20 septembre 2007
C'est la rentrée pour moi aussi
Il reste encore des choses à compléter, mais je ne vais pas bouder ce plaisir de lancer enfin la next version du blog.
Un grand merci à Choupi pour son aide, mais également à Anthony!
Allé hop, on update ses bookmarks et on est reparti ;)
C'est par ici la suite.
10 septembre 2007
Je traine un peu, je l'avoue. Pour ceux qui me croiraient morte, je lance un signe encourageant d'outre-tombe pour vous annoncer mon retour prochain. La bonne nouvelle, c'est que je n'ai pas perdu mon temps. J'ai enfin trouvé un appart'. Nouvelle vie, nouveau chez moi, nouveau blog. La rentrée de Sukie ne se fera pas sans retard, mais se fera. A très bientôt !
16 août 2007
The End

Rose McGowan
Ceci est le dernier post de ce blog avant la migration en septembre vers un ailleurs dont je vous communiquerai bientôt l'adresse. J'ai vécu des années et des expériences fabuleuses à travers ces lignes. Parce qu'il faut tourner une page pour un recommencement meilleur, clôturons comme il se doit ces deux premières saisons d' Un Sushi dans mon lit.
Parce qu'un jour vous serez fier de moi. Parce qu'un jour je serai un écrivain célèbre. Parce qu'un jour j'aurais oublié ma névrose. Parce qu'un jour aussi je serais enfin fière de qui je suis. Et encore bien d'autres choses.
Elle pointa le sèche-cheveux en direction de son visage, tentant de contrer quelques larmes naissantes. Dans le miroir, la buée l’empêchait de se voir et c’est tant mieux.
C’était son sixième bain de la journée. Elle se sentait sale, inappropriée dans ce corps qui ne lui seyait plus. Elle avait lu pas mal de bouquins et entendu une ribambelle d’amis lui répéter que dans la vie, on avait toujours le choix. Mais le sien était de ne plus en avoir. Devenue l’ombre d’elle-même, elle subissait les affres d’une histoire dont elle tournait difficilement la page. Elle témoignait à ceux qui souriaient dans la rue une admiration délicate, mais se contentait de contempler le bonheur des autres, au lieu de l’apprivoiser à son tour. Elle manifestait également une amertume mécanique après chaque rupture, tragédienne à ses heures perdues.
Ses histoires d’amour se finissaient doucement et ne tournaient non pas au vinaigre mais à la pornographie. Il suffisait qu’elle reste amoureuse et que l’homme reste un homme. Puis elle devenait cette fille sans âme et ce corps indécent où l’autre déversait ses soupirs rauques, happés par la nuit, évaporés au petit jour. Elle ne s’aimait plus, encore moins son reflet dans les yeux de son jules où ses rêves de petite fille avaient été brisés par la dureté d’un regard sans expression, alors elle se sentait impuissante, le dos tourné, offerte à l’autre, empoignée par celui qu’elle aimait, puis elle s’endormirait les yeux pleins de larmes.
L’abandon était facile, plus que le courage d’affronter les réalités de ce bas monde. Elle voulait être téméraire et pourtant, au quotidien, il n’y avait rien de plus difficile. Ses pensées, dirigés vers de sombres desseins, elle tentait d’éloigner ces images pour s’offrir à un avenir meilleur. Pourquoi la mort rodait-elle, alors que la vie ne lui murmurait certains matins que quelques lueurs d’espoir. Saura-t-il un jour combien elle tenait à lui, l’aimait, ne pourrait que regretter, à tort ou à raison d’être tombée dans la dépression facile.
Elle rêvait d’un ailleurs, d’une autre vie, d’une reconstruction où elle saurait vivre seule, avant de vivre à deux. Elle rêvait d’être celle, autrefois, admirable et celle demain, qu’on saura admirer. Elle rêvait de changer, pour elle et pour les autres, pour ceux qui l’aimaient, et les autres qui l’aimeront. De sa vie, elle n’a voulu le mal de quiconque, même si en soi, elle en avait fait parfois à contre cœur, en allant à contre-sens de ce qu’elle souhaitait.
Elle arrivait en bout de parcours. Une époque qui s’achève, elle prend sa retraite, celle d’une adolescence hostile sur la fin. Elle prépare ses jambes, son cœur, sa tête, pour vivre à raison, pour vivre bien, pour vivre tout court. Elle essaiera de ne plus y penser, à cette mort trop garce, à cette gare où leur amour aura été aperçu pour la dernière fois.
Elle deviendra celle qu’elle aura toujours voulu être et on ne lui en voudra plus d’avoir toucher le fond, pour remonter plus haut. Plus haut. Elle écrira des histoires pour se soulager, se vider de ses maux, au lieu de se vider de son sang. Elle oubliera ces longues soirées à pleurer dans la baignoire, le couteau aiguisé, les pleurs tranchants. C’est la fin d’une époque. C’est le soulagement d’une mort annoncée. La mort d’une petite fille pleine d’illusion qui tient à grandir.
C’est maintenant, c’est demain, c’est tous les jours qui suivront.
08 août 2007
De l'avant

Rosario Dawson
On a traversé une moitié d'année, sans hiver, sans été, sans saison vraiment. Mi août, l'automne aux fenêtres avec sa pluie, ses orages, ses températures hors saison, vient assombrir une année déjà pas vraiment folichonne.
J'aurais aimé posté plus, mais ces derniers temps, je bosse sur la nouvelle version du blog, mais surtout cherche un appart' pour la rentrée (si quelqu'un a un plan sur la capitale...). C'est Igalico qui, dès son retour d'Australie, prendra ma place dans mon futur ancien chez moi, futur colloc' de Lui.
Ces dernières semaines ont été quelques peu difficiles, mais je reprends doucement la vie comme elle vient, sans heurt, avec quelques angoisses encore, pourtant pleine d'un espoir qui ne s'explique que dans les livres de conjugaison avec sa déclinaison possible à tous les temps.
Je n'ai le temps de rien. J'ai envie de tout. Le soulagement de tourner bientôt la page s'empare d'une partie de moi, tandis que l'autre rumine encore une amertume qui ne saurait se dissiper aussi vite que je ne le voudrais.
Je rencontre de nouvelles têtes, sors avec ma soeur, passe mes week-ends avec des trentenaires qui m'inoculent une espèce d'envie d'aller de l'avant. Ces nouveautés me poussent chaque jour un peu plus à ne pas baisser les bras.
On y va. On essaie. On essaie encore. On y arrive. Oui.
03 août 2007
Dans 10 ans, lorsque je serais plus grande et que j'y repenserais...

Je n'ai pas vécu l'année de mes 22 ans, je l'ai survécu. Je rejetais la vie en bloc et la vie me coupait les jambes. J'étais devenue pleureuse professionnelle. Il suffit d'un rien, d'une rupture, d'un dérapage de l'inconscient. Je pleurais à peu près partout, n'importe quand, pour un rien, pour un tout qui faisait exploser ou imploser l'ensemble de mes sentiments, de mon ressentiment. Ca faisait des dégâts, sur Lui, les autres, sur moi aussi. Ca giclait sur les murs, ça cassait des verres, ça donnait des coups, c'était violent, comme dans un film à l'odeur de sang. Et puis ça va, ça vient, la vie, la mort, le suicide latent, l'espoir timide. Les nuits amères succédant les matins ensoleillés, traversant les saisons, j'avais l'impression que c'était tous les jours l'hiver. Ca n'en finissait plus. Les pleurs, les cris, les menaces, les blessures au coeur, au corps, au bras qui accumulait ces rides creusés par les couteaux de cuisine mal aiguisés. La haine et l'amour se mélangeaient, se cognaient, s'embrasaient.
J'essaie la projection. La projection, c'est ce qui me maintenait en vie, c'était la vision de tous les lendemains, dans un mois, un an, une décennie.
Tout ira bien. Tout ira mieux.
Après la mort, il y a cette autre vie.
Je ris, je pleure, j'essaie de me souvenir des derniers bons moments. Le bonheur sent la naphtaline, avec les manches un peu usées et un sourire transformé en rictus.
Mais demain, demain sera bien.
24 juillet 2007
4 months later

Julie Delpy - Adam Goldberg
Julie Delpy avait tout compris de ce que je ressentais depuis des semaines et des mois. En regardant 2 days in Paris, j'avais été prise d'une émotion trop brusque. Cette douleur liée à l'amour qui s'évapore d'un claquement de doigt, quand l'autre vous annonce que c'est fini, comme si tout était trop facilement recyclable, même l'amour. On se quitte, on se verra encore quelques temps, on deviendra amis, anciens amants, on se présentera peut-être nos futurs respectifs et puis un jour on se perdra de vue, même sans le vouloir.
Je n'avais pas mal d'avoir été été quittée. Mon égo en avait pris un coup, bien sûr comme chaque fois qu'un homme que j'aime brise une relation que j'aurais cru pouvoir tenir une fois de plus.Moi aussi je préfère quitter avant qu'on ne me quitte, mais il y a des histoires auxquelles on s'accroche plus fort que d'autres. J'avais mal en imaginant une suite trop pessimiste alors que le présent était encore à portée de main et Lui aussi. J'avais surtout mal pour les promesses et des mots doux d'une autre époque qui se déchirent comme des lettres d'amour sur lesquelles on aurait trop pleurer à les lire et les relire. Souvent, on reste amoureux d'un passé qui ne saurait supplanter un futur, pourtant prometteur si on le voulait bien.
La perception des relations humaines, souvent erronées par nos expériences passées s'avèrent trop superficielles et entraînent des blessures du même ordre, qui font mal, comme cette coupure de papier qui laisse sur le doigt une désagréable sensation, mais dont on ne gardera aucune trace, bien des années plus tard, si ce n'est un souvenir furtif.
22 juillet 2007
Une nouvelle version d'Un Sushi dans mon Lit en prépa. En attendant, l'activité de ce blog va ralentir en attendant la rentrée pour un tas de nouveautés. Bonnes vacances à tous et portez vous bien <3 Poutouxxx
20 juillet 2007
Une vie tirée par les cheveux

Justin Chambers
Vivre tout ce qu'on peut vivre. Ca fait des histoires à raconter. Aux parents, aux amis, aux gosses plus tard, ou dans un bouquin. En pleurer ? Trop facile. En rire ? Difficilement sur le moment, mais après coup, oui, sans doute, pourquoi pas. Détruire, reconstruire. Le changement m'arrache une larme et un soupçon d'appréhension tandis que l'excitation vient fourrer son nez dans cette vie renouvelée. Le préavis sera déposé, le compte à rebours lancé, mon troisième déménagement en un an amorcé. Un mélange de réflexion, de nécessité, de soulagement aussi peut-être. Les limites ont été dépassées. La vie, c'est comme une brocante. Les sentiments se bradent, n'ont plus de prix, se jettent à la volée à qui en veut. Dans le doute, j'essaie de m'accrocher à quelque chose. Pas aux prédictions de la voyante (fausses à mon avis, mais trop réalistes pour ne pas me faire flipper), à mon optimisme ou mon pessimiste selon. Je cherche des raisons d'être, et il en existe certainement à la pelle. Ma vie connait des absurdités qui se racontent et provoquent des moqueries ou de la consternation. Les amis prennent ma défense, les autres me traiteront d'égoïste ou de masochiste.
Vivre tout ce qu'on peut vivre. Arracher des opportunités, profiter des situations, quitte à vivre dans l'inepte et l'inconcevable. Ca étonne les autres, ça fait réfléchir sur les capacités humaines à s'accrocher à certaines choses. Transition. Transiter. Vers quoi, vers des lendemains fastes et des avenirs non tracés. Putain de non-fataliste. Je déteste entendre "bah si c'est comme ça, c'est que c'était écrit". On inventera toujours des raisons pour ne pas se bouger. C'est facile, oh oui facile.
Je reviens doucement à la réalité, cette réalité outrancière qui me fait constater ce que je ne voudrais admettre.
J'aime la vie lorsqu'elle est clémente. J'aime la vie qui vous donne une chance, celle que l'autre ne vous autorise pas. Au fil des rencontres, l'amertume se caramélise. C'est rigolo et c'est sucré.
Qui est bon, qui est méchant. Zéro victime, zéro coupable. We're all to blame. We all have an other chance.
Une preuve d'absurdité ?
Pour passer le temps, les commerciaux se baladent dans les locaux avec des détecteurs de métaux parce qu'on a des problèmes de mails... On se croirait dans une chasse au trésor. C'est risible.
16 juillet 2007
Ground Zero

Angelina Jolie
J'essaie de reprendre mon souffle, mais lorsque je me cache sous les couvertures pour pleurer, la vie s'étrangle doucement, doucement... Cette douleur incessante, fluctuante, s'approche et danse, dévêtue de tout complexe, me hante lorsqu'elle a le mal du pays. Expulsion. Ce mot fait couler la bave le long de mes lèvres qui n'ont plus en bouche que le goût des larmes diluviennes lorsque viennent le soir ou les jours de pluie. Je veux la rendre orpheline, l'assassiner une fois pour toute. Combien de temps. Combien de temps faudra-t-il pour la convaincre de se taire, de m'épargner, de me laisser une chance de survie et de laisser l'autre s'échapper, sans devenir folle. Pourquoi ces réminiscences, cette inconstance, ce mépris de l'autre, cette envie de faire mal parce qu'on a soi-même souffert. Que faut-il pour briser le mur et passer de l'autre côté, là enfin où l'hystérie s'évapore et le temps fleure bon le pardon. C'est si facile. Si facile quand tout va bien, les jours de lucidité et de relativisme, quand vous vous levez le matin et que vous sentez qu'il n'y a aucune raison d'être ainsi, démuni, affaibli, sans perspective. Ce sont ces matins pleins d'optimisme et de charme, qui font bien d'exister pour vous permettre de vous relever, même trop rares, ils persistent. Et puis il arrive que vous simuliez le bonheur, dans la rue, un sourire surgissant à l'improviste, vous vous dites que ça y est, que vous touchez du doigt ce petit quelque chose qui... Et cet espoir niais, indicible, sans fondement, plein de naïveté, qui débecte l'autre et vous pousse à vivre. Et cet espoir fou, d'avoir une autre chance, dans cette autre vie, où vous serez un(e) autre qu'aujourd'hui. Il existe mille vies, mille espoirs, mille raisons d'être, mille demains, un seul aujourd'hui, un seul passé, truffés de tristesse, la seule et même tristesse, dont vous êtes fucking dépendant. Je ris, je pleure, je vis, j'espère, je vomis sur le bien, le mal, les deux qui se confondent. Je n'ai pas de réponse. Je suis étrangère à ma vie et j'avance les bras tendus vers un ciel sans couleur.
Je fais juste une petite pause...
Portez vous bien <3






















































