que j'ai peur de ces présences que les années effacent peu à peu à la gomme jusqu'au jour où il ne restera plus qu'un page blanche à la place de ces corps affaiblis.
Est-ce que je peux parler une dernière fois de mon ex ? Merci. J'ai eu des nouvelles ce matin par un de ses amis qui m'a dit avoir rencontré sa nouvelle copine lors d'une soirée. Il semblerait que l'accueil prit l'allure d'une douche froide ("Lorsqu'ils l'ont vu, ils se sont demandés qui était cette fille vêtue comme une pute" mouaha). Fin de l'histoire.

Le Père Noël, très hot(te) cette année :
des vêtements pour me la jouer rebelle, les aventures d'américaines névrosées,
du gloss pour faire comme maman, de l'argent à gâcher, du parfum pour sentir la femme fatale,
des carnets pour y coucher mes pensées.
24 décembre 2005
La Mère Noël ce n'est pas moi
Noël me déprime moins que ce que je pensais. De toutes façons, j'ai toujours aimé les réunions de famille, sauf lorsque ma mère se met à parler de ma poitrine à l'apéro, de ma timidité lors du repas et de mon ex au dessert ("Ma fille est insupportable vous savez que je comprends parfaitement qu'il en ait eu marre d'elle..."). Je peux désormais passer outre ces détails, je suis rodée. Kmlz m'a donné un bon conseil pour la calmer ( à "vous ne trouvez pas que ma fille à de petits seins ?" je dois répliquer "vous ne trouvez pas que ma mère a une grande * ?"). Haha. Noël reste le seul fil rattaché à mon enfance que je déroule encore jusqu' à aujourd'hui : les cadeaux au pied du sapin, la famille au grand complet, les repas qui vous donnent au bout de trois heures un bide de Père Noël aérophagique, moi déguisée en mère Noël (non il n'y aura pas de photos compromettantes sur ce blog). J'ai envie de m'éclater la panse avec du saumon et du faux caviar acheté au supermarché du coin. Sur ce, je vous souhaite un joli réveillon très niais et pleins de cadeaux qui ne servent à rien. Merry Christmas.




























