30 octobre 2005
Le passé, cette mélopée. Future is bright
Un réveil en lâcher de papillons, digne d'un final burtonien, avec des larmes de bonheur endormies sous les paupières. Ma vie commence comme un film qui se termine bien. Presque vingt et un an d'attente pour se faire consoler par un baiser de l'existence. C'est aussi doux que le sucré d'une Chuppa chups sur les lèvres. Il suffit de passer délicatement sa langue et s'apercevoir qu'il suffit d'un rien pour effacer l'amer. Je ne vais pas attendre ma prochaine dépression pour continuer à écrire, puisqu'il n'y aura pas de prochaine fois... C'est chouette de pouvoir enfin se dire que c'est une chance d'être soi, d'être bien dans sa vie comme dans sa paire d'Adidas même trop usée. Il n'y a pas de super-héros ici bas. Pourtant, j'ai cette intime conviction désormais que l'on peut exercer un pouvoir immense sur tout ce qui nous arrive. La vie nait d'un destin et de ce que l'on veut qu'elle soit. Avec de l'optimisme et de la persévérance, on est tous capable d'être des aimants du bonheur. Il faut simplement être patient et ne pas regretter ce temps qui nous coule entre les doigts. Il y en aura encore et toujours devant nous. Etre malheureux, c'est usé de la méthode Coué dans le mauvais sens, s'auto-persuader que la vie est à chier en n'acceptant pas qu'il puisse y avoir un issue. Je dis ça parce qu'il y a une époque où je me forçais à pleurer et être triste, m'obligeais à croire que ce serait comme ça indéfiniment et pas autrement... Comme m'a dit justement Wass, il y a une différence entre être triste et malheureux. Fallait que je trouve une raison à mon malheur. Je faisais de mon mal-être un prétexte à deux balles. Aujourd'hui c'est oublié. Je me déshabitue au désespoir car c'est beaucoup mieux d'espèrer. "Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre..." (Pascal). Moi j'ai envie de vivre en espèrant toujours de vivre mieux. Je n'oublie pas cependant qu'un jour j'ai voulu en finir et je suis contente de n'avoir pas su dans quel sens trancher cette veine qui me retenait à la vie. Ca valait la peine d'attendre, mais il faut bien commencer par marcher dans l'obscurité pour s'apercevoir combien la lumière du jour est belle. Commencer par la solitude pour renaître parmi les autres.
Il faut me voir danser à 5h du mat' sur du punk seule dans sa chambre avec un sourire bête accroché au visage pour comprendre ce que je peux resentir. Je crois bien que j'ai trouvé la bonne direction à suivre. Quelqu'un veut être du voyage ?
26 octobre 2005
Sushélie Poulain
Imagine there's no heaven / It's easy if you try / No hell below us /Above us only sky / Imagine all the people / living for today...
Imagine there's no countries / It isnt hard to do / Nothing to kill or die for / No religion too / Imagine all the people
living life in peace...
Imagine no possesions / I wonder if you can / No need for greed or hunger / A brotherhood of man / Imagine all the people
Sharing all the world...
You may say Im a dreamer / but Im not the only one / I hope some day you'll join us /And the world will live as one.
Je me demande si quelqu'un objecterait contre la fermeture de ce blog...
Je ne suis sûre de rien quant à la la pérennité de ces pages que j'ai de plus en plus de mal à noircir par manque de temps. Et puis, est ce que ça intéresse vraiment quelqu'un de lire une Sush' heureuse. Je suis écoeurante d'optimisme en ce moment même si tout n'est pas spécialement rose. Ca c'est la vraie vie. Des vicissitudes qui nous mettent à l'épreuve et que l'on traverse avec plus ou moins de facilité. Je vous cite cette petite réflexion de La Rochefoucauld que j'aime beaucoup : "Les biens et les maux qui nous arrivent ne nous touchent pas selon leur grandeur, mais selon notre sensibilité." La mienne n'a pas changé en intensité, elle a juste modifié sa trajectoire. J'appréhende les choses différemment. Ma vision de la vie se colorie autrement, passant du gris foncé au bleu pastellisé, un peu plus sombre les jours de pluie. Pas peur de l'orage. Ca finit par passer. C'est sans doute pour cela que je me relève mieux désormais à chaque chute. Ca ne veut pas dire que ça fait moins mal, c'est juste que cet état de bien-être est devenu un automatisme dont je ne peux plus me passer. Alors j'essaie tant bien que mal de garder le cap, de retrouver l'équilibre lorsque je le perds, d'avancer, même si c'est à cloche- coeur. Ce n'est pas évident tous les jours, car il suffit d'un moment d'inattention pour se prendre une balle en plein coeur ou en pleine tête. Comment réparer les blessures ? Des pensées positives qui pansent les plaies. Et aussi un espoir infaillible de retrouver ce bonheur, même éphémère, cet arc-en-ciel entre deux averses. Ca ne dure pas, mais ça a le mérite d'être beau et réconfortant. Je ne lis pas dans l'avenir même si souvent je pressens ce qui va m'arriver. Je vois du bonheur, du bonheur et encore du bonheur, tout simplement parce que j'en ai envie. J'ai envie de croire que...
Quel étrange déclic. Depuis un mois la lumière ne s'éteind plus. Quelqu'un a trouvé la clé pour ouvrir ce passage qui mène droit vers ce "moi" que je ne soupçonnais pas. Agréable surprise. Merci. Vu que chui heureuse, j'vais pouvoir rendre un tas de gens heureux. C'est plus facile lorsqu'on aime la vie. Je dégouline de niaiserie. C'est mal ?
Fermera ? Fermera pas ?
23 octobre 2005
J'me parle
Sush' pleure en silence, sans douleur, juste pour évacuer. C'est doux comme un coton imbibé d'optimisme collé à la plaie. Ploc ploc ploc. Ce sont des larmes pimbêches, lâchées après maints efforts parce qu'elle est devenue constipée des sanglots depuis quelques jours. Elle refoule tout sans s'en apercevoir, joue à être heureuse, tellement bien qu'on y croit. Pleine d'espoir encore à cette heure tardive de l'histoire où le glas prêt à sonner lui fait un peu peur. Crainte d'un avenir désormais incertain. Sush' relève toi. Ca n'arrive pas qu'aux autres. N'abdique pas ton bonheur, ta volonté de voir la vie en rose. T'as cassé tes lunettes hippie où l'on voyait bleu à travers. Il te reste de l'espoir et un bout de ton étoile qui porte bonheur.
Always look on the bright side of life
J'ai envie d'en faire mon credo. Voir le meilleur même dans le pire. Mais le pire n'existe pas, tant qu'on respire encore et qu'on a la faculté d'apprendre à se reveler sans effort. Optimisme exagéré ? Oui, mais on s'en fout. La capacité à relativiser et à dédramatiser chaque situation, à prendre la vie comme un jeu et non pas comme une corde au cou, à rire de ses blessures infimes sont du mercure au chrome pour le coeur et l'esprit. Ca piquotte si peu pour guérir plus vite. Comprenez ce sentiment de fierté et de liberté à pouvoir se remettre de sa chute, si haute et si brutale soit elle. Rien n'est grave en soi. Ce qui est grave c'est de percevoir faussement la réalité et voir le mal même dans le banal, de transformer ses déceptions en échec, de croire que si la vie ne nous donne pas tout ce que l'on souhaite, c'est le rêve qui s'écroule. Ca c'était moi avant. Pas résiliente pour un sou. Abdiquant pour tout, baissant les bras pour un cafard mal écrasé. Bouhouhou Pourquoi moi Gnagnagna Fuck of Life Blablabla. Nullissime, tel un tube de variétoche sans saveur. Ca tourne en boucle jusqu'au jour où ça n'a plus de sens et que vous en avez assez d'entendre le même refrain. Le problème n'est pas de chanter faux, c'est de se gourer dans les paroles. Mais tout le monde sait à quelle point c'est dur d'écrire une belle chanson. Il suffit de changer de disque, trouver celui qui sera au diapason avec vos envies et votre vision du bonheur. J'veux pas être le Chanteur Malheureux qui fait son karaoké chez Claude François. Moi, ça s'rait plutôt "J'me présente je m'appelle Henri, j'voudrais réussir ma vie, être aimééééééééééééééééééé". Mon état d'esprit du moment ? J'ai graaaaaaaaaaave envie d'aimer et de donner tout ce que j'ai dans les tripes même s'il faut du temps. Rien ne presse. J'vais pas mourir demain. Et puis même si j'crevais sous les roues d'un camion, j'veux pas regretter là-haut d'avoir gâcher quelque chose. Tu es poussière, tu redeviendras poussière. De la poussière d'étoile c'est encore mieux avec sont lot de bonheur engendré et de souvenirs à peinturlurer en rose et bleu. C'est aussi simple que de sourire pour rien. Putain que c'est bon. Alors tu m'laisses une chance hein ! J'veux pouvoir me regarder dans l'mirroir sans rimel qui dégouline, sans grimace, sans dégoût, sans tristesse. Tout à l'heure dans la rue, je courais en chantonnant l'air de "La petite maison dans la prairie". J'en soupire de contentement. Est-ce que c'est écoeurant ? Je pourrais n'enivrer de cette sensation de légèreté. Je comprends mieux pourquoi il faut être heureux avant de pouvoir transmettre aux autres ce bonheur si difficile à atteindre et à faire durer. S'aimer soi-même, aimer sa vie, se pardonner ses erreurs, arrêter de croire que nos existences ressemblent à ce titre de film "Je ne suis pas là pour être aimé". Je me suis longtemps sentie persécutée, écorchée vive, trahie, tout ce que l'humain trouve comme prétexte pour s'obliger à déprimer. C'est pas la vie dont je rêve. J'essaie pas d'idéaliser. Je sais que je vais encore tomber, me casser des membres au risque d'y laisser mon coeur. Je suis consciente que mes yeux sont encore capable de vivre un déluge et que les pluies de tristesse ne se feront pas rares dans l'avenir. Pourtant, je veux juste croire que je serais capable de bâtir mon arche de Noé, et voguer sans aller à la dérive. J'veux garder le cap, être capitaine de mon bateau.
21 octobre 2005
N'oublie pas d'être *
Respire. 1. 2. 3. Retiens ta respiration. Ferme le robinet de tes larmes, pas ce blog. Ne pleure pas. Ne suis pas le mouvement de la pluie, celui des gouttes qui roulent sur les caisses. Est-ce que tu as mal ? Je ne crois pas. J'ai juste envie de l'aider. Monologue intérieur. Sérénité et optimisme. C'est comme ça que j'ai envie d'avancer. Essaie encore. Je veux. Je peux. Je veux encore plus fort. C'est pas dur d'être heureux, jte promets. Je revois les "petits gris" à la Gare du Nord et mes yeux qui se serrent en même temps que mon coeur. Le train s'éloigne et je laisse ma tristesse sur le quai. J'ai la tête vide. Remonte la pente. C'est simple comme conjuguer le verbe vouloir à l'indicatif. On apprend ça dès la primaire. Le présent c'est plus sympa que le passé simple ou l'imparfait. Au futur c'est encore plus fastoche. Y a pas d'irrégularité. C'est moins rébarbatif. A vivre aussi alors. Pourquoi on n'apprend pas à être heureux au lieu de connaître sur le bout des doigts ces foutus tables de multiplication ? Ca donne quoi mon bonheur + ton incertitude ? Est-ce que c'est moi qui doit me soustraire ou est ce que je peux être heureuse pour deux ? Multiplions les sourires niais, additionnons les souvenirs heureux, soustrayons les craintes. Pourquoi c'est pas aussi simple que faire du vélo. Pourquoi oublie-t-on un jour sur deux ? Je me suis repassée en boucle cette chanson qui me rend heureuse alors qu'autrefois j'écoutais des musiques pour pleurer. Mauvaise habitude. Les violons ne grincent plus, ils rigolent et font la foire sur un air de Kusturica. J'ai changé. Je ne suis plus celle qui croyait qu'on naissait avec un destin tout tracé. Comme si j'allais laisser une autre main que la mienne écrire mon histoire. Je dessine des sourires, des soleils, des nuages blancs et des larmes parfois juste parce qu'il faut équilibrer. Je ne me morfonds plus. Je pisse plus que des mots doux et des arc-en-ciel qui font des bras d'honneur à la déprime. Même en arrêtant de croire que la vie est le reflet du pays de Candy, j'arrive à me dire qu'on n'est pas les plus malheureux. Merci Balavoine. Je ris trop fort. C'est bon signe.
20 octobre 2005
De l'art de positiver
22h00, le son paisible de l'eau glisse sur la baignoire. Je chantonne un air inventé avec des paroles imaginaires qui m'éclaboussent. Je ne suis qu'une gamine, qui traverse la vie comme on saute dans une flaque / Je m'invente des rimes, de grandes facécies, des numéros de miracle / Je ne suis pas un prophète, une sorcière de Salem qu'on tue les yeux bandés / J'veux n'en faire qu'à ma tête, rouler dans l'jardin voisin sur son herbe péroxydée.
Et puis ce filet de sang qui coule allégrement de mon nez à ma bouche, me donnant un goût acre bondissant à la gorge. Pas le temps de relever la tête, j'observe ce pourpre familier rampant sur ma peau. Je souris. Je n'ai plus peur. Quelques bouts de coton imbibés de mon hémogobine s'en vont juste finir leur vie dans la poubelle rose. Et c'est fini. Fin d'une angoisse passagère résolue par une nuée de pensées positives. C'est rassurant. Il est l'heure d'aller se glisser sous les draps, avec ma fièvre et mon sourire en demi-teinte. Fatiguée, nauséeuse, impatiente d'être encore surprise par l'avenir. Je pense qu'il y a un an j'étais une "saboteuse de bonheur". Je faisais sauter mes sourires comme on dynamite un train en pleine marche. Plus jamais ça. On ne devient que ce que l'on veut être. Des magiciens, des fées, des jeteurs de sorts, des concocteurs de maléfices. Rien. Je suis juste moi avec ce zeste de folie qui me manquait.
19 octobre 2005
Envie de redevenir brune
Une seule envie ce matin. Grandir. Parce qu'on ne peut rester éternellement enfant et se réfugier dans ce pays imaginaire qui fausse la réalité. Chaque jour compte. Chaque pas a son importance. Marche tout droit. La vie. Sans effets spéciaux, sans doublures ni deuxième prise. C'est peut-être ça le plus magique. Chaque virage de l'existence est un 11 septembre qu'on ne peut rembobiner. On avance, on apprend, on savoure sa liberté et sa maîtrise du destin. Bullshit le fatalisme. Bonjour responsabilités. Etre heureux sans se dire que c'est trop beau pour être vrai parce qu'à force de questions tout se noie et s'évapore dans un nuage de regrets. Vapeurs incandescentes de ces jours où le bonheur présent emporte les derniers maux enlarmés d'hier. Ne plus rien dire. Juste ressentir. Ce bien-être indicible d'être avec l'autre, je ne vous en parlerais pas. Je dirais juste qu'il est plaisant d'être heureux, même un matin gris d'automne, même durant cette putain de période où une fois par mois, il faut assumer d'être femme et voir ses hormones nous obliger à déprimer. Et pourtant, je suis bien trop au sommet des montagnes pour vouloir redescendre. Je m'accroche à ce ballon parti se lover contre un nuage et malgré mon angine et ma fatigue, j'ai juste envie de sourire et de prendre la vie comme elle vient.
15 octobre 2005
La vie est un miracle
Elle et moi sommes longtemps restées fâchées. Elle m'avait fait croire des choses, trahi un matin d'hiver, enlevé un peu de mon enfance insouciante et des êtres chers qui aujourd'hui demeurent des fantôment inressucitables. Je croyais pouvoir lui faire confiance et la conjuguer à ce temps improbable du toujours. L'immortalité n'était pas son fort et pourtant j'y croyais naïvement. J'ai longtemps pleuré sur elle afin qu'elle me réintroduise dans la vie de ces gens qui ont dû oublié jusqu'à mon existence ou seulement me haïssent d'avoir déserté leur vie pour des raisons inexcusables. Je l'ai incessament fui avant de la recroiser il y a un an. Cela faisait plusieurs années que j'avais oublié son odeur, sa présence, son réconfort, son pouvoir de rendre heureux. J'espèrais au fond de moi tout en rejetant toute forme d'attachement qu'elle me surprenne à nouveau et me fasse croire qu'il est possible de retrouver cette confiance en autrui. Aujourd'hui j'ai redécouvert le goût de lui sourire et l'envie de lui donner une chance même s'il me reste sur le coeur cette peur qu'elle s'enfuit une nouvelle fois. Au détour de belles rencontres, je l'ai apprivoisé jusqu'à me dire à nouveau qu'elle pouvait être "toujours" . Sur mon chemin j'ai croisé ces visages qui chaque jour me confortent dans l'idée qu'elle existe encore. Ils font mon bonheur comme j'ai envie de faire le leur. Il me faudra encore du temps pour leur dire qui je suis et les connaître par coeur. Je mets du temps, par lassitude de devoir encore recommencer. Mais j'ai envie de le faire. Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois où j'ai eu ce sentiment de vouloir partager avec d'autres des bouts de moi et de prêter mon épaule pour accueilir quelques larmes en vue d'un réconfort réciproque. Je voulais remercier ceux qui m'ont donné le courage de remarcher vers elle. Ce sont ces êtres qui ont déboulé dans ma vie pour allumer cette lampe que j'avais depuis si longtemps laissé étéinte.Si ma porte s'est entrouverte, c'est grâce à elles, à eux : E., J., L. M., I., S., W., A. ... La vie centrée sur soi ressemble à cette caverne où l'obscurité finit par rendre fou. Les quelques rayons qui transpercent la pierre font sauter un à un mes verroux fermés avec archarnement. Aller vers eux, tendre la main, ne pas avoir peur de prendre la leur, être à l'écoute, partager, sourire, ne plus souffrir en silence, dire ce que l'on a sur le coeur, être franc pour être aimé tel que l'on est. Je crois en elle comme on croit au Père Noël, avec candeur et pleine d'espoir. Elle, L'Amitié.
Superficiel,le : Qui n'est qu'à la surface.• Qui a rapport à la surface.• [sens figuré] Qui n'approfondit rien.
Lorsqu'il m'a dit que depuis un mois je lui paraissais superficielle, je n'ai pas tout de suite compris. Depuis ma rupture, j'ai le sentiment d'avoir perdu quelque chose. Je crois que sur le moment, j'ai mal interprété l'utilisation du terme "superficialité". Rien à voir avec le culte de l'apparence, plutôt l'incapacité à enrichir mes relations en mettant du mien dans le moulin. Je suis un peu en retrait, en observation permanente et j'ai plutôt intérêt à m'investir pour ne pas rater le coche. Comme disait l'un de nos profs en citant Charles de Gaulles, "L'écoute est le summum des plus forts et le refuge des faibles". Depuis quelques jours je m'interroge. J'essaie de retrouver le lieu où j'ai semé mon grain de folie pour le troquer contre cette mauvaise manie à tout renfermer. Sois-toi, ne te tais pas. Ils finiront tous un jour par savoir qui tu es. Mon ex m'a conditionné à occulter mes sentiments réels. Je n'avais pas le droit de pleurer, de rire trop fort, d'être exubérante, de dire ce que j'avais sur le coeur parce que rien n'était grave même l'envie de crever. Prends un Lexomil et ça ira, ça va passer. J'ai envie de redevenir tout simplement moi-même, d'être comme avant lorsque je ne me posais pas mille questions, lorsque la vie n'avait rien de blasant, qu'il suffisait d'aimer et d'être aimé pour être heureux, le reste on s'en foutait. Je sais qui je suis, je sais où je vais, je sais ce que je veux. Alors marche.
Je lis Alexandre Jardin. J'ai envie d'être Une "Coloriée". Le pays où l'Enfance est une patrie et où le coeur sait encore s'amuser de la vie. Si tout pouvait être aussi simple et enthousiasmant qu'un roman de Jardin. C'est encore possible tant que l'adulte en moi n'écrase pas pas l'enfant qui veut encore croire aux contes de fée. Il faut garder cette part d'imagination, d'idéalisme, de fantaisie pour ne pas devenir grisonnant des pensées et une soupe de désillusions. J'ai envie de surprises,de bonheur dépaysant, de fous rires grisants. Mon dernier fou rire ? Je ne sais plus et c'est bien là le plus grave. Qu'est ce qu'il se passe ma p'tite ? Chaque livre d'Alexandre Jardin a eu un effet positif sur ma vision des choses. C'est peut-être l'auteur qui m'a donner le plus envie d'aimer et de transformer ce sentiment en une aventure exaltante. Exit la monotonie et le train-train des histoires plates et sans originalité. Bonjour l'amour avec un A en triple majuscule à écrire avec son coeur et ses tripes. La vie est un roman dont chaque rebondissement est à construire avec ses envies, ses désirs, ses rêves aussi. Rien n'est impossible, j'le crois bien.
Ce qui est bien aussi c'est qu'en plus d'avoir retrouvé le goût de l'amitié, je suis amoureuse. Chaque histoire étant différente, j'ai encore du mal à croire que je puisse être timide avec quelqu'un. Impressionée sans doute par le fait d'avoir trouver la personne qu'il me faut, conjugué avec la peur de décevoir. aheum. Et puis quand on se prend une grosse claque après trois ans d'histoire, y a toujours cette crainte de s'attacher trop vite et de souffrir si ça tournait mal. Logique non ? Mais t'as raison, j'ai rien à perdre. Il n'y a rien de pire que de n'être pas soi-même. Je vais tâcher d'être celle que je suis sans angoisses de te déplaire. J'ai envie d'une histoire aussi douce et réconfortante qu'une caresse, de souvenirs aussi roses qu'une barbe à papa, de jolies moments sans tristesse comme la voix de Vienna, juste d'aimer et d'être aimée comme des gosses qui n'ont jamais souffert. J'ai envie de simplicité tel un trait qu'on tire à la règle, dégoulinante d'une magie Burtonienne, d'un amour sans ratures, d'émotions sans blessures, de larmes mais seulement de bonheur, de sentiments qui procurent l'adrénaline des manèges à sensations.
12 octobre 2005
A Wass...
Hommage et respect à notre grand bloggueur Wassounet et sa grande classe naturelle :) C'est un Wass rayonnant, heureux, bronzé aussi, amoureux surtout que j'ai pu retrouvé avant-hier sous le soleil de la capitale. Si comme beaucoup d'entre vous, j'ai été déçue qu'une nouvelle fois Le Blog du Wass ferme ses portes brutalement, je ne peux réfuter les très bonnes raisons énoncées. On espère juste te retrouver très bientôt quelque part (autre de devant la gare St Lazarre hihi) avec ton concentré d'optimisme spontané, ton verbe chaleureux et ensoleillé, ta bonne humeur délicieuse à consommer toujours sans la moindre modération. Alors reviens vite hein, on sera toujours les mêmes à la maison ;)
10 octobre 2005
Bonheur automnal
Humeur du matin. Heureuse de me réveiller le coeur gonflé d'étoiles, satisfaite d'être en vie, contente de sourire à l'avenir, comblée par un sentiment de plénitude inégalable. Ce bonheur incontesté, qui, présent depuis un mois, se poursuit avec l'ambition de ne jamais s'éteindre. Chaque jour, je ravive cette envie de croire que je peux être heureuse aussi. Non, ça n'arrive pas qu'aux autres. La preuve. Le ciel à dû m'entendre y croire si fort qu'il m'a envoyé un ange pour me rassurer. Je lui tiens fort la main, il m'aide à traverser ces jours où le ciel prend la teinte et l'éclat de mon humeur. Ce matin, je crois qu'il est à nouveau bleu.
La vie ne cessera de me surprendre. Je finis par me demander si c'était l'ex ou le miroir cassé précieusement conservé qui me portait malheur. Un des deux ou peut-être tous deux... Que ça soit l'un ou l'autre de toutes façons, j'avais du mal à m'en défaire. J'aurais dû m'y prendre plus tôt... J'ai l'impression d'avoir brisé un espèce de sortilège, qui m'a libéré de toute poisse ou penchant compulsif au pessimisme et à la neurasthénie. Aujourd'hui, je suis sortie d'une longue période de cécité et vois clair après dissipation des mes idées noires.
Je ne sais pas s'il y a un mois, je pensais être capable de tomber amoureuse à nouveau. Sans doute pas. Ne pas savoir, ne pas s'y attendre surtout. Est-ce qu'on peut aller à l'encontre de ça, de ses sentiments, de ses pensées dédiées à l'autre et qui vous donnent cette sensation enfin d'exister. Est-ce qu'on peut lutter contre l'attachement même avec cette crainte de resouffrir un jour. Non, sur le moment, je ne pense qu'au bonheur présent et ce sentiment d'aimer comme lorsque j'avais 8 ans. Ces mains moites qui trahissent mon trouble, ce coeur qui bat trop fort pour n'être "rien", cette envie d'être avec lui encore et encore pour ne plus penser qu'il y a une époque où je pleurais tous les soirs. Mon oreiller a cessé d'être humide, il ne pleut plus sur ma vie, je ne crois plus qu'elle me déteste comme je l'ai pensé si souvent. Elle, ma vie.
























