Un sushi dans mon lit

30 juillet 2005

Ironic

station

SNCF, à nous de vous faire préférer le train. Ironique n'est ce pas? Tout compte fait, c'est bon l'auto-dérision. La seule chose qu'ils ont réussi à me faire aimer, ce sont ces rencontres inattendues, sur un quai au hasard, au détour d'un siège éventré. Votre attention s'arrête sur un regard, une bouille que vous semblez [re]connaître. Replongeant dans votre sac de souvenirs, vous tentez de piocher la bonne carte pour qu'elle vous donne son nom. C'est qu' il n'existe réellement que deux endroits où je revois ces visages qui ont marqué ma vie, et que j'ai tenté désespérément de revoir en forcant la chance. La gare et le supermarché. Ca aussi c'est ironique. Je dis ça parce que j'ai revu D. hier. Il y a des gens comme ça, qui habitent dans la même ville que vous et que néanmoins, vous ne croisez qu'une fois l'an. C'est triste.

D. dans mes souvenirs à l'époque où j'étais jeune avec 6 kilos en plus et une dégaine de jeune ado paumée :
(Moi) - Je crois que... hum... j'ai envie de sortir avec toi
(D.)   - Ah ouais

D. est la deuxième personne sur la chronologie de mes mésaventures amoureuses à m'avoir foutu un rateau et pour qui j'ai versé toute les larmes de mon corps dans les toilettes du lycée. La vie est mal foutue vraiment. J'aimais D. (comme ma meilleure amie de l'époque) Forcément, il en aimait une autre. Mais A. qu'il aimait, désirait ardemment un autre D, qui lui ne jurait que par H., qui elle même était amoureuse de Y. Quand finalement D. sortit avec A., il la quitta quelques semaines plus tard pour une lesbienne qu'il rencontra en boîte.

La SNCF a ce don de faire remonter à la surface ces moments de vie un peu enfouis, pas tellement amers finalement, qui donne du vicks au coeur. J'espère recroiser D. la semaine prochaine, dans ce même train, à la même heure, pour retrouver encore de ce passé que je croyais jauni à jamais. Merci D.

Alanis Morissette - Forgiven

Chuchoté par sukie à 09:27 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2005

Un mariage et mon enterrement

robe_pronuptia_jane1

Demain c'est le grand jour. Mariage ! Non, pas le mien. Pas encore. Météo France prévoit de la pluie. Grandiose ! Comme on dit, mariage pluvieux, mariage heureux. Je viens de comprendre une chose extraordinaire. Ce putain de taux de divorce (qui, je vous le rappelle stipule qu'un couple sur trois divorce en France) est dû à la satané manie des gens à se marier au printemps ou en été. Forcément, tout le monde préfère se pavaner au soleil. Jeter son bouquet de fleurs dans le froid, sous la neige, c'est moins sexy. Ohéééé. Wake up les gens. Vous ne comprenez toujours pas ? Qu'est-ce qu'on devrait dire alors ? Elle est où la pluie du bonheur ? Mariage ensoleillé, mariage foiré. C'est ce que les stats finissent par me faire croire. Alors les gens, mariez vous sous la pluie.

Ce post était tout simplement inutile et carrément nul. Je voulais simplement mettre cette photo de tenue de mariée que je trouverais canon de porter à mon mariage. (nan en fait faut pas rêver...)

Chuchoté par sukie à 18:35 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Katsuo

katsuo3_21092004

Il parait que je lis des mangas pour garçons. Enfin c'est ce que m'a dit le vendeur de la Fnac. Excusez moi du peu. "Katsuo, L'arme Humaine" se trouve dans le rayon des mecs. Alors forcément! A la base, c'était un cadeau pour chéri chéri, mais je n'ai pas pu m'empêcher de le lire. Bien que sorti il y a trois ans, cette histoire n'a pas pris une ride. Et ce, sans lifting. C'est seulement l'histoire de Katsuo, adolescent délaissé par ses camarades, qui, à l'aide d'un mec un jour rencontré sur la Toile et avec qui il partage la même passion pour une célèbre chanteuse, va apprendre l'art de la baston. Y a de l'humour, de la bagarre, de l'amour, des poils qui dépassent. Le bonheur. J'ai soigneusement remis le bouquin dans son emballage et ni vu ni connu...

Une prochaine fois, je vous raconterai comment je lis des mangas pour adulte en cachant ça sous une couv' d'histoire pour fillettes innocentes.

Chuchoté par sukie à 11:46 - C**(L)ture - Com' tu dis [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2005

Forrest Gump

uzumaki

Je cours après quelqu'un, je cours après quelque chose. Je cours après l'oubli, les souvenirs,  le croissement de la grenouille qu'on a enfermé dans son bocal, les premiers mots d'amours et les étreintes qui ont déjà jauni. On me pince et je pleure. Je chiale même pour des private jokes que je devrais comprendre. Je m'irrite et je m'enflamme. Il me dit que ça passera, lorsque je serais moins sur les nerfs, les premiers jours des règles passés. Ce sont des trucs de filles qu'il ne faudrait jamais oubliés. Mais on est un peu toutes les mêmes alors à quoi bon le chuchoter. Comme dit Wass, dans un couple, il y en a toujours un qui pleure et l'autre qui s'emmerde. J'ai trouvé encore le bon rôle... Comme le Swann dont Proust a écrit l'amour du même nom, je suis tombée amoureuse de quelqu'un qui n'était pas mon genre. On ne prévoit pas ces choses-là. Je ne connais pas la fin de l'histoire. Je veux dire par là qu'il me reste 40 pages à lire et j'ai l'impression que Proust savait parfaitement décrypter les aphtes de l'amour. J'ai jamais su quoi faire dans ces cas là. Feindre l'indifférence peut-être. Je n'arrive pas à faire courir les gens après moi. C'est toujours moi qui cours après eux. Mais un jour seulement, je cesserai de courir.

Chuchoté par sukie à 22:22 - PleUr(O)ir - Com' tu dis [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cry on my shoulder

Le ciel est devenu menaçant. A travers la vitre du train qui ronronnait, les arbres se sont mis à pencher dangereusement. Le vent hurlaient à travers mes écouteurs qui ne prolifèraient rien que du silence. J'aime bien écouter la musique aphone. Les gens croient que je n'entends rien.Quelqu'un là-haut a battu des cils et puis a ouvert un robinet. Il s'est peut-être mis à verser toutes les larmes de son corps. Quoiqu'il en soit je suis rentrée sous ses pleurs diluviens. Il était d'humeur orageuse et grondait en lançant avec ses yeux des éclairs assourdissant. Lorsque j'étais gosse, j'adorais prendre ce genre de sanglots sur la peau. Ils me rendaient euphorique et provoquaient en moi un enthousiasme inexplicable. Aujourd'hui rien n'a changé. J'ai fermé le parapluie et suis partie sauter dans les flaques.

Ca me rappelle qu'aujourd'hui le Wass a terminé sa glace XXL sous la pluie. Vous vous demandez certainement ce que se disent un Wass et une Sushie lorsqu'il se rencontrent. Ils vont d'abord chez un glacier, s'assoient pour s'avourer et parlent de cul de tout et de rien. Je l'ai emmené déguster mes fameuses glaces aux parfums extraordinaires. Le cochon s'est pris 6  boules d'un coup. Tout ça pour prendre des bourrelets et se pavaner avec à la piscine. Le vendeur a décoché sa phrase commerciale mémorable "Si vous ne voulez pas que ça coule, lèchez de bas en haut". J'ai finis ma glace à la cuillère. Tandis que le Wass à continuer ses léchouilles. Rien à faire. Ce mec tient la distance. Une heure plus tard, il était toujours en course...

wass_et_sa_glace

C'est drôle, en sortant du bureau, alors que je passais dans une rue que j'ai dû traversé déjà une centaine de fois, j'ai aperçu sur un mur...

cry_on_my_wall

Chuchoté par sukie à 20:22 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Passage éclair

lipsgjj333

Je sens qu'il va faire très chaud aujourd'hui. La température montera certainement encore d'un cran lorsque vous aurez goûté aux nouveaux effets Lynx/Axe. Voyez par vous même.

Et puis en voulant écouter un peu de musique ce matin, je suis tombée sur ce truc qui n'est pas mal foutu (cliquez sur les morceaux de vot' choix). ça.



Chuchoté par sukie à 09:41 - *Freaky links* - Com' tu dis [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2005

Fille perdue cheveux gras

in_my_hand1

Le train s'éloigne. L'atmosphère fume. Dans le wagon, ça sent le short avarié. Mémère cocote encore en fin de journée et l'enfant s'endort au creux des bras de son père. Le corps dodelinant, les yeux battant comme des cils remuant la poussière, la tête appuyée contre la fenêtre pour contempler les usines qui défilent. Y a des silences piqués qui titillent et bourdonnent comme des guêpes. Des scènes que que je voudrais extraire de la vie et les poser dans un film. Y a des paysages que je vois et que j'imagine en travelling dans un drame en noir et blanc, des regards un peu vides qui crient l'ivresse de la fatigue. Je m'accroche à la barre, la sueur perlant le long de mes joues. Pour une fois ce ne sont pas des larmes. Ma tête se vide et je mouche mes dernières pensées contre la vitre en dessinant des cercles et des carrés. Les gares se succèdent comme des travailleuses à la chaîne, accueillant en leur sein à qui de droit les passagers du train de 19h47. Les gens partent, quittent les sièges échaudés par la marque de leurs fesses, descendent les marches avec empressement pour rejoindre la chaleur tendre du foyer. Et puis, il y a ceux qu'on aura attendu, un bouquet de fleurs à la main ou un baiser préparé au coin d'une lèvre. Moi j'aimerais bien, seulement une fois, qu'on m'attende lorsque je reviens, sur le quai de la gare, avec juste un sourire s'il-vous-plait.

Chuchoté par sukie à 21:18 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand y en a plus...

blue_chamber

Je suis enfin sortie de la Crimson Room. J'ai failli m'arracher les cheveux. Mais je n'ai pas abdiqué. I'm a winner. Pour ceux qui en veulent encore. Voici et voilà.

Chuchoté par sukie à 20:20 - *Freaky links* - Com' tu dis [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Futilités

00_contestants1

J'ai remarqué que la plupart des mannequins n'avaient d'énorme poitrine.
En fait, on confond souvent avec les actrices du X.
Hé les Googleleurs, arrêtez de chercher des putes ici. Y EN A PAS.
J'aimerais bien faire "Sushie et les Millionnaires".

Chuchoté par sukie à 09:22 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juillet 2005

No future

eye1Souvent je me demande pourquoi je n'arrive pas à me projeter dans l'avenir. Je me dis alors que je n'en ai peut-être pas. Je suis dans l'incapacité de me voir plus tard, là où je serais, ce que je ferais, avec qui, et comment. Un trou noir se dessine, je fais quelques pas avant de tomber dedans. En plein vol j'explose et me désintègre dans une pluie de sable avant m'envoler loin d'ici, aux pays des ours en p'luche qui courent après des trèfles à quatre feuilles et dévalent des montagnes au coucher du soleil avant d'aller regarder en tribu des films porno. Bercée au creux d'une main, je me laisse porter par le souffle d'un murmure inconnu et finis par retourner à l'état de poussière, là où seulement je peux m'imaginer. Pourquoi le futur semble-t-il si improbable? La seule explication rationnelle à ma vie est constituée d' hier et aujourd'hui. Ce qu'il y a dans 24h même est incertain. C'est une vision en flocon de neige, comme sur un écran de télé brouillé. Mes rêves font des ricochets sur un étang vide. Lorsqu'on n'arrive pas à se projeter, c'est peut-être parce qu'il n'y a rien, ni personne qui nous attend. Un jour la vie finira par tout récupérer comme un rapace viendrait prendre nos trésors, cette putain de chair fraîche. Alors voilà, j'en reviens toujours au même point de départ. Chui là sur mon chemin, avec mon caillou dans la godasse à avancer sans savoir où je vais. L'espoir, c'est d'arriver un jour à marcher sans épine dans le pied, vers une destination connue pour atteindre sa comète sur laquelle on aura bâti ses projets.

Chuchoté par sukie à 22:51 - PaR(l)oiR - Com' tu dis [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »