31 août 2005
I feel good
Quatre heures chez le coiffeur. L'envie d'être blonde. Le rêve de ma mère. Le fantasme de Wass. Un fou rire pour chéri. Ha, mais vous ne m'aurez jamais ! Quelle étrange sensation. Cette tête qui brûle au sens propre du terme. Les cheveux tiraillés en tout sens, je ressemblais à un cobaye sur son instrument d'expérimentation. Quatre heures cloués au fauteuil à regarder des clips cambodgiens sous-titrés... cambodgien. C'est pratique lorsqu'on ne l'est pas. J'ai découvert le pot au rose. Un dvd qui tourne en boucle toute la journée. Il y a de quoi devenir dingo en sortant de là. J'ai vu et revu sept fois les mêmes clips, écouté les mêmes rythmes lancinants, ri devant la pseudo sosie de Cher qui se déhanchait avec une perruque strassée. La nuque engourdie, la tête comme un brasier, j'attendais avec une patience impatiente que le supplice prenne fin. A côté de moi, une grand-mère asiatique se faisait envelopper la tête bigoudinée dans du papier célophane. On aurait dit que la coiffeuse s'apprêtait à mettre un poulet au congélo. Je me demandais si un jour j'allais devoir en passer par là. J'ai préféré rire... Chéri aussi s'amusait de ma position, me faisait des mimiques pour me signifier que si la couleur ratait, il s'en irait pour une autre nanatique. Ah le coquin ! Le brushing terminé, j'eus un petit cri de victoire intérieur, un sourire jusqu'à mes racines qui n'étaient plus du tout brunes, un tressaut pour courir vers la sortie et filer loin des clips cambodgiens. Ca faisait déjà deux heures et demi. La coiffeuse m'explique que la couleur n'a pas pris partout, me montre le côté opposé de la sortie et me demande si ça ne me dérange pas qu'on remette ça. Je dis que..bof....bah bof quoi...bof... On a remis ça. La shampouineuse me lance en riant Quand shopping pas copain. Ni coiffeur. Encore vous avez de la chance, y en a qui seraient partis. J'ai ri aussi. Il n'y avait plus que ça à faire. On s'est bu un thé en écoutant les chanteuses cambodgiennes qui étaient toujours là. J'ai fini par sorti du salon de coiffure, avec tous les cheveux de la même couleur. Soulagée. Enfin presque. Je ne suis même pas blonde si vous voulez savoir. Eh oui, tout ça pour ça.
En sortant de là, nous étions d'humeur à blaguer. Ooooh oui! A peine entrés dans le Mc Do du coin, nous surprenons un little Mickey Mouse se faufiler entre les carreaux de la cuisine. Un petit Coca au rat ne nous disait trop rien. Un éclair de pensée nous a juste murmuré que c'était bien là que nous avions déjeuné le midi même. On se jette un regard amusé, un peu dégouté, je fais signe que je vais rendre mon thé de Ceylan si nous ne partons pas vite de là. Nous enjambons la rue, décidons finalement de faire une halte chez Kik. Un coca, c'est emballé et pesé. En descendant les escaliers vers leurs toilettes, j'ai préféré ne pas imaginer l'état de la cuisine. A partir d'aujourd'hui, je boycotte les fast-food, et les chinois et les japonais aussi...
En nous dirigeant vers le métro, un étrange homme à lunettes nous accoste. Il avait tout l'air du mec qui se balladait avec 3,4 g dans le sang. Il parle vite et nous barratine qu'il fait une enquête sur les 50 plus beaux couples de France. Ah tiens, ça tombe bien, vous êtes mignons comme des coeurs. Quatre heures chez le coiffeur + le rat du Mc Do + les toilettes insalubres du Kik. Ca faisait un de trop. Dire que je croyais être repérée pour la saison 69 de L'Ile de la Tentation. Triste désillusion. Mon rêve s'est évanoui lorsqu'il nous a demandé une ptite pièce avec son haleine qui empestait le rouge bon marché. Il nous colle la jambe, s'approche dangereusement vers moi et je vois chéri préparant son poing pour défendre coûte que coûte ma nouvelle coiffure. J'voudrais faire une blague à la demoiselle. De quelle couleur sont les petit pois ? Je réponds gaiement vert pour abréger. Eh bé non, les petits pois(sont) rouges. Ha. Bide. Sur le moment, je n'ai même pas relevé l'humour gandiose, que dis-je, la subtilité de la blagounette. Nous pressons le pas, exaspérés, chéri se moquant de moi car je me cachais à moitié derrière lui.
J'ai encore pleins de choses à raconter, dont un livre érotique lu et un film doux-amer apprécié, mais il est l'heure d'aller mater sur le quai de la gare. Je n'aurais pas accès à mon pc jusqu'à lundi, donc no post normally. Bouh. Bonne fin de semaine tout le monde et bon week-end too.
PS : Aheum. Est-ce que ça vaut la peine de pleurer parce que ses stats se sont remis à zéro ? C'est pas trop grave mais bon. Bordel ! Merci qui ?
PPS : du cul, du cul, du CUL PUTAIN (private joke)
30 août 2005
Almost Happy
Je ne m'éteinds pas. Je m'essoufle juste un chouia pour m'enflammer de plus belle au prochain éclat de rire. La tristesse est une bâche qu'on a vite fait de soulever lorsque l'averse prend fin. Il sera alors temps de chercher ce rayon de soleil caché derrrière les branches et si vite débusqué. L'attraper et le faire gliser entre ses doigts, le porter à sa bouche, le faire jouer sur sa langue, le poser sur son coeur pour qu'il pénètre chaque pore de la peau. Non, finalement, le bonheur n'est pas si lointain. L'écho de sa voix résonne entre deux hoquets, il sait séduire, même les âmes errantes entre le chagrin et l'ennui. Je succombe à l'envie de déchirer cette tristesse en morceaux et la brûler dans une poubelle. Elle s'envole dans les cendres pour se consummer au contact des étoiles. Ca y est. Ca y est presque. Cette envie ardente d'atteindre l'ataraxie me propulse plus fort et me tend la main pour me relever. Les jours défilent, jamais pareils qu'hier. On aura toujours l'impression de radoter ses geste mais il y aura toujours un plus ou un moins. Nous construisons nos vies, par petites touches, sans jamais savoir où la poser et de quelle couleur elle sera. Nous sommes des impressionnistes qui choississons une fois sur deux l'issu de notre notre oeuvre. La main du destin fait le reste. Mais si peu finalement. Il suffit de s'y prendre à deux mains, les notres, pour guider le pinceau, pour guider nos choix, pour être maître du tableau final.
En fin de compte, les fins de mois d'août ne sont pas si désespérantes que ça.
28 août 2005
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort
The Jacket est un film dans lequel j'ai eu du mal à entrer au premier abord. J'avais l'impression qu'au lieu de captiver son spectateur, le réal s'amusait à le snober. Ca ressemblait au charabia visuel d'un mec qui faisait de la pseudo réflexion avec sa caméra. Face à l'intrigue qui déroulait son fil, je ne me disais qu'une chose : ce gars est en train de se la péter en essayant de nous faire croire qu'il a pondu un chef d'oeuvre. En fait, j'étais en train de m'emmerder et l'histoire tarabiscotée m'irritait. C'était mal barré.
Je dois avouer que le film m'a attiré par sa tête d'affiche. Depuis qu'Adrian Brody m'avait fait pleurer devant Le Pianiste, je l'attendais au tournant dans autre genre. Il a été efficace dans son rôle d'idiot du Village. Que valait-il dans la peau d'un amnésique porté dans un thriller quasi surnaturel? En découvrant Keira Knightley dans Bend it like Beckam, je l'avais trouvée géniale et l'avais mise dans le même sac que toutes ces actrices américaines de la jeune génération, crévant l'écran et dont Scarlett Johansson porte si bien l'étendar. Malheureusement ce n'était pas en jouant dans Pirates des Caraïbes qu'elle allait surpasser sa consoeur, partie boire du Champomy avec Bill Murray à Tokyo.
Quoiqu'il en soit, je me suis laissée peu à peu emporter dans l'histoire de ce soldat devenu amnésique et accusé du meurtre d'un policier. Interné au côté des criminels fous, il va faire la mystérieuse expérience de la camisole. Celle dans laquelle on l'attachera pour l'enfourner dans un tiroir de la morgue en guise de traitement. Etrange thérapie qui l'enverra dans un autre espace-temps et où il découvrira qu'il n'a plus longtemps à vivre...
On finit par trouver le film pas si mal ficelé et peut-être même bien foutu par certains aspects. Certaines parties montées de manière frénétiques relatent les troubles de la mémoires du personnages principal et ses souffrances. Keira m'a un peu déçue. Parfois elle surjouait au point d'en devenir énervante. Adrian est, quant à lui, parfait. Emouvant même. L'intérêt de l'histoire réside dans sa morale finale, mièvre à souhait, néanmoins assez réaliste pour que j'y aille de ma petite larme. Et pas de croco. Le sprint final se termine en apothéose. On retient son souffle. On oublie que le film est complément irréaliste. On y croit quand même. Un peu. On pleure. Je pleure. Putain de transfert.
Au final, d'un truc que j'ai commencé par prendre pour un navet, je vous en parle, comme s'il fallait le voir. Allez-y si ça vous chante. C'est assez divertissant... De toutes toutes façons, je me dis que c'est le genre de film qu'on retrouvera très probablement dans deux ou trois ans en prime time sur TF1...
Tomber 999 fois, se relever 1000
Pourquoi les gens ne répondent-il pas au téléphone? Ma lassitude lancinante finira par se transformer en mutisme définitif. Douloureux ennui d'un mois d'août qui s'achève dans un frisson. Je hais les répondeurs. Ceux qui ne se déclenchent pas. Ceux qui me disent ce que je dois faire. J'ai passé en revue tous les noms de mon répertoire. Il ne reste plus grand monde à appeler ou à textouiller. Les noms défilent sans enthousiasme particulier. Il en reste quatre ou cinq qui ne me laissent pas indifférents et dont mon existence ne l'est pas pour eux. La liste est courte. Quel égoïste sentiment de solitude. Pleurer de n'être pas grand chose pour pas grand monde. Une claque pour la fierté. Ca aurait été mieux une tape sur les fesses. Moins douloureux en prime. A part cette blessure d'ego, tout va bien. L'homme est un animal solitaire qui ne cherche qu'à se faire apprivoiser. Mais pas par n'importe qui.
Peut-être est-ce le manque de repos qui me monte à la tête. Mais la fatigue n'invente pas les fantômes qu'on n'arrive pas à chasser. Puis hier soir dans mon lit, j'ai eu honte de ma tristesse. Ce râle perpétuel qui ne se tait pas. Ces larmes qui rongent chaque soir mon oreiller humide. Forcément, lorsqu'on commence à se complaire dans cet état de neurasthénie, ce n'est plus bon signe. Je ne rejette plus la faute sur quiconque. Je suis arrivée au stade où la seule fautive c'est moi. Que faire d'autre à part ne plus rien faire, ne plus réagir, laisser tranquille la vie qui roule sa bosse et le destin qui nous pétrit dans sa pâte. Laisser faire, se laisser emporter comme un trèfle à quatre feuilles virevoltant dans un soufle à peine perceptible. Tomber, se relever, tomber, se relever, ainsi de suite. Je crois que j'y arriverai encore. Il manque seulement un poil de conviction. Le zeste de solitude à effacer juste un peu le goût de mes sourires pour réhausser celui de l'amertume.
La vie me laisse ces derniers temps un sale sentiment d'échec dans la bouche. Je n'aime pas ça.
Ce matin je me sens molle, je sens que quelqu'un tire les ficelles et que mes membres s'agitent comme ceux d'une poupée désarticulée. J'ai envie de faire une liste d'enterrement. Comme celle du mariage avec les têtes que j'aimerais voir et les autres qui se contenteront de rayer mon nom de leur répertoire. Fucking former friends.
Ne vous en faîtes pas pour moi, je vais bien. J'ai juste mes ragnougnettes. C'est pour ça.
Aujourd'hui, je serai sur répondeur.
27 août 2005
.
En fait non.
Contorsion
Je me demande comment elle arrive à faire ça.
Un post ce soir. Promis. Right now, j'ai les doigts qui boudent.
Bon week-end les gens.
26 août 2005
Qui est ce *** qui siffle dans mes oreilles
C'était comme si... tout à coup quelque chose basculait. Je me suis levée en sursaut. Même pas par plaisir. Je me rappelle peu de choses de la veille. Juste que je me suis couchée en sanglot pour évacuer le trop de fatigue et de stress accumulés. Ca explose, puis ça s'endort. Au lieu de la voix habituelle du présentateur, j'ai emmergé vers 5h34 au son d' un sifflement. Aigu et continu. Dans le silence et l'obscurité, il tirait un trait vers l'infini ou plutôt dans mon oreille. Persistant, inlassable. J'ai mis un casque, écouté Sarah Bettens et sa voix envoutante. J'ai cru qu'elle aurait pu l'hypnotiser comme une serpent. A la fin je lui aurais tordu le cou et il serait parti. Mais lorsque le silence est revenu, il était toujours là à me faire la grimace. Le porc. Toujours ce sifflement. Alors j'ai évité le silence. Le son de l'eau qui ronfle dans l'aquarium m'a rassuré. Chaque bruit, un pas, le froissement du paquet de gateau, ma poubelle qui s'ouvre et se ferme, le pianotement de mes doigts sur le clavier, Cake dans le haut parleur, tout était prétexte pour l'éloigner... jusqu'au prochain silence. Pour enfoncer ma parano, j'ai fait quelque recherches sur le net. Il s'agirait du phénomène d'acouphène. Si c'est ça, mon seul remède est l'habituation. Comme ils disent, le danger n'est pas de l'entendre mais de l'écouter. Il s'agit juste de l'ignorer ou du moins ne pas focaliser son attention dessus. Facile à dire. Même sans l'entendre, je sens l'anxiété me ronger. J'ai la jambe qui bouge frénétiquement sous le bureau. Le stress et la fatigue seraient des facteurs aggravant. C'est un cercle vicieux. Acouphènes>angoisse>insomnie>fatigue>acouphènes. Je n'arrive pas à me calmer. Il n'y a pas vraiment de solution dans l'immédiat mis à part qu'il faut que je sois moins tendue. J'ai l'impression d'être un string transformé en cravache.
Je souffle. Je me détend. 1....2...3...J'ai peur d'éteindre la musique...
25 août 2005
Strange...
J'ai reçu un message vocal étrange sur mon portable. Quelqu'un tapotait contre le combiné. L'appel provenait de celui du père de chéri, téléphone duquel ma belle moitié me phone d'Espagne. Je n'arrive pas à le joindre depuis. Comment dit-on SOS en langage codé... C'est peut-être du morse de mauvais goût. How strange it is...
I'm not so crazy
Le train courait sur la ligne de chemin de fer. Il était près de 9h. Puis le soleil est tombé derrière un immeuble haussmanien. Je n'ai rien vu venir. Les bureaux se sont dépeuplés. Je n'ai toujours rien vu venir. Le temps fait son sprint. Finalement, mon stage se prolonge une semaine de plus. Par solidarité car ils ont besoin d'un coup de main. Parce que je n'ai pas fait mes douze semaines conventionnelles qui valideront mon année. C'est un peu pour ça aussi.
Les gens sont rentrés de vacances. Définitivement.
La pluie cogne aux vitres. Comme un jeudi 25 août parisien. Banalité de fin de saison, ou presque. Nous avons une fois de plus échappé à la canicule tant attendue. Nous ne finirons pas de l'attendre. On s'était dit rendez-vous l'an prochain. Elle n'est pas venue. En échange, nous avons vu des forêts brûler et des avions tomber du ciel. Comme chaque fois, il faut trouver un coupable. Peut-être Lance Armstrong. Libé.fr titre "Armstrong nie toujours s'être dopé, ses fans le croient" . Ca m'a rappelé l'affaire Jackson. Rire intérieur. Chers fans fidèles, quelle crédulité. Ou peut-être pas. Ah. On a déjà oublié les morts...
Hoax ou pas, ça me m'étonnerait même plus. Schwarzy gouverneur, Walken président ?
J'ai passé une nuit fièvreuse à me tourner et retourner dans mes cauchemars. Je me suis retrouvée enceinte à faire des photocopies devant la machine à café.
Ma camisole. Merci.
24 août 2005
Rien
J'ai le cerveau en putréfaction. Je n'arrive plus à penser
correctement depuis quelques jours, ni à écrire. Plus de mail, plus
d'msn. J'ai un sacré blocage après le salut! Alors j'écris de
la merde, pour dire que je n'en suis pas encore à faire du potage avec
mes neurones. J'ai la conscience tranquille dès que je bloggue. Je
bloggue donc j'existe.
Les même gestes que je répète chaque
matin, chaque jour, robotise mes pensées. Me lever, vous lire, écrire,
ma tartine de miel, aller au p'tit coin, c'est tout juste humain. En
littérature, au cinéma, pour que le spectateur ne s'ennuie pas, on
prévoit généralement un élément perturbateur, une intrigue, des
méchants, une scène d'amour avec du cul, plein de cul...
Comme je n'ai pas le luxe de me payer ça en ce moment, j'en suis
réduite à bouffer du pop-corn devant ma propre vie. Et hop, trois kilos
de plus dans les fesses. Comme j'aimerais pouvoir faire ça.
Ils
profitent de ma dernière semaine pour me harceler de boulot. Non stop.
Je tape, je tape, je tape encore, je vais chercher un café, je
photocop' des factures qui valent 20 fois mon salaire. Je vois les
mêmes gens, les même façades, je sens les même odeurs d'aïoli tous les
matins par la fenêtre du bureau. Je vois qui sont les vrais aimables et
les vrais hypocrites aussi. En fait non, je ne vois rien du tout. Je ne
fais que sourire à longueur de journée. Bêtement, mièvrement devant le
mac [qui buggue aussi] même pas parce que je suis heureuse, c'est juste
psychologique. Ca m'évite de penser que ça me les broute de bosser
autant.
Pfiou. Je pense que la goutte est au bord. Et pourtant le verre est vide. Ma tête aussi l'est.
Putain, Raïduk, reviens. Tu fais chier avec ta mode.


























