Un sushi dans mon lit

30 juin 2005

Hey nude !

sein_sophie_marceau_cannes

Aujourd'hui j'ai joué ma Sophie Marceau. Ca m'apprendra à mettre des décolletés plongeants (pour montrer quoi au fait ?) qui ne tiennent pas en place. Aaaaaaaah ce grand moment cannois où la grande Sophie, avant de monter les marches nous fait un dénudement de sein à la Janet Jackson au SuperBowl. Et pendant ce temps là, je descends les escaliers, toute guillerette, lorsque ma bretelle droite glisse discrètement le long de mon bras. Oups, le temps de repérer la bourde et je lance un grand sourire, l'air de rien, au réceptionniste, qui j'espère n'aura pas repéré mon petit strip.

Cela faisait un petit bout de temps que j'hésitais à l'acheter. Sur les encouragements et bons conseils d'Ysil, j'ai fait l'acquisition du coffret intégral de  Saishu Heiki Kanojo (She the Ultimate Weapon / L'arme Ultime). Jusqu'ici, je n'ai lu que le manga papier. Etant fan de ce genre de drame mélo-psychologique, je pense ne pas être déçue de ce petit achat. Je vous en redirais des nouvelles prochainement lorsque j'aurais englouti les 13 épisodes.

she_the_ultimate

Ca y est j'ai enfin reçu ce foutu bulletin de notes. Le fruit d'un travail acharné. L'année se termine sur une victoire. Je la finis avec une moyenne qui dépasse toutes mes espérances.*pleure presque de joie*. Avec un trophée en poche pour mon premier film institutionnel réalisé, + une deuxième place au challenge d'école qui a réuni plus d'une cinquantaine d'épuipes qui ont planché sur la com' d'un véritable annonceur. Je ne cache pas mon bonheur, j'ai l'impression d'avoir vendu toutes mes tripes dans mes projets. Il ne me reste plus que deux stages et quelques mois d'études avant d'être lancée dans la vie active. A 20 ans, je me sens encore frêle comme un oiseau qui ne se sent pas prêt à voler de ses propres ailes. J'ai pas mal de choses sur le feu : un roman à finir, des piges à réaliser pour le compte d'un nouveau zine sur l'actu des animes, un putain de stage de 6 mois dans la com' à trouver et un job de journaliste à dénicher, mais ça c'est pas gagné.

J'ai envie de vous parler du cas de Mary Kay Letourneau , mais là, je crois que je vais plutôt aller du côté de Morphée et puis je vous raconterais ça plutôt demain.

Say Goodnight, not goodbye

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29 juin 2005

Questions are Questions

Comme le Wass me passe le flambeau, je me fait le plaisir de remplir ce questionnaire, qui, paraît-il fait passer le temps hu

1/ comment butes-tu les moustiques ?
D'une, lorsque je vois un moustique je me cache parce que je suis mousticophobes (oui ça existe !) et de deux, je les écrase pas, comment voulez vous que je fasse cachée sous une couverture (oui c'est à ce point !)

2/ simple, double ou triple ?

Triple : Mangue, Tutti Frutti, Romeo & Juliet (oui ça existe comme parfums de glace !)

3/ la vie la mort les vaches, oui mais toi ?
une barbe à papa dans le Tonerre de Zeus au Parc Astérix tout en récitant du Prévert

4 quel rayon ?
Celui de ma popularité qui se mesure en millimètres

5/ cite quelqu'un que tu trouves médiocre, voire pourri des fesses (sauf moi, sinon, baffe!)
Mon ex-meilleure amie parce qu'elle ne m'a toujours pas rendu mes "Orange Road" prêté il y a 6 ans (grrrrr). Purée j'y tiens, ils ne sont même plus édités !

6/ faim bordel, mais de quoi ?
sex, popcorn  & rock'n roll baby

7/ un mot pas joli mais qui fait plaisir à dire
Misonéiste "Le ciel est bleu, les oiseaux chantent et toi, t'es misonéiste?" (classe à caser non ?)

8/ qu'est ce que tu vois?
La vie en rose

9/ tout(e) seul(e) sur une île déserte...
Des êtres surnaturels, 48 survivants d'un crash, un ours polaire... euh merde, c'est pas une remake de Lost ?

10/ un navet, un qui est moisi dedans, grave
Cube avec des gens qui se font tuer un à un dans un cube ...waouh... (désolée pour les fans,j e le suis carrément pas)

11/ un enfer ?
Mon homme quand il commence à parler de ses muscles (pardon chéri, mais tu le sais...)

12/ un secret (bon ok après tout le monde sera au courant, mais faut savoir payer de sa personne)
J'ai déjà essayé de noyer un poisson ^^

13/ fais un bisou
Dans le trou, non, dans le cou pardon (glauque time)

14/ t'as fini didon, tu te sens....
l'envie de tuer un moustique et d'aller au parc Astérix

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28 juin 2005

Too hot to be cool

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La France est devenue un sauna géant. Il ne manque plus que quelques masseurs au coin des rues "Allongez vous sur le bitume, détendez vous, on va vous faire du bien..." et le tour est joué. Canicule. Eté 2005. Encore un, dont on se souviendra. Combien de morts aura-t-on encore sur la conscience ? Peut-être que tout le monde aura retenu la leçon et que l'on parviendra à éviter l'hécatombe. Ou seulement y en aura-t-il assez pour que le PS puisse taper sur les doigts de la droite au pouvoir. Et si on faisait comme l'Italie. Egrener le nombre des morts au fil des années. En annoncer une centaine sur le coup, 8 000 l'année suivante, puis la vérité des 23 000 deux ans plus tard. Pas bêtes les Italiens. Bonne technique pour faire passer la pillule. Les saloupiots.

Aujourd'hui dans le métro, il y avait une fille qui fumait. Même pas sur le quai. Dans le wagon même. Quelques pied sous terre,  au beau milieu de cette chaleur intenable, elle grillait sa clope en gloussant avec ses copines. Derrière elle un gosse braillait. En toute légitimité. Il se recevait toute la fumée en pleine tronche. Enervement et consternation. J'étais à l'autre bout du wagon, mais je voulais me lever pour lui foutre une gifle. Hé l'incivique calme toi. Lancant un "Konichiwa" moqueur à une asiatique qui descendait du wagon, elle lui assène un "Nique ta mère"  désobligeant  en signe de mécontentement car cette dernière lui avait fait un signe de la main. Rien à dire de plus. La canicule en fait divaguer plus d'un !

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I want

   

_users_stagiaire_desktop_bisous

Il fait trop chaud pour être mélancolique. Je n'arrive pas à penser droit depuis quelques jours. Mon esprit zigzague. Mes pensées se baladent et ne savent où se poser. Hier ? Aujourd'hui ? Demain ? Lequel est le moins douloureux ? Lequel ne ressemble pas à une photocopie noir et blanc tout droit sorti d'une Xerox ? Je me pose trop de questions. C'est mauvais. Surchauffe cérébrale. Combien de minutes encore me reste-t-il à suer dans le métro ? Faut boire 1,5 L d'eau par jour hein, pour en suer 3 c'est ça ?

Fin juin déjà. 20 ans passés. Passées à faire quoi ? Ressasser les mêmes conneries. La vie c'est chiant blablabla. Est-ce ce sont ces 4 annnées passées sans vacances qui m'ont aigri. Sush', elle est sociable. Ouais, mais elle aimerait bien aller voir ailleurs là où la foule n'y est pas - parfois- .

J'ai l'impression que ma vie a été tracée. Pas par un foutu destin. Pas même par moi. Par les autres. Subir. Avoir l'envie mais pas même le courage de changer ça. Ca fait quoi d'être une moutonne. Trouver le bouton à cliquer et se faire violence. Ouais, j'aimerais bien.

Finalement, je crois qu'on a tous vécu les mêmes déceptions, eu les mêmes parcelles de vie. Les amitiés, les séparations, les chagrins, les mêmes douleurs, l'amour à chercher et le bonheur dans le pré qui se transforme vite à nouveau en citrouille si on ne se dépêche pas de consommer. On a beau se dire que personne ne connaîtra la même chose que nous et pourtant.

Solitude. Se sentir seule même entourée. C'est dingue. La vie en montagne russe, jamais aussi rose qu'une barbe à papa.

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27 juin 2005

I'm not so fine

Aujourd'hui je me suis musclée devant la photocopieuse et ai bronzé grâce à son magnifique laser photocopiant. Mieux qu'une heure de gym à la salle de sport combinée à une séance d'UV. Dans le couloir, sous les néons et sa chaleur intense... (Le pied !), je me suis mise debout et j'ai failli pleurer. Lever, descendre, placer, reprendre. 5 photocopes à la minute et quelques gouttes de sueur sur la moquette sale. Je défie quelqu'un de faire mieux.

Il fait chaud et je tape du clavier pour ne rien dire.

Demain nouveau jour. A new day. J - 64 avant la fin du stage. L'ennui, la fatigue, le ras-le-bol, la sensation de me faire exploiter et le pire , de ne rien apprendre, si ce n'est faire les boutiques entre midi et deux. Sixième stage et fallait que ça soit le plus éprouvant. Et la paye à la fin du mois n'y fera rien. Avec ce que je vais gagner, j'aurais tout juste de quoi payer ma carte de transport annuelle. Merci. Mais chui pas une victime. Juste une stagaire.

Mon boulot, mon rôle. Etre là, exécuter. Répondre à ces interrogations que l'on appelle rhétoriques. "Tu veux bien faire ça s'il te plaît" ? Pas le temps de répondre. C'est déjà comme si ça devait être fait.

A part ça les gens sont sympas. C'est le plus énervant. Une boîte avec des gens symps mais où t'as tout de même envie de te barrer.

On est du miel pour eux. Et moi j'aime pas trop être donnée en pâture à des ours.

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26 juin 2005

In my Head - Sunday Morning

Je ne sais pas jusqu'où la température est montée hier soir dans mon lit. Combien de nuits caniculaitres reste-til à passer ?

Cette nuit, j'ai rêvé que j'allais acheter des capotes à la pharmacie pour la modique somme de 11 euros. Ca doit vraiment me travailler... Faut que j'arrête d'y penser.

Début de l'été. Je me sens bien. Je me sens rien. Les mariages s'accumulent en 2005 comme les naissances aussi. Est-ce moi où les gens ont vraiment décidé de s'aimer. Pour de vrai ? Comme beaucoup, je n'arrive pas à m'imaginer le futur, même pas demain. La seule angoisse que j'ai, c'est de m'habiller en blanc le jour de mon mariage. J'arrive pas à rester propre... C'est pas trop grave, enfin je crois. J'ai le temps d'y penser, d'avoir encore quelques névroses, déprimes saisonnières mais également des bonheurs épars. J'ai encore le temps de vomir mes tripes dans la baignoire en me demandant "Pourquoi moi ?" C'est que l'on appelle la vie. Je suis normale. Ca devrait me rassurer. Je me demande souvent si les gens, les couples ou même les animaux trop heureux ne cachent pas quelque chose. Une double vie peut-être. J'économise pour une thérapie. Vous inquiètez pas pour moi.

Aujourd'hui déménagement time.

Est-ce que si je faisais un blog porno ma vie aura plus de piquant à défaut d'attirer tous les pervers de la Toile ?

Mon homme m'a acheté trois autres tomes de Fruits Basket. Si c'est pas beau l'amour.

Se lever à 7h' du mat' pour aller voir Madagascar. C'est peut-être l'erreur de la semaine. Bien. Sans plus. Histoire trop courte. Ce que j'ai aimé : les pingouins. Ce que j'ai pas aimé : J'ai l'impression que Dreamworks s'est foutu de ma gueule. J'en fait une histoire perso. Il est passé où Shrek et ses histoires vraiment drôles ?

Maintenant quand je m'ennuie, je vais l'écouter Lui, et mes chansons préférées qu'il massacre.

Bonne journée.

Song of the day : James Blunt - You're Beautiful

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24 juin 2005

Open Arms

light_effect

Je commence à devenir une grande fifille. Une jeune femme futile qui se fait faire les ongles de pieds par sa mère à 23 heures. Oui je reconnais que c'est de l'esclavagisme. Je suis une fille autoritaire et une petite amie drastique. J'ai sommé mon homme de venir me chercher demain matin vers 7h30 pour aller à la première séance de cinoche vers 9h... Voiture + transports en commun + engueulade à coup sûr parce qu'il se réveillera en retard. Je ne lui en voudrais point. J'ai failli culpabiliser lorsqu'il m'a dit : "Tu sais, depuis 3 ans qu'on est ensemble, je te rappelle que je n'ai jamais fait de grasse mat'". Ben quoi...

Concernant les ongles de pieds, zappez l'info, c'est complètement inutile. C'est juste que ma mère ayant eu la bonne surprise de me voir acheter en soldes autres choses que des chausettes Simpsons pour cacher mes petons derrières de grosses baskets, s'est exclamée :  "Vlà ma fille, on va te peindre ces pieds d'homme pour les mettre en valeur dans ces magnifiiiiiques chaussures". Le supplice...

Fin de semaine. Tout va bien. Les fauves sont lachés. Soldes = Cris + arrachage de cheveux + puanteur transpiratoire + insultes + vêtements déchirés + je ne sais plus, je suis partie avant de tuer quelqu'un. J'ai fini les courses dans mon supermarché du coin. Très bien. Pas besoin de payer la peau du trou d' balle pour deux paires de pompes neuves, deux jeans taille minipousse qui m'obligerons à faire un régime  planche de pain et une jupe payée 7 euros parce que chopée dans le rayon enfant. Le Bonheur + un trou dans mon compte en banque. Merde. C'est un peu mieux qu'un trou dans le moral.

Sinon, j'ai découvert un blog très bien. Ce n'est pas parce qu'elle m'a linké que je le fait aussi, c'est juste que je trouve ça quand même bien fichu. Hé Raïdushit, elle t'a linké aussi ! Et de 4 pour Ysil.

Que d'émotions aujourd'hui. Mon premier visiteur Googlelesque. Mais bon, Y a pas de quoi faire rêver... Ce n'est que ça...

Sur ce, bonne nuit.

Song of the night : Journey - Open Arms

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23 juin 2005

Humeur nuageuse

cloudy_sky

Premier jeudi d'été sous les orages et la grêle. Quelques coups de tonerres et rues inondées dans la capitale. Et moi, j'engloutis ma glace pistache-chocolat devant le pc pour perdre mes trois kilos avant la pause maillot. Quoi on n'a pas le droit de se mettre en bikini dans les bureaux lorsqu'on est stagiaire ? Le scandale. Pas de clim', mini ventilos et même pas le droit au maillot... Et si je me mettais en grève pour ça tient, comme les cheminots qui font ça si bien.

Je comprends de plus en plus les gens ronchons. Je suis devenue exécrable depuis quelques temps. Pas à causes de mes ragnagna, à cause des trains. Ceux qui arrivent en retard, ceux qui restent sur place et surtout ceux qu'on voit arriver au loin et passent sans s'arrêter. Quand cesserais-je de me plaindre ? Lorsque la SNCF arrêtera de nous stresser plus qu'on ne l'est déjà. C'est à dire quand les poules auront des orgasmes (en ont-il au fait ?)

Chaleur torride à 8h' du mat'. Aucun train à l'horizon. Trois kilomètres de marche jusqu'à la gare la plus proche et ça fait déjà 10 "putains de merde, ils font ch..." prononcés. Dans le train, l'odeur de fauve enveloppe nos corps sur lesquels pèsent déjà 10 kilos de sueur. Le rêve. Quelques dames élégantes cocotent le parfum pour femme mûre. Pourquoi y en a-t-il qui ne semble pas du tout affectés par la chaleur, clean comme si le temps était ordinaire. C'est ce que j'appelerais l'inégalité naturelle. Si même la sudation s'y met... Même scénario en rentrant du boulot. Sauf que c'est plus la grève qui dure depuis une semaine, ni la panne d'électricité du matin, cette fois-ci c'est l'orage. Parfois il fait trop chaud aussi, ça ne roule plus. L'hiver il fait trop froid. Même topo. C'est une private joke entre cheminots ou quoi ? Merci de faire profiter aux usagers si c'est une blague...

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Fairy tale

 

La chaleur me rend amorphe. Depuis quelques jours, je suis constipée de mots et d'émotions. J'ai l'impression de refouler beaucoup de choses et qu'au fond, j'aimerais les dire mais je ne trouve plus les mots. Me faut un cure-coeur pour toutes les idées noires qui se nichent entre mes neurones, coulent dans mon sang et étouffe ma gorge les jours moroses. Ploc. Ploc. Ploc. Le bruit de quelques larmes qui se battent en duel sur ma joue. Déprime de saison. C'est merveilleux. L'instant même où vous vous trouvez nul, moche et méprisable, est le plus merveilleusement atroce. 8 ans, 10 ans, même à 13 jusqu'à 18, maintenant à 20. C'est du pareil au même. Autrefois, je pensais qu'on souffrait moins à mesure que l'on grandit, qu'en étant adulte, on devenait plus fort. "Ce qui ne me tue pas.." No fucking way, je ne me ferais pas baiser par la vie. Je suis aussi fragile que le jour de mes 12 ans, celui de mon premier rateau, où j'ai pleuré à chaudes larmes dans les toilettes du collège parce que mon premier amour m'avait traité de pauv' fille. Ca n'a pas changé. L'est belle la cuvette de chez moi et ce premier amour est devenu moche et naze à mourir. Tout est bien qui finit bien. Mais je ne me ferais pas baiser.

Est ce que c'est normal que votre Prince Charmant vous dise qu'il y aura toujours mieux que vous (et que lui) et que croire que l'amour est sans danger aucun est puéril ?

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21 juin 2005

un amour de jardin

doisneau_baiser

Réveil moite. Dans la chaleur de ce premier jour d'été, le ciel grisé de ma petite banlieu parisienne rafraîchit légèrement les températures. Presque imperceptible. Qu'est ce qu'il faudrait de plus pour me rendre heureuse. Plus rien. Rien d'autre que son sourire, son bras autour de mon cou et ses mots taquins qui me disent "comment tu quémandes !". Quémander la tendresse et l'amour. Ca je sais bien le faire. Un baiser, juste un. Du bout des lèvres. Arrêter quelques secondes son souffle pour le sentir passer, comme une brise qui carresse la bouche. Comme le bonheur est doux et éphémère. Il est dans sa main posée sur ma joue ou ses clins d'oeil qui me disent au revoir. Dans ses instants là, je me sens surprise d'avoir le coeur qui bat encore la chamade après 3 ans. Le cap. Celui des années qui passent, parfois lassent et dans ces moments-là j'ai peur. Est ce vrai que c'est un pas à franchir ? Celui de l'habitude de l'autre et de la lassitude engendrée par le quotidien. Dans le geste le plus banal pourtant, il arrive encore à m'allumer des étoiles dans le ventre et me planter des marguerites dans la tête. Et là, je lui pardonne de ne jamais m'avoir offert de fleurs. Son amour au quotidien est plus beau qu' un gros bouquet de roses. A nous deux, nous avons construit le plus beau jardin. Le nôtre. Celui d'un amour qui passe les saisons, dans lequel certains spécimens ne résistent pas, mais où d'autre finissent toujours par refleurir, comme nos sourires après la tempête.

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