29 novembre 2005
Incertitudes
Est-ce que je fais les bons choix ? Aveuglément, naïvement, j'avance. Je suis fatiguée. Je ne réfléchis plus. Je marche tout droit. Je trace. Je n'ai dormi que trois heures. Le téléphone recommence à sonner. Il est tard mais les voix ne se taisent plus. Le travail perdure dans son intensité. J'ai du mal à suivre. La voix de David Gray perce dans la nuit et les mélodies de son "Life in Slow Motion" font des courants d'air et donnent l'impression de glisser avec légèreté sur la banquise. J'ai encore du mal à réaliser ce qui m'arrive. En jetant un coup d'oeil à cette année qui s'achève dans d'étranges circonstances, j'ai le sentiment d'avoir atterri en terre inconnue. Je suis dans la découverte d'un monde adulte demeuré jusqu'ici étranger, figé, englouti. L'accumulation de toutes une série de péripéties rapprochées me donnent l'impression d'avoir vécu plusieurs vies superposées. Où vais-je ? Je n'en sais rien. Où suis-je ? Sur la pente ascendante. D'où viens-je ? D'un fossé dont les parois trop glissantes ont freiné ma remontée. Je n'en voyais plus le bout. Je suis essouflée. Je respire à nouveau. L'air d'une contrée où le bonheur n'est pas un leurre, où il se gagne après de maints efforts, où il aura fallu payé de mes pleurs. Ce n'était pas inutile. En même temps, je ne me fais pas d'illusions. Tout est éphémère, volage, prêt à partir en fumée... Jusqu'à quand cela va durer ?
Alive
J'existe. A nouveau, enfin, encore, je ne sais pas. Un mélange de tout ça. En m'engouffrant dans le métro, j'ai ressenti une bouffée d'excitation et de sérénité. La vie m'éclaboussait avec un bonheur inattendu. Je crois que les gens ont bien compris à mon sourire insistant que quelque chose s'était produit. Un homme en face de moi esquisse une illumination faciale similaire, presque complice. J'avais envie de lui dire pourquoi mon esprit était en liesse et que mon coeur dansait la rumba dans cette rame bondée. Ryan Adams chantent trop fort dans mes oreilles "Life is Beautiful". J'espère que tout le monde entend. Saint-Michel, Cité, Châtelet les Halles, Les Halles, Etienne Marcel, Réaumur Sébastopol, Strasbourg Saint Denis, Chateau d'Eau, Gare de l'Est, Gare du Nord. Les stations défilent, ma morosité elle se défile. Une niaiserie insatiable dessinée sur mes lèvres trahit mon état d'âme. Egoistement heureuse. Dans le train de banlieu qui me ramène chez moi, je bouquine "Intimité" de Hanif Kureishi avec mon sourire devenu presque inquiètant. En soi le livre n'a rien de drôle, mais mon euphorie persiste. Histoire d'un homme qui cesse d'aimer sa femme, racontage d'une séparation, autopsie de la mort d'un couple. Les mots s'enchevêtrent. Je confonds la littérature et ma vie qui prend une tournure imprévisible. J'ai attendu cet acte qui s'est joué comme je me le suis imaginé. Mon voisin range son bouquin, me reluque, se demandant ce qui pouvait bien de me rendre aussi hilare. J'vais pas te manger bonhomme. La vie vient juste de déposer à mes pied la preuve que j'ai bien fait de ne pas mourir trois mois plus tôt. Dire que j'aurais pu manquer ça !
28 novembre 2005
Happiness
Pour une fois je ne ferais pas de longs discours. Nul besoin d'user mille mots pour décrire un sentiment aussi simple qu'une addition à deux chiffres.
Je suis heureuse
Trois mots suffisent. Purée ça fait du bien...
Action !
La vie est palpitante, surprenante, taquine, rieuse, incongrue, imprévisible. Il va se passer quelque chose aujourd'hui. J'ai titillé le destin, j'avais envie d'une tempête. Enlisée dans une démotivation léthargique, je suis prête à reprendre ce bonheur que l'hiver naissant m'a racketté. Il le faut. 2005 sera ou ne sera pas tragi-burlesque... heureuse sur la fin, je l'espère. J'ai déjà failli mourir de rire tant de fois depuis cet été... J'ai toutes les raisons de croire qu'en ce moment je suis chanceuse. Ce serait de la mauvaise foi que d'affirmer qu'il ne m'arrive rien de bien ou pire, que l'existence est aussi plate qu'une assiette creuse. Il est temps que j'aille saluer ma bonne étoile, histoire d'ajouter à cette journée un peu d'enchantement. J'ai besoin de magie. J'aurais dû naître petite fille de Merlin pour me faciliter la tâche. Ce soir, j'aurais de quoi m'interroger sur le sort que nous réserve la vie. Je pourrais être heureuse et surprise, déçue peut-être ou indifférente, amusée sans doute hilare... Quoiqu'il en soit, une nouvel acte se joue. La pièce se poursuit. J'ai le trac. Que le rideau se lève !
25 novembre 2005
Revenge

La trilogie de la vengeance (Park Chan-wook)
Pourquoi le cinéma asiatique est-il incomparable à celui que l'on produit en Occident ? Je n'en finis pas d'être émerveillée par ce jaillissement perpétuel d'idées lumineuses. Fascinée, subjuguée, hypnotisée, j'éprouve souvent cette même jubilation admirative devant certains films orientaux d'où s'exsudent une poésie éblouissante, une sensibilité palpable du regard, une violence douce, parfois une perversité intelligente, presque géniale. J'espère encore, mais sans ardeur, qu'un jour, il puisse y avoir sur nos terres un réalisateur capable d'égaler Wong Kar Wai (In the Mood for Love, 2046...), Kim Ki-Duk ( Les Locataires, L'Ile, Printemps été automne hiver...et printemps...) ou encore Park Chan Wook (Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance...)
Devant Lady Vengeance, j'ai été prise par un vertige des émotions. Ce troisième volet de la trilogie initié par Sympathy for Mr Veangeance, succède dignement au chef d'oeuvre qu'est Old Boy. Park Chan-wook nous fait une fois de plus démonstration de sa maitrise de la mise en scène, belle et délicieusement parfaite. Ce film est troublant, déroutant, peut-être même cathartique. Non sans un humour macabre, il nous entraîne dans une quête existentielle, celle de Geum-ja, qui, après avoir purgé une peine de 13 ans de prison pour avoir avoué enlever et tuer un petit garçon, met en place de façon méticuleuse sa vengeance contre le professeur Baek. J'ai chaviré devant la beauté rare de certaines scènes et l'esthétique générale du film qui dépose au coin de la paupière, lorsque l'écran redevient noir, une petite larme songeuse. Mais comme tout film "extrême" et sortant des sentiers battus, certains adoreront, d'autres trouveront cette mascarade absurde.

© Metropolitan FilmExport- Yeong-ae Lee - Lady Vengeance
24 novembre 2005
Untitled
Fin d'une journée harassante. La fatigue martèle. Mes yeux s'alourdissent, mon coeur palpite et j'entends le sang battre dans mes tempes. Un air trop vif, une musique trop bestiale, les tambours grondent. J'ai envie de m'abandonner à la nuit, courir vers l'obscurité et me jeter dans un sommeil dont le réveil ne s'effectuerait qu'après le passage de quelques saisons. Chemin de foi, chemin de croix, je porte sur mes épaules ce soir un optimisme courroucé et un étourdissement de l'humeur provoqué par les vicissitudes imprévisibles de la vie. L'écran devient flou et mes doigts tremblent d'usure. Catalepsie des sens. Je crois qu'il est temps d'éteindre la lumière. Bonne nuit.
23 novembre 2005
Retrouvailles
Je l'ai regardé une dernière fois. Ce petit bout de moi que je laissais crever au fin fond du miroir. Tignasse trop claire, symbole d'un amour révolu, trace rémanente d'une passion effacée au kleenex. J'ai traversé d'un pas pressé ce hangar désaffecté de ma mémoire, ai éteint la lumière, me suis enfuie sans me retourner. "Du noir s'il vous plait". J'ai laissé ma tête basculer en arrière... La page s'est lentement tournée. Lorsque j'ai ouvert les yeux, j'étais redevenue brune. Durant une fraction de seconde, je me suis sentie étrangère à celle que j'avais été, celle que je suis redevenue. Je me suis regardée avec étonnement, comme si je découvrais quelqu'un d'autre dans ce reflet. Avec quelques centimètres de cheveux en moins, et une envie soudaine de retrouver un semblant d'authenticité, j'avais dans ce geste insignifiant définitivement voulu franchir le carrefour auquel je stagnais depuis un certain temps. Une simple couleur de cheveux. Changeante et éphémère comme un amour dont les teintes varient au fil des saisons. L'automne emporte avec lui les derniers vestiges de notre histoire, noyée pour de bon au fond du lavabo d'un coiffeur bon marché.
22 novembre 2005
Silent tears
Hello darkness, my old friend,
I've come to talk with you again,
Because a vision softly creeping,
Left its seeds while I was sleeping,
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.
Il est des musiques qui se souviennent. Les notes font échos de sentiments refoulés, enfermés dans une cage dont vous croyiez avoir jeter la clé. Lorsque la porte s'ouvre, sans grincement, la mélodie s'immisce dans cette mémoire subitement retrouvée. C'est ainsi qu'en écoutant les premiers accords de The Sound of the silence, les larmes ont jailli de mes yeux encore brouillés de songes. Non, je ne passe pas ma vie à pleurer. Surtout ces deux derniers mois où ma source lacrymale semblait se tarir au contact d'un optimisme exagéré. Ce fut une surprise de voir cette chanson remuer autant de souvenirs qui doivent bien remonter à plus d'une dizaine d'années. Puis je me suis à rire tout en étant spectatrice de ces larmes, se mêlant à la nostalgie mal contenue d'une enfance onctueuse. A l'heure où quelques étoiles passaient une dernière fois leur main sur le visage de l'aurore, je me suis laissée bercer par les voix de Simon & Garfunkel que j'ai écouté dix fois de suite.
19 novembre 2005
Crachoir opalescent
Panique. Il est déjà 7h10 lorsque j'ouvre les yeux. Le craquement du lit voisin m'extirpe d'un rêve dont je ne me souviens guère. J'avais pourtant bien mis le réveil à 6 heures afin de finir mon post avant de filer au cinoche. J'ai la tête engourdie, les pensées flasques. J'essaie de me souvenir de la dernière chose que j'ai faite avant d'être emportée par un baiser de Morphée. Ah oui. Un texto, une chanson, des souvenirs, la lune caressant les draps, des pleurs étouffés sous la couette, un écran noir pour finir.
J'attrape le train de 8h10, me réconforte avec la prose d'Alexandre Jardin dont j'ai entamé son Ile des Gauchers. Oui, encore une histoire de sentiments et de couple qui apprend à s'aimer. Le petit commentaire de la quatrième de couv' me fait sourire :"L'île des Gauchers est le premier roman d'amour d'Alexandre Jardin, qui, en publiant Le Zèbre et Fanfan, n'a jamais écrit que sur la passion." Je me suis alors demandée si j'avais déjà réellement aimé dans ma vie ou si je n'avais été que foudroyée pas des passions alambiquées. Difficile à dire, la frontière entre les deux me semble mince.
Je suis arrivée au cinéma, me suis engouffrée dans la foule matinale, ai choisi mon film. Affalée dans mon siège, je me suis laissée griser par le talent de David Cronenberg. A History of violence m'a agréablement surprise. Viggo Mortensen offre une remarquable performance dans le rôle de ce père dont la vie bascule le jour où il a abat deux malfrats venus braquer son restaurant. Sorti de l'ombre, Tom Stall est contacté par Carl Fogarty qui prétend reconnaître en ce héro, un tout autre homme, Joey, qui aurait eu de violents démélés par le passé. David Cronenberg prend le temps d'installer le décor, les personnages, une tranquillité illusoire. Ce film nous plonge dans une violence sous-terraine, qui une fois déterrée, fera effet boule de neige dans la vie paisible de cette famille. La mise en scène est brillante, le jeu des acteurs très juste, la tension omniprésente. On retrouve un Cronenberg en forme et maître de son art. A voir d'urgence.
Je n'aurais sans doute pas du enchaîner avec The Matador. J'ai brisé cette magie du bon cinéma pour tomber dans le moyennement moyen. Drôle de composition pour Pierce Brosnan. Assassin burlesque, baiseur, railleur, se mettant du vernis au pieds, fantasmant de devenir pom-pom girl... Je ne saurais vous expliquer pourquoi ce film m'a dérangé même si j'ai ri de temps à autre devant les dialogues salaces et le comique de situation non dénué de certaines lourdeurs. Etrange. Que penser d'un film qui sous-titre "même les tueurs ont besoin d'amis". J'en pense que c'est le genre de choses qu'on attend de regarder à la télévision dans quelques années lorsque ça passera en prime time le dimanche sur TF1. A oublier.
J'ai fini par atterrir à la Fnac pour acheter un bouquin de gestion. Pouvez-vous m'expliquer pourquoi dans un élan de frustration extrême, j'ai acheté ce putain de "Gestion Mode d'emploi" ? Qu'est ce qui m'a poussé à vouloir comprendre les mécanisme de la comptabilité générale alors que je n'ai que trois heures de cours toutes les deux semaines. Est-cela que l'on appelle masochisme ? Ai-je voulu me faire du mal ? Vais-je bûcher tout mon soûl pour ne pas faire un fiasco au prochain contrôle. I hate failure. I will certainly work. I promise !
Bref, pour revenir à mon histoire d'hier, cette semaine fut particulièrement morose, propice à une longue introspection. A vrai dire, il n'y a pas eu de nouvelle fracassante, mais un certain nombre de circonstances qui m'ont poussé à me remettre en question ou du moins m'ont invité à réfléchir sur ma vie.
Nostalgie. C'était la couleur dominante de ces derniers jours. Une déferlante de pages jaunies sont venues recouvrir le présent. J'ai feuilletté le tout avec un soupçon d'amertume. J'ai sans doute été trop naïve, idéaliste, stupide aussi. Peut-être que je ferais bien de ne pas me méprendre sur les intentions de mon ex. Quelle définition a-t-il de l'amitié ? La même que celle de l'amour qu'il a eu à mon égard? Un total manque de respect et de transparence. Je suis d'accord pour dire qu'il fait ce qu'il veut avec sa mégère. Mais j'ai juste envie de lui balancer "I'm not you're fucking bitch". Pourquoi est-ce que je m'entête à lui rendre service alors qu'il ne trouve rien de mieux à faire que me poser des lapins alors que c'est lui qui m'appelle tous les deux jours pour fixer des rendez-vous. Bastard. Je crois que la colère me submerge, la déception aussi. Notre amitié est à l'image de notre histoire passée. A sens unique, intéressé en ce qui le concerne, désespérante pour moi. J'ai envie de lui crier "va te faire foutre". J'ai envie qu'il ne se laisse pas faire par sa ****. Pour me consoler, avec mes amies, on suppute qu'il est en train d'infiltrer le réseau mafieu thaïlandais. C'est pour ça qu'il reste avec elle. De toutes manières, il me parle d'elle avec si peu d'enthousiasme qu'il y a de quoi se poser des questions.
"- Tu l'aimes ?
- Mouais j'tiens à elle quoi."
A ué, et c'est pour ça que t'as déménagé chez elle au bout de trois semaines...
J'ai le sentiment qu'il faut clore quelque chose, même si c'est à contre-coeur. Je ne peux pas passer ma vie à attendre qu'il m'appelle de son bureau parce que l'autre surveille ses factures. Tout ça m'horripile. Je me noie dans une incompréhension irritante. Finalement, elle aura atteind son objectif. Il faut que j'avance. Il faut que j'avance.
Je me rends compte que lorsqu'il s'agit d'amour, ce n'est souvent pas les personnes qui nous manquent, mais les instant de bonheur que l'on a vécu avec elles. Hier matin, avant d'aller en cours, je m'étais fait une compil de mp3 soigneusement entrés dans mon lecteur. Il était près 8 heures. Je marchais en direction de la gare, le regard posé sur le crépuscule. La première chanson me crache aux oreilles des souvenirs que je pensais digérés. C'est fou comme certaines musiques marquent une époque, une journée particulière. J'ai senti mon corps réagir à ces quelques première notes à la guitare de James Blunt. You're beautiful. Ca m'a fait l'effet d'une machine à remonter le temps. Je me suis revue à ses côtés sur cette petite route de campagne, en plein été. La chaleur s'engouffrant à travers la vitre baissée, nous roulions sans savoir où. J'ai senti mes joues devenir humides alors j'ai zappé. Je n'ai pas envie de vivre dans le passé, dans les souvenirs, en compagnie de fantômes. C'est trop facile. Avançons encore. Encore et toujours.
Parfois j'ai envie de réfléchir comme en communication de crise : Qu'est ce que je veux sacrifier ? Qu'est ce que je veux préserver à tout prix ? Le tour de la question est vite fait. J'ai envie de garder un semblant de dignité. Pourquoi faudrait-il faire des sacrifices? Pour qui ? Pour quelles raisons valables? Lorsque j'aurais trouvé la réponse à ces deux questions, je me déciderais...
Par le passé, il m'est arrivé de sacrifier certaines amitiés au détriment de mon histoire avec N. Je le regrette. Je crois qu'on est tous passé par là. C'est ce qu'on appelle des erreurs de jeunesse. On ne m'a jamais pardonné pour ça bien que je sois revenue m'excuser à de nombreuses reprises. Les mentalités changent, les gens aussi, le temps rend étrangers ceux qui se sont aimés.
A suivre.
Une connexion internet vous manque et tout est dépeuplé
"Waouh". Je crois que j'ai dû répéter ce mot une bonne centaine de fois cette semaine. Dans ma tête, tout haut, sporadiquement, en boucle quand j'y pense, dans mon lit, sur la route, dans le métro. Ces derniers jours furent on ne peut plus nostalgiques. Engoncée dans une mélancolie lancinante, j'ai pleuré sans raison.
Je trace ma route. Pour aller où, je n'en savais plus rien. Perdue comme le Petit Poucet, je n'avais pour seul repère que quelques larmes semées sur mes joues. Une fois sèches, j'ai décidé de me lever de ce rocher sur lequel je m'étais posée pour languir, puis ai continué ma quête. Qu'est-ce que je cherche ? Ou plutôt qu'est ce que j'attends? Je me suis dis un matin que j'avais passé ma vie à espérer. Un mail, un coup de téléphone, un texto, un regard, une attention particulière, un "je t'aime" qui ne tomberait pas dans une banalité routinière. Attendre des autres ou de moi même, attendre également que les choses tombent du ciel mais il n'est jamais jamais rien tombé, ou bien si peu comme la neige en hiver sur la capitale. Est-ce que l'espoir s'étiole ? Non au contraire, il finit toujours par se raviver au contact de souvenirs qui donnent des ailes à cette persévérance intouchable. Tout se construit avec le temps. Le bonheur que je cherche, les relations avec les autres que j'espère, la confiance en cette valeur, l'amitié que j'ai entièrement retrouvée grâce à de nombreuses personnes dont j'ai croisé la route. Cette fin de semaine se termine sur une note douce et chaleureuse grâce à elles. Il y aura toujours des instant que vous garderez à vie dans votre album photo "mémorique". Je ne sais pas pourquoi, mais j' crois que cet après-midi fait parti de ceux-là. Un aprés-midi banal, qui néanmoins donne envie de laisser éclater son enthousiasme face aux petits bonheurs de la vie. Quatre filles autour d'une table, dans un café parisien, qui se racontent des histoires de filles, des histoires d'hommes qu'elles voudraient aimer, qu'elles ont aimés ou dont elles rêvent de croiser la route un jour. Quelques photos prises à la volée, des rires imprimables en couleurs, juste quatre amies dont la complicité m'ont réchauffé le coeur en cette journée d'automne qui respire l'hiver (Merci à ma Milou, Lulu et Juju).
Il a suffi de cet instant d'égarement pour que je me souvienne de la nécessité de revenir sur le chemin qui me ménera là où je veux aller, même si c'est en rampant. Mais qu'est-ce que je raconte ? Je ne sais pas. J'avais le sentiment cette semaine de devoir changer quelqu'un chose à ma vie, lui redonner un nouveau souffle, changer mes habitudes, faire le ménage dans mes sentiments. L'horoscope de yahoo avait raison. Mais oui, je le lis chaque matin, lui assène régulièrement un "you're kidding me ?!" puis le crois sur parole lorsque le soir venu, je me rends compte qu'il y avait du vrai. "Fucking joke, it was true".
Au programme de cette semaine, une nouvelle inattendue qui devait me remettre en question et à venir une rencontre qui devait me rappeler un bout de mon passé pour me rendre encore plus nostalgique. Badaboum, le hasard comme par hasard, la rencontre est tombée aujourd'hui, la nouvelle dans la semaine et l'amitié qui devait être à l'honneur a été plus que grandement honorée...
A suivre...



























